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87°) Le Cabinet Noir de l’Elysée socialiste qui n’existe pas,
comme les cabinets de l’IE du CAC40.
par Marc Filterman (son site) mercredi 05 avril 2017

1°) Ces cabinets noirs qui n'existent pas.

Pour les pseudos-journalistes pro-socialistes sollicités par BFMTV, les cabinets noirs n'existent pas. C'est comme venir affirmer que les cabinets d'intelligence économique au service des groupes du CAC40 (article Medef) n'existent pas non plus. D'ailleurs tout le monde dans le grand public ignore de quoi il s'agit, c'est en réalité des officines d'espionnage et de barbouzes, dont certains sont liés aux services de renseignements de puissances étrangères. Après on s'étonne d'avoir des fuites en direction de pays étrangers. Chez les spécialistes, tout le monde rigole. Pour tenir compte d'un nouveau scandale d'écoute, cet article proposé à la modération le 3, a été modifié le 5 avril au §3.

Qui se rappelle de l'intervention de Gaston Defferre en 1981 du temps où il était ministre de l'intérieur socialiste ? Il avait déclaré, « Il faut en finir pour toujours avec les écoutes. » Elles n'existaient plus, puisqu'elles avaient déjà été supprimées par le précédent gouvernement (vidéo 3mn). Inutile de dire que tout le monde a bien rigolé à l'époque. Qui se rappelle du scandale de la Cellule des écoutes de l'Elysée de Mitterrand (vidéo 1,54mn) qui éclatera le 04/03/1983, où plus de 150 personnes avaient été mises sur écoute, y compris des journalistes. Et nous voyons le bal des hypocrites politiques de la gauche, de la droite, et des petits pseudo-journalistes trentenaires venir baver dans les médias sur les théories du complot, et les thèses conspirationnistes, une bonne blague. D'ailleurs cette presse écrite, radio, télé, s'est bien gardée d'inviter et d'interviewer en période électorale les vrais spécialistes du renseignement, des écoutes, des scandales politiques et des cabinets noirs (video 2,38mn). Le 20/04/2016, même BFMTV parlait d'un livre « L'Élysée off » qui signalait l'existence d'un cabinet noir (article), qui est devenu depuis une théorie du complot, on nous prend pour des imbéciles. Le président François Hollande russophobe, peut très bien utilisé la loi n°2015-912 du 24 juillet 2015 relative au renseignement pour écouter les candidats LR et FN, en utilisant le prétexte de leur bienveillance à l'égard de la Russie ou du Président Poutine. Manuel Valls et son entourage ont aussi été surveillés au télobjectif. On aurait aussi pu mettre les dirigeants de l'Elysée et de Matignon sous surveillance pour collusion avec une puissance étrangère comme les USA, dans le cadre de l'affaire Alstom. La gauche comme la droite ne sont pas crédibles, au point ou beaucoup ne savent plus pour qui voter, ou n'iront pas du tout voter. Pourtant il ne fait aucun doute que l'Elysée a passé son temps a utilisé le harcèlement judiciaire et médiatique, dans le but de discréditer les autres candidats. Quand une affaire par semaine sort, nous devons parler de complot politique, surtout quand la gauche n'est pas irréprochable elle-même. Toutle monde s'est marré là aussi avec Bruno Le Roux qui venait donner des leçons à Francois Fillon. Droite ou gauche, les électeurs vont se venger et se reporter sur Jean-Luc Mélanchon, ou sur Marine Le Pen.

 

 

2°) Des parlementiaires espionnés par les officines du CAC40.

Les parlementaires ignorent qu'ils peuvent eux-mêmes se retrouver sur écoute des cellules de l'Etat, ou même des cabinets dit d'intelligence économique aux ordres des membres du CAC 40. En février 2012, j'ai découvert que des emails adressés aux boites privées des parlementaires n'arrivaient pas à destination, ce qui est une violation de l'article 226-15/16/17 du Code Pénal. J'ai donc demandé le 23/02/2012 un constat d'huissier pour faire un test sur une dizaine de parlementaires qui avaient leur boite hébergée chez des opérateurs de téléphonie mobile. Quand l'email contenait certains mots clefs précis, il était intercepté et il n'arrivait pas à destination. Quand on supprimait ces mots clefs précis, cet email arrivait dans la boite des parlementaires.

 

J'ai ensuite repris la liste de tous les députés et sénateurs qui avaient une boite email privée, et j'ai refait le même test. Les boites des 250 parlementaires avaient le même problème. J'ai donc alerté par lettre du 17/09/2012 le cabinet du Président de la République et ses services de sécurité. La semaine suivante tout est rentré dans l'ordre. Inutile de dire que si les services de sécurité ont refait ce test à l'époque, ils n'ont pas du apprécier de voir que des robots pouvaient intercepter et détourner les emails destinés à leurs correspondants de droite comme de gauche. Certains de mes contacts s'étaient aussi rendus compte, que quand ils essayaient de retransmettre mon email à leurs correspondants, il n'arrivait pas non plus à destination. Tout le monde écoute tout le monde. J'avais alerté aussi les parlementaire et signalé cette affaire sur radio « Fréquence Evasion » (voir phrases écrites en rouge).

 

 

3°) Interférence des USA sur la France.

Nous avons avec cette presse un vrai panier de crabes russophobes, qui passe son temps à attaquer la Russie. Cette pseudo presse oublie de dénoncer les interférences des USA via la NSA (vidéo 1,30) sur la campagne électorale de 2012. Bernard Barbier, ex-chef de la direction technique de la DGSE confirmera que la NSA (vidéo 2,16mn) a été jusqu'à cambrioler les systèmes informatiques de l'Elysée, et il déclara : « On a reçu l’ordre de tout nettoyer et d’aller voir mes amis américains pour les engueuler. (...) Les Américains se doutaient qu’on venait les voir à ce sujet, raison pour laquelle ils ont écrit une note pour préparer cette réunion (note qui a ensuite fuité dans Le Monde après avoir été dérobée par Edward Snowden, NDLR). Après la réunion, Alexander (le patron de la NSA à l’époque) n’était pas content. Dans le bus, il m’a expliqué que la NSA pensait que jamais on ne détecterait l’attaque. » Le même virus, « Quantum attack », avait été utilisé contre la Commission européenne en 2010.

 

D'ailleurs ceux qui interfèrent sur la campagne présidentielle française, ce ne sont pas les russes, mais ce sont les membres d'une certaine coordination presse sous influence américaine qui sont cités dans mon précédent article, cliquez ici voir §4. Les idiots utiles peuvent toujours hurler à la théorie du complot, sauf que cette coordination existe. Une certaine presse française sous influence étrangère veut nous imposer son candidat Emmanuel Macron qui est au service des banquiers. Le monde politique et le monde de la presse avec en tête de proue les chaînes dites d'informations se sont transformées en une vaste fausse à purin nauséabonde. Lors d'une conférence donnée à l'école Centrale de Paris, Bernard Barbier ex-directeur technique de la DGSE, avait confirmé que c'était bien la NSA (viédo 1mn) qui avait espionné les ordinateurs des collaborateurs du Président Sarkozy à l'Elysée, lors de la présidentielle de mai 2012. De plus les députés, sénateurs, personnels politiques, cabinets d'affaires et d'avocats situés à quelques centaines de mètres de l'ambassade américaine ou anglaise ne devraient pas utiliser leur téléphone portable (vidéo 2mn), car dans ce secteur les sytèmes d'écoute sont nombreux (voir article 83 et article 84). En ce qui me concerne je n'utilise pas de portable, parce que je suis précisément informé de toutes ces techniques d'écoute et de tracking. Déjà en 90, un de mes fournisseurs allemands de matériels de laboratoire, ne transmettait aucun devis par fax, pour éviter l'interception des devis par les services américains.

 

Aujourd'hui 05/04/2017, j'ai été contraint de faire ce rajout suite à un nouveau scandale d'écoute au Canada que nous avons appris le 03/04/2017 (article). Radio-Canada a mené une enquête avec un service spécialisé dans la détection des systèmes d'espionnage. Ils ont découvert plusieurs dispositifs imsi-catcher clandestins (une dizaine) à côté du parlement canadien, du bureau du premier ministre, de plusieurs ambassades, d'administrations, de Radio-Canada au centre ville d'Ottawa, voir même à proximité des bureaux du GRC, CST et SCRS, (Service secret canadien). Par le passé des opérations avaient été détectées à Toronto, Montréal, Ontario... Il faut aussi préciser que ces systèmes ont pu être installés par certains services canadiens qui ont acheté des Imsi-catcher dès 2005 (vidéo 6,51mn). Ces systèmes simulent les antennes relais, ils permettent l'interception des communications, voix, données, SMS/textos, de traquer tous les appareils mobiles (vidéo 2mn), et d'usurper l'identité des dirigeants, des particuliers, des politiques et autres. Les analyse des résultats enregistrés par les détecteurs d'ESD America, ont permis de constater que ces appareils ont été fabriqués et viennent de l'extérieur du Canada. Tout le monde ignore qui a mis en place ces systèmes espions ou plutôt évite de dire qui est coupable. L'ambassade de Russie et de Chine rejettent toute accusation. Israël affirme qu’elle ignore le problème, quant aux États-Unis ont pour leur part « refusé de commenter, » on sait ce que cela veut dire, la France en a déjà eu un exemple. Le Président d'ESD America, a confirmé avoir détecté de nombreux systèmes Imsi-catcher, y compris aux USA, puisque les services secrets de tous bords sont les premiers à les utiliser. Il y a quelques années des systèmes d'écoute et vidéo ont été découverts dans les sanitaires de quelques grands hôtels ou restaurants fréquenté par les politiques et hommes d'affaires, ce qui avait déclenché un scandale, que tout le monde a oublié. Des services de renseignement étrangers utilisent en France aussi des véhicules équipés de dispositifs imsi-catcher, et brouilleurs. Ces équipement spéciaux sont présentés tous les ans lors d'exposition à Paris réservées aux forces gouvernementales. Il y a quelques années, un agent du SCRS avait révélé que les capitales comme Paris et Tokyo étaient les plus surveillées par les systèmmes des services secrets américains. Les antennes installées sur le toit de l'ambassade à Paris, sont dissimulées par une bâche en trompe l'oeil (voir photo).


 

 

4°) Cabinet noir de l'Elysée.

En 2013, les journalistes de la revue « Valeurs Actuelles » avaient enquêté sur une affaire suite à la mise au placard d'un chef de service de l'Élysée qui avait refusé d'exécuter des ordres illicites qui venaient de sa hiérarchie aux ordres du président de la République. C'est aussi lui qui avait découvert un virus américain dans les systèmes informatiques de l'Elysée. Bernard Muenkel avait été fait chevalier de l'ordre national du mérite en mai 2012. En France il est habituel de virer dans les groupes du CAC40, les ministères, à l'Elysée, les institutions, les gens compétents qui refusent d'exécuter les ordres illicites de leur hiérarchie. On comprend mieux pourquoi il y a eu aussi autant de suicides à France Télécom, mais beaucoup ignore que ceux qui ont eu lieu après le départ d'employés de ce groupe, n'ont jamais été pris en compte par la justice, ni par le ministère du travail, ni par la presse.

 

Dès le 04/07/2013, des journalistes révélaient qu'une cellule officieuse orchestrait les affaires judiciaires contre Nicolas Sarkozy. Bernard Muenkel, chef du service des télécommunications et de l'informatique de l'Élysée est en voiture quand il apprend, que « Valeurs Actuelles » parle de son affaire de refus de se plier aux demandes illicites de la part du « cabinet noir » de l'Élysée. Silence à l'époque dans les médias. Visiblement les JT de France Télévision et de BFMTV sont amnésiques, et frappés de la maladie d'Alzheimer depuis que François Fillon a reparlé du cabinet noir (video 2,04mn) le 23/03/2017 sur France 2. Quant aux pseudos-journalistes bidons, ils sont montés au créneaux pour hurler à la théorie du complot et à la conspiration, et après ça certains viennent jouer les pleureurs à la télé pour déclarer « on nous aime pas  ». S'ils sont haïs comme les politiques et les experts, c'est parce qu'ils passent leur temps à mentir aux français, alors qu'ils ne viennent pas se plaindre après, quand les ventes de leurs feuilles de choux s'effondrent. Vous comprenez pourquoi toute la presse écrite est subventionnée par l'Etat. La presse et la justice aux ordres de l'Elysée n'ont pas arrêté de pourrir la campagne électorale, et censure tous les affaires socialistes, pédophilie, détournement de fonds, ventes douteuses, délits d'initiés (vidéo 3,16mn), etc.

 

Comme nous allons le voir, le cabinet de François Hollande (video 1,28mn) est très respectueux de la législation en vigueur, ce qui va vous confirmer qu'il n'y a aucun cabinet noir à l'Elysée (sic).

Le 8 avril 2013, Bernard Muenkel est convoqué dans le bureau du colonel Bio-Farina, commandant militaire de l'Élysée. Six cartons d'archives de Claude Guéant, secrétaire général de l’Élysée de 2007 à 2011, doivent être remis du « stock tampon » de l'Élysée aux Archives Nationales. Le colonel Bio-Farina s'y oppose, « Sur instructions de Lemas, merci de bloquer les six cartons de Guéant. » L'archiviste est contraint de remettre les 6 cartons au coffre. Le Colonel Bio-Farina comprend qu'il ne peut y avoir accès. Il ordonne Évelyne Van Den Neste, archiviste, de relancer la procédure. Problème le 06/06/2013, la revue « le Point » publie un message de Claude Guéant de 2009, adressé à Oleg Deripaska, qui ne pouvait venir que des archives de l'Élysée, ce qui constitue :

1°- Une atteinte au secret de la correspondance privée.

2°- Une violation du protocole des archives.

 

Le colonel lui lit un document qui lui demande de faire « une recherche sur l'ensemble des supports informatiques, fichiers, etc., auxquels j'ai accès. Il me lit une liste de noms et de mots-clés. Après avoir photocopié une partie de l'annexe, il surligne certains noms. » Le Colonel lit une liste de noms et mots-clés pour exécuter des recherches sur les archives de l'ex-président Sarkozy, sur les noms :

- (video 1,21mn) Bernard Tapie suite à un arbitrage en sa faveur en 2008 contre le Crédit Lyonnais,

- sur Christine Lagarde directrice générale du Fonds monétaire international, ex-ministre de l'Économie du président Sarkozy,

- Patrick Ouart, conseiller des affaires judiciaires du Président Sarkozy de 2007 et 2009,

- Maurice Lantourne, avocat de Bernard Tapie.
 

Les recherches devaient reposer sur les mots clefs ci-dessous :

arbitrage, arbitre, Tapie, ainsi que les trois juges, Bredin, Mazeaud, Estoup, qui se sont occupés de l'arbitrage Tapie/Cédit Lyonnais.

 

En juin 2013, Bernard Muenkel déclarera aux journalistes, « Il (le colonel Bio Farina) reste très vague, il me dit que c'est sur demande d’un juge et ne me donne aucun nom. Qu’un juge en fasse la demande auprès des services de l’Élysée, je le conçois. Mais je trouvais surprenant que cette demande soit transmise par Bio-Farina. Cela aurait dû venir du conseiller justice, Pierre Valleix. La démarche n’est pas logique. (...) J’explique à Bio-Farina que je ne suis pas habilité à faire ce genre de recherche, que notre système a été reconstruit, qu’on ne trouvera rien sur les disques durs et serveurs, que les téléphones ont été broyés, les cartes mémoire SD également. Il veut que j’aille dans les archives de la précédente présidence : que je les ouvre et que je regarde ce qui a été écrit, en les recoupant avec la liste de noms et de mots-clés. » Cela revient à violer le protocole d'accord signé entre le président Nicolas Sarkozy et les Archives nationales pour définir les règles d'accès aux archives de son mandat, dont l'ex-président reste propriétaire.

 

Dès que Bernard Muenkel retourne à son bureau, il vérifie qu'il n’existe aucune sauvegarde des données du cabinet de Sarkozy, et il révèle, « Je me rends compte que le disque dur de l’ancien cabinet n’a pas été remis aux archives et qu’il est resté dans le coffre de mon service. C’est un coffre habilité, avec un accès restreint. Le service des archives sait que ce disque est chez moi, mais il n’est toujours pas venu le récupérer. »

 

Le 10/04/2013, il décide, pour empêcher toute violation de procédure, de transmettre le disque au service des archives de l'Élysée, et signe la main courante, pour signifier que le disque est désormais versé aux archives.

Le jeudi 11/04/2013, le colonel Bio-Farina apprend que Bernard Muenkel a apporté le disque dur de l'ex-cabinet Sarkozy au service des archives. « Il entre dans une colère monstre. Je n’ai jamais été autant agressé et menacé de ma vie. La scène se déroule dans son bureau. Il y a son adjoint, Mme Evelyne Van Den Neste, l’archiviste de l’Élysée, et moi-même. Il demande à l’archiviste de me remettre le disque dur pour que je le fouille et que nous puissions répondre à la requête du juge. Elle refuse. Je refuse aussi. Il menace : « Lorsque le juge viendra avec sa horde de policiers, tu passeras un sale moment ! Avec moi, c’est agréable, mais tu ne vas pas rire avec le juge. » Il est hors de lui. Il ajoute même : « Je ne te protégerai plus auprès du cabinet. » Cette phrase, Bio-Farina la prononce comme une évidence. Il n’agit pas seul, mais sur ordre. De qui ? Muenkel reçoit, le même jour, un e-mail assassin de la part de Bio Farina : « Les instructions du juge sont claires et je te les ai données : rechercher tous documents (...) se rapportant aux noms ou aux mots clés (...) « Je lui réponds qu’il n’y a rien de l’ancien cabinet dans nos données. »

 

Le protocole des archive précise, dans son article 5, que « la consultation ou la reproduction de ces documents par des tiers ne pourront être autorisées sans l’accord écrit de M. Nicolas Sarkozy  ». Le 11/04/2013-15h22 Bernard Muenkel signalait aussi au colonel Bio Farina l'article 226-20 du code de procédure pénal.

Le 11/04/2013-19h02, première erreur, le Colonel Bio-Farina, adresse un e-mail à Sylvie Hubac, directrice de cabinet de François Hollande. Il met en copie : « Pierre Valleix, conseiller justice de la présidence, et Alain Zabulon, directeur adjoint de cabinet du président, nommé depuis coordonnateur national du renseignement (la « tour de contrôle » de Hollande). Zabulon et Bio-Farina se connaissent bien. Le premier était préfet de Corrèze quand le second commandait le groupement de gendarmerie du département. Ils sont tous deux arrivés à l’Élysée dans les valises de Hollande. Ils travaillaient main dans la main. Leurs liens hiérarchiques font que Zabulon a pris l’ascendant sur Bio Farina.

Dans l'e-mail est aussi évoqué le «  fichier des loges » qui recense les entrées et sorties de l'Élysée, fichier qui n'est pas sous le contrôle du service de Bernard Muenkel, mais sous celui de la gendarmerie, et de Bio-Farina (vidéo). Ce fichier là aussi aurait dû être versé aux archives. Suite à un article du journal le Monde, il est révélé que « Quelques documents, et surtout le registre des entrées de la présidence de la République, ont (...) été fournis aux juges. » On découvre par cette information que les procédures ont bien été violées par le cabinet socialiste de l'Elysée, en violation de la loi en vigueur comme le reconnaîtra le colonel Bio-Farina lui-même dans l'email ci-dessus : « Notre problématique, sans aucun doute possible est la transmission à la justice et à la presse de données issues des archives de la présidence de Sarkozy, au mépris de la loi. Dans ce courrier, il reconnaît que, « légalement, nous ne sommes pas dans la norme » pour avoir transmis ce fameux fichier des loges. En cause, un document public de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), chargée de veiller au respect des droits et des libertés en ce qui concerne les données informatiques, précise que « les données relatives aux accès doivent être supprimées trois mois après leur enregistrement,  » là non plus la loi n'a pas été respectée par l'Elysée. Beaucoup vont se demander comment cet email a pu sortir de l'Elysée, très simple, deuxième erreur du colonel Bio-Farina, il avait aussi mis en copie Bernard Muenkel.

 

Le 14/04/2013 une réunion avec Sylvie Hubac, Alain Zabulón et Éric Bio-Farina se déroulera dans son bureau avec Pierre-René Lemas, secrétaire général de la présidence. Juste après son entretien, Bernard Muenkel adresse un email au colonel Bio Farina, pour renouveler son refus de fouiller dans les archives de l'Elysée.

Le lundi 15/04/2013, à 17 heures, Bernard Muenkel est convoqué chez Sylvie Hubac. Il précise, « le 15 (avril), je me présente dans son bureau, je suis seul face à elle et à M. Zabulón. Ils m’adressent une quantité de reproches, mais ne me parlent à aucun moment de mon refus de fouiller. Mme Hubac dira, en revanche :

« Heureusement que M. Bio-Farina a remis le disque dur aux Archives nationales. » Là, je comprends qu’on change la vérité. Elle me dit : « Vous vous rendez compte dans quelle situation vous mettez le président de la République, surtout dans le contexte politique actuel ? » Je rétorque que ce n’est pas lui qui a remis le disque dur, mais bien moi. Ce qui me dérange, à ce moment-là, c’est que je sais que M. Bio Farina a menti.  »

 

Bernard Muenkel apprend qu'on lui retire son service (vidéo 1,28mn). « Hubac et Zabulon me signifient clairement que je ne suis plus le patron mais que je suis toujours à l’Élysée. En fin de réunion, Mme Hubac me demande d’être professionnel, de devenir « adjoint de moi-même » et de ne plus m’occuper que de la partie opérationnelle de mes tâches. » Il sera remplacé par Arnaud Mazier vient des douanes, et prendra ses fonctions de directeur des systèmes d’information le 13 mai. Le 15 mai Arnaud Mazier qui a hérité de la patate chaude se rend dans le bureau de Bernard Muenkel avec une feuille entre les mains et lui explique : « Il me dit : « Je viens de voir Bio-Farina » et me montre une seconde liste (voir document ci-dessous). Elle concerne des documents datés entre le 16 mai 2007 et le 2 mars 2009. Sortie papier uniquement. J’explique une énième fois qu’ils ne trouveront rien, que l’on n’a plus rien, que l’on a tout reconstruit...  »

 

Bernard Muenkel video 1,21mn) explique aux journalistes, « Cette fois, le pouvoir s’intéresse à autre chose : la fusion des Caisses d’épargne et des Banques populaires, qui a vu l’ex-secrétaire général adjoint de l’Élysée sous Sarközy, François Pérol, prendre la présidence du directoire de la nouvelle entité. Les mots-clés, là encore, sont pour le moins éloquents : Caisses d’épargne, Banque populaire, rapprochement, fusion, ainsi que les noms suivants : François Pérol, Claude Guéant (1,21mn), Xavier Musca (directeur du Trésor jusqu’en 2009, avant de remplacer Pérol à l’Élysée), Jean-François Copé, Bernard Comolet (président du directoire de la Caisse nationale des caisses d’épargne entre octobre 2008 et février 2009)... » Quand Bernard Muenkel souhaite obtenir la commission rogatoire de la justice sur cette affaire, sa hiérarchie lui répond que « l’affaire Pérol est une affaire très ancienne et qu’il n’y a pas eu de demande récemment. »

 

L’Élysée aurait aussi demandé de rechercher dans les disques et les serveurs du Palais de l'Elysée des documents en rapport avec les avocats Gilles August, Jean-Pierre Martel, François Sureau, Maurice Lantourne, Antoine Gosset-Grainville. Visiblement l'Elysée ignore toutes les règles éthiques, car il est formellement interdit de mettre sur écoute les avocats sans l'accord du bâtonnier. Le code de procédure pénale interdit d’intercepter ou de rechercher des correspondances ou des courriels entre un avocat et son client (code de procédure pénal article 226). Les plaignants pourraient invoquer une atteinte aux droits de la défense, voire en faire un cas de vice de procédure.

 

Bernard Muenkel écrit le 17 mai 2013 à Sylvie Hubac, directrice du cabinet de François Hollande.

 

Bernard Muenkel explique qu'il a été arrêté deux mois par son médecin pour « stress professionnel (...) Au début, j’avais proposé une transaction de trois mois plus mes congés pour partir et trouver un autre travail. Ils ont laissé traîner les choses et n’ont pas voulu me licencier parce que l’affaire était trop proche de la punition. Ils m’ont alors donné un petit bureau et une fausse mission : répertorier l’ensemble des prises réseau dans tous les bureaux de la présidence et faire des propositions de travaux...  » La dernière semaine de juin ou octobre 2013 avant la sortie d'un article de « Valeurs Actuelles », il a décidé de se rendre à son ancien bureau. Bernard Muenkel a été licencié en décembre 2013 par l'Elysée, et il a lancé deux procédures contre le Palais de l'Elysée qui est devenu le PALAIS DU NON DROIT :

- une première pour licenciement pour motif disciplinaire,

- une deuxième pour mise au placard.

 

Il a été débouté en 2015, et il a fait appel. Le 05/09/2016, son affaire passait devant la cour d'appel du tribunal administratif de Paris. Bernard Muenkel a déclaré qu'il irait jusque devant le Conseil d'Etat. Comme tout le monde pouvait s'y attendre, « le rapporteur public Patrick Martin-Genier a encensé le "professionnalisme" de l'Élysée, "son sérieux et sa moralité que l'on ne saurait mettre en doute. » Toutes les ordre illicites ordonnés par la hiérarchie de Bernard Muenkel ont été ignorés par cette justice dite indépendante de ce gouvernement dit irréprochable. Maître William Azan avait déclaré qu'il était déterminé à aller jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme pour faire reconnaître le licenciement abusif et le non-respect des droits de son client. Il ne serait pas étonnant d'apprendre que lui aussi se soit retrouvé sur écoute. Moi-même en 1997, j'avais aussi saisi la CEDH pour la violation des articles 6 et 8 contre un très puissant groupe, et expédié fin avril 1998 en prime un courrier au 577 députés, tellement ce groupe des télécoms se croyaient au-dessus des lois. Ce groupe sera au final condamné pour harcèlement.

 

Cela sent le roussi, il est temps de se mettre à couvert. Le 31/05/2015, Sylvie Hubac adresse une note à Arnaud Mazier qui remplace désormais Bernard Muenkel, pour lui demander de mettre le fichier des loges en conformité avec les règles de la CNIL.

 

« Valeurs actuelles » avait tenté de joindre en juin 2013 plusieurs fois Sylvie Hubac, directrice de cabinet de François Hollande, et Christian Gravel, conseiller pour les relations avec la presse de la présidence de la République. Personne n'a souhaité répondre aux questions. Il a juste été précisé que « l’Élysée a été saisi le 25/03/2013 d’une réquisition judiciaire dans le cadre de l’affaire de l’arbitrage Tapie, puis le 02/05/2013 d’une autre réquisition dans le cadre de l’affaire BPCE, et enfin le 23/04/2013 d’une demande du Conseil constitutionnel concernant les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. A chaque fois les services de la présidence de la République ont répondu à la justice dans le strict respect des règles de droit. »

 

Le 10/01/2014, Brice Hortefeux avait déclaré : « Est-ce un hasard lorsque la Garde des Sceaux réunit le 31 janvier l’ensemble des procureurs éberlués, qui s’entendent demander de faire remonter dans l’instant tous les dossiers sensibles à elle-même et à son cabinet ? (…) Est-ce un hasard lorsque le directeur et directeur adjoint du cabinet convoquent M. François Falletti, procureur général de Paris, pour lui intimer l'ordre de quitter ses fonctions afin qu'il soit remplacé par quelqu'un de la sensibilité du ministre, comprenez la sensibilité socialiste ? Est-ce un hasard, à 15 jours d'un scrutin qui s'annonce très lourd, très difficile pour la majorité, que l'on envoie autant de boules puantes toutes exclusivement dans la même direction ? (...) Est-ce un hasard ? Je ne le crois pas ». Le livre « Elysée Off » d'Aziz Zemouri (vidéo 1,28mn) retrace aussi cette affaire, mais pour quelques journaleux en cette veille d'élection, c'est une théorie du complot (sic), les cabinets noirs n'existent pas (re-sic). Le sénateur Charon confirme que les affaires remontent systématiquement à l'Elysée (vidéo 35s), quelque soi la couleur politique du gouvernement.

 

5°) En conclusion

Conclusion sur le gouvernement socialiste irréprochable, si vous respectez la loi à la lettre vous serez virés, en revanche si vous violez la loi, vous serez promus. Comme au temps du Président Sarkozy, toutes les semaines une affaire sort contre l'entourage de François Fillon, mais silence total sur l'affaire Emmanuel Macron/Alstom dont j'ai parlé sur Agoravox. Il n'y a que le député Nicolas Dupont Aignan qui en parle comme lors du débat du 4 avril. Toutes les affaires socialistes sont étouffées par cette presse. Didier Geoffroy déclarait dans un reportage « Nicolas Sarkozy pense qu’il y a un cabinet noir à l’Elysée et je pense comme lui. (...) Car ça correspond à une logique qui va bien à François Hollande. » Le pouvoir socialiste a violé toutes les règles. Cela représente un avantage, car les anciens dirigeants socialistes ne pourront pas attaquer le prochain gouvernement qui utiliserait les même procédures, sans se retrouver leur tour avec un retour boomerang. Le plus grave avec ce cabinet noir du Président François Hollande, c'est qu'ils ont été jusqu'à :

- provoquer un scandale international dans le but de discréditer les membres de l'opposition, en attaquant Christine Lagarde, Présidente du FMI.

- ridiculiser la France au niveau international,

- discréditer la France au niveau international,

- faire de la France la risée de tous les pays étrangers.

 

Si la presse rappelait toutes les décisions qui ont été prises par le gouvernement socialiste, le PS serait mort, et disqualifié d'office pour cette élection et toutes les suivantes. Quant à Bernard Muenkel, j'espère pour lui qu'il a retrouvé un emploi au vu de ses compétences. Pour le président François Hollande, il a déjà été sansctionné.

 

 

Sources.

- Valeurs Actuelles 3997, 04/07/2013, « La chasse à l’homme »

- Valeurs Actuelles 4014, 31/10/2013, « Révélations sur le cabinet noir de l'Elysée »

- Valeurs Actuelles, 10/03/2014, « Nicolas Sarkozy sur écoute, pour Hortefeux, les coïncidences n’existent pas »

- 20 minutes, 23/10/2015, « Taupe, cabinet noir, paparazzi… Au cœur de la guerre secrète Hollande Sarkozy ».

- Canal +, 10/2015, documentaire « Hollande-Sarkozy, la guerre secrète » - Enquête de Jules Giraudat et Eric Mandonnet, produite par l’agence Premières Lignes.

- Mensonges, manipulations, complots : enquête sur le cabinet noir de l'Élysée – 19/11/2014 L'affaire récente Fillon-Jouyet semble trahir les manœuvres de l’Élysée contre l'opposition.

- Cabinet Noir ? Le démenti bidon d'une coauteur du livre sur Hollande (LCI, 24/03/17, 16h24)

- NSA - Espionnage : l'Élysée sur écoute

- 05/09/2016 Bernard Barbier, ex chef DGSE : « la NSA a piraté l'Elysée en 2012 »

-26/10/2015, Canal+ documentaire des journalistes Jules Giraudat et Eric Mandonne

- Livre mars 2017, « Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d'un quinquennat  », d'Olivia Recasens, Didier Hassoux et Christophe Labbé, Robert Laffont.

- Livre « Elysée Off » d'Aziz Zemouri (vidéo 1,28mn)

- Site sur l'espionnage, Marc Filterman, http://filterman.comlu.com/08.htm

Marc Filterman
 


 
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