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Nom du site   Catastrophes Naturelles ou Provoquées, 
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Auteur du site   Marc FILTERMAN
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11°) Chute le 15 février 2013 d'un astéroïde, bolide ou météore
en Sibérie près de la ville Tcheliabinsk (Chelyabinsk) dans l'Oural.
Introduction et nombre de blessés.
Vendredi 15 février au matin à 9H15TU (3H15GMT, Paris 4H15TU), les habitants de l'Oural ont vu une énorme boule de feu traverser le ciel dans l'Oural au-dessus de la ville de Tcheliabinsk, qui comporte un complexe nucléaire. La vitesse estimée était de plus de 60.000 km/h. La désintégration à environ 15 km de la surface de la terre. Une énergie de 500 kilotonnes de TNT, soit environ 30 fois la puissance de la bombe d'Hiroshima a été libérée. La masse de ce bolide était estimée entre 7.000 et 10.000 tonnes. Le souffle a détérioré plusieurs bâtiments et les dégâts sont estimés à 25 millions d'euros. Il y a eu plusieurs centaines de blessés, au moins 300. Le vendredi soir, on comptait près de 1000 à 1500 personnes, dont plus de 150 enfants, blessés surtout par les débris de verre des fenêtres des 3000 bâtiments qui ont été endommagés par le souffle de l'explosion.
 
Traînée du météore, explosions, bris de vitres

Durée : 2,56 minutes (75358)
Explosions, bris de vitres dans une usine

Durée : 0,21 minutes (1839)

15/02/2013, France 2, crash de météorite dans le lac de Tchebarkoul.


Durée : 2,09 minutes (18468)

Caractéristiques du météore selon les données de la NASA.
 
DÉSIGNATIONS
Données
Date  of maximum brightness 15/02/2013
Time of maximum brightness 03h20:33 GMT
Geographic location Latitude 54.8°N
Geographic location Longitude 61.1°E
Geographic location Altitude 23.3 km (14.5 miles)
Zone comprise entre Latitude 54.75°-54.85°N
Zone comprise entre Longitude 61.05°-61.15°E
Localisation Chelyabinsk, Russie
Velocity at peak brightness 18.6 km/s (11.6 miles/s)
Approximate total radiated energy 3.75 x 1014 Joules
Partial equivalent TNT explosives 090 kt (kilotons)
Total impact energy of of TNT explosives 440 kt
Optical radiant energy Eo into an 
estimate of the total impact energy E
E = 8.2508 x Eo0.885
Approximate effective diameter about 18 meters
Mass asteroid 11.000 tons
Density asteroid about 3.6 g/cm3
Type ordinary chondrites

En réalité dès le 14 février après midi, j'ai commencé a détecter des rentrées atmosphériques en me connectant sur des systèmes de réceptions HF/VHF situés dans les pays nordiques ou de l'Europe de l'Est. On peut ainsi détecter des désintégration en haute atmosphère, ou faire un suivi dans l'atmosphère. Le principe de détection utilisée est celui qui est déjà expliqué sur page précédente, et sur lequel je ne reviendrai pas (cliquez ici, lien 10).

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15/02/2013, compilation de vidéosurveillance suite à la chute du météore sur Chelyabinsk.


Durée : 5,20 minutes (10690)

Trajectoires des débris de l'astéroïde de type Apollo.
 
Couleur trajectoire calculée par Site de Calcul Type Trj
-------- trajectoire calculée par Antoquia/Colombie Minimum
-------- trajectoire calculée par Antoquia/Colombie Médium
-------- trajectoire calculée par Antoquia/Colombie Maximum
-------- trajectoire calculée par Antoquia/Colombie Meilleure
-------- trajectoire calculée par Ondrejov/Tchec .
-------- trajectoire calculée par Météosat-9 .
-------- trajectoire calculée par la NASA .

Si les trajectoires avaient été 50 km  plus au Nord, le souffle de l'explosion et les débris de l'astéroïde auraient pu toucher directement les sites nucléaires ou sites de stockage de déchets radioactifs, et aussi les lac contaminés, projetant les poussières radioactives dans l'atmosphère. On comprend mieux l'inquiétude de certains physiciens nucléaires russes, et aussi le silence de la presse Française.

Vue de dessus des trajectoires du météore lors de sa désintégration le 15/02/2013.
Vue dessus trajectoires astéroïde météore désintégration site nucléaire Mayak Tcheliabinsk 15/02/2013

Vue de profil des trajectoires du météore lors de sa désintégration le 15/02/2013.
Vue profil trajectoires astéroïde météore désintégration site nucléaire Mayak Tcheliabinsk 15/02/2013

Visualisation du site de l'Ouest (en bas) vers l'Est (en haut).
Vue profil trajectoires astéroïde météore désintégration site nucléaire Mayak Tcheliabinsk 15/02/2013

Recherche des météorites.
Depuis cette chute du 15 février, de nombreux chercheurs de météorites sont à la recherche des fragments. Une centaine ont déjà été retrouvés entre le 15 et 28 février, dont un morceau de 1 kg. Un fragment estimé à 60 cm est tombé dans le lac Tchebarkoul situé à 80 kilomètres de Tchelyabinsk, faisant un trou dans la glace de près de 5 mètres de diamètre. Chaque morceau de météorite a une valeur supérieure au cours de l'or. Les scientifiques et la police fédérale russe mettent en garde les acheteurs sur internet contre de fausses petites annonces sur la vente de morceaux de météorite.

15/02/2013, chute d'un fragment de 60 cm du météore dans le lac Tchebarkoul.


Durée : 0,45 minutes (11053)

Trajectoire du bolide.
Les 10 dernières minutes de la trajectoire de la météorite de l'Oural a été reconstituée à partir des enregistrements vidéo du passage de la météorite, par deux chercheurs colombiens de l'université d'Antioquia (à Medellín, en Colombie), Jorge Zuluaga et Ignacio Ferrin. Ils ont travaillé sur les vidéos et images qui ont été prises depuis l'espace par des satellites, depuis le sol, et depuis les caméras de surveillance des axes routiers. Ils ont déterminé par triangulation l'orbite, la trajectoire, et le point de chute de la météorite. La vitesse était comprise entre 13 et 19 km/s. Sa combustion a commencé entre 32 et 47 km d'altitude. Sa désintégration a commencé entre 14 et 20 km d'altitude provoquant une pluie de météorites. Plusieurs fragments ont fini leur course sur le lac Tchebarkoul. Les chercheurs essayent de calculer son orbite le plus précisément possible pour déterminer la trajectoire exacte, mais aussi pour déterminer d'où elle vient, à partir des photos prises par les télescopes du monde entier, quelques heures avant l'impact.

Trajectoire du météore au-dessus de Chelyabinsk


Durée : 5,13 minutes(1535)

Nombre de bolides.
La météorite de l'Oural était un petit astéroïde, un géocroiseur du type Apollo qui ont des orbites qui peuvent croiser celle de la Terre. Un autre géocroiseurs très connu s'appelle Toutatis, qui fait 4,6 km de longueur, et qui avait approché la en décembre 2012. Il y environ 3.000 astéroïdes repérés du type Apollo qui ont une taille d'environ 1 kilomètre. Il pourrait y avoir 80 millions d'astéroïdes de la taille de celui qui est tombé dans l'Oural. La dernière chute d'un astéroïde ayant fait des dégâts remonte au 30 juin 1908 dans la Tungouska. En 2002 il y aurait eu aussi une chute aussi, mais il arrive que dans certains cas que cette information ne soit pas divulguée et maintenue confidentielle pour de raisons scientifiques. La fin des dinosaures il y a 66 millions d'années est attribué à la chute d'un astéroïde de 9,6 km de diamètre. Les plus dangereux sont ceux qui passent à l'intérieur de l'orbite de la Terre. Ils peuvent être invisibles de la terre, car trop proche du Soleil. En octobre 2011, la NASA a publié des statistiques sur les astéroïdes qu'elle a détecté et qui croisent l'orbite de la terre :
93% dépassent 1 kilomètre de diamètre, et ne présentent pas de risque de collision.
07% au moins existent, mais la NASA ne disposent d'aucune donnée dessus.

15/02/2013, Série d'explosions, compilation de la chute du météore dans le ciel de l'Oural.
Dégâts sur 3000 bâtiments de la ville de Tcheliabinsk, destruction de milliers de fenêtres.


Durée : 6,05 minutes(235888)

Mise en garde du patron de la NASA.
Selon certains les Mayas avait prévu un cataclysme pour le 21 décembre 2012. Voilà que le 25/03/2013, Charles Bolden, l'actuel patron de la NASA, déclare au Congrès américain, « d'après les informations dont nous disposons, nous ne savons pas si un astéroïde menace la population des Etats-Unis. Mais si cela doit arriver dans les trois prochaines semaines, priez ! » Il considère qu'il existe un risque potentiel de collision entre la terre et un astéroïde. Il a rappelé qu'un autre astéroïde avait frôlé la Terre à 27 680 km, sans parler des astéroïdes qui n'ont pas encore été détectés. Aurait-il des informations que nous n'avons pas ?

Selon Paul Cox, ingénieur du télescope Slooh, l'astéroïde 2013 ET de 140 m de longueur, qui avait une vitesse de 42 000 km/h, était assez gros pour détruire une ville. Problème, il n'a été détecté par la NASA que seulement une semaine avant son passage à 950 000 km de la terre de la Terre, soit deux fois la distance terre /Lune. 2 autres astéroïdes n'ont été détectés par la Nasa que 3 jours avant :
2013 EC 20 est passé à 150.000 km de la terre.
2013 EN 20 est passé à 449.000 km de la terre.

Le 15 février 2013, l'astéroïde 2012 DA14 est passée à seulement 27 000 km de la terre, mais pour cette fois il n'y avait aucun risque de collision prévu.

Le 15 février 2013, pendant que tout le monde avait son télescope braqué vers 2012 DA14, personne ne surveillait le reste du ciel en direction de l'astéroïde Apollo qui est tombé sur Tcheliabinsk.

Depuis le 8 mars 2013, environ une heure après le coucher du soleil, la comète Pan-STARRS était visible dans l'hémisphère nord. L'Observatoire de Paris déclarait « Une nouvelle comète, jamais aperçue avant, ne fera qu'une seule et unique incursion dans notre ciel avant d'être éjectée dans les profondeurs de la Galaxie

Entre novembre 2013 et janvier 2014, la plus grosse comète ISON actuellement dans notre système solaire, sera visible à l'œil nu dans le ciel, et pourrait être plus lumineuse que la Lune.
Pour Eddie Bernice élu démocrate, « c'est bien une preuve que nous vivons dans un système solaire actif avec des objets potentiellement dangereux qui passent près de nous à une fréquence étonnante
Lamar Smith, républicain avait déclaré, « nous avons de la chance que la proximité de ces événements soit une coïncidence et non une catastrophe

15/02/2013, explosion des fenêtres à Tchelyabinsk.


Durée : 3,45 minutes(6572)

Surveillance spatiale et Défense anti-aérienne.
Ce qui surprend, c'est que personne, ni même les militaires, n'ont été en mesure de détecter cette rentrée atmosphérique sur leur territoire. Au lieu d'être un astéroïde, cela aurait pu être un missile, mais le système de défense anti-aérienne russe est resté inerte, alors qu'il y a un complexe nucléaire. Sauf qu'aux USA, il y a déjà eu aussi par le passé des chutes de météorites qui ont aussi provoqués des dégâts. Les centres de défense aux USA avaient déjà été mis en état d'alerte, mais suite à des fausses alertes.  D'ailleurs la mise en place des lignes rouges a aussi pour origine, des chutes de météores qui auraient pu être confondus avec des tirs de missiles.

15/02/2013,  La Russie s'organise pour intercepter des météorites avec des armes nucléaires.


Durée : 2,00 minutes (8840)

Chute d'un météore à côté d'un site nucléaire, évité de justesse.
Une retraitée du centre-ville, déclarait « Dieu merci, la météorite n'est pas tombée sur le complexe nucléaire. Nous remercions Dieu que ça ne soit pas arrivé ! C'est un miracle que ça se soit terminé avec des bris de verre et des coupures. Un véritable miracle ! » Eh oui, ce que n'a pas révélé la presse, c'est qu'il y a un site nucléaire situé à 70 km côté au nord de la ville interdite par le passé de Tchelyabinsk. Le complexe nucléaire Mayak, était un site ultra-secret où a été construite les premières bombes atomiques. Vladimir Tchouprov, de Greenpeace Russie a déclaré que « des dizaines de tonnes de plutonium sont entreposées dans des réservoirs de surface. Si la météorite avait frappé Mayak, nous aurions pu être confrontés à un incident, voire à une catastrophe nucléaire technogène.» Les autorités russes ont déclaré que le site a été épargné et que le niveau de radioactivité est stable. Certains pourraient être à l'origine d'une catastrophe sur terre s'ils tombaient sur :
        - une ville,
        - une base militaire, ou un stock d'armes,
        - une centrale nucléaire,
        - un site pétrochimique,
        - en mer en déclenchant un tsunami,
        - un couloir aérien d'avions de ligne.
On ne peut exclure que des avions se sont écrasés sur terre ou en mer après avoir été frappés par des pluies de météorites. Lors d'un crash, les autorités cherche toujours du côté d'une panne mécanique, d'une erreur de pilotage, d'un acte terroriste, mais qui a déjà soulevé le risque de crash lié à la chute d'un débris spatial, personne.

15/02/2013, explosions et blessés dans les hôpitaux de Tchelyabinsk.


Durée : 0,53 minutes(320677)

Site Nucléaire de Tcheliabinsk.
La création de ce complexe débute en 1948 avec la mise en route d'un premier réacteur destiné à fabriquer du plutonium militaire. Le 29 août 1949, la russie réalise sa première explosion nucléaire sur le site de Semipalatinsk. Cette zone secrète de Tcheliabinsk ne figurait sur aucune carte jusqu'en 1995, et son existence était niée par les autorités russes. Les "villes nucléaires" secrètes étaient regroupées dans un complexe industriel appelé Mayak. Le site nucléaire Tcheliabinsk situé dans une zone au bord de la Sibérie, a été pendant 40 ans un des plus secret, et était totalement interdit aux étrangers jusqu'en 1991. Plus de 100 000 personnes y vivaient, et travaillaient sur des programmes nucléaires civils et militaires. Ce site a participé au développement et à la construction des premières bombes nucléaires de la Russie. Il se trouve en réalité à 80 kilomètres au nord de la ville de Tcheliabinsk. Il était divisé en 3 secteurs qui portaient les noms de code: Tcheliabinsk 45, Tcheliabinsk 65 et Tcheliabinsk 70.

De 1949 à 1952, plusieurs millions de curies d'éléments radioactifs ont été déversés dans un lac, puis après avoir pris conscience de risque les déchets ont été stockés dans de grands réservoirs. Les russes pensent que les éléments dangereux, seront dilués dans la masse, dans les confluents à confluent, jusque dans l'immense océan Arctique, et que leur présence sera indétectable. Dès 1952, les mesures faites inquiètent les contrôleurs de Mayak qui constatent que la rivière, ses confluents et même l'océan polaire sont contaminées. Les déchets seront donc stockés dans des silos et déversés massivement dans un petit lac, le Karachaï, situé dans de la zone interdite. Karachaï est devenu une bombe à retardement de 120 millions de curies contre 50 millions pour Tchernobyl. Des poussières radioactives s'envolent lors des tempêtes et la contamine le sous-sol, et les eaux souterraines. Le taux de césium dans le lait à Mouslinovo 6.000 habitants, est 7 fois supérieur à celui des autres villages. Comme à Tchernobyl, ou à Fukushima, tout est contaminé à Chelyabinsk. Pour Vladimir Tchouprov, si la météorite avait frappé Mayak, il y aurait pu y avoir un accident nucléaire technogène. Le météore en tombant au sol dans les zones contaminée aurait provoqué et dispersé des poussières de plutonium, d'uranium, et autres isotopes dans l'air.

Dans les années 90, la CRIIRAD avait obtenu l'autorisation de se rendre dans cette zone secrète et interdite.

Les camions sont blindés avec 5 tonnes de plomb, et ne doivent pas rester plus de 12 minutes à côté du lac de Karachaï, et le déchargement doit se faire en moins de 3 minutes. Mais les lac contamine la rivière jusqu'à la mer de Kara.

Durée : 5,23 minutes (1282)

Les déchets de fission qui se présentent sous forme liquide hautement radioactifs, dégageant une chaleur intense, doivent être stockés et refroidis pendant de longues périodes. A Kychtym, le site se composait de 60 réservoirs souterrains en acier inoxydable, bétonnées et refroidies en permanence. Chaque réservoir à un volume de 250 m3, et repose dans une fosse en béton dotée de parois de 60 cm d'épaisseur. Chaque réservoir est recouvert d'une dalle de en béton de 1,50 m d'épaisseur et d'un poids de 160 tonnes. Chaque réservoir est refroidis en permanence par une circulation d'eau. La température dans les cuves est de 300 à 350 degrés C.

Le 29/09/1957, les services de renseignement occidentaux détectent une catastrophe nucléaire dans la zone de Kychtym, qui sera niée par Moscou jusqu'en 1972. Suite à une panne du système de refroidissement, une cuve de 160 mètres cubes abouti à une explosion chimique exothermique avec une énergie équivalente à 75 tonnes de TNT (310 GJ) rejetant 90% de déchets radioactifs, et les 10 % restants estimés à 2 millions de curies ont été rejetés dans l'atmosphère jusqu'à 1 km d'altitude. Ils se répandent en direction du Nord-Est sur 1000 kilomètres carrés de bois, lacs et cultures avec une activité estimée à 740 petabq (pétabecquerelle). Cet accident était appelé par les physiciens "VOURS" : "Vostochono-Ouralski Radioactivni Sled", "trace radioactive de l'Oural de l'Est". Un an après l'accident, la radioactivité était égale ou supérieur à 2 Ci/km² et s'étendait sur une zone en ellipse de 105 km en longueur et 9 km au point le plus large soit une surface de plus de 1000 km². Au point de l'explosion on mesurait des niveaux de radioactivité supérieurs à 100 Ci et même 4 000 Ci sur une zone réduite de 120 km².

Suite à cette catastrophe, après 7 à 10 jours, les premières personnes évacuées ont reçu des doses estimées à plus de 50 rems, alors que la norme annuelle ne doit pas dépasser 0,5 rem pour la population. Dans les 8 mois qui ont suivi la catastrophe, 10 000 habitants de 23 villages, et des zones dont la radioactivité dépassait 4 Ci/km² ont été évacués. Ces zones ont été interdites jusqu'en 1961. On a compté jusqu'à 200 personnes décédées, et 470 000 personnes au moins ont été contaminées par la radioactivité. Sur l'échelle INES de gravité, cet accident correspond au niveau 6. Silence de Moscou, tout va bien. Les enfants se baigne dans les eaux irradiées d'une rivière, la Tetcha. 15 villages en amont de la rivière Tetcha, et 6 en aval ont été évacués. Après Hiroshima, c'était une des zones les plus polluées par la radioactivité jusqu'à l'accident de Tchernobyl. En 1967, Mira Kossenko est médecin généraliste à Tcheliabinsk, et un poste lui a été proposé à l'Institut de biophysique, hôpital le mieux équipé de la région. Elle devra signé un document qui l'engage à un secret total, et lui interdit de rencontrer des étrangers. Cet hôpital ultra-protégé qui dépend du ministère de la Santé, est financé par les Constructions mécaniques moyennes, en réalité le ministère de l'Industrie nucléaire, qui a sa propre administration, armée, et ses propres services de renseignement. Le taux de leucémies est supérieur de 40% à la moyenne nationale.

En 1972, le gouvernement soviétique commence à reconnaître cet incident nucléaire. Les conversations téléphoniques étaient toutes surveillées. Il était impossible pour une ville qui n'existait pas de commander du matériel de contrôle radiologique. En 1974, deux scientifiques de l'hôpital décident d'agir avec leur propre moyen et de fabriquer un appareil, qui permet d'y allonger un patient, pour mesurer le taux de strontium dans le corps. Mira déclarait, "Quand on voulait évaluer l'étendue de certains dégâts, on n'avait pas d'autre choix que de faire des radios. Donc de réexposer les malades aux radiations..." Gulfarida Galimova, médecin de l'hôpital local, tentait elle aussi de convaincre les gens de ne pas se baigner dans la rivière "RADIOACTIVE". " Il n'y a presque aucun enfant en bonne santé, une personne sur 2 meurt d'un cancer, et d'autres maladies se développent dans des proportions totalement anormales. On trouve des particules de plutonium jusque dans les bouleaux qui poussent autour du village."

Les premières informations ne seront révélées qu'à partir de 1976 par le biologiste russe Jaurès Medvedev, qui avait immigré en Angleterre. Les archives médicales - soient 63.000 dossiers médicaux dès 1993 - de Mira Kossenko, directrice de l'Institut de biophysique de l'hôpital de Tcheliabinsk, sont classées "confidentiel", gardées sous clef par un homme armé. La plus grande banque de données mondiale sur les conséquences d'une exposition de longue durée à de faibles doses de radiations, entièrement sur papier reste inaccessible à la science internationale, idem pour Tchernobyl, et il en sera de même pour Fukushima.

Les habitants du complexe Mayak (Cheliabinsk) sont contaminés.

Durée : 16,06 minutes(479)

A signaler pour cette zone plusieurs autres accidents :
- Des pluies de forte intensité feront déborder un lac contaminé par la radio-activité dans la rivière Techa.
- Une tempête soulève des poussières radioactives du lac Karatchaï asséché et les répand sur la région d'Ozersk.
- ELors de la canicule de 2010, les incendies de forêt et tourbières ont notamment menacé le centre de retraitement et de stockage de déchets nucléaires de Maïak où l'état d'urgence a été décrété par les autorités russes le 6 août 2010 (annoncé le 93) et pourraient avoir causé des ré-envols et transferts de particules radioactives.
- Le 24/08/2000, Igor Forofontov de Greenpeace Russie affirme que « les matières radioactives continuent à remonter à la surface transportées par les eaux souterraines ».

Espionnage du site Nucléaire de Tcheliabinsk.
Le 1er mai 1960, c'est dans cette zone que sera abattu le premier avion espion américain U-2B 56-6689 piloté par Gary Powers, recruté par la CIA. Il devait photographier les sites de missiles balistiques intercontinentaux près de Sverdlovsk et Plesetsk, puis atterrir à Bodø en Norvège. Alors que son avion allégé pouvait monter à 27 km d'altitude, la première hypothèse fut qu'il aurait été victime du souffle de l'explosion d'un missile SAM qui l'obligera à descendre à 20 km. Il sera touché ensuite par un des missiles d'une salve de 14 missiles du type SA-2 Guideline (S-75 Dvina) tirée de Degtiarsk (Sverdlovsk aujourd'hui Iekaterinbourg) dans l'Oural. Le taux de réussite d'un tel missile version V-750 1D pour l'époque était très aléatoire. Sauf que les services de renseigement découvrirons que les russes avaient développé une nouvelle version V-750 11D (guideline mod.1), sur laquelle ils avaient augmenté la poussée du second étage. Il est entré enservice en 1958, et il pouvait monter jusqu'à 27 km d'altitude. Le 1er mai 1960, l'avion espion U-2 sera touché par un missile S-75 Desna (SA-2C) du type V-750VN 13D (Guideline mod.2). Le pilote s'éjectera et sera capturé par les Soviétiques et condamné à 10 ans de prison. Il sera échangé 17 mois plus tard sur le pont de Glienicke (Berlin-Ouest à Potsdam) contre l'espion du KGB William Fischer. Le pilote du MIG-19 qui le poursuivait touché s'éjectera aussi. Gary Powers sera ensuite pilote d'essai chez Lockheed Corporation de 1963 à 1970. Il est décédé en 1977 à Los Angeles, suite à un accident d'hélicoptère. Le SA-2 est le premier missile à avoir réussi à abattre un avion espion américain du type U-2.

Extrait d'un film sur la reconstitution de la mission de l'avion espion au-dessus de Chelyabinsk.


Durée : 9,48 minutes(24700)

Tous les systèmes de missiles russes disponibles aujourd'hui, sont dérivés de ces toutes premières versions. Les missiles SA-2 abattront 15 avions bombardiers B-52 lors du raid « Linebacker » sur le Nord-Vietnam. Le missile type SA-3 accrochera à partir de 30 km et abattra en Serbie (guerre de Yougoslavie) l'avion furtif F-117, qui n'est pas si invisible que ça notamment aux radars VHF. Les systèmes russes paraissent rustiques, mais ils ne sont pas moins efficaces pour autant, d'autant qu'il doivent fonctionner de -50 à + 50°C. Ce missile est toujours en activité dans plusieurs pays du continent africain, dans les pays de l'est et aussi en Chine.

1954, premier    type de missile S-25   Berkut (SA-1)
1957, deuxième type de missile SA-75 Dvina (SA-2A)
Année 1957 1958 1959
Missile Guideline mod.0 Guideline mod.1 Guideline mod.2
Missile V-750 1D V-750 11 D V-750VN 13D
Vitesse cible 1500 km/h, 420 m/s, 1.5M Mach 1.5 1900 km/h, 520 m/s, 1.85M
Altitude cible 3-20 km 27 km 500 m - 24 km
Distance cible 30 km 34 km 34 km
Missile SA-2 en action et radar de poursuite Fan Song,
contre l'avion espion américain U-2.


Durée : 1,59 minutes(640)

Missile SA-2 Guideline (Volhov),
système de commande et radar Fan Song.


Durée : 11,1 minutes(161)



 
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