© Protected by Copyright - Reproduction interdite.
Adresse du site
sites de secours
danger risque sanitaire de la pollution électromagnétique santé cancer leucémie tumeur du cerveau
Nom du site   Les écoutes téléphoniques administratives,
  Les  écoutes téléphoniques illégales,
  Les écoutes téléphoniques sauvages,
Auteur du site   Marc FILTERMAN
Adresse e-mail   marcfilterman@hotmail.com
  TRANSLATE - TRADUIRE
  Retour au Sommaire du site
  Retour au chapitre sur les écoutes téléphoniques



23°) France Télécom se fait piquer ses fiches sur les interceptions,
SECRET DEFENSE.
10-23A°) Cambriolage à France Télécom.
10-23B°) Des opérateurs non contrôlés.
10-23C°) Le CNCIS épingle les officines et opérateurs.
10-23D°) Augmentation de la sous-traitance.
10-23E°) Les députés se posent des questions.

23A°) Cambriolage à France Télécom:

Le 03 mars 2000, il avait été constaté qu'il y avait eut des visiteurs dans un étage de France Télécom dans un immeuble, et que les clés du responsable avaient été utilisées. Comme il n'y avait eu aucun vol, la gendarmerie et autres services d'investigation n'avaient pas été alertés.

Le lundi de Pâque 24 avril, la direction de la téléphonie mobile à Montrouge dans les Hauts de Seines, Avenue de la Marne, s'est fait là, carrément piqué un coffre fort de 50 kg. Il contenait 360 fiches téléphoniques classées Secret Défense. Il y avait aussi un autre listing de demande d'interception en cours, et 200 fiches d'écoutes précédentes de mi-décembre 1999, qui auraient du être détruites et ne l'ont pas été. Elles concernait des écoutes de téléphones portables dont les demandes émanaient de services comme la PJ, DST, DGSE, gendarmerie, les douanes, mais aussi DPSD... Elles sont roses pour la DST, jaunes pour la PJ...

Le cambriolage de France Télécom a été réalisé visiblement par des professionnels, et qui en plus connaissaient très bien les lieux. La sécurité de l'immeuble est réalisée par deux sociétés, une de télésurveillance, et l'autre de maîtres-chiens. Ce lundi matin de Pâque, il y a d'ailleurs eu une intervention pour programmer le système de contrôle d'accès en jour férié. Un peu plus tard, un véhicule avec trois personnes arrive et rentre dans le parking souterrain en utilisant un badge magnétique. Ils évitent les caméras du rez de chaussée, puisqu'ils ne s'y arrêtent pas. Elles ne sont de toute façon pas branchées sur le réseau, et on peut même se demander s'il y a un magnétoscope qui enregistre ce qui se passe en permanence dans l'immeuble. Ils utilisent l'ascenseur pour monter directement du sous-sol au premier étage, qui n'a pas de caméra. Ils passent le sas avec leur badge, pour rentrer dans le service des écoutes. Il n'y a seulement que 20 personnes qui peuvent y pénétrer avec un badge. Les cambrioleurs vont vers le bureau des deux responsables des écoutes habilités secret défense. Ils ne fracturent pas la porte blindée, mais démonte la parois vitrée de côté. C'est paradoxal à France Télécom, mais on va durcir quelque chose en y mettant le prix, et avec des cabinets d'études qui pensent à tout, alors qu'en passant par derrière si je puis m'exprimer ainsi, n'importe qui peut neutraliser un moyen qui a été coûteux à la réalisation. Ensuite ils n'ont pas fait de détail, ils ont carrément embarqué le coffre avec eux, car il n'était pas scellé. Là, plus moyen de faire autrement, France Télécom a été obligé d'informer la gendarmerie. L'enquête a été confiée à la DST. C'est la preuve que la sécurité à France Télécom a de sérieuses lacunes. Ce n'est pas une grande surprise, quand on sait comment fonctionne et sont dirigés certains départements. Cette opération commando rappelle le cambriolage de la brigade financière sur les documents de l'affaire ELF, rue Château des Rentier dans le treizième.

Le feuilleton continue, un salarié découvre le jeudi 27 que sont tiroir a été forcé durant la nuit.
A la suite d'une fuite, le journal du Dimanche du 30 avril 2000 a révélé ce cambriolage.
Ce cambriolage a été confirmé le 03 mai 2000 par le secrétaire d'état Christian Perret.
Dans les jours qui ont suivi, une réunion discrète a eu lieu au CNCIS qui dépend de Matignon.
 

23B°) Des opérateurs non contrôlés:

Un opérateur peut mette n'importe qui sur écoute en toute impunité.
Il y a des naïfs qui pensent qu'il s'agit d'un cambriolage crapuleux, dont le but était de voler des cartes téléphoniques. Soyons sérieux. Mieux on peut aussi lire que des concurrents avaient peut-être un but qui était celui de porter atteinte à l'image de France Télécom. La plaisanterie est quand même un peu grosse. Mais on peut se demander aussi si le dirigeant d'un groupe ou d'une société concurrente à une des filiales du groupe France Télécom,  n'a pas voulu vérifier tout simplement par ses propres moyens, s'il n'avait pas été mis sur écoute par l'opérateur. Cette hypothèse vaut aussi bien la précédente, si on veut examiner toutes les hypothèses.
On peut aussi se dire qu'un très haut politicien, un ministre par exemple, ou un diplomate a voulu vérifier si son numéro de portable n'était pas sur écoute, en faisant cambrioler France Télécom par un service secret. Autres hypothèses qui tiennent aussi la route.
Il faut savoir que des chercheurs qui travaillent sur les effets du téléphones portables sur la santé, peuvent aussi avoir été mis sur écoute. De là à penser qu'il en est de même pour les politiciens qui travaillent sur des sujets qui dérangent les opérateurs, on peut se demander qu'est ce qui peut empêcher ce dernier de les écouter en France.
N'importe quel politicien par exemple qui voudrait faire passer un texte de loi qui irait contre les intérêts des opérateurs pourrait se retrouver mis sur écoute sans le savoir, et sans que les services de l'état ne le découvre, puisqu'il n'existe aucun moyen, ou aucune structure officielle de contrôle, capable de vérifier ce fait et l'éthique de nos opérateurs. Ils peuvent faire des écoutes en toute impunité, puisqu'il n'y a aucune commission de contrôle pour vérifier leurs agissements. J'ai déjà signalé cette anomalie à plusieurs reprises à des députés et autres personnalités, car ce fait est valable pour tous les opérateurs sans exception, y compris pour ceux d'internet, pour le courrier électronique.
 

23C°) Le CNCIS épingle les officines et opérateurs:

Actuellement n'importe qui peut faire des écoutes quand ce n'est pas les opérateurs eux-mêmes qui commettent des actes illégaux en se livrant à des interception illégales. En Effet, des actions réalisées en marge de la légalité par des opérateurs ont été dénoncés par la CNCIS en 1998, qui s'est plaint de ne pas pouvoir les sanctionner. Le journal le Parisien du 30/04/98 publiait un article de Fabrice Lhomme sur le contenu du sixième rapport de la CNCIS. On retiendra que les écoutes clandestines sont estimées à 100.000 par an. Mais on apprend surtout:
 
« La CNCIS redoute qu'une insuffisante coopération institutionnelle avec les opérateurs de télécommunications et les industriels, conduise à la multiplication d'initiatives en marge de légalité».

On ne peut être  plus clair. Le CNCIS a jugé utile par exemple de retirer en début d'année 1998 à certaines sociétés, l'habilitation dont elles disposaient pour faire des écoutes, en raison du non respect de la loi. Cette commission a aussi regretté, ce qui est tout à son honneur, que des poursuites ne soient pas engagées à l'encontre de ceux qui avaient violé cette législation en vigueur. On peut donc s'étonner que dans une république, que des politiques puissent accepter sans engager de poursuites, la violation de la constitution française, des droits des citoyens, l'atteinte à la vie privée, mais aussi de leurs droits. Il n'y a en effet aucun service de l'état qui vérifie si les opérateurs de téléphonie ou Internet ne réalisent pas des interceptions illégale pour leur propre compte. Début avril une réunion a eu lieu au CNCIS en présence:
    - du Conseiller d'Etat, Dieudonné Mandelkern,
    - du Député PS Jean-Michel Boucheron,
    - du Sénateur Centriste Pierre Fauchon,
Dans les coulisses, on déclare un certain agacement à l'égard de France Télécom Mobile, dont on dit volontier qu'il se préoccupe plus de son chiffre d'affaire que de la sécurité des écoutes. Dans le rapport public du 8 juin, un chapitre concerne les problèmes liés à la téléphonie mobile. A partir de 1995, il a été imposé que les opérateurs prennent les dispositions nécessaires, pour permettre les écoutes sur les mobiles. Elles coûtent 5 fois plus chères que les écoutes filaires. Chez certains opérateur comme Bouygues, on attend que l'état paye ses dettes avant de refaire d'autres écoutes. Il est vrai que quand l'état vous réclame les impôts, il n'est guère patient.
 

23D°) Augmentation de la sous-traitance:

La mise en application du programme EO2 avec des suppressions de sites, de personnel, de services qui pourtant rapportaient de l'argent, et une augmentation drastique de la sous-traitance, a permis de créer de nombreuses failles dans la sécurité de France Télécom.
Actuellement n'importe qui peut intervenir sur les installations avec des objectifs peu clairs, quand les opérateurs eux-mêmes ne commettent pas des actes illégaux en se livrant à des     interception illégales. On peut affirmer que la réalisation des badges dans certaines filiales est sous-traitée. De plus la technologie des badges ISO, donc à piste magnétique, est celle qui est devenue aujourd'hui la moins sûre, en raison des dispositifs de recopie des pistes magnétiques.
Si on rajoute le fait que des responsables de services demandent aux responsables de la sécurité et des système de contrôle d'accès, un nombre impressionnant de badges pour les visiteurs, mais ne les réclament jamais à leur départ, on a une petite idée de la gestion de certains immeubles. Je peux en parler, car j'ai vu comment cela se passait sur le terrain. Même quand il y a des rapports, personne n'en tient compte, et personne ne veut imposer de procédures claires dans certains établissements. Pire, vous assisterez à des tentatives de sabotage administrative, pour tenter de neutraliser toutes actions, qui permettraient pourtant de sécuriser des installations, et là aussi, les magistrats peuvent enquêter, il y aurait beaucoup à dire. En plus sur tous les gros projets, on trouve toujours des implications politiques.
 

23E°) Des députés se posent des questions sur le cambriolage de France Télécom:
 
Session ordinaire de 1999-2000 - 80ème jour de séance, 188ème séance
1ère SÉANCE DU MERCREDI 3 MAI 2000
RÉSIDENCE de M. Raymond FORNI

VOL DE FICHES D'ÉCOUTES TÉLÉPHONIQUES.

 
M. Robert Pandraud - 
C'est avec stupéfaction et avec une grande tristesse que nous avons appris par la presse, qu'un coffre contenant  450 fiches d'écoutes  classées « SECRET DEFENSE » avait été dérobé au siège d'une filiale de France Télécom. Je n'ai nul besoin d'insister sur la gravité de cet acte au regard de la défense de l'Etat, à l'intérieur comme à l'extérieur, de la protection des libertés individuelles et de multiples chantages que cette disparition scandaleuse peut susciter. Nous n'en sommes, je le crains, qu'au prologue d'un dramatique roman-feuilleton
Je m'adresse aujourd'hui au ministre de l'industrie, tuteur de France Télécom et j'attends de lui qu'il ne s'abrite pas derrière le secret de l'enquête judiciaire puisque mes questions porteront essentiellement sur la matérialité des faits.

Trouvez-vous légitime qu'une activité régalienne de l'Etat soit ainsi confiée à une société privatisée ou à l'une de ses filiales (« Lamentable ! » sur plusieurs bancs du groupe du RPR) sans que l'Etat exerce sur elles un contrôle très rigoureux ?  Trouvez-vous normal qu'aucune règle du « secret défense » n'ait été respectée : choix d'un coffre au lieu d'une chambre forte, vidéo défaillante ? Trouvez-vous normal, alors que les premières constatations conditionnent toujours le résultat d'une enquête, que les responsables de la sécurité de cette société aient prévenu la brigade de gendarmerie des Hauts-de-Seine et non le service spécialisé dans la protection du « secret défense » ?

Monsieur le ministre, devant ces multiples dysfonctionnements, quelles décisions conservatoires avez-vous prises et quelles sanctions envisagez-vous de prendre ? Il y va de l'avenir de l'Etat républicain.

 
M. Christian Pierret, secrétaire d'Etat à l'industrie - 
La loi du 10 juillet 1991 relative à la liberté de communication fixe le cadre légal dans lequel s'effectuent les interceptions téléphoniques de sécurité, motivées par la recherche de renseignements intéressant la sécurité nationale, la prévention du terrorisme, de la criminalité et de la délinquance organisée.

Le vol que vous avez évoqué a eu lieu dans le week-end du 22 au 24 avril 2000 et une nouvelle intrusion a été constatée le 27 avril dans le bureau du responsable de l'identification mais les intrus n'y ont rien trouvé. Il y a un mois, il y avait eu une tentative de vol dans ces bureaux, qui n'a pas été signalée (Exclamations sur les bancs du groupe du RPR).

Le coffre-fort volé contenait 160 cartons correspondant à des interceptions en cours et 200 correspondant à des interceptions anciennes qui auraient dû être détruits. Ces documents indiquent le service demandeur de l'interception et le numéro devant être écouté.

S'agissant de la responsabilité, la société France Télécom Mobiles ne semble pas avoir pris les mesures de sécurité indispensables pour la bonne conservation de documents classés « secret défense »...

 
M. Pierre Lellouche - 
M. Bon n'est pas ministre de l'intérieur !
 
M. le Secrétaire d'Etat - 
Les opérateurs sont en effet tenus par la loi du 10 juillet 1991 de prendre les mesures appropriées pour protéger la confidentialité des procédures relatives aux interceptions de sécurité et des observations sévères vont leur être adressées à cet égard. J'ai par ailleurs demandé au haut-fonctionnaire de Défense du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie d'examiner les mesures prises pour la protection des documents classifiés et de me remettre un rapport sur les moyens concrets à mettre en oeuvre rapidement pour mieux l'assurer. Il appartient à l'Etat, qui ne se dérobera pas à cette tâche, de rappeler fermement les mesures adéquates pour faire respecter les principes exigeants d'une véritable culture de sécurité dans ce domaine (Exclamations sur les bancs du groupe du RPR, et groupe UDF).

On a surtout l'impression d'être ridicule avec de telles affaires, vis à vis de l'étranger. Cela me rappelle une autre affaire où là, c'est la marine qui s'était fait piquer des enregistrements ou ordinateurs qui contenaient les signatures accoustiques de navires de guerre et sous-marins, affaire là non plus jamais éclaircie.
 


10-23A°) Cambriolage à France Télécom.
10-23B°) Des opérateurs non contrôlés.
10-23C°) Le CNCIS épingle les officines et opérateurs.
10-23D°) Augmentation de la sous-traitance.
10-23E°) Les députés se posent des questions.


 
  Retour au chapitre sur les écoutes téléphoniques
  Retour au SOMMAIRE du SITE.
  TRANSLATE - TRADUIRE.
Nom du site   Intelligence économique, espionnage.
Adresse du site danger risque sanitaire de la pollution électromagnétique santé cancer leucémie tumeur du cerveau
Auteur du site  Marc FILTERMAN
Adresse e-mail  marcfilterman@hotmail.com
© Protected by Copyright - 
Reproduction interdite.