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39°) Quand la DST et DGSE
enquêtaient sur Jacques Chirac.

DGSE, 22/06/2002:
Les services secrets français dans la tourmente. Selon le journal Le Monde, l'Élysée accuse les services d'espionnage et de contre-espionnage d'avoir mené des enquêtes sur Jacques Chirac pendant la cohabitation, quelques mois seulement avant l'élection présidentielle. Des enquêtes qui selon la présidence de la république sont destinées à compromettre le chef de l'État. Le parti socialiste dénonce une manipulation.

Dans les services de renseignement français, la valse des patrons pourrait bientôt commencer.
Sur la sellette, Jean-Claude Cousseran, le numéro un des services d'espionnage, la DGSE.
Idem pour Jean-Jacques Pascal, son homologue à la DST, c'est-à-dire au contre-espionnage.

Rien d'officiel pour l'instant, mais ces deux responsables pourraient bientôt quitter leur poste. Selon le quotidien Le Monde, ils ont provoqué la colère de l'Élysée. Sous le gouvernement Jospin, la DGSE et la DST, auraient enquêté d'un peu trop près sur Jacques Chirac et son entourage.

C'est une note de la DST qui a relancé l'affaire des otages du Liban. Cette note, transmise à la justice, faisait état de soupçons sur le versement d'une rançon, et du détournement d'une partie de celle-ci à des fins politiques.

Autre investigation qui a irrité l'Elysée, celle menée par Bercy, sur la faillite du banquier Osada, un drôle de financier japonais qui se vantait de relations vieilles d'un demi-siècle avec Jacques Chirac. Pour l'Élysée, toutes ces enquêtes n'auront eu qu'un but, déstabiliser le Président de la République. Les spécialistes eux, nient avoir eu l'intention de nuire.

-- Tout cela me paraît comme une opération montée, pour mettre la main sur des services, dont on sait l'importance dans notre république. Il eut valu, c'eût été plus clair, disons qu'on voulait les changer, qu'on voulait remettre la main sur les services secrets français, plutôt que de laisser penser qu'il y avait eu comme une action souterraine de ces services, pour mettre en cause telle ou telle personne.

Déstabilisation ou manipulation, quoi qu'il en soit, les gouvernements changent, les têtes aussi, le renseignement n'échappe pas à la règle.


Voilà un député bien complaisant et volontairement naïf, qui me paraît peu au fait des manoeuvres des dirigeants politiques, quand ils détiennent le pouvoir. Je dois pourtant rappeler que la même mésaventure est aussi arrivée au Royaume Uni, à l'un des opposants de Margarette Tatcher. Cela avait même été jusqu'à utiliser des services secrets étrangers, et le réseau Echelon, pour intercepter ses communications téléphoniques. Pour ce qui est de la France, un des anciens ministres socialistes, à lui-même fait parti de la DGSE. Je rappellerai également pour mémoire, que des membres du cabinet Léotard, du temps où il était Ministre de la Défense sous Edouard Balladur alors premier ministre, à l'époque des affaires des frégates de Taïwan mais aussi d'Arabie Saoudite, ont fait eux aussi l'objet d'écoutes à une époque. C'est quelques éléments pour rafraîchir la mémoire de nos quelques politiques, qui en plus est très sélective. Et si je veux enfoncer le clou, je peux aller encore plus loin, en affirmant que le cabinet Balladur était sur écoute de la NSA, qui a intercepté des fax destinés à l'Arabie Saoudite dans le cadre d'un marché avec Airbus en 1994. N'est-ce pas James Woolsey, ex-patron de la CIA, qui affirmait que les interceptions n'étaient effectuées qu'en cas de corruption avérée. En clair, le Premier Ministre français de l'époque, Edouard Balladur et son cabinet, était carrément accusé de pratiquer la corruption. Pour quelques informations complémentaires on peut consulter bien que fortement réduite la page,
http://membres.lycos.fr/filterman/08-38-echelon-ecoutes-telephoniques-ministres.htm


En juin 1993, Jacques Dewatre, ancien préfet, officier du service Action, en charge des opérations clandestines, est nommé à la tête de la DGSE par le gouvernement Balladur. Il quitte son poste le 19/12/1999 à la suite de nombreux échecs en Yougoslavie. Il a fait l'objet de nombreuses critiques, aussi bien à gauche qu'à droite, et faisait aussi de nombreux déplacements sans forcément en informer ses collaborateurs, ou sa hiérarchie ... politique. Ces absences agaçaient, mais peut être se méfiait-il aussi des chausses trappes qui pouvaient provenir aussi bien à l'époque de l'Elysée que de Matignon. Tout le monde sait qu'on ne peut guère faire confiance à nos hommes politiques, ils vont où est leur intérêt. La fermeture de l'ambassade de France à Belgrade, a mis un terme à la présence de la DGSE en Yougoslavie, une expertise militaire contestée par la Direction du Renseignement Militaire (DRM), un cloisonnement excessif des services rendant impossible toute communication à l'intérieur et à l'extérieur comme avec la DST, mais aussi l'affaire Bunel, sont pour quelque chose au terme de son mandat. Le service a été réorienté vers le renseignement économique, commercial, industriel, technologique, la lutte contre l'argent sale et le terrorisme international, ce qui n'était pas son rôle premier. Le recrutement s'est réorienté vers le secteur civil avec toutes les difficultés que cela représente pour trouver les candidats adéquats...

Le 19/12/1999, Jean-Claude Cousseran, ex-ambassadeur de France en Turquie, diplomate d'action, qui a fait parti de plusieurs cabinets ministériels socialistes, prend la direction de la DGSE, qu'il retrouve repliée et opaque. Dans les années 70, il se fait remarquer à Téhéran lors de la révolution chiite. Dans les années 80, il est amené à s'occuper des otages français du Liban, et sera ambassadeur de France à Damas. Il connaît déjà ce service dirigés à l'époque par Claude Silberzhan, pour avoir mis en place de 1989 à 1992 une "Direction de la Stratégie" à la DGSE. Il travaillait alors avec le directeur du renseignement, Michel Lacarrière. Cette direction devait faire une synthèse des informations pour les services gouvernementaux concernés. Le général Dominique Champtiaux, directeur des opérations, avait été pressenti pour occuper le poste en second, lui donnant autorité sur les cinq autres directeurs de service en cas d'absence de M. Cousseran, et cela afin de calmer les militaires. Les militaires estiment en effet qu'ils sont les mieux placés pour contrôler les services d'espionnage ou de contre espionnage, sauf que leur CV sont automatiquement connus de tous les services de renseignements d'en face, surtout quand on est officier. C'est ainsi pour que pour l'anecdote, même du temps de la guerre froide, entre pilotes russes ou américains sur les porte-avions, ils en arrivaient à se souhaiter leurs anniversaires par radio. Un civil qui agit donc sous couverture avec un emploi officiel d'un côté, et son métier d'agent de l'autre, sera beaucoup plus difficilement repérable, c'est une évidence, mais il a double travail, qui ne sera pas rétribué à la hauteur du nombre d'heures effectué. Une double paye, ferait naître des soupçons.

01/07/2002, Jean-Claude Cousseran vient d'être remplacé par un préfet à la tête de la DGSE.
 
RESPONSABLES DATE DATE SERVICE
De MARENCHES Alexandre   06/11/1970   12/06/1981   SDECE 
MARION Pierre  17/06/1981  10/11/1982  DGSE
LACOSTE Pierre (amiral)  10/11/1982  19/09/1985  DGSE
IMBOT René (général)  20/09/1985  01/12/1986  DGSE
MERMET François (général)  02/12/1986  23/03/1989  DGSE
SILBERZAHN Claude  23/03/1989  07/06/1993  DGSE
DEWATRE Jacques (Préfet)  07/06/1993  19/12/1999  DGSE
COUSSERAN Jean-Claude (ambassadeur)  19/12/1999  01/07/2002  DGSE
Poste repris par un préfet, Pierre Brochant  01/07/2002  DGSE

Pierre Brochant est le frère du chiraquien Bernard Brochant, député maire de Cannes, ex-publicitaire.



 
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