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15°) Les écoutes officielles.

Ce genre d'activités ne permet plus de détecter les écoutes. Elles sont réalisées le plus souvent au niveau des centraux téléphoniques. Les communications sont réorientées vers le Groupement Interministériel de Contrôle (GIC) dont l'essentiel des installations se situe sous les Invalides. Son existence officielle a été légalisée le 10/07/91. La durée normale d'une écoute est de 4 mois renouvelable. Il est relié à une cinquantaine de centraux téléphoniques de Paris par une trentaine de MICs (1 MIC=30IT) minimum, ce qui donne l'équivalent de 900 lignes téléphoniques. Le reste est complété par des lignes analogiques pour arriver en 92 à un total de 1180 lignes donc d'écoutes simultanées. Pour Paris il y avait 680 lignes et la proche province en comportait 530. Aujourd'hui on peut penser en raison des risques terroristes que ce centre a multiplié le nombre de lignes par 4 en raison de la miniaturisation des équipements et de ses performances.

La salle d'enregistrement disposait de 4 rangées de 200 enregistreurs minicassette et de 2 de 120. Une autre rangée comportait 6 ordinateurs serveurs équipés chacun avec 1 MIC permettant d'intercepter un total de 192 lignes de télécopieur. Un système de gestion et de traitement permet l'horodatage, l'archivage, la destruction et l'extraction des fax utiles par repèrage de mots-clefs programmés. Je suppose que le principe de traitement est similaire au système Taïga. Cinq cent personnes permettent à ce site de fonctionner 24h00 sur 24. En 92, le ministère de l'intérieur devait utiliser 950 lignes, 300 pour la PJ, 300 pour la DST, 300 pour les RG approximativement. Le ministère de la défense a environ 250 lignes et les finances utilisent celles qui restent, une quarantaine peut-être. Ces chiffres ne prennent pas en compte les infrastructures non officielles comme la cellule Elyséenne qui n'existe plus normalement aujourd'hui. Dire qu'il dispose de moyens assez importants est faux, parce que beaucoup de ces équipements sont dépassés. Mais un gouvernement ne peut se permettre de le renouveler annuellement en raison du coût de telles installations. On peut dire que nos services officiels, du moins pour certains, sont moins bien équipé que les groupes industriels de notre pays. Sinon comment expliquer que la presse télévisée, a-elle pu donner le nombre de 100 000 à 200 000 écoutes illégales. D'où vient cette information? Des services officiels eux-mêmes? Ce chiffre est-il estimé à partir des ventes de matériel ?

En réalité, il n'y a pas que le GIC qui fait des écoutes. Les militaires, les divers services spéciaux, certains groupes industriels, ont leurs propres centres d'écoute téléphoniques ou radio, à divers endroits toujours planqués dans des sous-sols. Certains services n'ont pas d'existence légale de même que leur personnel. C'est pour cette raison qu'il dispose de double, triple, ou quadruple identité, toutes plus vrai l'une que l'autre. Même le numéros de matricule de certains véhicules, ne permet pas de connaître les utilisateurs ou services véritables. Les services sont tellement cloisonnés, que les hiérarchies peuvent ignorer qu'elles sont aussi surveillées parfois. Ils ont leurs propres codes, leur propres réseaux de communication filaire, fibres optiques, ou radio comme Tigre, Panthère, Syracuse, Rita pour les militaires, Saphir pour la gendarmerie, etc... Chaque armée a ses structures indépendantes des unes des autres tellement la confiance règne. Si entre services de l'ordre, on s'écoute, il en est de même avec, et entre les militaires, les politiques, ou polices politiques. La guerre des polices est loin d'être inexistente. Ce qui m'intrigue le plus dans cette histoire, c'est comment et par quel canal, la presse a pu affirmer qu'il y a plus de 100.000 écoutes illégales par an. Même s'il y a forcément des officines gouvernementales inconnues, on ne peut affirmer un tel chiffre, alors qu'il n'y a aucune trace, aucun recencement ni organisme de contrôle.

Les écoutes illégales tombent sous le coup de l'article 114 du code pénal pour entrave aux libertés. Mais les preuves étant impossible à avoir, aucune plainte n'arrive en justice. Les plaintes déposées finissent sans suite, quand la victime ne se retrouve pas elle même poursuivit pour dénonciations caliomnieuses. Dans ce cas il ne reste qu'une solution, pour quelqu'un qui a de gros moyen, la cour Européenne de justice des droits de l'homme. La France est un tel bordel dans ce domaine, qu'il a fallut faire passer un autre décret au journal officiel pour règlementer le contrôle des 40 sociétés privés s'occupant d'écoutes téléphoniques. Le business du renseignement comporte 50.000 personnes au minimum, et continue à se développer. On serait d'ailleurs plus près de la vérité en disant 100.000 personnes, si on compte les anciens policiers, les détectives, les électroniciens, les petits installateurs en téléphonie, les gardiens, tout ce beau monde qui arrondit ses fins de mois au noir.




 
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