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70°) Espionnage, surveillance, révélation d'un barbouze,
Patrick Baptendier, chez Marc Olivier Fogiel,
avec Ghislaine Ottenheimer, Laurence Parisot, patronne du Medef.

Surveillance de la société de Laurence Parisot par la société Kroll
La revue Le Point fait le point sur l'affaire Baptendier / Laurence Parisot.

Ce sujet diffusé chez Olivier Fogiel m'a fait beaucoup rire, surtout quand on a commencé à aborder le sujet de l'éthique. Si on parle d'éthique, il faut aussi parler dans ce cas de l'éthique des élus, de l'éthique des politiques, de l'éthique de la justice, de l'éthique des notaires, de l'éthique des banquiers, de l'éthique des télécoms, etc, car il y aurait beaucoup à dire en France sur l'éthique de TOUTES nos institutions. France Télécom se fera même taper sur les doigts dans les années 90 par le Ministère de la Défense.

Emission "t'empêches tout le monde de dormir" de Marc Olivier Fogiel sur M6 du 10/06/2008.
Révélation explosive d'un barbouze repenti dans "Allez-y, on vous couvre", un ancien gendarme balance les noms des victimes qu'il a espionné pour les comptes de grands groupes, entre autre sur le banc des accusés selon lui, Laurence Parisot et le patron de Vivendi, et sur celui des victimes, la journaliste Ghislaine Ottenheimer. Explications et confrontations ce soir.
On va recevoir un barbouze repentit. C'est un ancien gendarme, il s'est reconvertit donc dans l'espionnage privé. Il a donc espionné des personnalités médiatiques et politiques. Qui a-t-il espionné et pour le compte de qui, il balance les premiers éléments.
 

Des hommes politiques espionnés, des grands patrons surveillés, des journalistes influents pris en filature, dans "Allez-y on vous couvre", Patrick Baptendier, un ancien gendarme reconvertit en barbouze livre un témoignage explosif sur les méthodes, les victimes, et les méthodes des commanditaires des société de renseignement privée, les mystérieuses officines.

Christophe Labbé, journaliste de la Revue Le Point.
Le recours à des officines pour récupérer des informations dans tous domaines est une pratique de plus en plus courante, une pratique de plus en plus utilisée par les entreprises, puisque vous avez une guerre commerciale entre entreprises, donc il faut se renseigner sur les concurrents, mais il faut aussi se renseigner sur les gêneurs.

Parmi les victimes de Patrick Baptendier, le patron de Skyrock Pierre Bellanger, l'ancien Député UMP Alain Marsaud, ou la journaliste Ghislaine Ottenheimer. Des personnalités connues sur lesquelles le barbouze reconnaît avoir mené des enquêtes illégales en se procurant des informations confidentielles comme des relevés bancaires, des fichiers de police ou des factures de téléphone.

Charles Pelligrini, ex-commissaire de police divisionnaire.
Les méthodes légales, ce sont les surveillances, les filatures, et le renseignement ouvert. En dehors de ça, tout ce qui est en dehors de ça est illégale.

Christophe Labbé, journaliste de la Revue Le Point.
Certaines de ces officines sont prêtes à tout pour satisfaire le client, et donc pour lui apporter des informations illégales le plus précises possibles.

Patrick Baptendier dévoile également les noms de ceux qui ont selon lui commandé ces missions d'espionnage, le groupe Vincent Bolloré, les mutuelles du Mans Assurance, ou bien même la patronne des Patron (du MEDEF), Laurence Parisot, qui aurait fait appel au service du barbouze pour une de ses entreprises. Comme le montre cette vidéo diffusée sur Internet, deux agents de Patrick Baptendier auraient surveillé en novembre 2005 les salariés d'une des sociétés de la Présidente du MEDEF.

Plaques d'immatriculation, horaire d'entrée et de sortie dans l'entreprise mais aussi antécédents judiciaires, les agents auraient mené une enquête approfondie à la demande de Laurence Parisot.

Charles Pelligrini, ex-commissaire de police divisionnaire.
Nous sommes tous à un moment ou à un autre susceptible d'être l'objet d'enquêtes.

Aujourd'hui mis en examen pour corruption, recel de corruption, et atteinte aux fichiers informatisés, Patrick de Baptendier refusent d'être le seul mis en cause. Il accuse la DST de lui avoir fourni des informations confidentielles en échange de renseignements sur certains de ses clients, un système donnant donnant dans lequel le barbouze est pour l'instant le seul inculpé.

Christophe Labbé, journaliste de la Revue Le Point.
Les informations qui sont livrées à Baptendier, par la DST, sont des informations confidentielles. C'est à dire que le fait de livrer ces informations, des fichiers de police, à savoir des données bancaires, à savoir des données téléphoniques, c'est un acte illégal.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Après le récent scandale d'Olivier Besancenot espionné lui aussi par une officine, Patrick Baptendier enfonce le clou sur les méthodes frauduleuses des sociétés privées de renseignement. Une pierre à l'édifice de Michèle Alliot Marie qui promet de faire le ménage au sein des barbouzes dès l'automne prochain.

Marc Olivier Fogiel.
Et avec nous Patrick Baptendier, bonsoir, merci d'être là. Vous êtes là pour ce livre, "Allez-y on vous couvre, un barbouze au service de l'état", aux éditions Panama. Bonsoir Ghislaine Ottenheimer, journaliste réputée et de talent, qui a été victime de commanditaires. C'est vous qui l'avez espionné. C'est en 2004. Vous dites et votre mari Ottenheimer, vous dites et vous allez nous raconter, vous vivez ça comme un viol.

En 2001, Ghislaine Ottenheimer avait sorti un livre sur la mafia, "les frères invisibles", c'est à dire sur la Franc Maçonnerie, un réseau sectaire qui a infiltré toutes les institutions de la république.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Un viol de domicile, c'est à dire que, on fouille dans vos affaires privées, parce que dans le livre il ne parle que de la filature, mais je pense qu'avant d'arriver au stade de la filature, il y a eu d'autres renseignements pris.

Marc Olivier Fogiel.
Vous avez beaucoup d'informations qu'on va développer ça dans un instant, juste après la pub. Mais par exemple je me souviens matériellement des choses très privées que vous avez remis à vos commanditaires.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Je me suis contenté d'exécuter la mission qui m'était donnée à l'époque par la société Kroll Associates, qui est une des sociétés les plus influentes dans le monde de l'enquête et de l'investigation.

Marc Olivier Fogiel.
Donc c'était eux qui vous demandaient de suivre Ghislaine Ottenheimer, elle va nous expliquer pourquoi dans un instant. Avant que vous développiez, et c'est assez passionnant, un mot pourquoi vous balancez aujourd'hui dans un livre ? Vous dites tant qu'à faire autant récupérer un peu de fric en faisant un livre.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Ce livre est avant tout un témoignage. J'ai été pendant trois ans, un enquêteur privé. J'ai également été employé pendant ces trois années par la Direction de Sûreté du Territoire.

Marc Olivier Fogiel.
La DST, c'est ça qu'il faut savoir ce soir, on va développer après. La DST, la Direction de Sûreté du Territoire donc échangeait des informations avec vous, et vous en échangiez avec elle, ce qui parait absolument incroyable.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
C'était le deal passé. Le contrat tacite, passé entre moi, et cette institution, donc.

Marc Olivier Fogiel.
Jusque là vous ne répondez pas, vous ne dites pas pourquoi vous avez fait le livre, à part pour éventuellement toucher des droits d'auteur.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Non pas du tout, je suis en train simplement d'essayer de vous expliquez que j'ai fait ce livre comme un témoignage, pour parler de ces méthodes, des méthodes donc de la DST, et donc des services secrets, et puis de la façon dont on m'a amené à faire ce genre de chose...

Marc Olivier Fogiel.
Personne ne vous y obligeait en même temps.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Personne ne m'y obligeait mais quelque part vous savez, ils ont un pouvoir de conviction qui est tel que vous pouvez difficilement refuser...

Marc Olivier Fogiel.
Dans un instant Ghislaine vous allez nous raconter comment vous avez vécu ça. On revient dans un instant, révélation, confrontation, c'est après la pub.
 

Marc Olivier Fogiel.
Avec Patrick Baptendier, qui sort un livre, "Allez-y on vous couvre, un barbouze au service de l'état", barbouze repenti. Vous avez espionné, on a raconté ça avant la pub, avec Ghislaine Ottenheimer. Vous racontez dans le livre et vous allez nous le dire vous même, qu'à la demande grands groupes, comme le groupe Bolloré, les Mutuelles du Mans, ou encore selon vous la patronne de MEDEF Laurence Parisot, vous auriez espionné des tas de gens des salariés. Alors on commence par le commencement, qu'est ce qui fait Patrick Baptendier que vous quittez la gendarmerie pour être espion, qu'est ce qui fait que vous basculez à un moment donné dans l'illégalité ?

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Ce qui fait que je passe 22 ans dans la Gendarmerie Nationale, où bien évidemment on n'a rien à reprocher ni à ma dignité, ni à mon honneur, ni à ma manière de servir, je serais d'ailleurs de multiples fois récompensé et félicité pour la chose, et puis il y a une sale affaire judiciaire, qui fait que il faut mouiller sa chemise, que je fais parti des enquêteurs qui vont mouiller leur chemise, pour protéger leurs indics, et puis sur une sombre affaire de fuites de capitaux vers le Luxembourg, je vais engager des choses qui vont bien au delà de ce que j'ai le droit de faire, par rapport au code de procédure pénale...

On a l'impression ici que Marc Olivier Fogiel lui coupe l'herbe sous les pieds, car il semble avoir peur qu'il rentre sur les détails des fuites de capitaux vers le Luxembourg. D'ailleurs la justice française est très laxiste sur les dossiers financiers, et dans ce pays dit démocratique, je vous ferais remarquer qu'il n'existe pas de programme de protection des témoins. Dès que des politiques ou des notaires ou magistrats sont impliqués dans les fuites des capitaux, la justice ne fonctionne plus.

Marc Olivier Fogiel.
Donc on vous sort de la Gendarmerie, on va faire claire et rapide, et vous cherchez du boulot et ont vous propose d'être espion dans une officine privée. C'est çà.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
C'est pas tout à fait çà. A la sortie de la gendarmerie, je vais intégrer une société de gardiennage et de sécurisation de personne, qui a développé toute son activité par rapport à certains groupes industriels français, et plus spécialement qui ont la charge de Jean René Fourtou, qui vient alors d'intégrer le groupe Vivendi.

Marc Olivier Fogiel.
D'accord, vous êtes là pour protéger Jean René Fourtou a priori, vous êtes dans sa garde rapprochée on va dire, c'est çà.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
C'est le but de la société, tout à fait, on effectuera donc aussi un audit de sécurité concernant le groupe.

Marc Olivier Fogiel.
Et là très vite les choses basculent, puisque vous racontez dans le livre avant d'arriver à Ghislaine, qu'on vous demande, on vous confie des missions qui sont hors cadre et même dépassé la limite, vous dites par exemple que Jean René Fourtou semblait se méfier de Marsaud, le juge anti-terroriste qui est rentré chez Vivendi comme directeur de la prospective. On vous demande de le filer de savoir tout sur lui, qui sont ses collaborateurs, ses relations politiques, amicales, résidences secondaires, appartenance éventuelle à la franc maçonnerie. Ensuite on vous demande selon vous, d'espionner une journaliste, Martine Orange, journaliste au Monde, cette journaliste vous écrivez avait contribué à la chute de Jean Marie Messier, le précédent patron de Vivendi Universal. Et vous dites notre enquête a pu établir filature et photo à l'appui qu'un membre du service juridique du groupe lui remettait ces documents. Ce cadre a évidemment quitté le groupe aussitôt puisque en filant cette journaliste vous avez vu qui était son indic à l'intérieur du groupe. Vous n'avez pas eu d'état d'âme en faisant ça à ce moment là en tout cas.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Non je n'ai pas eu d'état d'âme parce que je servais une cause qui paraissait légitime. Jean René Fourtout venait d'entrer au sein du groupe Vivendi. Il voulait connaître la crédibilité et puis et également la loyauté de certains de ses collaborateurs qui l'entouraient, il avait besoin apparemment de ce genre de renseignement.

Marc Olivier Fogiel.
Donc vous suiviez comme ça un certain nombre de gens du groupe Vivendi de façon clandestine. A quel moment vous vous êtes mis à suivre Ghislaine Ottenheimer ?

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
D'abord je voudrais apporté une précision, c'est donc le patron de la société de sécurité qui m'a confié ces missions, et pas Jean René Fourtout directement bien évidemment. Et puis il y a certaine chose...

Marc Olivier Fogiel.
Il était au courant Jean René Fourtou ?

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Je le suppose puisqu'on me l'avait demandé à moi par l'intermédiaire de mon patron.

Marc Olivier Fogiel.
Vous le supposez donc. A quel moment vous vous êtes mis à surveiller Ghislaine Ottenheimer et pour le compte de qui ?

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Là j'étais sorti de l'Europeen Security et j'avais ma propre société qui s'appelait Iris Consultant, et j'ai été mandaté par un gros groupe d'investigation et d'enquête qui est donc le groupe Kroll, mondialement reconnu, qui m'a demandé sur mission qu'il recevait de Londres, de filer effectivement Ghislaine Ottenheimer.

Marc Olivier Fogiel.
Vous savez pourquoi on vous demandait de la filer Ghislaine Ottenheimer ?

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Je pense que Ghislaine Ottenheimer est un personnage public qui a rédigé pas mal de livres, tant sur la franc maçonnerie, tant sur des dirigeants...

Marc Olivier Fogiel.
Sur Edouard Balladur, sur Nicolas Sarkozy notamment.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Oui ce n'était pas dans le cadre politique là, c'était je pense plutôt dans le cadre sur ce qu'elle pouvait écrire sur, sur, sur les choses cachées, en fait un petit peu.

Marc Olivier Fogiel.
de la franc maçonnerie.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
De la franc maçonnerie, mais également des industries.

De toute façon c'est connu, dans la franc maçonnerie on trouve des associations de malfaiteurs, et son livre sur les invisibles avait beaucoup dérangé. De toute façon ceux qui font des malversations, appartiennent systématiquement au monde du financement occulte et de la politique, ils sont donc PDG de sociétés, et politiciens.

Marc Olivier Fogiel.
Combien de temps vous l'avez filé Ghislaine Ottenheimer ?

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Trois jours simplement.

Marc Olivier Fogiel.
Trois jours seulement, oh mais c'est tout Ghislaine.

Ghislaine Ottenheimer, auteur du livre sur "les Invisibles".
Bien il est mal tombé parce qu'il est tombé au moment où j'écrivais. Alors vous savez quand vous écrivez un livre, vous êtes enfermés chez vous devant votre ordinateur, sortant de temps en temps une fois pour déjeuner, mais ce n'est pas le moment où vous avez les contacts. Enfin si j'ai a peu près compris, ce que je ne sais pas du tout, c'est en 2004, mais je ne sais pas si c'est en janvier, en février ou décembre. C'est un mois froid apparemment puisque mon mari porte une écharpe et un chapeau.

Marc Olivier Fogiel.
Parce que vous faisiez des photos ?

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Bien sûr.

Ghislaine Ottenheimer, auteur du livre sur "les Invisibles".
Deuxièmement, il y a 5 lignes dans le livre, mais la première fois quand je vois ça, dans le Point ect, c'est une histoire de corne. Journaliste politique, je suis suivie, qu'est ce que c'est que cette histoire. Et mon cas n'est pas intéressant, mais quand vous lisez le livre, ce qui est absolument vraiment angoissant, c'est de vous apercevoir avec quelle facilité toutes ces petites officines privées de renseignement obtiennent ce qu'elles veulent des gendarmes, des militaires, dans les casiers judiciaires, euh votre numéros URSAF, votre compte en banque. Ils peuvent tout savoir mais avec 4 coups de fil, et ça coûte 400 euros, 300 euro, etc, et voilà.

Marc Olivier Fogiel.
Vous payez vos indics pour pouvoir obtenir vos infos ?

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Je payais mes indics, alors mes indics entre guillements, qui sont plus exactement d'autres sociétés qui sont plus exactement d'autres sociétés d'agence privée de recherche pour la plupart, et puis j'en obtenais bien évidemment tout à fait gracieusement, par la Direction de la Sûreté du Territoire, qui était à mes côté dès la création de mon entreprise, c'est à dire en mai 2003.

Marc Olivier Fogiel.
Est-ce que vous avez obtenu en filant Ghislaine Ottenheimer, et son mari, puisque vous avez suivi ensuite son mari, des informations qui auraient pu la compromettre, ou compromettre son mari dans le cadre de votre mission.

Le but de cette filature était bien évidemment de voire quelles étaient les contacts.

Marc Olivier Fogiel.
Est-ce que vous avez obtenu des choses intéressantes ?

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Non sur ces trois jours je n'ai absolument rien obtenu, si ce n'est, Madame de vous avoir vu une fois déjeuner au restaurant avec des amis, donc ce n'était vraiment d'aucun intérêt. Au bout de trois jours, donc Kroll voyant...

Humoriste.
Vous avez quand même vu qu'elle a également acheté du pain à la boulangerie, donc je crois que c'est assez intéressant...

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
C'est tout à fait possible. Cela dit au bout de trois jours Kroll voyant que la surveillance de Ghislaine Ottenheimer ne donnait rien, et pour une raison inconnue de moi, a mis mon équipe à surveiller le mari de Madame, M. Thierry Lefébure, un lobbyste très en vu sur Paris, et à ce moment là, là encore, il a fallu détailler les contacts qu'il pouvait prendre. Il a fallu détailler les rendez-vous qu'il pouvait prendre.

Ghislaine Ottenheimer, auteur du livre "les Invisibles".
Oui mais là il y a une chose très drôle dans le livre, ils disent, en gros on a piégé l'assistant de mon mari, à force de téléphoné on a réussi à refaire l'emploi du temps de mon mari. Or c'est complètement faux, l'assistant de mon mari est extrêmement prudent, il y avait sans doute des bretelles téléphoniques qui permettaient d'établir très précisément l'emploi du temps. Donc on s'aperçoit que ce qui est dans le livre est très peu, et c'est ça ce qui est scandaleux, comment des services publics, comment des personnalités hauts placés dans la hiérarchie de la DST, de la Gendarmerie, du Ministère de l'intérieur laissent faire, et ça fait des années, et il y a des années, je crois qu'il y a eu une ou deux commissions parlementaires qui ont essayé de mettre un peu le nez la dedans, on les a envoyé baladé.

Marc Olivier Fogiel.
Marianne.

Marianne, humoriste.
Je voulais savoir, le camouflage, c'est genre panthère rose, c'est quoi ? Vous vous mettez comment un chapeau, moustache ?

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Je pense que le genre panthère rose, ce ne serait pas vraiment un camouflage.

Marc Olivier Fogiel.
Mais la question est bonne, comment vous planquez ?

Marianne, humoriste.
Au bout de trois jours, parce qu'elle vous a remarqué, si vous êtes au restaurant, si vous prenez des photos.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Madame Ottenheimer n'est pas quelqu'un de méfiant apparemment par nature. Cela dit eh bien évidemment on prend des précautions. Ces précautions peuvent être prises parce que nous surveillons la personne à bord d'un véhicule.

Marc Olivier Fogiel.
Mais vous entendez leur conversation par exemple.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Non pas du tout. Non pas du tout. Il n'y pas du tout de captation son. Non mais le plus efficace en plus dans ce genre de chose, puisque là c'était uniquement se positionner devant les bureaux du mari de madame, et de suivre Mme Ottenheimer, et il restait la moto. Dans Paris, euh il n'y pas d'autre solution.

Marc Olivier Fogiel.
Alors vous apportez une autre accusation grave, il y en a d'autres, vous affirmez avoir espionné les salariés de Laurence Parisot, actuelle Présidente du MEDEF, à sa demande, c'est en novembre 2005. Vous dites à l'époque elle dirigeait une société spécialisée dans la fabrication de portes de placards. Elle aurait aussi demandé à Kroll, donc la société qui vous employait, d'exercer une surveillance non stop des salariés, et de surveiller les abords de cette entreprise. Et ce qui est beaucoup plus grave dans votre livre, par exemple elle ne voulait pas juste que vous surveillez les salariés qui auraient un peu trafiqué, mais pas exemple de connaître les antécédent de police des salariés, de connaître leur antécédent judiciaire, enfin tout ce qui paraît illégal. Qui vous a confié cette mission ?

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Kroll.

Marc Olivier Fogiel.
A la demande de Laurence Parisot.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
A la demande de Laurence Parisot, maintenant l'entretient qu'ils ont eu tous les deux, je n'en connais pas les termes. Tout ce que je sais, pendant trois jours nous avons surveillé la société de Laurence Parisot.

Ghislaine Ottenheimer, auteur du livre sur "les Invisibles".
Mais il n'y a jamais un moment où vous dites, là ce n'est pas possible de faire çà, de donner les antécédents d'un salarié alors que c'est illégal. Oui un moment vous pouvez dire non ça quand même je fais pas. Une journaliste politique je n'ai pas de raison voilà de. Oui il n'y a jamais un moment ou vous dites stop là çà je fais pas. Espionner des salariés, donner leur casier judiciaire, c'est quand même grave...

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Il y a bien évidemment des moments où je dis stop je ne fais pas, notamment lorsque certains détails touchent la vie intime de ces gens. Assez paradoxalement par exemple, on m'a demandé sur Jean François Dubos qui est secrétaire général de Vivendi et qui l'est toujours d'ailleurs, si je pouvais fournir des renseignements vraiment très très privés, sur lui...

Marc Olivier Fogiel.
Savoir s'il avait une vie conjugale équilibrée, ce genre de chose.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Par exemple.

Marc Olivier Fogiel.
Ce qui paraît incroyable parce qu'on a passé des coups de fil quand on a lu votre livre, puisque c'est quand même un pavé dans la marre, ce livre. D'autre l'ont fait avant vous. On se souvient d'un autre espion, qui avait espionné Bruno Galcio, vous vous souvenez, l'auteur des guignols. Donc aujourd'hui on a entendu récemment ce qui s'est passé autour d'Olivier Besancenot.

Et vous, vous n'êtes pas espionnés.

Marc Olivier Fogiel.
Vous vous rendez compte Marianne si on m'espionne, c'est dramatique ce qu'on découvrirait. En tout cas on a passé des coups de fil. On a passé un coup de fil à Laurence Parisot. Elle a lu votre livre, mais elle a dit mais c'est n'importe quoi ce qu'il y a dans ce livre, et elle est là pour le dire en face. Laurence Parisot est avec nous ce soir. Laurence Parisot, Présidente du MEDEF, qui nous a entendu depuis tout à l'heure. Et euh qui se soir vient vous dire en face ce qu'elle en pense. Mme Parisot bonsoir, merci d'être en direct sur M6. Quand on vous a sollicité au départ, vous ne vouliez pas vraiment entrer dans la confrontation, et puis vous avez lu, et vous avez attaqué au pénal, ou vous allez le faire.

Explication de gravure Laurence Parisot et Patrick Baptendier du 10/06/2008

 

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Je n'ai pas tout lu, je n'ai pas tout lu.

Marc Olivier Fogiel.
Et vous dites que c'est faux.

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Alors oui, d'abord merci beaucoup Marc Olivier Fogiel de me permettre de venir dire un certain nombre de choses. La première chose que je tiens à ce que tout le public sache, c'est que j'ai demandé à mon avocat lundi dernier de déposer une plainte au pénal en diffamation. Parce ce que ce que vous dites c'est gravissime pour ce qui me concerne. Et je vais vous dire je me sens victime aussi, d'une manière différente de Ghislaine Ottenheimer qui est victime, je suis victime des aberrations que vous osez dire. Jamais, jamais, je n'aurais demandé, je ne demanderais jamais, à ce qu'on puisse surveiller des salariés d'une entreprise que je dirige. C'est comment dire, le contraire de ce que je  pense de la vie en entreprise.

Marc Olivier Fogiel.
Mais est-ce que vous pensez Madame Parisot, je vous interrompt trente secondes,  est-ce que vous pensez que la société donc Kroll qui employait Monsieur, aurait pu mal comprendre une message et aurait fait du zèle, vous pensez çà.

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Je ne le pense pas du tout. Ce qui est certain c'est que à l'époque dans cette entreprise qui avait comme matière première de l'aluminium et de l'acier on avait des vols. Ce sont les salariés eux-mêmes qui ont dénoncé les vols. Dans ces moments là, ce n'est pas facile, et nous avons demandé à la société Kroll, ça c'est tout à fait vrai, d'observer pendant un week-end prolongé, c'était un week-end du 11 novembre, le 11 novembre 2005, de voire s'il y avait des allées et venues...

Marc Olivier Fogiel.
Juste devant l'entreprise.

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Oui devant l'entreprise, de vérifier s'il y avait des allées et venues suspecte bon. Bon on n'a rien trouvé. Je n'ai jamais rien demandé d'autres. C'est contraire à tout ce que je pense, moi qui suis libérale voyez, et je crois que j'ai même contribué a réhabilité le terme de libérale. Quand on est libérale, une des choses à laquelle on tient le plus, c'est aux libertés individuelles, aux libertés.

Marc Olivier Fogiel.
Vous répondez quoi, donc grosso-modo vous êtes traités de menteur ce soir.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Ce que je réponds à Mme Parisot, je ne mets pas en cause bien évidemment...

Marc Olivier Fogiel.
Dans le livre si...

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Non, non, je ne mets pas en cause sa bonne foi personnelle. Je sais par contre ce que m'a confié la société Kroll à faire comme mission. Cette société Kroll m'a demandé de faire observer, trois jours durant devant votre société dans les faubourgs d'Agens, on est bien d'accord, Optimum, de façon tout à fait confidentielle, à l'intérieur d'une voiture, planquée à l'intérieur d'une voiture, les allées et venues non pas à l'extérieur Madame, mais bien à l'intérieur de votre société. C'est à dire également de tenter d'identifier, les gens qui pouvaient entrer et sortir avec leur véhicule. Il ne fallait surtout pas qu'aucun membre de la direction d'Optimum, pas plus que les employés d'ailleurs, ne sachent ce qui était en train de se faire.

Marc Olivier Fogiel.
Les antécédents de police, on vous demandait aussi ça sur les salariés, les antécédents de police ?

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
C'est gravissime...

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Il me sera demandé Madame Parisot, deux jours après cette mission, qui a duré trois jours je le répète à Agens, les antécédents sur six personnes.

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Qui vous a demandé çà ? Qui vous a demandé çà ?

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
M. Yannick Poivey (directeur adjiont) de la société Kroll Madame.

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Eh bien écoutez, vous irez vous expliquer avec lui, parce que Kroll, depuis que vous avez sorti ces deux pages sur moi, évidemment je les ai contacté. J'ai dit est-ce que vous avez débordé de la mission spécifique que je vous ai demandé...

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Madame Parisot ils n'ont pas débordé simplement sur votre affaire, il y a énormément d'affaires sur lesquelles ils ont comme vous le dites très justement débordé, on est carrément dans un cadre noir, il y a dans ce livre.

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
C'est vous qui avez débordé, est-ce que c'est vous qui avez débordé ?

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
J'ai débordé à la demande Madame, oui de la société Kroll, ou de la société Geos qui étaient mes prestataires...

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Et votre éthique personnelle Monsieur ?

Mais pourquoi Mme Laurence Parisot ne parle pas de l'éthique de ses PDG membres du MEDEF, des politique, et des membres de la justice ?

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Madame j'ai été contacté je vous le répète, depuis le...

Marc Olivier Fogiel.
Non mais la question que vous pose Laurence Parisot, c'est une question que je vous pose.

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Ecoutez moi jamais je n'aurais l'idée, de demander n'importe quoi, même je vais vous dire une chose. Dans un cas précis, à un moment quelqu'un m'a dit est-ce qu'on ne devrait pas vérifier, que telle ou telle personne n'a pas également des mandats sociaux, ce qui est tout à fait public, dans des société qui représenteraient un conflit d'intérêt avec mon entreprise. Même çà j'ai demandé à ce que, on ne le regarde pas. Et aujourd'hui, est-ce que vous m'avez appelé pour vérifier l'information.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Mme Parisot je pense qu'il faut absolument que vous repreniez contact avec Kroll, et qui vous explique tout à fait, beaucoup plus franchement ce qu'ils ont pu faire devant votre société, et ce qu'ils ont demandé.

Toute agence de renseignement essaye systématiquement d'obtenir plus d'informations qu'elle n'en a besoin, surtout si elle est liées à des services secrets étrangers. C'est ce que devrait savoir n'importe quel PDG, et surtout Mme Parisot.

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Vous balancez des informations gravissimes. Vous le faites de cette manière là parce que je suis Présidente du MEDEF.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Pourquoi balancer des informations.

Marc Olivier Fogiel.
Répondez à cette question s'il vous plaît.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Mais Madame vous n'êtes pas mon donneur d'ordre, mon donneur d'ordre s'appelle Kroll. Ou mon donneur d'ordre...

Marc Olivier Fogiel.
Vous attaquez qui Madame Parisot, vous attaquez Monsieur et Kroll ?

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
J'espère que vous qui publiez un livre, qui donnez deux feuilles de ce livre qui me concerne, c'est écrit Laurence Parisot dedans, vous le donnez dans le Parisien, vous confiez ça au Parisien.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Non je ne donne rien au Parisien.

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Bien écoutez, ils l'ont eu comment alors ?

Tout le monde ayant parlé en même temps, on ne peut comprendre que le terme "bien illégalement" dit sans doute par Fogiel.

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Vous êtes incroyable, parce que vous n'êtes responsable de rien hein !

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Non, non Madame, j'ai communiqué avec Le Point, j'ai communiqué avec d'autres journaux, je communique encore actuellement avec d'autres journaux.

Je vais vous posez, attendez 10 seconde, je vais vous poser des questions, une question simple, est-ce que, oui...

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Médisez, médisez, il en restera toujours quelque chose.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Oh je ne pense pas qu'on puisse en être là Madame. Ce que je veux simplement...

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Ah si, Ah si.

Marc Olivier Fogiel.
Attendez je veux vous poser une question précise, non excusez moi, est-ce que vous avez des preuves de ce que vous avancez ?

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Mais tout à fait. Et ces preuves elle se trouve dans le dossier de l'instruction. Ces preuves elles sont tout à fait, elles sont cotées par pièce de procédure.

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Dans quelle instruction ? De quelle instruction parlez-vous ?

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
De l'instruction conduite par Madame Tabarot auprès du TGI de Versailles.

Marc Olivier Fogiel.
Qui vous accuse de quoi ?

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Qui m'accuse de corruption, de recel de corruption, et d'atteinte à des fichiers informatisés. Ce que je ne conteste pas Madame. Je suis responsable de mes actes. J'aimerais simplement que dans ce procès, il y ait à mes côtés, mes commanditaires, est les gens de la DST qui m'ont largement informé.

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Attendez, je ne connais pas ce procès moi, ce n'est pas mon sujet. Moi, vous m'accusez Monsieur, vous vous rendez compte...

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Je ne vous accuse pas Madame, je vous dis simplement ce que j'ai fait à Agens sur ordre de Kroll...

Marc Olivier Fogiel.
Dans votre livre vous écrivez, sur l'ordre de Laurence Parisot, mais pas sur l'ordre éventuelle de Laurence Parisot.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Mais c'est ce que m'a dit la société Kroll.

Si un juge pose la question, cet ex-gendarme sera obligé de répondre exactement ce que lui a dit son commenditaire. Donc si Kroll lui a dit exactement que c'était sur ordre de Mme Parisot, il ne peut pas dire autre chose, sinon, pour le coup là il mentirait à la justice.

Marc Olivier Fogiel.
Mais c'est à vous de vérifier, je suis désolé.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
J'ai un prestataire qui s'appelle Kroll.

Marc Olivier Fogiel.
Mais ce n'est pas le prestataire qui vous a demandé de sortir un livre. C'est vous qui le sortez.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Ah bien évidemment, je ne pense pas que ce soit la société Kroll, qui souhaite voir ça sur la place publique.

Marc Olivier Fogiel.
C'est donc votre responsabilité aujourd'hui de dire, soit éventuellement la société Kroll, éventuellement a eu un ordre de Laurence Parisot, où alors vous vérifiez que Laurence Parisot a bien donné cette ordre. Mais c'est de de votre responsabilité aujourd'hui de sortir ce livre, donc...

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Mais tout à fait, mais j'assume complètement ce livre.

Marc Olivier Fogiel.
Vous dites quoi Ghislaine Ottenheimer ?

Ghislaine Ottenheimer, auteur du livre sur "les Invisibles".
Quand il parle du mot déborder ce qu'on voit à travers le livre et à travers cette histoire, c'est que bien souvent ces petites officines ou grandes d'ailleurs, mais quand on parle de Kroll, quand on parle de tout ce qui est filature, fichier, etc, c'est quand même le dernier étage, c'est le sous-sol. Ce n'est pas les grandes stratégies d'intelligence économique, de surveillance, de stratégie, de défense des intérêts de la France, etc. On est quand même les mains dans le cambouis, et bien ces gens ils s'amusent, ils se font plaisir, ils se font des petites guerres, ils se renvoient l'ascenseur, ils se refilent les affaires, et ils se vautrent un peu là dedans. C'est vrai que sa prend des importances énormes, et que quelque fois le résultat d'ailleurs sur le plan économique, ou sur le plan stratégique est très très infime.

Marc Olivier Fogiel.
Laurence Parisot.

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Je partage tout à fait le point de vue de Ghislaine Ottenheimer. J'ai un chef de cabinet qui appelle ça les petites barbouzeries. Au total... c'est assez minable.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
J'assume parfaitement Madame. J'assume parfaitement ces petites barbouzeries, non.

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Est-ce que que vous rendez compte Monsieur que vous avez rendu public une une information, sans même vérifiez si cette information est vraie.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Je n'en avais pas besoin Madame, Kroll m'avait confié une mission, je l'ai parfaitement remplie.

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Vous savez si Kroll, si moi j'avais donné cette instruction à Kroll ?

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Mais c'est à vous qui l'importe de régler vos problèmes avec Kroll.

Marc Olivier Fogiel.
Mais c'est vous qui le publiez quand même !

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
C'est vous qui êtes en train de rendre public, vous avez vu le reportage qui a été fait en entrée, oh la la, la présidente du MEDEF elle a été espionner des salariés, mais c'est monstrueux.

C'est surtout monstrueux d'expliquer les méthodes d'un certains nombre de dirigeants. On pourrait demander à Mme Parisot pourquoi elle ne condamne pas les méthodes de ces dirigeants, qui sont aussi coupables que les exécutants. Combien de DRH de grands groupes par exemple ont acheté le silence des inspecteurs du travail ? Combien ont acheté la police à la suite d'un accident ? Combien ont acheté le SAMU et les pompiers à la suite d'un accident du travail ?

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Mais Madame, par rapport à ces reportages, je pense que je n'en suis pas responsable.

Marc Olivier Fogiel.
Bon on va conclure là puisque vous n'êtes responsable de rien.

Marc Olivier Fogiel commence à sentir le danger, car c'était aussi aux journalistes de faire les vérifications.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Je ne peux pas être responsable de tout. Si, si Marc Olivier, je suis parfaitement responsable des actes que j'ai accomplis.

Marc Olivier Fogiel.
Attendez, je vais redébrieffer, on va conclure comme ça. Que vous ayez accomplis ces actes et que vous les assumiez aujourd'hui, très bien, on vous invite, vous témoignez dans votre livre, ils sont probables, vous l'avez fait. Vous écrivez que Kroll qui était votre patron vous le demande le faire, vous le dites pourquoi pas. Vous écrivez noir sur blanc aujourd'hui dans ce livre, que c'est à la demande Laurence Parisot.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Oui c'est ce qui m'a été rapporté par la société Kroll.

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Mais ce n'est pas vrai, mais ce n'est pas vrai, jamais, alors je vais vous dire en ce moment je pense tout particulièrement aux salariés d'Optimum, j'ai vraiment une vraie affection. Je pense que je pourrais donner les noms de chacun et je voudrais leur souhaiter la meilleure chose possible.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Je n'en doute pas Madame ce que je peux vous dire c'est que chacun de leur véhicule a été identifié rentrant ou sortant de cette entreprise, et ce que je veux vous dire également, c'est que six d'entre eux, ou en tout cas trois ou quatre, les deux autres étaient certainement des visiteurs, ont été passés au fichier des recherches d'antécédent sur ordre de Kroll...

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Et bien écoutez c'est vous qui avez fait quelques chose.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
et avec apparemment votre entière satisfaction, puisque Kroll m'a dit que vous étiez très satisfaite de ce qui s'était passé, et qu'on devrait recommencé quelque temps plus tard.

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Bon écoutez, rendez vous au tribunal, on va très vite régler cette affaire, c'est tout simplement scandaleux. Je trouve que c'est un délit de démocratie ce que vous faites, parce que encore une fois, on se doit de vérifier les informations.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Madame Parisot, excusez moi, on est dans le monde économique, chacun sait que pour prendre une décision stratégique, quelle quelle soit...

Marc Olivier Fogiel.
On va conclure maintenant, il nous reste 15 secondes.

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Lorsque j'ai des vols de matières premières dénoncés par les salariés.

Pourquoi ne pas faire appel à la police, ils sont si mauvais que ça pour que Mme Parisot demande à une officine privée d'enquêter.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
A ce moment là Madame on fait faire une sécurisation de son entreprise, c'est à dire qu'on met des vigiles devant, ou alors on indique à ses salariés qu'on met des caméras pour les surveiller, et on en prévient le conseil...

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Le comité d'entreprise, absolument...

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Le comité d'entreprise, tout à fait voilà, et on ne demande pas à des gens, à des barbouzes comme moi, d'espionner depuis l'extérieur l'intérieur de votre entreprise, j'en suis parfaitement désolé.

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Vous savez, vous êtes en train de donner des bonnets d'âne à tout un tas de gens, mais au premier rang des bonnets d'âne, je peux vous dire c'est vous.

Déjà pour les bonnets d'âne, Madame Parisot devrait commencer par les distribuer à tous ces adhérents grands patrons qui vont chercher des sociétés de surveillance étrangères ou des cabinets d'étude étrangers pour des missions, et qui sont tous liés à des services secrets étrangers. Déjà en 1990, des agents de la DST que j'avais rencontré se plaignaient de l'attitude de nos opérateurs de téléphonie, qui favorisaient les fuites d'informations et l'espionnage par leurs décisions irresponsables. Un ministre de la Défense sera même obligé du poing sur la table contre France Télécoms, qui voulait vendre une filiale qui fournissait nos service secret en outil.

Patrick Baptendier, agent d'une agence de surveillance.
Je vous en remercie Madame.

Marc Olivier Fogiel.
Et donc M. Baptendier, votre livre, "Allez y on vous couvre", en vente pour l'instant. Vous ne demandez pas l'interdiction du livre Madame Parisot.

Laurence Parisot, Présidente du MEDEF.
Ecoutez, la plainte va être déposée dans les 48 heures, on va voire ce qui se passera.


Pour l'instant il n'y a aucune trace de plainte de déposée, voire l'article de Le Point.
Pour voire la lettre de Laurence Parisot expédiée le 12 juin 2008 à l'éditeur Panama (cliquez ici).

Mme Parisot devrait s'inquiéter d'une progression de la barbouzerie en ce mois de juin. Tout le monde sait dans le renseignement, que quand un Président américain arrive en voyage dans un pays (13-14/06/2008), ce type de voyage sert aussi à apporter du matériel aux officines d'espionnage déjà en place sur le territoire.


Réaction de Bernard Thibault sous surveillance - France 2 - 11/06/2008.
Mercredi 11 juin 2008, vers 7h30, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, découvre que la porte de son garage a été forcée. Il voit un boîtier à proximité de sa voiture, ou dans sa voiture. Les explications sont peu claires et plutôt embrouillées. Il a déposé une plainte et une enquête préliminaire a été ouverte à Evry. La nature du boîtier n'a pas déterminée selon le procureur de la République d'Evry, Jean-François Pascal. Un tournevis a aussi été trouvé.

Une source proche du dossier et la CGT avaient évoqué auparavant du "matériel électronique" et également un "boîtier" qui auraient été retrouvés à bord du véhicule de fonction du leader de la CGT, dans son garage. Une autre source proche du dossier a quant à elle évoqué la présence d'un "élément pouvant contenir un boîtier électronique", sans préciser l'endroit de la découverte.

La plainte déposée par Bernard Thibault au commissariat de la commune de l'Essonne où il réside vise le chef de "violation de domicile", selon le procureur d'Evry, qui a confié l'enquête au SRPJ de Versailles. En février 2006 déjà, le leader syndical avait trouvé devant la porte de son domicile une tête de cochon transpercée d'un poignard, sans élément permettant d'identifier les motifs du ou des auteurs d'un tel acte.

Le matériel retrouvé dans la garage de Bernard Thibault a été saisi par les enquêteurs, sans que l'on puisse indiquer pour l'instant s'il s'agissait d'un système d'écoutes ou d'une balise pour surveiller les déplacements de véhicule. Selon une source policière, ce matériel comprendrait une «carte à puce» qui pourrait être un élément d'un dispositif de surveillance. Un tournevis a également été retrouvé au même endroit, a indiqué le procureur de la République d'Evry, Jean-François Pascal. Concernant le boîtier, le procureur évoque également l'hypothèse de matériel d' «écoute». Au final on apprendra que c'est l'installateur du poste de radio qui avait oublié une partie de son matos sur place, sans rire. L'affaire est désormais close.



Réaction d'Olivier Besancenot sous surveillance - France 2.
Olivier Besancenot a été placé sous surveillance par une officine privée à partir d'octobre 1997 jusqu'à janvier 2008, ainsi que sa compagne, son fils, leurs comptes en banque, sa voiture, leur résidence dans l'immeuble du XVIIIe arrondissement, filature, adresse de l'école maternelle, etc...  La compagne d'Olivier Besancenot sera aussi prise en filature le 5 octobre 2007. La LCR avait déposé une plainte contre X pour atteinte à la vie privée. L'Express aurait réussi, on ne sait comment, l'exploit de se procurer le rapport de surveillance.
Une note confidentielle de 3 pages, datée du 25 octobre 2007, rapporte toutes les allées et venues.
Une note du 14 janvier 2008, recense les numéros des comptes de Besancenot et de sa compagne, au Crédit lyonnais (LCL) et à la Banque postale, références bancaires, les soldes détaillés. Les informations viennent pour une partie du Ficoba, un fichier sensible de 80 millions de titulaires de comptes en France. Pour l'Express des fonctionnaires ont été complices.

Pour l'Express, il y aurait un lien avec la société SMP Technologies, distributeur exclusif du pistolet à impulsion électrique Taser pour la France, qui doit équipé les forces de police et de gendarmerie. Où l'Express a été pêcher cette information, on l'ignore. La société SMP Technologie a déposé une plainte en diffamation. Olivier Besancenot avait mis en cause l'utilisation du Taser dans plusieurs décès, avant les élections présidentielles. Pour ma part je dirais qu'il est moins dangereux d'utiliser un Taser qu'un 38 spécial qui peut faire des dégât beaucoup plus grave et mortel. Maintenant il est aussi vrai que si des policier utilisent cette arme à tort et à travers, elle peut être nocive sur des personnes qui ont des problèmes cardiaques. Taser a donc intenté une procédure en diffamation contre Besancenot, dont l'audience devait se tenir en juin. Je dispose pour ma part d'un document médical qui dresse un inventaire des séquelles qui peuvent résulter de l'utilisation des armes dites non létales. Toute arme dite non létale, peut en réalité être létale si elle est mal utilisée.

L'auteur du coup tordu peut tout aussi bien être d'un parti politique. Toute le monde se rappellera les divers coups tordus, effractions, vols d'ordinateurs de plusieurs candidats. Même les candidats de gauche dénonceront à l'époque les pressions du parti socialiste contre des maires. Il est donc impossible de dire qui a mis Besancenot sur écoute, et pour le compte de qui, sans la moindre preuve.

Réaction d'Olivier Besancenot sous surveillance - France 2.

La firme Deutsche Telekom fait aussi l'objet de poursuites judiciaires pour espionnage, et des députés allemands craignent d'avoir été écoutés, espionnage des données téléphoniques, bancaires, de membres du conseil de surveillance et de journalistes. Tout le monde cherche l'origine des fuites, qui ont été constatées à partir de 2005 et 2006. L'enquête est en cours. Rainer Wend, porte-parole des questions économiques du groupe parlementaire social-démocrate (SPD), déclare qu'il a souvent téléphoné a des membres du conseil de surveillance qui figurent parmi les victimes des écoutes téléphoniques qui sont reprochées à la direction de Deutsche Telekom. L'information qui date de fin mai a été passée sous silence par toute la presse française.

Je peux préciser pour ma part, que tous les opposants actifs à la téléphonie mobile, experts et scientifiques, ont fait l'objet d'écoutes téléphoniques. Pour ma part, je ne prends jamais de rendez-vous par email ou téléphone avec des personnes que je juge sensibles. Je préfère me déplacer sur place. A plusieurs reprises j'ai détecté des écoutes sauvages, mais il est inutile de déposer des plaintes, car elles ne sont pas prises ou classées par le Procureur de la République. En revanche, j'ai quelques beaux listings d'adresses IP avec des tentatives de piratage, dont certaines viennent d'opérateurs, que nul ne pourrait nier, ni même la justice, si je venais à les présenter à une cellule spécialisée de la Gendarmerie. J'avais précisé il y a quelques années à l'ex-juge Thierry Jean-Pierre, qu'aucune procédure ne permettait de contrôler les opérateurs et les FAI, et c'est toujours le cas. Je suis aussi certains que les opposants au OGM, ont fait l'objet de surveillances étroites, et je ne serais pas surpris d'apprendre un jour que la secrétaire d'état Kosciusko Morizet ait été mise sur écoute. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il y a quelques années, un ministre anglais opposé aux OGM s'était lui aussi retrouvé retrouvé sous écoute de la NSA, l'agence américaine. L'ex-juge Eva Joly qui réside dans une île en Bretagne, avait aussi fait l'objet d'écoutes par un procédé relativement simple, que j'avais par le passé expliqué lors d'une conférence sur la sécurité des installations téléphoniques dans les années 90, y compris à des agents de la DST. A l'époque, le nombre des personnes qui avait des notions de sécurité était très limité, et nous étions même pris pour des paranos, par quelques dirigeants dont la naïveté peut surprendre parfois le grand public. Un ancien patron des service secret (DGSE) me dira désabusé, que ces dirigeants là se croyaient au-dessus de ça, et que cela n'arrivait qu'aux autres, preuve de l'imbécillité de certains PDG. Ceux qui sont le plus aptes à se rendre complices de malversations, sont le plus souvent apparentés à des hommes politiques d'ailleurs, mais vous ne pourrez jamais rien prouver, même si vous avez déterminé l'origine de certaines fuites, car les preuves matérielles n'existent pas. Question, à quoi servent les caméras sur un site sensible, ou télécom, si vous êtes obligés de donner leur position en comité d'entreprise ? Je rappellerais que la plupart des syndicalistes dans les grands groupes sont le plus souvent apparentés à des élus de gauche, comme permettrait de le vérifier des enquêtes, si elles étaient réalisées. Le plus drôle concerne le vol d'un coffre-fort il y a quelques années à France Télécom, avec des fiches de numéros classés secrets. Les voleurs à l'époque ont carrément embarqué le coffre.




 
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