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43°) Révélations gênantes pour
le monde des télécoms français.

L'affaire Gemplus m'amène tout naturellement à ressortir d'autres affaires ou mettre en cause d'autres sociétés, pour combler les défaillances de notre presse. La revue VSD en 1999 n'a publié qu'une version très édulcorée de l'article ci-dessous. Je publie donc la version intégrale de l'article rédigé par Jean Loup Izambert, sur les liens entre les services d'espionnages américain et le milieu des télécoms français mais aussi Microsoft.
Il faut aussi signaler la mort d'un des financiers de France Télécom en 2000 si je me rappel bien, juste avant qu'il se débarrasse de Tecsi le 04 août 2000 par un échange d'action avec Stéria. Il s'est noyé en Corse avec sa femme. Il était décrit comme quelqu'un de très compétent, peut être de trop. Malheureusement, je n'en dirai pas autant de ses successeurs. Quand on voit la dette de France Télécom aujourd'hui, on peut se poser des questions, sur les conseillers financiers de se groupe, qui n'ont jamais été mis en cause par les actionnaires, ni même par l'état français. Il est vrai que cette situation pourrait aussi se retourner contre les ministres de l'époque. Mais un autre dirigeant est aussi décédé assez brutalement à l'époque. Il faut savoir que dans tous les groupes liés au télécom ou Internet, dans de nombreux groupes importants en France ou en Europe, on trouve des américains ou anglais à des postes clés.
 
 

Un expert met en cause les partenariats d'entreprises avec la SAIC américaine

En s’associant avec diverses entreprises à travers le monde, une société américaine, la SAIC, propose  «des offres de sécurisation des données et des centres d’appels ». Pour atteindre ces objectifs louables, celle-ci choisit de préférence des sociétés à l’expérience reconnue et aux recherches avancées dans divers domaines. 

Or, celle-ci contrôle totalement Network Solutions, autre société américaine qui attribue les noms de domaine sur les réseaux informatiques au plan international, mais son directoire accueille la fine fleur du renseignement américain, 

L'historique de cette société comme ses moyens humains et techniques permettent d'envisager qu'elle puisse accéder aux données confidentielles de banques et d'entreprises clientes sur tous les continents, des sociétés avec lesquelles elle multiplie les coopérations. 

En France, dans une correspondance adressée fin octobre au Président de la République, au Premier ministre, aux présidents des groupes politiques de l’Assemblée Nationale ainsi qu’à différentes commissions, dont la Commission Nationale et de Contrôle des Interceptions de Sécurité (CNCIS), Marc Filterman, ingénieur spécialiste des systèmes de communication et des nouvelles technologies, alerte les dirigeants français sur l’espionnage systématique auquel se livrent les Etats-Unis dans des entreprises et banques françaises à partir de sociétés implantées en Europe. 
 

Citant plusieurs exemples de systèmes d’espionnage (cookies introduits dans le courrier électronique, téléperquisition internationale que veulent imposer les USA, téléphonie par Internet, serveurs dits « de sécurité », risque de standardisation à partir de la base unique Windows, interception des communications des portables GSM, etc.), Marc Filterman révèle des faits troublants concernant une société américaine, la SAIC (ex-SGI), Science Applications International Corporation, dont le siège se trouve à San Diego, en Californie. 
 

La « sécurisation des données » pour leitmotiv

Dans cette correspondance, il indique, évoquant les liens de la SAIC avec différentes sociétés, que « l’objectif de notre opérateur national France Télécom, en s’associant avec la SAIC, serait, paraît-il, de profiter de son expérience en matière d’intégration des systèmes ». Soulignant que d’autres sociétés en France ou en Europe disposent de ces compétences, Marc Filterman note « que certains de nos industriels et services français s’inquiètent de cette association ». De son côté, France Télécom affirme vouloir développer avec cette société américaine « des offres de sécurisation des données et de centres d’appels pour toucher les marchés du commerce électronique, des réseaux de nouvelle génération, de l’enseignement à distance, de la santé et des applications électroniques pour les administrations ». 

Mais, observe ce spécialiste, « France Télécom permet ainsi à une société américaine de s’introduire dans tous nos systèmes d’informations. Elle pourra accéder à toutes les données confidentielles de notre population, de nos industriels, de nos centres de recherche, mais, plus grave encore, de nos administrations gouvernementales et européennes, voire même de l’armée. Il faut savoir que même France Télécom n’aura aucun contrôle sur les protocoles d’interception ou d’échange des données. Ces systèmes sont en effet capables de dialoguer entre eux, sans la moindre intervention humaine». 
 

Penchant américain pour France Télécom

En 1995 déjà, des dirigeants de France Télécom avait tenté par le biais de l'une de ses filiales, Questel, de vendre à IBM la société Madicia qui fournissait des équipements de pointe à l’armée et aux services secrets français, tentative avortée suite à l’intervention in-extremis du ministère de la Défense nationale. 

Il ne s'agissait pas d'une petite affaire puisque Madicia, acquise par Questel, travaillait alors aux développements et aux évolutions du logiciel de recherche et d'analyse sur les réseaux baptisé Taïga (Traitement automatique de l'information géopolitique d'actualité). Ce système, à l'origine, fut mis au point par le linguiste et informaticien Christian Krumeich au sein de Thomson pour les besoins de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE). Il est facile d'imaginer les conséquences qu'aurait pu avoir pour la sécurité nationale la vente de Madicia à IBM. 
Aujourd'hui, bien plus discrètement, et de manière différente, les services américains, par SAIC et ses filiales interposées, flirtent à nouveau avec France Télécom et son environnement.
Ainsi, le rapport de l'ingénieur attire l’attention des autorités françaises sur Tecsi, une filiale de France Télécom. 

Selon son auteur, qui fait référence aux données publiées par NetCost Security en septembre 1999, publication professionnelle animée par Jean-Philippe Bichard, spécialiste de la sécurité des systèmes d’information, « si France Télécom, depuis 1990, détient 30% de Tecsi, SAIC en détient 19% et 49% de la holding SAIC-Tecsi. Tecsi a réalisé en France plusieurs projets de haute technologie (…) Pour le secteur de la sécurité, Tecsi a un partenariat avec Global Integrity (qui est aussi filiale de SAIC), et est supervisée par le Gartner Group, qui est un des leaders mondiaux de la sécurité des systèmes et des réseaux ». 

Depuis, plusieurs éléments nouveaux sont intervenus. Ainsi, le 4 août dernier, Tecsi s'est fondu au sein d’une autre société, le groupe Steria, dont elle est devenue filiale à 100%, "Tecsi-Associés et SAIC-Tecsi s'étant prononcées en faveur du projet de fusion des sociétés Steria et Tecsi", ainsi que l'indique Steria. 
 

Steria, Tecsi, France Télécom, un creuset de la haute technologie française

"L'acquisition de Tecsi nous intéressait car cette société est très spécialisée dans les deux domaines où nous faisons le plus de croissance, les Télécom et le CRM (Customer Relation Management). Cela nous permet notamment d'augmenter notre activité dans les Télécom qui va devenir notre secteur le plus important puisqu'il représentera 25% de notre activité dès l'année prochaine" explique Yves Rouilly, responsable des Relations investisseurs de Steria. 
L'opération était donc importante pour Steria qui exporte pratiquement près de 40% de son activité Télécom. 

France Télécom laisserait-il la place à Steria dans ses liaisons avec le SAIC? Non. "Nous avons racheté Tecsi par échange d'actions. France Télécom a donc reçu des actions Steria à la place des actions Tecsi qu'elle possédait" précise Yves Rouilly. Et d'ajouter que "France Télécom, premier client de Steria, était aussi le premier client et actionnaire de Tecsi". En outre, Steria, dont France Télécom est l'un des actionnaires, connaît très bien l'opérateur, non seulement pour assurer sa facturation, mais également pour ses partenariats avec lui à plusieurs grands projets, comme ce fut le cas voici quelques années dans le cadre de Télétel.

Autant d'éléments qui interpellent sur le fait que la Direction des Relations Investisseurs de France Télécom n'ait pas eu en charge, ou même été informée, de cette opération dont le caractère stratègique est évident. 

La situation et le caractère de la société américaine SAIC, d’une part, et la qualité d’acteurs aussi importants que Steria et Tecsi dans les télécommunications et les systèmes d’information basés sur les nouvelles technologies, d’autre part, ne permettent pas de classer le partenariat entre France Télécom et SAIC comme une affaire de second rang. D'autant que le communiqué de France Télécom annonçant cette coopération en mai 99 laissait entrevoir des projets susceptibles de se traduire par un impact important en termes de résultats et de positionnement de l’opérateur sur certains marchés internationaux. Et, comme l'indique France Télécom, "l'offre de services globaux aux entreprises multinationales est, avec la téléphonie mobile en Europe et l'Internet, l'une de nos priorités stratégiques".

Steria, "société fondée voici trente ans par un ancien de France Télécom qui connaissait très bien la société Tecsi et son management depuis de longues années", ainsi que l'indique Yves Rouilly, trouve dans cette fusion les moyens de renforcer ses métiers centraux, d'accroître la qualité de son offre et de catalyser ses centres de profits. 

Les atouts ne manquent pas à cette société française, au savoir-faire "bordé" de l'expérience de France Télécom et de Tecsi, pour convaincre les établissements qui font appel à ses services. Des atouts auxquels semblent s'intéresser de très près les services de renseignement américain.
 

Une société dirigée par des spécialistes du renseignement U.S.

En effet, la correspondance de dix-huit feuillets remise aux responsables politiques français, techniquement argumentée, présente partiellement la SAIC. 
« Créée en 1969,cette société a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 4,5 milliards de dollars en 99, emploie 35 000 salariés et couvre les 150 plus grandes villes à travers le monde. Après 1996, SAIC a racheté Network Solutions (Herdon), qui enregistre les noms de domaine du monde entier et donne les adresses IP pour Internet (La NSA peut donc avoir accès à un annuaire mondial). Elle effectue des missions de conseil d’architecture de réseau IP et de sécurité. Elle a aussi acquis Telcordia Technologies (ex-Bellcore) qui fait de la recherche appliquée sur la haute technologie. SAIC est le quatrième grand intégrateur mondial et est très tentaculaire » précise ce document. Et il se trouve justement que c’est avec Telcordia Technologies, filiale de la SAIC connue pour ses activités de recherche appliquées en hautes technologies, que le 26 juin dernier, Steria s’est associée pour offrir  aux opérateurs français une solution centralisée de portabilité de numéros.

Or, qui trouve t-on parmi les dirigeants de SAIC ? «  Quand on consulte l’organigramme de la société, on y découvre des officiers supérieurs de l’US Army, de l’US Navy, de l’US Air Force, du Pentagone, de la CIA et de beaucoup d’autres services gouvernementaux américains » rapporte Marc Filterman.

Les quelques noms, parmi d’autres, qu’il donne font de cette société un véritable centre de reconversion de militaires américains dans le civil, reconversion souvent camouflée par une habile politique de gestion des ressources humaines au sein des services américains : Duane P.Andrews, ex n°2 du Pentagone, Anita K.Jones, responsable Recherche et Développement au Pentagone de 95 à 97, W.A. Downing, général de l’US Army, J.A. Welch, général de l’US Air Force, etc.
 

« Il suffit de retenir en priorité les IP »

Or, les clients de Steria-Tecsi sont des sociétés prestigieuses de secteurs clé de l’économie (Total, CEA, PSA, Renault, Dassault, Gec Alsthom, Matra, RATP, SNCF, Snecma, Alcatel, Schlumberger, Thomson, Giat Industries, TDF, Groupe de distribution d’Eaux, Commission européenne, Administration européenne et diverses administrations françaises, etc.), mais également des organismes bancaires et financiers : AXA, BICS, Caisse des Dépôts et Consignation, CCF, Gie Cartes Bancaires, GMF, Société Générale, Crédit Lyonnais, Banque de France, BNP, CEDICAM, Cofinoga, Caisse Nationale de Crédit Agricole…

Et Marc Filterman ne manque pas de faire remarquer dans son rapport, que les adresses IP sont attribuées par Network Solutions (NSI) qui a été également racheté par la SAIC en 1996. Or, souligne cet ingénieur, « Il suffit de retenir en priorité les IP des grandes banques et entreprises pour capter les données commerciales et financières qui peuvent présenter un intérêt pour les groupes américains ». 

En effet, pour des raisons historiques liées à son rôle dans le développement d'Internet, l'ensemble des fonctions centrales étaient prises en charge, directement ou indirectement, par le gouvernement des Etats-Unis au-travers de sociétés sous contrat avec lui. Lorsque ce dernier a annoncé en 1997 sa décision de se retirer de la gestion de ces activités, après différentes péripéties au-cours desquelles le Département du Commerce tenta d'imposer des solutions techniques et organisationnelles uniquement américaines, un processus de concertation international s'est mis en place. Celui-ci a abouti en octobre 1998 à la création de l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) et à la mise en place de son Conseil permanent composé de personnalités de plusieurs pays. 

Depuis le 21 avril 1999, Oléane, filiale de France Télécom, opérateur Internet professionnel, a été retenue par l'ICANN pour être l'un des premiers bureaux d'enregistrement des noms de domaines Internet point com, point net et point org au niveau mondial. Mais l'enregistrement des noms de domaines se fait toujours dans les bases de données de SAIC-NSI. Et même si, officiellement, les données "clients" associées aux noms de domaines demeurent confidentielles, c'est le système d'information de SAIC-NSI qui conserve la responsabilité et la gestion technique de la base de données des noms et des serveurs de noms.
 

Dominante des bilans: services spéciaux et marchés sensibles militaires

Spécialisée dans les technologies de pointe, réalisant l'essentiel de son développement et de son chiffre d'affaires (environ près de 85%) autour des programmes militaires et des services de renseignement américains les plus secrets (parmi lesquels Defense Nuclear Agency, Space and Missile Systems Organization -SAMSO-, Air Force Weapons Laboratory, Theater Warfare Project Office, Worldwide Military Command and Control System, Joint Cruise Missile Program Office, OTAN, Strategic Defense Initiative, Desert Storm, etc.), la SAIC, contrairement à la grande majorité de ses concurrentes américaines et internationales, n'est pas cotée au NASDAQ, cotation qui obligerait à une certaine transparence sur ses activités. Et, l'analyse de bilans de la SAIC sur ses trente années d'existence fait apparaître une dominante : les services et marchés sensibles américains, tout particulièrement militaires.

"SAIC? Ils sont très américains!" commente, non sans humour, un spécialiste de ces questions. 
Interpellant les responsables français sur divers aspects de la sécurité des réseaux informatiques, Marc Filterman rappelle que « la SAIC n’est pas étrangère aussi à une participation dans le programme « Guerre des étoiles » et que « ce n’est pas un hasard si on retrouve beaucoup de militaires ou agents de renseignement dans toutes ces sociétés qui sont de toutes façons impliquées dans le domaine des télécoms militaires ou civiles, et donc Echelon".
 

Des mouchards au cœur des banques et de l'armée

Déjà mis en cause avec le réseau Echelon, les américains ont tenté de justifier leurs réseaux d’espionnage internationaux des télécommunications. James Woosley, avocat de Washington, mais surtout ancien directeur de la CIA, déclarait ainsi en mars dernier que « la plupart des technologies européennes ne méritent pas que nous les volions ». Celui-ci affirmait, sans crainte du ridicule, que « les produits de vos compagnies sont souvent plus coûteux, moins avancés sur le plan technologique, ou les deux à la fois, que ceux de vos concurrents américains ». Rappelons que plusieurs grandes sociétés informatiques américaines, parmi les principales, sont aujourd’hui mises en cause pour des atteintes à la vie privée. 

Windows 98 génère un numéro d'identification appelé GUID (Global Unique Identifier) qui permet de remonter jusqu'à chaque ordinateur. Après avoir nié les faits, Microsoft s'est vu obligé de mettre à la disposition des clients qui en font la demande des utilitaires permettant de supprimer le tatouage des fichiers. 

Les documents Office 97 engendrent également des méta-données qui peuvent comporter le nom de l'utilisateur, celui de la société, le numéro du disque dur, du serveur, de révision du document, etc. 

Idem pour Intel qui attribue un Processor Serial Number (PSN), numéro de série unique et accessible à distance, identifiant chaque pocesseur d'Intel Pentium III et donc, par extension, chaque ordinateur. Il a fallu, voici peu, une campagne de presse et de multiples plaintes des associations de consommateurs américaines pour contraindre Intel à la désactivation du PSN. Mais, pour les ordinateurs professionnels, le PSN reste actif…Une sorte de mouchard à domicile dans chaque ordinateur d’entreprise.

- La National Security Agency (NSA) connaît très bien les logiciels Microsoft. Ainsi, la SAIC et Microsoft ont travaillé ensemble pour réaliser le logiciel Windows NT 4.0 dont l'agence de renseignement américaine a elle-même confirmé… le niveau de sécurité (C2) accordé par la Trusted Computer System Evaluation Criteria (TCSEC)! C'est dire que la plus importante agence d'espionnage électronique américaine, impliquée dans le réseau Echelon, maîtrise en conséquence très bien la fiabilité et les failles d'un système informatique omniprésent tant sur PC que sur Mac, jusqu'au sein de l'armée française. Mais où sont donc passés les bons vieux ordinateurs Goupil?!... 

En début d'année, un rapport interne de la Délégation aux affaires stratègiques (DAS) du ministère français de la Défense nationale dénonçait les liens du groupe Microsoft avec les services de renseignement américain.
 

SAIC est intéressée…

"SAIC est une énorme société puisque c'est le quatrième intégrateur aux Etats-Unis, mais qui est peu connue en dehors de l’Amérique du Nord car elle n'est pas cotée en Bourse" confirme Yves Rouilly. Précision : "SAIC est intéressée d'avoir des partenariats commerciaux avec Steria". Avec un chiffre d’affaires en progression de 33,1% au troisième trimestre de cette année par rapport à celui de l’an passé, un développement de son offre et de ses compétences, notamment par l’acquisition de Tecsi, de l’activité Infogérance d’Experian, du groupe Eqip et de Metanoïques (commerce électronique), Steria recèle des technologies et un environnement qui intéressent au plus haut point la SAIC et ses filiales. Qui en douterait? 

Certainement pas Bobby Ray Inman, amiral de l’US Navy, ex-patron de la NSA, ex-DIA, ex-CIA et DSAI ( Decision Science Applications International Incorporation), vétéran des Black Ops (Opérations noires ou sales coups, ce terme désignant les coups d’Etat et autres opérations de subversion et sabotage fomentés par les services américains), converti en homme d'affaires passionné de haute technologie étrangère depuis qu'il siège, aux côtés d'autres spécialistes du renseignement américain, au board de la SAIC. Robert Gates, premier directeur de la CIA sous Clinton, ou John Deutch, autre dirigeant de « l’Agence » l’avaient déjà précédé. 

Autant  de "businessmen" auxquels la Secrétaire d'Etat américaine Madeleine Albright a rendu un vibrant hommage, le 1er novembre dernier, à l'occasion du 15ème congrès annuel de l'Overseas Security Advisory Council (OSAC). "Travaillons à protéger les intérêts américains à l'étranger" devait-elle déclarer devant la réunion de ce service, créé en 1985 et dont la principale mission consiste à entretenir un réseau d'entraide électronique, l'Electronic Data Base (EDB), qui relie 1600 entreprises. 

"Une fois que les entreprises ont pénétré les marchés visés, l'OSAC intervient alors pour les protéger et les aider à maintenir leurs positions. A cet effet, le bureau a été en 1996 l'un des fers de lance de l'Economic Espionage Act. Et de nos jours, à l'intérieur du pays, il participe activement aux missions du National Counterintelligence Center (NACIC), agence intergouvernementale pour prévenir les actions d'espionnage -réunions conjointes entre le FBI, la CIA, la DIA et la NSA-" confirme Guillaume Dasquié, rédacteur en chef du Monde du Renseignement. Des services que connaît très bien la SAIC pour y avoir recruté de longue date plusieurs de ses dirigeants. Combien d'autres entreprises américaines dans ce cas en France?

Jean-Loup Izambert 


Encadré
Un homme d'affaires très galonné

Né en avril 1931 à Rhonesboro , au Texas,  Bob Inman est diplômé de l’Université du Texas. Il débute sa carrière dans l’US Navy en 1951 et est diplômé du National War College en 1972. Directeur de la Naval Intelligence (service de renseignement de la marine militaire américaine) de 1974 à 1976, promu vice-amiral la même année, il devient vice-directeur de la Defense Intelligence Agency (D.I.A.) de 1976 à 77, puis directeur de la National Security Agency (1977-81) avant d’être promu amiral en 1981. Sa carrière dans le renseignement américain ne s’arrête pas là puisque Ronald Reagan le nomme, le 24 janvier 1981, à la direction de la Central Intelligence Agency (C.I.A.). 

Son entrée à la direction générale de la SAIC en 1993, ne l'empêchera pas de développer en janvier 1994, au sein du Secrétariat à la Défense de Clinton, un programme d’espionnage photo par satellite. 

« Touche-à-Tout » du renseignement américain, Bob Inman s’intéresse également aux Objets Volants Non Identifiés (UFO) et à la propulsion par gravité. Décoré à plusieurs reprises de quelques unes des plus hautes distinctions de l'espionnage américain (Distinguished Service Medal et de la DIA's Defense Superior Service Medal), il a occupé des postes importants dans les agences de renseignement américaines sous les présidences de Ford, Carter, Reagan, Bush et Clinton. Ce parcours fait de lui un personnage considéré comme l'un des meilleurs spécialistes du renseignement américain. 


Encadré
Cambriolages successifs à France Télécom
Dans le week-end du 22 au 24 avril dernier, des cambrioleurs se sont introduits dans les locaux de France Télécom Mobiles, filiale de France Télécom, à Montrouge (Hauts-de-Seine) et ont emporté un coffre-fort de cinquante kilos contenant, selon Christian Pierret, secrétaire d'Etat à l'Industrie, "160 cartons correspondant à des interceptions en cours et 200 correspondant à des interceptions anciennes qui auraient dû être détruits". Ces fiches concernaient des écoutes de téléphones portables dont les demandes émanaient de services comme la PJ, les douanes, la DST, la DGSE, mais aussi de la DPSD. 

Robert Pandraud a interpellé Christian Pierret lors de la séance de l'Assemblée Nationale du 3 mai, lui demandant s'il trouvait "légitime qu'une activité régalienne de l'Etat soit ainsi confiée à une société privatisée ou à l'une de ses filiales sans que l'Etat exerce sur elles un contrôle très rigoureux?". Dans sa réponse, Christian Pierret a reconnu que, "s'agissant de la responsabilité, la société France Télécom Mobiles ne semble pas avoir pris les mesures de sécurité indispensables pour la bonne conservation de documents classés "secret défense". 
Par ailleurs une nouvelle intrusion a été constatée le 27 avril dans le bureau du responsable de l'identification et, un mois auparavant, une tentative de vol, qui n'a pas été signalée, avait également eu lieu. Précision : les écoutes demandées n’existent qu’à l’état de support papier et sont donc inaccessibles par Internet.
 

Je rajouterai qu'on trouve aussi un certain colonel Alexender au SAIC. Il a été patron a une époque d'une unité d'espions d'élite très particulière sous l'ère Bush, puisqu'elle se composait en effet de médiums. Ils utilisaient leur don de clairvoyance pour des missions d'espionnage. D'ailleurs le SAIC est très fortement impliqué dans les black program US, et disposait d'un partenariat avec le laboratoire des sciences cognitives du SRI dont un de ses physiciens, Ed May est sous contrat lui aussi avec la CIA. C'est d'ailleur le SRI qui a contribué a constituer cette unité d'élite pour la DIA, un autre service secret militaire, peu connu du grand public français.

25°) Quand France Télécom fleurte avec les sociétés qui travaillent pour la NSA et Echelon.
Curieusement la revue VSD n'a publié qu'une petite partie de l'article en omettant toute celle qui concernait MICROSOFT. On se demande pourquoi, puisque les preuves ne manquaient pas, et les doutes figuraient déjà dans des rapports parlementaires.
En outre la presse informatique, dépendante d'ailleurs pour la plupart des budgets publicitaires des grands groupes, à toujours conserver un silence suspect concernant les failles des logiciels de Microsoft, qui permettent un espionnage sans restriction des entreprises françaises, civiles, militaires, et même de notre armée, par les services secrets américains. Bizarrement, VSD n'a pas publié dans son article de l'époque, la phrase où il était précisé que France Télécom s'était débarrassé de Tecsi après un échange d'action avec Stéria, élément que j'avais signalé au journaliste, et qui figurait d'ailleurs dans son article, qu'il m'avait communiqué.

Depuis j'ai poursuivi l'enquête sur le SAIC. J'ai mis à jour une toile d'araignée de plusieurs centaines de sociétés, liées aux services secrets américains ou à ce groupe. J'ai constaté que celui-ci disposait de nombreuses filiales autour de la planète, et surtout dans les endroits où se trouvent des bases du réseau Echelon. La tactique de ces filiales consiste a avoir des partenariats avec des sociétés locales pour mieux pénétrer les industriels ou les instances gouvernementales de diverses nations, dont la nôtre. Parfois nos ministères et administration européennes peuvent d'ailleurs être directement clients de ces sociétés, et ne passent même pas par des sociétés "écrans". Cela prouve le sérieux des responsables des services informatiques de nos ministères. Il n'y a rien de changer aujourd'hui, l'exemple de Gemplusen est un de plus. A l'époque de la guerre froide on mettait en cause les méthodes soviétiques, mais force est de constater que les USA reprennent les mêmes méthodes que l'EX-URSS.

La seule solution pour contrer l'espionnage américain, consiste à éliminer Microsoft de nos systèmes, qui comme chacun a pu le constater encore il y a quelques jours, est une véritable passoire, dotée en plus de mouchards. On peut le remplacer par Linux, Unix ayant un coût, qui n'est pas abordable par toutes les bourses. Il faut cependant faire une mise en garde. Eviter toutes les productions Linux américaine, qui elles aussi révèlent avoir des failles. Normal, après enquête, j'ai là aussi constaté que des fournisseurs étaient liés aux filiales des groupes qui travaillent pour les services secrets américains.

Il en est de même pour les antivirus, les firewalls, les logiciels de cryptographies, etc... Même le logiciel de cryptage PGP qui a tant fait parlé de lui, n'est plus fiable depuis longtemps pour ses dernières versions. Le public ignore un des critères primordiales des USA. C'est que les concepteurs de logiciels américains ne peuvent vendre aucun produit à l'étranger, s'il n'a pas été doté à l'origine d'un backdoor, qui permet à leurs services secrets de décrypter vos documents ou pénétrer vos systèmes.


Microsoft: Information du 20/01/2003:
Microsoft vient de prendre la décision de rendre public le code source. Il faut dire que les produits Windows ont fait l'objet de nombreuses critiques, encore dernièrement en décembre 2002, après la révélation de l'existence de failles dans toutes les versions de 95 à XP inclus. Ce n'est plus un système d'exploitation, mais une passoire. A travers Internet Explorer, il était possible de pénétrer votre système.

Faille de la machine virtuelle Java:
Mercredi 11/12/2002, Microsoft a aussi publié un autre bulletin sur une faiblesse découverte dans sa machine virtuelle Java (JVM), fournie avec Windows et Internet Explorer. Il permet l'exécution de programmes écrits en Java qui comporte 8 bugs dont le plus dangereux permet aussi à un pirate de prendre le contrôle d'un ordinateur, en créant un applet Java piégé. Les machines de JAVA ou applet JAVA ont toujours été très décriés, dès leur apparition.

Faille PNG:
Une nouvelle faille découverte sur l'affichage des images PNG, provoque une deuxième alerte de sécurité "critique" en une semaine. Jeudi 12/12/2002, Microsoft a été obligé de revoir sa copie, sous la pression des chercheurs de la société américaine eEye Digital Security. Ils ont publié le 11 décembre un scénario catastrophe encore plus dangereux que celui annoncé par Microsoft. Il est basé sur cette même faille et EDS révèle le danger de la prise de contrôle de votre ordinateur à distance. Cette faille a été découverte au niveau d'un fichiers "dll" (pngfilt.dll version 6.0.2600.0) qui participe à l'affichage des images au format libre PNG (Portable Network Graphics). Un pirate peut exploiter cette faille pour exécuter un code malicieux sur le système ciblé et prendre son contrôle. Cette faille a déjà été mentionné par Microsoft dans un bulletin de sécurité du 20/11/2002, mais il ne signlait qu'un risque de blocage d'Internet Explorer.

Microsoft a  décidé de faire passer la faille du statut de "modérée" à celui, plus grave, de "critique". C'est donc sous la pression d'instituts indépendants, que Microsoft a publié 2 alertes sur des failles critiques de Windows 95 à XP, et Internet Explorer d'IE 4.0 à IE 6.0. Ils permettent à un pirate de prendre le contrôle d'un ordinateur à distance.

Marc Maiffret, un des responsables d'eEye a expliqué à la rédaction américaine ZDNET:
«Il était très imprudent de laisser cette faille présentée comme modérée»,  «Il s'agit tout de même d'une faiblesse qui rend l'ordinateur vulnérable par le simple affichage d'une image»,  , à qui l'on doit la première alerte sur le virus-ver Code Red

Dans les 2 cas Microsoft propose une solution et a publié un premier patch corrigeant la faille d'affichage des images PNG. La machine virtuelle Java peut quant à elle être mise à jour via le système Windows Update.

 bulletinpublié le 11 décembre un scénario plus catastrophique
d'eEye a expliqué à la rédaction américaine ZDNET
autre bulletin sur une faiblesse découverte
 un premier patch png
être mise à jour java

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