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55°) Intelligence Economique,
opinion du Député Bernard Carayon sur l'IE.

 
Oui à l’intelligence de l’économie !
 

Je partage l’analyse[1] de Bernard ATTALI : l’intelligence de l’économie doit nous éviter les erreurs doctrinaires qui nous dissimulent les réalités de la mondialisation. D’accord avec lui également pour reconnaître que « l’angélisme n’est pas de mise » et lorsqu’il lui semble « hautement justifié » que « les pouvoirs publics et les entreprises se mobilisent pour mieux prévenir les coups bas ». D’accord avec lui enfin lorsqu’il estime que définir 120 secteurs comme « stratégiques » ne relève pas de la stratégie, surtout, ajouterais-je, si l’identification de ces secteurs n’a pas été adossée à l’expertise des entreprises et à une démarche européenne. 
 

Personne ne songera à remettre en cause la sincérité ou la crédibilité de Bernard ATTALI, au point que je regrette qu’il ne précise pas qu’il travaille pour le fonds américain Texas Pacific Group, dont les fonds sont gérés dans des paradis fiscaux comme les îles Caïmans - sans doute pour plus de transparence et qu’il est chargé de développer les investissements de ce fonds en France. Bien sûr il aurait pu choisir de mettre ses idées et compétences au service de l’Europe en créant un fonds européen à l’image de ceux qu’il appelle de ses vœux mais saluons plutôt ici la performance accomplie tant on sait qu’il est difficile d’être juge et partie...
 

C’est un fait connu des grandes entreprises : tous les marchés, notamment ceux qui relèvent de secteurs stratégiques – aéronautique, énergie, défense, pharmacie…, ne dépendent pas de la bienveillance de la « main invisible » d’Adam Smith mais plutôt d’un bras de fer entre Etats tant ces marchés sont générateurs de développement économique et surtout de puissance et d’influence.
 

Ainsi l’ouverture du capital des entreprises aux investissements étrangers ne signifie pas qu’elles soient devenues apatrides. Depuis plus de dix ans[2], les Etats-Unis ont tranché ce débat et renoncé à opposer intérêts privés et intérêts publics. Ils se sont dotés des structures et des outils servant leurs intérêts. C’est ainsi que la CIA a choisi de se doter d’un fonds d’investissement[3] afin de s’assurer le contrôle de certaines technologies, que le Pentagone aussi finance la recherche de nombreuses entreprises, en particulier de Boeing, que l’administration, à travers l’Advocacy Center notamment, est entièrement mobilisée pour permettre aux entreprises américaines de gagner des marchés à l’étranger.
 

Avec l’arrivée de ces nouveaux acteurs et le développement des instances multilatérales, des fondations et des ONG, la mondialisation est devenue suffisamment complexe pour que l’on se donne une grille de lecture qui permette d’identifier ces acteurs et leurs méthodes d’intervention, parfaitement étrangères à l’économie de marché. L’intelligence économique est cette grille de lecture qui éclaire l’opacité de certains acteurs, nous permet, français et européens, de lutter à armes égales avec nos grands concurrents et de promouvoir la force du droit contre le droit de la force.
 

Comme l’a souligné le Président de la République en juin 2003 à la DGSE: les menaces contemporaines ont surgi de la clandestinité : terrorisme, prolifération nucléaire, guerre économique sont autant de nouveaux défis que doit affronter notre pays . C’est pour travailler à la paix économique que le Gouvernement de Jean-Pierre RAFFARIN a mis en place une politique publique d’intelligence économique.  Au passage je rappellerai à l’ancien Haut fonctionnaire qu’il n’est pas raisonnable d’opposer le politique qui décide des orientations à ceux qui sont en charge de leur application.
 

Cette politique s’inspire des meilleures méthodes et pratiques de nos partenaires et concurrents. 
 

Serait-il efficace que la France oppose simplement une « vraie politique de salons professionnels » quand nos grands concurrents ont des stratégies par métiers et secteurs d’activités, développent des formes de protectionnisme sélectif[4] en violation des règles de l’OMC, instaure des dispositifs juridiques qui protègent le coeur stratégique des entreprises nationales et mettent en place une politique d’achat par la commande publique comme le « Small Business Act » ?  Nous sommes nombreux à ne pas le croire, et à nourrir pour la France et l’Europe une vraie ambition de puissance et d’influence, à travers la promotion de règles équilibrées du commerce international et de la transparence de ses acteurs.
 
 

Bernard CARAYON

Député (UMP) du Tarn

24 01 2005
 

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[1] Le Figaro du 24 janvier.
[2] Notamment grâce au travail de Ron BROWN, Secrétaire d’Etat au Commerce de Bill CLINTON.
[3] In-Q-Tel.  Un de ses anciens administrateurs, Alex Mandel est d’ailleurs un moment devenu au nom de TPG administrateur de Gemplus. 
[4] A l’instar du Plan Acier américain de 2001.
 


 
 
Relancer la politique industrielle : enfin !
 

Quel soulagement ! La belle unanimité affichée autour du retour annoncé par le Président de la République à une politique industrielle volontariste et de la création d’une Agence pour la promotion de l’innovation industrielle clot, je l’espère, la sinistre période pour notre économie des faux prophètes de la société de la connaissance, des thuriféraires austères d’une politique européenne zélée de la concurrence, des fossoyeurs de l’action publique au service de l’économie. Toutes erreurs fondées sur une compréhension approximative des mécanismes de l’économie de marché et sur une méconnaissance des réalités de la mondialisation.
 

Il y a tout juste deux ans, lorsque je débutais ma mission pour le Premier ministre concernant une politique publique d’intelligence économique[1] parle de politique industrielle ne déclenchait que quelques sourires compatissants ou dédaigneux. Comme quelques observateurs attentifs et doués de mémoire, je note donc avec plaisir la conversion enthousiaste de certains économistes et représentants du patronat à travers leurs derniers rapports.
 

Je crois pour autant que nous ne sommes qu’au milieu du gué.
 

Certes le constat est maintenant partagé : pour pallier aux délocalisations[2] qui vont s’accélérer, il faut combler notre décrochage technologique et créer des activités industrielles nouvelles sur des marchés d’avenir. Notre histoire industrielle et nos réussites emblématiques –Concorde, le TGV, Ariane, Airbus…- montrent que nous avons la capacité de lancer et de mener à terme de grands projets : nous savons les penser, nous avons les Grands Corps, les ingénieurs pour les développer et les ouvriers qualifiés pour les construire. Mais la seule constitution d’une Agence pour l’Innovation Industrielle sans autre accompagnement ne suffira pas à imposer au marché nos technologies. Le penser serait faire abstraction de l’évolution du monde depuis les Trente Glorieuses. Nous devons inventer un mode de pensée et d’action conforme à notre époque.
 

Il me semble d’abord nécessaire d’inviter l’Agence créée à mutualiser les expertises publiques et privées. De même qu’Airbus doit autant à l’expertise administrative et aux décideurs politiques qu’aux industriels, le choix des secteurs d’intervention d’une Agence pour l’Innovation Industrielle ne peut être laissé aux seuls technologues. Il appartient également aux Pouvoirs Publics, garant de l’intérêt général et seuls dotés d’une capacité de synthèse, voire à la représentation nationale, de participer à ses choix. La vision et le champ technologique retenus constitueraient ce que j’appelle le « périmètre stratégique » de notre économie.
 

L’action publique ne peut ensuite se limiter à la seule avance de fonds. Contrairement aux projets des Trente Glorieuses, l’innovation seule ne suffit plus à imposer un produit ou une technologie au marché. La mondialisation de l’économie, l’arrivée des nouveaux acteurs que sont les organisations intergouvernementales, la montée en puissance et l’organisation des ONG impliquent d’accompagner les avancées technologiques par une analyse de leur environnement normatif, juridique, commercial ou financier. Là également, l’Etat à un rôle à jouer. Il serait par exemple intéressant de se pencher aujourd’hui sur les conséquences du début de l’exploitation commerciale de l’espace actuellement entreprise aux Etats-Unis. Quel droit va s’imposer à ce domaine ? Quelles conséquences pour l’industrie spatiale européenne ?
 

Ces grands projets industriels s’inscivent dans la durée.  Ils impliquent la mobilisation des meilleurs chercheurs, ingénieurs et ouvriers. Nous devrons donc également accompagner cet effort par une adaptation d’autres politiques publiques : formation, recrutement, attraction de chercheurs étrangers, etc.
 

Le dynamisme des PME en matière d’innovation doit également être intégré à ces grands projets industriels. Il y aura ainsi sans doute une articulation à trouver entre les travaux de l’Agence et les pôles de compétitivité dont la réalisation est déjà décidée par le Gouvernement. Le dévelopement de ces PME innovantes pourrait par ailleurs être favorisé par la mise en place d’un Small Business Act européen.
 

Je rejoins enfin l’invitation du Président de la République à ce que ces projets industriels soient d’emblée européens. Les implications politiques de ce type de partenariats montrent bien que l’Agence pour la promotion de l’innovation industrielle doit être accompagnée politiquement.
 

Rien n’empêche par ailleurs de mettre en place dès aujourd’hui au service des grandes entreprises fraçaises un soutien plus actif et coordonné dans la conquête des marchés stratégiques, marchés de puissance et d’influence – ceux pour lesquels la qualité et le prix ne sont pas les seuls facteurs-clés de succès. 
 

L’efficacité d’une politique industrielle nationale ou européenne repose ainsi sur un « portage politique » du plus haut niveau de l’Etat ce que vient de signifier le Président de la République- et la mise en place de collaborations actives public-privé . L’Agence pour la promotion de l’innovation industrielle en est un maillon. Elle ne peut être à elle seule la politique du Gouvernement en ce domaine.
 

Bernard CARAYON

Député (UMP) du Tarn

6 janvier 2005

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[1] « Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale », La Documentation Française, juillet 2003.
[2] Annoncées il y a dix ans par un parlementaire, jean ARTHUIS, dans l’indifférence générale et la critique des « experts ».
 

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