© Protected by Copyright - Reproduction interdite.
Adresse du site
sites de secours
danger risque sanitaire de la pollution électromagnétique santé cancer leucémie tumeur du cerveau
Nom du site   Les écoutes téléphoniques administratives,
  Les  écoutes téléphoniques illégales,
  Les écoutes téléphoniques sauvages,
Auteur du site   Marc FILTERMAN
Adresse e-mail   marcfilterman@hotmail.com
  TRANSLATE - TRADUIRE
  Retour au Sommaire du site
  Retour au chapitre sur les écoutes téléphoniques

 
bretelle, bretelles, cracker, crackers, cracking, écoute, écoutes, interception, inrerceptions, de, courrier, mail, mails, email, emails, gsm, GSM, guerre, électronique, électroniques, informatique, informatiques, téléphonique, téléphoniques, illégale, illégales, sauvage, sauvages, espionnage, économique, économiques, firewall, firewalls, hacker, hackers, hacking, phreak, phreaker, phreakers, phreaking, pirate, pirates, piratage, promis, Promis, smart, Smart, téléphone, téléphonie, fixe, mobile, virus, polymorphique, crypté, cia, CIA, dst, DST, dgse, DGSE, nsa, NSA, National, Security, Agency, réseau, Echelon, echelon, network, SDECE, SEFTI, BCRI, saic, Saic, tecsi, Tecsi, gtac, GTAC,   france, télécom,mobile, 
57°) Bernard Carayon et Michel Rocard,
un avis commun sur les
brevets et les logiciels libres,
contre Microsoft.


De plus en plus d'institutions passent aux logiciels libres pour des raisons diverses.
La première touche aux coûts pratiqués par Microsoft.
La deuxième vient aussi de la multiplication des failles de sécurité.
La troisième vient des bugs et plantages à répétition inacceptable pour certaines industries.
La quatrième vient de l'impossibilité d'accéder aux codes sources, qui permet de découvrir les failles de sécurité.
La cinquième raison vient des nombreux mouchards et des trous de sécurité aménagés pour certains services secrets de préférence américains.
La sixième, vient du fait que les mises à jour de Microsoft (upgrades) ne servent rien, car quand elles suppriment des failles et bugs à certains endroits, elles en créent d'autres ailleurs, sans parler de la lourdeur qui contribue à ralentir la vitesse des traitements dans certains domaines.
La septième raison, il est inadmissible d'être contraint d'appeler une hotline payante pour dépanner un logiciel qui possèdent des "vices cachés".
Et enfin la huitième qui va faire un peu plus les clients se désintéresser de Microsoft, ce sont les mises à jour destinées à supprimer les failles, qui vont devenir payante notamment sur Windows 2000, décision prise ce mois-ci.

Ce sont les principales raisons pour lesquelles de plus en plus d'institution voire de particuliers, commencent à délaisser les logiciels de Microsoft pour passer au logiciels libres et LINUX.

Qu'est ce qu'un logiciel déjà pour commencer, beaucoup diront que c'est un programme, une liste de lignes de commandes le plus souvent mathématique, mais c'est aussi et surtout à la base du texte qui peut et est donc protégé par un copyright, au même titre que les droits d'auteur pour les livres des écrivains. D'après la convention de Münich, les logiciels ne sont pas brevetables en Europe, mais l'Office Européen des Brevets a contourné la loi en attribuant environ 30000 brevets. Un brevet en théorie doit reposer sur un matériel physique, c'est pour cette raison que les grandes compagnies passent par le biais de mémoires câblées, qui permettent de contourner la loi, plus facilement qu'avec une EPROM. Microsoft qui est sur le déclin, à donc tout intérêt à appuyer la décision sur la brevetabilité des logiciels, en sa faveur bien sûr, conclusion à laquelle sont arrivés les Députés Bernard Carayon et Michel Rocard. Quant à Tony Blair qui est lui plus pro-américain que pro-européen, il a lui aussi décidé en juillet 2005 de basculer ses administrations sur les logiciels libres, est-ce pour des raisons de coût, ou à cause des mouchards dans les logiciels de Microsoft qui lui ont joué un vilain tour lors de la présentation d'un document sur les prétendues unités mobiles d'armes chimiques de Saddam Hussein, à vous de deviner.
 
 
 

Quelques bonnes raisons 
pour ne pas breveter les logiciels


La littérature économique abonde sur l'avènement de la société de l'information et sur l'augmentation de la part que prennent les technologies de l'information dans la croissance mondiale. L'Europe a choisi de fonder son développement économique sur le développement d'une société de la connaissance, affirmée dans la «stratégie de Lisbonne», largement tributaire de ces technologies. Constatant le retard européen en matière de recherche (1), la Commission européenne a lancé le 1er juin l'initiative i2010 (2) qui vise notamment à rattraper notre retard d'investissement, à favoriser l'innovation, à réduire la fracture numérique et à promouvoir le déploiement de bibliothèques numériques rendant accessibles à tous les savoirs, cultures et langues européennes.
 

Ainsi, ces vingt dernières années, des millions d'emplois à travers le monde ont été créés autour du développement de logiciels qui ont transformé la vie des entreprises, des particuliers et des États en apportant des produits et services nouveaux. Des dizaines de milliers d'entreprises ont été créées, certaines de taille mondiale au bord du monopole, d'autres très locales concentrées sur une niche de produits ou de services.
 

L'essentiel de l'activité humaine des pays développés et le développement demain des pays les moins avancés sont ainsi portés par l'utilisation par l'homme d'un outil qui, pour la première fois, n'est pas une extension de sa main mais de son esprit. Cet événement impose que nous abordions l'encadrement juridique du développement de ces technologies avec un regard neuf et adapté.
 

Le vote par le Parlement européen, aujourd'hui, de la brevetabilité des logiciels – conforme au modèle américain malgré l'habillage –pourrait remettre en question le développement des activités innovantes européennes en ce domaine, accentuer notre retard en matière d'investissement au lieu de le combler, et mettre en cause notre indépendance et notre sécurité. Il ne s'agit pas de simples inquiétudes – encore que la prudence voudrait qu'il y ait sur ce point débats publics et transparents – mais de faits économiques. Alors qu'une étude factuelle avait montré que l'émergence des brevets logiciels aux États-Unis avait conduit à une réduction de 10 à 15% en moyenne des dépenses de recherche au profit des frais juridiques, des auditions menées par la Federal Trade Commission ont mis en évidence que ce transfert pouvait atteindre 35% pour certaines PME innovantes de la Silicon Valley.
 

Le système du brevet est en fait totalement inadapté au logiciel, efficacement protégé par le régime des droits d'auteurs qui empêche le piratage, tout en laissant la possibilité à d'autres innovateurs de réaliser des logiciels concurrents rendus chaque fois plus efficaces par l'apport d'idées nouvelles. C'est contre une concurrence libre et non faussée que quelques acteurs dominants du monde du logiciel et de la communication poussent l'idée de brevetabilité du logiciel, détournant au passage son usage afin de pouvoir revendiquer l'exclusivité dans la durée des processus immatériels de traitement de l'information, et exclure ainsi tout logiciel concurrent du même marché. Comme le disait lui-même Bill Gates, cofondateur de Microsoft, dès 1991 dans un mémorandum devenu célèbre : « Si les gens avaient compris comment les brevets seraient délivrés lorsque la plupart des idées actuelles ont été inventées, et avaient pris des brevets, l'industrie serait aujourd'hui à l'arrêt complet. Je suis certain que quelque grande entreprise brevètera une chose évidente liée à l'interface, l'orientation objet, l'algorithmique, aux extensions d'applications ou une autre technique cruciale. Si cette entreprise n'a pas besoin de nos brevets, alors elle aura le droit pour 17 ans de prendre autant de nos profits qu'elle le voudra. La solution est de breveter autant que nous le pouvons
 

Comme aucun logiciel n'a une durée d'utilisation en l'état de vingt ans, qui aurait l'usage de Multiplan aujourd'hui ? Les requêtes de brevets – comme le soulignait malicieusement Bill Gates – ne peuvent que porter sur des idées ou des concepts de base. Ainsi, et pour ne prendre que l'exemple d'usage quotidien d'Internet, des brevets ont été accordés pour le « panier d'achat », la demande de prêt en ligne, la commande par téléphone portable, la téléphonie par Internet, la messagerie instantanée ou même... pour le double clic ! Si le logiciel devient brevetable en Europe, le détenteur d'un de ces brevets triviaux aura droit de vie ou de mort sur des milliers d'entreprises !
 

Autre effet pervers grave de la brevetabilité du logiciel, la mise en danger du développement des « logiciels libres » utilisés par un nombre croissant d'administrations, d'entreprises et de particuliers. Ces logiciels, diffusés par le biais de licences innovantes et adaptées, par exemple la licence GPL inventée par Richard Stallman, sont pourtant un modèle d'intelligence collective mise au service du bien commun. La qualité, la fiabilité et la disponibilité de ces logiciels sont assurées par le développement permanent et collectif de développeurs du monde entier. Les affaires successives de failles de sécurité, à l'instar de celles de la messagerie « Blackberry », intentionnelles ou non, découvertes dans les logiciels propriétaires mettent par ailleurs en évidence l'intérêt des logiciels libres pour l'accès à leur code source. Le fait que 60% des développeurs du libre soient européens n'est sans doute pas non plus étranger à l'offensive menée en faveur du brevet sur le logiciel...
 

On doit également s'interroger sur la manière dont le dossier a été traité au niveau européen. La brevetabilité du logiciel n'est pas seulement une proposition due à une mauvaise appréciation de juristes peu au fait des pratiques technologiques et inconscients des enjeux de la société de l'information. Pourquoi ces accrocs répétés au processus démocratique suscités par cette directive ? La somme des intérêts particuliers n'est pas égale à l'intérêt général ! Or il est frappant de constater la collusion d'intérêts entre les zélateurs de la brevetabilité des logiciels et les bénéficiaires potentiels ! Les partisans du brevetage avancent de plus masqués. Ainsi chacun aura noté que Philippe Simonnot, qui milite en France comme « directeur de l'observatoire économique du droit » pour la brevetabilité, est surtout un employé (3) du « Centre for a New Europe », think-tank qui, outre l'organisation d'un « bal du capitalisme » en février dernier, prône également la privatisation des systèmes de santé et relayait, en mars dernier, un article défendant une réforme du droit européen en matière de monopole, en faveur de... Microsoft !
 

Écoutons Bill Gates qui, le 29 juin devant le Japan Business Federation avertissait : « Si vous dépendez trop de personnes appartenant à d'autres entreprises ou d'autres pays, vous délocalisez vos cerveaux et votre capacité d'innovation. » De grands pays comme l'Inde dont la croissance repose en grande partie sur le développement d'activités liées aux technologies de l'information ont refusé le système des brevets logiciels. L'Europe ne peut se permettre aujourd'hui de prendre le risque de réduire encore sa croissance, de perdre emplois et indépendance.

Le Parlement européen doit une nouvelle fois réaffirmer que le logiciel est non brevetable par nature et repousser la proposition commune du Conseil et de la Commission.
 

Les États-Unis investissent 400 euros par habitant dans la recherche contre 350 euros pour le Japon et 80 euros pour l'Europe. 
2) http ://europa.eu.int/i2010
3) http ://www.cne.org/ about2.htm#4, philippe.simonnot@cne.org
 

Article commun de :
Michel Rocard : Député européen (PSE) et
Bernard Carayon : Député du Tarn (UMP).

Sources :
Assemblée Nationale
Figaro, 06 juillet 2005


Qui a décidé de basculer sur le logiciel libre ?
Plusieurs institutions ont décidé de basculer sur l'Open Source. C'est la cas de Singapour en 2004, de Munich en Allemagne fin 2004, de l'US Air Force aux USA en 2004, de Tony Blair qui a pris cette décision début juillet 2005, de l'Indes depuis début 2005, de plusieurs gendarmeries françaises depuis fin 2004, du Ministère des affaires étrangères français depuis mi-2005, du Ministère des Finances à Bercy qui commence sa migration mi-2005. Sale temps pour Microsoft, dont les failles multiples, les plantages, les mouchards, et les hotlines payantes, font que de plus en plus de monde à bascule sur un autre système gratuit mais aussi plus fiable.


Alors que de plus en plus d'institutions passent aux logiciels libres pour diminuer les coûts d'exploitation de leur informatique, chez les verts, dans l'équipe de Delanoë à la mairie de Paris, le service informatique reste sur Microsoft. A la fin du premier trimestre 2005, on m'annonçait qu'aucune décision n'avait été prise, et ma lettre adressé au service de la mairie à l'époque restera elle aussi sans réponse. Ou nous avons affaire à des irréductibles de Microsoft, à moins que le parti politique des Verts ne soit financé par Microsoft et dans ce cas tout s'explique. C'est une question que l'on peut se poser légitimement. Mais elle n'est pas la seule, d'autres institutions sont aussi des irréductibles.
 

C'est ainsi qu'on apprend en juin 2005, par le biais du portail des achats du ministère de la défense, que la 785e compagnie de guerre électronique utilise elle aussi Microsoft Windows, & Office. Or tout le monde sait chez les spécialistes qu'un UNIX ou LINUX est certainement plus fiable qu'un produit Microsoft. La 785e CGE doit assurer une veille technologique dans le domaine des télécommunications, et compte quelques bons spécialistes. La CGE a acheté 42 ordinateurs, avec une licence OPEN 42 postes Microsoft office édition professionnelle, au lieu de s'orienter vers le logiciel libre et gratuit Open Office. En 2001, le général Desvignes, ancien chef du service central de la sécurité des systèmes d’information, regrettait que "dans les forces armées (françaises, et autres, NDLR), Bill Gates règne en maître." Le général Desvignes, en 2003, dénonçait le manque d’indépendance informatique de la France vis à vis de Microsoft, et encourageait notre pays à se réorienter vers logiciels libres. Quant au député Bernard Carayon, il déclarait en 2002 :
" Les systèmes d’exploitation, constituent une des sources de vulnérabilité majeure des systèmes d’information. La France, comme la plupart des autres pays européens, présente une forte vulnérabilité technologique dans ce domaine et seule l’utilisation des logiciels libres de droit peut aujourd’hui encore constituer une parade possible.
Les applications bureautiques constituent une cible privilégiée pour accéder à l’information. La productivité des entreprises dépend, pour une large part, de ces logiciels. Microsoft a réussi à imposer un standard – Microsoft Office – et les grands acteurs, comme Adobe, sont américains. Comme pour les systèmes d’exploitation, l’alternative à l’hégémonie américaine pourrait venir des logiciels libres."
Le député Bernard Carayon soulignait en 2001 :
"Votre Rapporteur constate que les services de l’État et ses établissements publics utilisent, y compris pour des fonctions sensibles, des solutions informatiques étrangères (…) ne présentant pas, c’est le moins que l’on puisse dire, toutes les garanties de sécurité"
Des administrations françaises utilisent des formats numériques pour la transmission électronique sous Word, Excel, Powerpoint, P.D.F., dont on sait qu'il comportent des mouchards, comme a pu le constater à ses dépends Tony Blair en 2003.
 

Mercredi 6 juillet, les eurodéputés réunis à Strasbourg ont voté en deuxième lecture, la directive sur les brevets logiciels. Au final le texte a été rejeté.
Pour Gérald Sédrati-Dinet, représentant en France de la FFII (Foundation for Free Information Infrastructure), association européenne opposée aux brevets logiciels, «Il paraît peu probable qu'aucun amendement ne soit retenu ». Même opinion dans la partie adverse, pour l'Association européenne des technologies de l'information et de l'électronique grand public (EICTA), qui rassemble 10.000 entreprises, de la plus petite à la plus grande.
 

Début juillet 2005, le Premier Ministre Britannique Tony Blair déclare que le Royaume Uni va passer au logiciel libre.
 

Jeudi 23 juin 2005, on apprend que le Ministère des affaires étrangères au Quai d'Orsay souhaite mettre en place une architecture d'applications en open source distribuée sous licence libre CeCILL2. Elle pourra être réutilisée par d'autres ministères ou des entreprises du secteur privé. Le ministère des Affaires étrangères a développé en partenariat avec la SSII Aubay sa propre architecture de développement et de déploiement d'applications web baptisée "Acube" qui servira pour développer les nouvelles applications de base du ministère, comme la gestion automatisée des visas ou des passeports. Francis Etienne, chef du service des systèmes d'information et de communication du ministère, déclarait : « Cette architecture va faciliter les évolutions futures de notre parc d'application et  permettre d'en réduire le volume ». Le Quai d'Orsay utilisent actuellement 180 applications qui devrait être ramené à 130 d'Acube pour 2007. Acube permettra une homogénéisation de l'ergonomie des interfaces, et des bases technologiques différentes. Cette architecture sera orientée vers les applications web, et les  programmes seront accessibles depuis un  navigateur utilisant le moteur Gecko tel que Firefox qui est en logiciel libre. Il fallait que les applications soient accessibles sur une grande variété de postes et de capacité du réseau à travers les postes français dispersé à travers le monde, notamment dans les ambassades. Acube intègre plusieurs modèles de plates-formes client/serveur, comme celles du type .Net, J2EE (Java), ASP ou PHP avec des flux de données entre les serveurs et les clients en XML. Cette architecture est distribuée sous la licence libre CeCILL 2, compatible avec la GPL. Les outils de développements associés à Acube sont basés sur des composant logiciels à code ouvert, qui permet de mieux détecter les failles involontaires ou volontaires. A partir du 29 juin, le Quai d'Orsay a publié sur son site une première partie du code, le client et la plate-forme serveur Java (client JavaScript et framework serveur J2EE). Le ministère espère que son architecture sera récupérée par d'autres ministères ou même par des entreprises privées. Même souhait pour Aubay qui espère être retenu comme un prestataire de référence pour ces projets, et qui pourraient être retenu par le monde bancaire. Yann Jaegle déclarait « Le secteur bancaire pourrait être intéressé, c'est d'ailleurs sur les bases d'une architecture développée pour une banque que nous avons développé Acube ». La première application du ministère des Affaires étrangères développée sur Acube, le logiciel gérant la délivrance des passeports d'urgence, est attendu pour septembre 2005. Il sera suivi par le logiciel de délivrance des visas pour les agences de voyage, et un autre gérant les bourses scolaires des ressortissants français à l'étranger.
 

Vendredi 10 juin 2005, pour lutter contre le piratage massif de Windows en Indonésie, Microsoft a décidé d'amnistier le gouvernement local sur les violations de ses licences, et l'éditeur va fournir 50.000 licences Windows pour les PC des administrations nationales, au prix symbolique d'un dollar pièce, selon le quotidien local Jakarta Post. A moins que Microsoft ne cherche à contrer la montée en puissance des logiciels libres.
 

Le 31 mai 2005, la Commission Européenne révèle qu'elle a persuadé Microsoft de divulguer gratuitement certains de ses codes sources suite aux sanctions de mars 2004, pour faciliter l'interopérabilité des produits serveurs de Microsoft avec des logiciels libres, en échange d’une clause de confidentialité intégrée dans ses licences. Ces informations doivent permettre d'assurer une interopérabilité totale entre les serveurs concurrents, et les PC et serveurs sous Windows. La Commission avait proposé que des portions de code soient en licence GNU/GPL, qui permet d'accéder au code, de le modifier et de l'intégrer dans ses travaux, à condition de le redistribuer à la communauté, mais Microsoft a refusé la GPL, souhaitant plutôt une clause de confidentialité. Un développeur pourra donc intégrer gratuitement les protocoles d'interopérabilité en question dans ses produits, mais n'aura pas le droit de les divulguer à un tiers.
 

Le Vendredi 27 mai 2005 on apprend que l'Union européenne va débloquer 660.000 euros pour aider au développement des logiciels libres en code ouvert (open source) à travers le monde, dans le cadre du nouveau programme Floss (pour "Free/Libre/Open Source Software"), baptisé FlossWorld, prévu pour une durée de deux ans. Ce budget sera partagée entre des pays comme l'Argentine, le Brésil, la Bulgarie, la Chine, l'Inde, la Malaisie ou l'Afrique du Sud et autres, ce qui doit favoriser la collaboration avec les pays de l'Union Européenne, comme l'explique Rishab Aiyer Gosh, un des responsables de ce programme. La version Floss 2001, ne concernait au départ que les pays européens.
 

Jeudi 26 mai 2005, le gouvernement indien a décidé de distribuer gratuitement 3,5 millions de CD intégrant des logiciels open source en langue tamoul (il y a 22 langues parlées en Inde), une suite bureautique, le navigateur Firefox, la messagerie Columba... Cette distribution a été accompagnée d'une campagne publicitaire télévisée. 100.000 personnes par jour sont venues se procurer le CD, et 3000 téléchargements des applications en langue tamoul ont été effectués sur le site WEB. Les CD ont aussi été diffusés dans des magazines et journaux. Le gouvernement indien a aussi lancé un projet de licence open source. La croissance ce pays est de 7 % par an à la date du mois de juillet 2005. Ce CD Open Source sera ensuite diffusé en langue fédérale officielle, l'hindi. Le 21 juin, plus de 3.5 millions de CD supplémentaires ont été diffusés, et ils seront traduits dans une autre vingtaine de langues locales. M Raman déclarait que les logiciels open source présentaient des avantages comme leur gratuité et la liberté de pouvoir modifier leur code source, ne serait-ce que l'adapter au niveau des langues, ce que ne permet pas la licence Microsoft, qui sentant le danger venir a mis sur le marché indien une version de Windows allégée à faible coût, Windows XP Starter Edition. Elle mène la même opération en Amérique centrale, pour éviter de voir des populations entières passer à la concurrence, l'Open Source.
 

Jusqu'au 3 mai 2005, les députés européens pouvaient déposer leurs amendements sur le projet de directive européenne sur les brevets logiciels. Ils ont remis le couvert et représenté les amendements sous l'égide du rapporteur du texte, Michel Rocard et des députes Verts, que le Conseil des ministres européen avaient passé à la trappe. Le Conseil des ministres européen qui travaillent contre les intérêts de l'Europe ce n'est pas une première, cela s'est déjà produit plusieurs fois par le passé. La brevetabilité des logiciels ne pourra pas être autorisée conformément à la convention de Munich, et l'interopérabilité entre différents systèmes informatiques devra être garantie, même en cas d'intégration de technologies brevetées. Les 25 ministres avaient supprimé les dispositions votées par les députés. Depuis les députés européens comme Michel Rocard, ont rédigé depuis une nouvelle série d'amendements, qui seront présentés en séance plénière le 6 juillet avec pour objectif de revenir aux propositions de 2003.
 

Vendredi 29 avril 2005, on apprend que Microsoft va intégrer un enregistreur de données, une boite noire, dans son prochain système (OS) qui sortira en 2006, qui devraient l'aider à déterminer l'origine des blocages des systèmes, mais il précise que l’utilisateur devrait conservé les données exploitées. Bill Gates a déclaré lors de la conférence WinHEC (Windows Hardware Engineering Conference), à Seattle cette semaine, « Il faut le voir comme un enregistreur de vol. Chaque fois qu'il y a un problème, cette boîte noire nous aidera à travailler ensemble et à faire un diagnostic ». Sauf que lors d'un plantage, le système Dr Watson (application du rapport d'erreurs Watson) a pour habitude de faire un vidage mémoire système et de transmettre toutes les informations à Microsoft, y compris celles qui sont confidentielles. Inutile de préciser que cela n'est pas du goût de tout le monde, et c'est une autre raison qui fait que de plus en plus d'institutions vont basculer sur le logiciel libre, qui permet de contrôler le code source. L', présente dans tous les Windows, fournira beaucoup plus d'informations à l'éditeur. Par exemple, les programmes qui étaient exécutés lorsqu'un problème est survenu, ou le contenu des documents qui étaient en cours de création. Les responsables informatiques des entreprises, qui utiliseront Longhorn, recevront aussi les données transmises. Greg Sullivan, responsable produit Windows a déclaré que le produit était en cours de finition. Un message devrait s'afficher, et permettre de trier les informations qui pourront être transmises, sauf qu'un non informaticien aura beaucoup de mal à déterminer ce qui est ou n'est pas confidentiel. Microsoft espère supprimer par cette méthode tous ses bugs logiciels.
 

Mercredi 27 avril 2005, le développeur Harald Welte, à la tête de son association gpl-violations.org project depuis début 2004, fait rentrer dans le rang les industriels qui violent la licence GPL, comme l'éditeur de logiciels de sécurité britannique Fortinet, qui a été contraint de respecter les termes de la licence GPL. Les deux parties sont arrivées à un accord à l'amiable, Fortinet acceptant de fournir sur son site web à des tiers le code source du noyau Linux et d'autres composants de sa création sous licence GPL. Le tribunal de Munich avait émis le 14 avril, à l'encontre de Fortinet une injonction qui lui interdisait de distribuer ses produits tant qu'il ne respecterait pas les termes de la GPL. Plus de trente conciliations ont été négocié en tre cette association et des éditeurs hors des tribunaux. En mars 2004, au CeBIT de Hanovre, Harald Welte avait distribué un courrier d'avertissement à une série d'entreprises qui violaient selon lui les terme de la licence GPL, comme Motorola ou le constructeur de PC Acer.
 

Mardi 15 mars 2005, Les députés européens vont examiner en deuxième lecture le texte de directive sur les brevets logiciels sans les amendements. La Commission Européenne ne rédigera pas de nouveau projet de directive car l'Europe n'est plus à 15 mais à 25, et en cas de rejet, ce projet sera définitivement abandonné. Quant à Microsoft, il est pour une coordination internationale, ils n'ont précisé si cela est pour limiter leur perte d'influence. Certains pensent qu'il vaut mieux qu'il n'y ait pas de texte du tout car cela permet les petits arrangements entre amis avec beaucoup d'argent s'il le faut, plutôt qu'une loi interdit le dépôt des brevets, ce qui n'est pas pour déplaire à Brad Smith, le directeur juridique de Microsoft, qui devant l'Institut américain pour la politique de recherche publique à Washington, souhaitait une meilleure coordination internationale entre les différentes instances chargées de la délivrance des brevets, voire une uniformisation des pratiques. Pour lui ce serait une bonne initiative, surtout quand des pays de l'union lutte contre toute harmonisation, surtout en faveur des lobbies anglo-saxons très présents à Bruxelles. Brad Smith est pour la mise en place de différents bureaux en Europe, aux États-Unis et au Japon, pour développer une reconnaissance commune de l'examen des brevets, nous avons vu ce que cela a donné notamment dans le domaine de l'aviation, avec les inspecteurs de la FAA en situation de quasi-monopole sur la planète. Ils peuvent en effet décider d'arrêter les vols d'un type d'avion tout autour de la planète sans que personne ne puisse s'y opposer, il serait donc temps de renverser la vapeur. Il est inadmissible que les nations doivent se plier à toutes les exigences américaines.
 

Mardi 1 mars 2005, le Conseil des ministres est passé en force pour adopter sa propre version du texte sur les brevets logiciels, et a refusé sa révision. Les ministres européens se sont littéralement assis sur tous les amendements, en effet, aucun de ceux-ci n'a été retenu, alors question, pour qui roulent les ministres, pas pour les intérêts européens en tout cas. Ces amendements devaient bloquer la brevetabilité des logiciels sur le modèle américain. Florian Mueller, l'un des chefs de file du site NoSoftwarePatents.com, mobilisé contre le projet de directive, a condamné la décision de la Commission, accusant les responsables de « réduire à néant la démocratie » ... « Nous demandons désormais au Conseil de l'Union européenne de faire preuve d'une attitude plus démocratique. Nous souhaitons qu'il rouvre les négociations sur sa position commune lors de la prochaine réunion du Conseil Compétitivité qui se tiendra le lundi 7 mars ». Quant à la Commission européenne (CE), elle a rejeté leurs appels à la rédaction d'un nouveau texte, ce qui a mis certains députés de très mauvaise humeur. C'est la preuve que des membres des institutions européennes travaillent contre les intérêts européens, y compris ses ministres, et voudraient soumettre l'union européenne au diktack américain. Il serait temps plus que temps de se demander si certain parmi eux ne roulent pas pour la CIA et Washington. Un petit coup de karcher pour parler comme certain ministre, ne serait peut être pas superflu. Charlie McCreevy, commissaire pour le Marché interne, a déclaré que le projet en restera là, on reviendra donc à la situation d'un Office européen des brevets qui fonctionne dans le flou juridique, comme l'expliquait début mars Gérald Sédrati-Dinet, vice-président de la FIII (Foundation for Free Information Infrastructure). Le Parlement européen avait exigé que la proposition de directive sur les brevets logiciels soit reprise à zéro, demande approuvée par des membres influents du Parlement.
 

26-27 février 2005, Richard Stallman, fondateur de la Free Software Fondation (FSF), association mondiale de promotion des solutions GNU/Linux, qui supervise la licence GNU GPL (General Public Licence), lance une campagne en faveur du développement de Bios libre, d'un Bios non propriétaires auprès des développeurs et des utilisateurs de logiciels libres, lors du Fosdem 2005 (Free and Open Source Software Developpers' European Meeting), qui s'est tenu les 26 et 27 février à Bruxelles. Le Bios (Basic Input/Output System ou système d'entrées/sorties) est un programme installé le plus souvent dans une mémoire EPROM sur la carte mère, protégés par le copyright comme cela est précisé à chaque démarrage du PC, qui prend en charge le contrôle de base des composants matériels du PC. Les principaux éditeurs de Bios sont Phoenix, Amibios et Award. « Notre communauté a déjà développé des Bios libres, principalement LinuxBios... Cependant peu d'ordinateurs peuvent l'utiliser », déplore-t-il. L'inventeur de la GPL demande d'acheter en  priorité des produits compatibles avec LinuxBios, à commencer par les cartes mères. Une liste est fournie sur le site de FSF. Stallman a aussi appelé à faire pression sur Intel en privilégiant l'achat de processeurs AMD. Le fondeur de l'Athlon serait plus «coopératif» qu'Intel avec la communauté "open source" pour le développement de Bios libre.

Le 17 février 2005, Bill Gates de Microsoft en maître chanteur, est soupçonné d’avoir fait pression sur le Premier ministre du Danemark pour qu’il ne retire pas son soutien à la directive sur les brevets logiciels. La question d'un chantage effectué par Bill Gates est évoqué ouvertement dans la presse. Lors d'une rencontre en novembre 2004 entre Bill Gates et Anders Fogh Rasmussen, le Premier ministre danois, Bill Gates aurait laissé entendre que l'avenir de Navision dans le pays, pourrait dépendre de l'encadrement juridique accordé aux brevets logiciels en Europe, affirmation faites par  Borsen qui rapportait à l'époque les propos de Marianne Wier, directrice juridique de Microsoft Danemark, qui avait assisté à l'entretien. Elle affirmait que Bill Gates avait déclaré: « Si je dois maintenir mon centre de développement au Danemark, alors il faut absolument que la question des droits de propriété intellectuelle soit résolue. Sinon je déménagerai [ce centre] aux États-Unis ». L'opposition sociaux-démocrates, avait publié un communiqué de presse, intitulé: « Le chantage ne doit pas dicter la politique informatique du Danemark ». Microsoft a nié en bloc ces allégations et Klaus Holse Andersen, vice-président de la division "Business solutions",  démentira toute volonté de quitter le Danemark. « Ce n'est pas ce que [Bill Gates] a dit au cours de la rencontre, nous n'avons aucun projet censé mener à la fermeture du site ». Si la discussion avec le Premier ministre a bien porté sur les brevets logiciels, jamais la situation de Navision n'a été évoquée. Quant à Marianne Wier, la directrice juridique, elle n'a jamais démenti ses propos, ni demandé de droit de réponse au journal économique. Il faut cependant souligné que plusieurs gouvernements européens, comme en l'Allemagne ou les Pays-Bas, ont bien été contraints par leur parlement de revoir leur position. Le lobbying (pour ne pas parler de CORRUPTION) qui règne à Bruxelles, a pourtant été mis en cause à plusieurs reprises lors d'émissions télévisées. Le Parlement européen vient officiellement de demander que ce texte soit abandonné, pour que les débats repartent à zéro à partir d'un nouveau projet de directive. Le Conseil des ministres et la Commission européenne ne sont pourtant pas décidés à accéder à cette requête, alors qu'il y va des intérêts de l'Europe et de son indépendance vis avis des USA. On peut donc se poser de sérieuses questions sur l'intégrité de nos représentants européens à Bruxelles. On comprend mieux dans ces conditions pourquoi les français ont refusé de dire OUI à la constitution, la faute en revient totalement à certains de nos dirigeants européens totalement inféodés aux lobbies anglo-saxons, pour ne pas dire pour certains à la CIA.
 

Vendredi 7 janvier 2005, lors du  Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, Bill Gates de Microsoft, déclare au cours d'une interview à News.com que restreindre la propriété intellectuelle s'apparente à un «communisme d'un nouveau genre». Question imposer son système d'exploitation en situation de monopole, en pratiquant la guérilla juridique, sur toutes les machines par des moyens peu orthodoxes s'apparente à quoi ? Bill Gates déclarait, "Quand on dit que Firefox est de plus en plus téléchargé, c'est vrai – mais Internet Explorer est aussi présent sur les mêmes machines", mais certains ont changé de navigateur à cause des failles de sécurité à répétition de Microsoft. Pour ce qui d'activer la fonction "auto update", elle ne garanti en rien une meilleure sécurité, mais parfois plutôt des problèmes, en bloquant le fonctionnement de produits concurrents, ou en introduisant d'autres failles comme avec le package Windows XP2. Bill Gates déclare aussi "Je dirais même que parmi les économies mondiales, il y en a plus, aujourd'hui, qui croient au respect de la propriété intellectuelle. Il n'y a jamais eu aussi peu de communistes aujourd'hui dans le monde. Il y a pourtant certains communistes d'un genre nouveau, cachés sous différents masques, qui veulent se débarrasser des mesures incitatives dont bénéficient les musiciens, les cinéastes et les créateurs de logiciels. Ces gens-là pensent que ces mesures ne devraient pas exister". Pas un mot de Bill Gates sur ceux qui utilisent des méthodes de trust pour imposer leur produit par la "force".
 

En janvier 2005, le Conseil des ministres a passé en force une version controversée du texte sur les brevets logiciels, qui favorisent plus les intérêts de Microsoft, que les intérêts de nos sociétés européennes.

Le 4 décembre 2004, le site CLUSIRLR écrit : "SlashDot publiait hier un article indiquant que le support technique de DELL avait pour consigne de ne pas aider les clients à enlever les logiciels espions sur leur PC!!!! On commence à comprendre pourquoi DELL est dans la liste des 29 sociétés américaines qui font de l'espionage pour la CIA...( avec Microsoft, Cisco, ATT, ...)"
 

Mercredi 27 octobre 2004, on apprend que la mairie de Munich a décidé de basculer ses applications sur l'Open Source et de passer à Linux, attirant du même coup de nombreux visiteurs d'institutions étrangères, sale coup pour Microsoft. Internet Explorer a été remplacé par exemple par Firefox. La mairie de Munich a reçu des représentants des mairies ou autres administrations du Japon, de la Corée, d'Australie, de Pologne et du Danemark, comme l'expliquera à l'époque Peter Hofmann, responsable du projet Linux. 70% des 14.000 ordinateurs du parc utilisaient à cette date le nouveau navigateur Firefox de Mozilla. Les principaux problèmes rencontrés sont liés aux applications web internes qui fonctionnent mal sur Firefox ne le sont pas à cause des bugs logiciels, mais parce que les standards imposés par le W3C pour le développement des pages WEB n'ont pas été respectés, à croire que cela a été fait volontairement pour que ces pages ne puissent s'afficher que sur Internet Explorer, éliminant de ce fait tous autres navigateurs. Il était prévu que les premières versions d’OpenOffice soient installés à la mairie à partir de mi-2005. La dernière étape devrait prendre fin à l’horizon 2008 et concernera les serveurs. Curieusement la mairie de Paris n'envisage pas de prendre exemple sur Munich.
 

Jeudi 30 septembre 2004, Red Hat, distributeur LINUX, a proposé de racheter 25 millions de dollars à AOL la suite Netscape Enterprise, pour le transformer en "open source". La progression de Netscape dans le public a ralenti pour faire du surplace après avoir découvert que certaines informations demandée à travers ce navigateur étaient mouchardées. Le package intégrait Netscape Directory Server, qui gère les comptes utilisateurs et les règles d'accès, et Netscape Certificate Server, qui gère l'authentification et le cryptage. Netscape Enterprise sera distribué comme logiciel "open source", permettant à n'importe qui de modifier les composantes et de les redistribuer. Red Hat souhaite par ce rachat pénétrer les marchés d'entreprise et gouvernementaux. Le 19 février 2003 on apprenait que  Red Hat avec  IBM, Oracle avait annoncé simultanément leur volonté de rendre le système Linux conforme au programme de certification du National Information Assurance Partnership (NIAP), un projet lancé par deux organismes fédéraux américains, l'Institut national des standards et des technologies (NIST) et l'Agence de sécurité nationale (NSA, les grandes oreilles américaine du réseau Echelon). Le but est d'évaluer la fidélité des solutions informatiques aux standards internationaux, définis par les consortiums comme W3C ou l'IETF. Le programme Common Criteria Evaluation and Validation Scheme for IT Security (CCEVS), né d'un partenariat entre secteurs public et privé aux USA, a pour objectif officiel d'assister les entreprises dans les choix de technologiques en conformité avec les conditions de sécurité. On peut supposer que le but était aussi de dissimuler des failles dans les systèmes pour mieux les espionner.

Juin 2004 Le ministère des Finances dans son cahier des charges choisit de retenir les logiciels libres, et va dépenser dans les cinq prochaines années 20 millions d’euros pour la mise en place d’un nouveau système de gestion informatisée des impôts, pour remplacer les applications propriétaires a déclaré Jean-Luc Boivin, Président d'Unilog. Ce projet a été attribué à Unilog pour le développement logiciel, et à IBM France pour la mise en place de l'infrastructure technique. Les américains conservent donc là encore la possibilité d'espionner nos institutions françaises. C'est donc la mort programmé de Microsoft dans tous les pays qui s'est mis en route, en raison des multiples abus dans tous les domaines de la grande " FIRME ". Des gestionnaires de bugs Bugzilla ou l'émulateur de serveur Windows NT Samba, disponibles en licence GNU/GPL, seront utilisés. Le système d'exploitation des serveurs, utilise Unix, mais une partie passera aussi sous Linux. La consultation des comptes fiscaux via le site web de la direction générale des impôts (DGI) sera aussi possible. Patrick Dailhe, directeur de ce grand chantier au ministère des Finances déclare que la principale composante d'un programme appelée Copernic, prévoit sur 7 ans « la refonte totale du système d'information fiscal » et de « mettre à disposition des contribuables, via une large palette de moyens de communication, des outils nouveaux pour une gestion globale, cohérente et facilitée de leur situation fiscale ».
 

Mercredi 19 mai 2004, on apprend que le ministère de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales (Misill) passe aux logiciels libres sous licence GPL pour remplacer son système de traitement informatisé du courrier, réalisé par Nuxeo et Capgemini. Il commence par la mise à jour de son réseau intranet. La société française de logiciels libres Nuxeo, en collaboration avec les consultants de Capgemini a développé "Courier CPS" (Collaborative Portal Server). Il pourra gérer le courrier papier entrant, qui qui sera numérisé par scanner, les fax et e-mails. Le montant de ce projet tourne autour de 150.000 euros pour l'éditeur. La direction des systèmes d'information et de communication (DSIC) a fait ce choix pour des questions de coût, mais aussi parce que cela leur permet d'avoir au code source, de vérifier, s'il n'existe pas de trapdoor, et de l'adapter à tous les services du ministère. Tous les modules développés pour le ministère pourront être mis à la disposition de la communauté des développeurs et publiés sur le net, comme le déclare François Verdot, et remplacer les logiciels propriétaires.  Un "package" complet sera proposé à l'ensemble du ministère qui compte 160.000 fonctionnaires dont 90.000 utilisateurs potentiels. Il intégrera des fonctions de l'intranet, forums, création de mini-sites interadministratifs, etc. Ce logiciel libre remplacera Mercure de l'éditeur Magnus, filiale du groupe Berger-Levrault, qui équipe 20.000 mairies en France. 300 fonctionnaires de la Direction générale des collectivités locales (DGCL) seront équipés de Courrier CPS, puis se sera au tour de 2.500 fonctionnaires de la DSIC du ministère de l'intérieur.
 

Septembre 2003, les députés européens approuvent la directive européenne mais présentent de nombreux amendement sur le projet de directive sur les brevets logiciels.

10 janvier 2002 (AFP), quatre experts reconnus du web annonce officiellement lors des Rencontres de l'internet d'Autrans, la création en France d'un Comité d'étude des monopoles informatiques avec en ligne de mire Microsoft mais aussi France Télécom ou AOL-Time Warner. Cette organisation fondé par l'avocat Olivier Iteanu, entendait apporter aux responsables politiques les éléments réunis par des experts indépendants contre les abus des grands groupes. Les trois autres sont Eric Brousseau, professeur d'économie à l'université Paris X, Paul Soriano, président de l'Institut de recherches et prospective postales (IREPP), et Bernard Lang, directeur de recherche à l'Institut national de recherche en informatique et automatique (INRIA).
 

Sources:
ZDnet et rewriting.net

cracker, crackers, cracking, écoutes, inrerceptions, de, courrier, mail, email, guerre, électroniques, informatiques, téléphoniques, illégales, sauvages, espionnage, économique,  firewall, firewalls, hacker, hackers, hacking, phreak, phreaker,  phreakers, phreaking, pirate, pirates, piratage, promis, Promis, smart, Smart, téléphonie, virus, polymorphique, crypté, cia, CIA, dst, DST, dgse, DGSE, nsa, NSA, réseau, Echelon, echelon, network, SDECE, SEFTI, BCRI, saic, tecsi, Saic, Tecsi, gtac, GTAC,
  Retour au chapitre sur les écoutes téléphoniques
  Retour au SOMMAIRE du SITE.
  TRANSLATE - TRADUIRE.
Nom du site   Intelligence économique, espionnage.
Adresse du site danger risque sanitaire de la pollution électromagnétique santé cancer leucémie tumeur du cerveau
Auteur du site  Marc FILTERMAN
Adresse e-mail  marcfilterman@hotmail.com
© Protected by Copyright - 
Reproduction interdite.