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 #1°) Plan d'attaques nucléaires contre l'Iran et désinformation
 #2°) Blocus et intervention.
 #3°) JFCCSGS
 #4°) Concept plan (CONPLAN) 8022.
 #5°) Position des porte-avions américains.
 #6°) Options militaires possibles contre l'Iran et armes non conventionnelles.
 #7°) Comment réagirait l'Iran et armes non conventionnelles.
 #8°) Risque d'embrasement.

1°) Plan d'attaques nucléaires contre l'Iran et désinformation.
Déjà une première mise au point, les autorités et les médias de plusieurs pays tentent de faire passer le message par les radios et télévisions et autres médias, que les mini-nukes, sont en réalité des mini-bombes nucléaires qui ne détruiraient à les croire qu'un simple quartier de votre ville. En gros on veut nous faire croire que c'est une grosse grenade ou une grosse bombe mais c'est tout, circulez, il n'y a rien à voir. Les armes nucléaires tactiques, appelées aussi mini-bombes nucléaires de faible puissance, (low-yield mini-nukes) de nouvelle génération ont une puissance explosive qui peut être égale à celle de Hiroshima (21 Kt) ou Nagasaki (15 Kt). Même si ces armes ne faisaient que 5 kilotonnes (mini-nukes), on serait confronté aux retombées radioactives. Il pourrait s'agir d'une arme du type B61-11, version nucléaire de la bombe BLU 113, ou similaire comme celle ci-dessous.


Sur la photo de droite, cette bombe avec pénétrator lors d'un test creuse un cratère
d'environ 6 mètres de profondeur avant d'exploser. Tout dépend évidemment de la
nature du sol et de ce qu'il y a en-dessous.

Pour vous rassurer, on vous précise même qu'elle exploserait sous terre, sauf qu'il faut bien la larguer d'un avion avant si je ne m'abuse, et ensuite on a un cratère. Aucune personnalité politique de l’Union européenne ne dénonce cette imposture. Tout le monde semble oublier que les retombées radio-actives ne s'arrêtent pas aux frontières, comme on l'a vu avec Tchernobyl. En réalité on prépare l'opinion publique à une guerre qui fera appel cette fois-ci à des armes nucléaires. Même la plus petite bombe sera l'équivalente à celle larguée sur Nagasaki un point c'est tout, il faut juste ramener les médias à la réalité, petite mise au point nécessaire. On comprend mieux pourquoi l'ex-Président Jimmy Carter a parlé " d'armes de manipulation massive "  dans un de ses discours prononcé début février 2005, dans lequel il mettait en  cause en plus l'incurie de l'administration Bush lors de la catastrophe de l'ouragan Katrina en Nouvel Orléan. George Bush a été contraint bien malgré lui de se lever et d'applaudir ce discours assassin. Cette opération militaire de l’Administration Bush repose sur la doctrine de guerre nucléaire dite préventive, notifié dans la Nuclear Posture Review de 2002. On peut se demander dans ce cas pourquoi à titre préventif, un jour dans le futur les autres nations du monde ne décideraient pas d'intervenir militairement contre les USA à titre préventif, pour éviter de se retrouver sous la dictature des dirigeants de Washington, comme cela est arrivé par le passé avec Hitler. Le sénateur Edward Kennedy a accusé le gouvernement Bush d’avoir développé « une génération d’armes nucléaires plus praticables » et il avait déjà critiqué la politique des faucons lors de la guerre en Irak (voir sa déclaration : http://terrorisme-nbc.ifrance.com/terrorisme_23_guerre_nucleaire_george_bush_edward_kennedy.htm). La communauté internationale semble approuver une guerre nucléaire au nom de la paix internationale pour un monde plus sûr, les imbéciles, les conséquences risquent d'être bien pire à court-terme, ce que ne semble pas réaliser une certaine élite déconnectée des réalités. Selon Mordechai Vanunu, le gouvernement israélien se préparerait aussi à utiliser l’arme nucléaire dans sa prochaine guerre contre le monde islamique.

L’équilibre USA/URSS reposait avant sur la destruction mutuelle entre deux puissances nucléaires, ce qu'on appelle la doctrine MAD, "Mutually Assured Destruction" (destruction mutuelle assurée). Les USA ont complètement modifié cette stratégie en créant et menaçant d'utiliser en Irak en mars 2003 des armes nucléaires tactiques de faible puissance, et contre plusieurs pays. Le résultat néfaste, c'est que maintenant l'équilibre des forces est rompu et tout le monde va vouloir des armes de dissuasion nucléaires.
 

2°) Blocus et intervention.
Le Blocus Naval dans le détroit de Hormuz pour stopper les exportations de pétrole a aussi été imaginé, pour augmenter la pression financière sur l'Iran, et faire baisser ses rentrées financières. Sauf que l'Iran est le deuxième producteur de l'OPEP, ce qui aurait aussi des répercussions sur l'économie des pays d'Europe. Mais on sait par expérience qu'un blocus n'a que peu d'effet, et n'aurait aucun effet sur les cibles nucléaires et industrielles. Les frappes chirurgicales sur les principales cibles nucléaires iraniennes, avec des missiles de croisière sont donc la seule option pour endommager ou mettre un terme au programme nucléaire iranien. Faire entrer les groupes de porte-avions dans le golfe Persique n'est pas sans risque puisque l'Iran dispose aussi de trois sous-marins. Il est donc plus que probable que les missiles de croisières seront tirés à distance respectable. Les F-117 seront envoyés dans un premier temps pour neutraliser les bases systèmes radar et missiles anti-missiles comme les système Tor-M1 qui viennent d'être d'achetés à la Russie par l'Iran pour protéger ses sites nucléaires comme Isphahan... Les bombardiers B-2 avec huit types de bombe de 5.000 livres à guidage laser  frapperaient les installations souterraines comme le site d'enrichissement de Natanz ou d'Isphahan. L'Iran est quatre fois plus grand que l'Irak. Une intervention classique sur le terrain, nécessiterait une expédition d'au moins 800.000 hommes, alors qu'avec des frappes nucléaires américaines, il ne serait pas nécessaire d'envoyer des troupes sur le terrain, qui seraient en plus contaminées, sans parler de l'espace aérien. Les conséquences d'une telle attaque contre l'iran, se traduira par l'apparition spontanées de groupes terroristes à travers toute la planète, et qui cibleront en premier les intérêts américains, anglais, israéliens et autres pays alliés des USA, comme nous l'avons vu par le passé.

05 Février 2006, la logistique militaire américaine se déploie en Azerbaijan sur la frontière nord de l'Iran, pour établir des bases logistiques et aussi aériennes avec des bombardiers, afin de lancer à partir de cette zone d'importantes opérations aériennes et terrestres contre la ville de Téhéran. Washington encourage et finance le renforcement des capacités des forces navales de ce pays, ainsi que celles du Kazakhstan qui sont tous deux sur la mer Caspienne. Ils financent la construction de deux grosses stations radars en Azerbaijan. Les groupes paramilitaires dirigés par la CIA ainsi que des unités de forces spéciales américaines qui s'entraînent avec les forces d'Azerbaijan, exploitent aussi les liens qui lient les Azeris du nord de l'Iran et ceux d'Azerbaijan. L'objectif est de former des unités spéciales capables d'opérer à l'intérieur de l'Iran pour des opérations de renseignements, d'actions directes et de mobilisation des iraniens mécontents du régime de Téhéran. L'autoroute azerie qui longe la côte de la mer caspienne est un raccourci hautement stratégique, qui permettrait d'atteindre Téhéran, une fois que les attaques aériennes massives auraient éliminée la résistance armée iranienne. Le vice-président américain Dick Cheney a ordonné la préparation d'un vaste plan d'attaques aériennes avec armes conventionnelles et nucléaires notamment en cas de nouvel attentat du type 11 septembre aux Etats Unis quels que soit les responsables.

Le 9 février 2005, Seymour Hersh, journaliste américain révélait dans un article du New Yorker, que des unités spéciales américaines faisaient du repérage en Iran, en prévision d’attaques aériennes de cibles militaires et nucléaires. Ces informations ont été démenties mais le président Bush déclara qu’il n’excluait pas une intervention militaire contre l’Iran. L'attitude des USA a été critiquée par le porte-parole du gouvernement Allemand. Mordechai Vanunu déclarait que le gouvernement israélien se préparait à utiliser l'arme nucléaire lors d'une prochaine guerre.

En Février 2005, l'Iran a déclaré qu'il riposterait s'il était attaqué en lançant des missiles balistiques sur Israël mais il pourrait aussi tirer sur les bases militaires américaines en Irak et dans le golfe Persique.

01/08/2005, un article de Philip Giraldi, ex-agent du contre terrorisme à la CIA, est publié dans the American Conservative et mentionne l'exitence d'un plan d'attaque contre l'iran. Philip Giraldi travaille aussi comme expert aupres de Cannistrato Associates et écrit :
"A Washington ce n'est un secret pour personne que les mêmes personnes au sein et dans l'entourage de l'administration qui vous ont concocté l'Irak se prépare à faire de même pour l'Iran. Le Pentagon, sur ordre du bureau du vice président Dick Cheney, a confié au STRATCOM ( United State Strategic Command - Commandement Stratégique des Etats Unis) pour parer aux imprévus, la tâche d'établir un plan pour répondre à une éventuelle attaque du type de celle du 11 septembre sur les Etats Unis. Le plan comprend une attaque aérienne de grande ampleur sur l'Iran utilisant à la fois des armes conventionnelles et nucléaires. A l'intérieur de l'Iran il existe plus de 480 cibles stratégiques particulièrement importantes comprenant notamment de nombreux sites suspectés de travailler au développement d'armes nucléaires. La plupart de ces cibles sont bétonnés ou souterrains difficiles à détruire avec des armes conventionnelles, d'où l'option nucléaire. Comme dans le cas de l'Iraq, la réponse n'est pas liée au fait que l'Iran soit ou non impliqué dans une attaque terroriste dirigée directement contre les Etats Unis. Il est dit que plusieurs officiers supérieurs de l'armée de l'air qui travaillent sur ces préparations sont effarés de ce qu'ils sont entrain de faire - monter un plan pour une attaque nucléaire contre l'Iran sans que celui-ci n'ait fait quoi que ce soit- mais aucun d'entre eux n'est prêt à risquer sa carrière en y objectant"

Giraldi signale que les néoconservateurs ne cachent pas que l'Iran est la prochaine cible à attaquer et qu'ils veulent une "guerre totale des civilisations". Une attaque nucléaire sans provocation de la part de l'Iran par les Etats Unis ou par Israël comme l'a suggéré Dick Cheney pour l'Inauguration Day est le moyen le plus sûr d'en déclencher une. Un rapport des services secrets américains qui vient d'être porté à la connaissance du public indique que l'Iran, s'il décide de construire des armes nucléaires en a encore pour 10 ans avant d'être capable de produire l'élément essentiel à la fabrication de telles armes alors qu'auparavant ces mêmes services estimaient à 5 ans ce délai. Je dirai que la question est pourquoi produire alors qu'on peut se procurer des têtes nucléaire, ou du plutonium sur le marché noir. La Chine et l'Iran se seraient partagés 18 armes (nucléaire on l'ignore) suite à un achat de missiles en 2001 à un pays du bloc de l'est.
Pour Scott Ritter ex-inspecteur en armements de l'ONU en Irak entre 1991 et 1998, il a publié récemment un article d'opinion sur le site d'Aljazeera, dans lequel il précise que le territoire iranien est sous surveillance/espionnage permanent par le survol de drones américains (un a été abbatu en 2005 en Iran), sans oublier la surveillance satellite.
Le président Bush suite à ses nouveaux pouvoirs, a commandité des opérations clandestines sur le sol iranien, téléguidées par la CIA, comme celles réalisées par le groupe de xxxxxxxxxxxxxxx ou xxxxxxxx. Il s'agit de groupes d'opposition iraniens qui étaient dirigés avant par les services de renseignements de Saddam Husseim et qui sont maintenant passés sous contrôle de la direction des opérations de la CIA. Ce groupe a été entraîné aux assassinats à la bombe par Saddam et pourra utiliser ses compétences sur le sol iranien.

Des spécialistes du nucléaire et sources gouvernementales ont précisé qu’une des principales missions est de mettre en oeuvre une stratégie nucléaire contre les pays que les USA ont défini comme des Etats Voyous selon leurs propres critères. L’US Strategic Command devient le premier commandement en charge de la coordination des actions du Pentagone, dans le but déclaré de lutter contre les armes de destruction massive. Reste à savoir si les pays occidentaux qui refuseront de se plier aux exigences des USA, ou qui représenteront une menace pour l'économie américaine, ou l'hégémonie américaine seront aussi considérés comme des Etats Voyous.
Il est évident que le 11 septembre 2001 sert de Renchtag à l'administration Bush.
En 2002, le congrès américain adopte le NPR, le " Nuclear Posture Review ".
En novembre 2004, les hauts commandants de l’armée israélienne ont rencontré au quartier général de l’OTAN à Bruxelles, leurs homologues des six pays riverains de la Méditerranée, Égypte, Jordanie, Tunisie, Maroc, Algérie et Mauritanie. Un protocole de l’OTAN et d’Israël aurait été signé. Les USA, Israël et la Turquie ont réalisé par la suite des manœuvres communes au large de la Syrie. En février 2005, Israël a participé à des exercices militaires et à des manœuvres antiterroristes avec quelques pays arabes.

3°) JFCCSGS.
En juin 2005, début des préparatifs de la guerre contre l’Iran avec des armes nucléaires. Dans ce but précis, une nouvelle unité de commandement a été créée, "Joint Functional Component Command Space and Global Strike" (JFCCSGS). Sa mission est de contrôler le déclenchement d’une attaque nucléaire conformément au NPR. Ce plan prévoit l’utilisation préventive d’ogives nucléaires non seulement contre les Etats dits voyous mais c'est aussi Valable pour la Russie ou la Chine, qui pourraient être capables de tenir tête aux USA. Il ne faut pas non plus oublier que les dirigeants de Washington, ont menacé la France de représailles en 2003 quand elle s'est opposée à l'invasion de l'Irak. Ce que beaucoup d'hommes politiques à travers le monde n'ont pas compris, c'est que les USA y partaient en guerre contre l'Iraq surtout pour rétablir l'hégémonie de leur monnaie et lancer un avertissement aux autres pays. D'après Chossudovsky au Canada, Ariel Sharon avant son accident cérébral avait donné un feu vert pour commencer les attaques fin mars 2006 avec l'accord des hauts responsables israéliens qui estimaient que c'était le dernier délai pour une attaque militaire contre l’Iran. La date coïncide avec la remise du rapport de l’AIEA à l’ONU, sur le programme nucléaire de l’Iran.
Depuis novembre 2005, le JFCCSGS a effectué des manoeuvres comme le déclarera l’US Strategic Command en décembre.  A l'époque tout le monde a pensé que ces manoeuvres visaient « un ennemi fictif que l’on supposait être la Corée du Nord », mais aujourd'hui on pense qu'il s'agissait en réalité de l'Iran. Le but de cette unité est « d’atteindre rapidement des cibles dans le monde entier, et cela en utilisant aussi bien des armes classiques que des armes nucléaires ». Un exercice de poste de commandement baptisé Global Lightning, qui était lié à un autre exercice, appelé Vigilant Shield, dirigé par le "North American Aerospace Defense Command" (NORAD) qui est chargé de la défense anti-missiles en Amérique du Nord était réalisé. Une semaine après, le 18 novembre, le  « JFCCSGS avait rempli les conditions nécessaires pour se dire opérationnelle.» James Graybeal, capitaine de la Navy, premier porte-parole de l’US Strategic Command a déclaré, « Après avoir effectué plusieurs nouvelles missions en 2002, l’US Strategic Command a été réorganisé afin d’assurer une meilleure coordination et collaboration entre les différents service ». Le JFCCSGS qui se compose de 250 militaires est à l'origine de la publication d'un concept d’opérations et planification incluant des armes nucléaires. «Les performances de l’unité pendant l’exercice Global Lightning ont montré qu’elle était prête à réaliser sa mission consistant à prouver ses capacités de frappe intégrée dans le monde et dans l’espace afin de dissuader les agresseurs et, si l’ordre en est donné, de vaincre l’adversaire au moyen de mesures globales communes visant à appuyer l’US Strategic Command de manière décisive ».

 
4°) Concept plan (CONPLAN) 8022.
Le CONPLAN du JFCCSGS est un plan globale d’attaques pouvant viser l’Iran ou la Corée du Nord, voire la Syrie. Selon Kristensen, c'est « un plan que la Marine et l’Armée de l’air exécutent avec des attaques coordonnées de leurs sous-marins et de leurs bombardiers... CON-PLAN 8022 est « le plan général des scénarios stratégiques préparés qui impliquent l’usage d’armes nucléaires ». « Il est particulièrement centré sur les nouvelles formes de menaces, comme l'Iran, la Corée du Nord, de même que sur les proliférateurs et les terroristes potentiels ... rien ne permet de dire qu’ils n’utiliseront pas le CONPLAN 8022 à une échelle réduite contre des cibles russes ou chinoises ».
Le Commandant en chef des Forces armées George W. Bush, donnerait l'ordre à Donald Rumsfeld, Secrétaire à la Défense,  qui ordinnerait ensuite à ses chefs d’état-majors des trois armées d’activer le CONPLAN 8022. La mission du JFCCSGS est de mettre en oeuvre le CONPLAN, c’est-à-dire de déclencher une attaque nucléaire contre l’Iran avec ses trois armées, à partir du Pentagone et du quartier général de l’US Strategic Command sur la base aérienne d’Offutt dans le Nebraska. Des sources militaires ont confirmé que l’attaque de l’Iran impliquera un important déploiement de forces semblable au bombardement «shock and awe» similaire à celui de l’Irak en mars 2003. Tous les bombardiers Stealth B-2 de Diego Garcia et les Stealth-Fighter F-117 stationnés à Udeid au Qatar ou ailleurs, pourraient être utilisés pour détruire une trentaine de sites  nucléaires identifiés. Israël et la Turquie seraient impliqués dans ce conflit. La liste des cibles serait dressée en fonction des préférences du gouvernement américain dans un premier temps contre les arsenaux, sites d’armes de destruction massive, les forces armées classiques ou nucléaires, et les industries militaires. Mais je rajouterai que dans un second temps, comme en Yougoslavie, les cibles civiles industrielles et urbaines seront détruites en fonction des intérêts du lobby des industriels américains. Les USA pourraient choisir un plus grand nombre de frappes dirigées contre les cibles civiles industrielles concurrentes de leurs industries pour récupérer des marchés.

L'utilisation d'armes tactiques nucléaires ne nécessiterait pas le déploiement de forces terrestres sur le terrain qui serait de toute façon contaminées par les retombées radioactives. Ce plan d'attaque nucléaire, permettrait d'éviter le fiasco financier de l'engagement en Irak, par contre les retombées politiques internationales, sont inconnus. On ne peut en effet négliger en cas d'utilisation de l'arme nucléaire contre l'Iran, des plaintes devant la cour de la Haye. De là à imaginer que des dirigeants américains puissent faire l'objet de poursuites devant cette cour, il n'y a qu'un pas. En décembre, les forces armées iraniennes se sont livrées elles aussi  à d’importantes manœuvres dans le golfe Persique en prévision d’une attaque des États-Unis.

Les dirigeants des pays qui utiliseraient une arme nucléaire, pourraient bien eux aussi se retrouver un jour ou l'autre devant la cour de la Haye, on comprend mieux pourquoi le gouvernement Bush a freiner des deux pieds et ne préfère pas adhérer aux traités qui permettraient de traduire des américains devant cette cour. Pour les américains il est tout à fait normal de traduire en justice les dirigeants des autres nations, mais il est totalement illicite de leur demander des comptes s'ils sont mêlés à des génocides, et c'est ce pays là qu'on appelle une démocratie, cherchez l'erreur. Pour l'instant les USA cherche à obtenir la neutralité de la Chine et de la Russie dans le cadre d'une intervention armée contre l'Iran. On assiste à de nombreux déplacements diplomatiques.
 


5°) Position des porte-avions américains.
 
NOM Porte-Avions Port d'attache Normal OBSERVATIONS
USS Dwight D. Eisenhower CVN-69 Newport News, Virginie Il était encore à sec Norfolk en février, mais il sera opérationnel pour le printemps.
USS Entreprise CVN-65 basé a Norfolk
USS John F. Kennedy CV-67 basé à Mayport/Floride Il serait en cours de désarmement, mais il dispose encore d'un budget et certains veulent le garder en service. 
USS Kitty Hawk CV-63 Yokosuka au Japon Les militaires sont à terre, mais peut partir vers le golfe.
USS Abraham Lincoln CVN-72 Everett, Washington Il est basé actuellement dans le Pacifique
USS Nimitz CVN-68 San Diego/Californie y était encore le 03 janvier 2006
USS Ronald Reagan CVN-76 San Diego, Californie Il se dirigeait vers le golfe en février 2006
USS Theodore Roosevelt CVN-71 Norfolk/Virginie
était dans le golfe 
en février 2006,
Gibraltar au 3 mars
Ferait route vers la Méditerrannée. 
(Tarawa Expeditionary Strike Force).
Il était accompagné dans le golfe du :
USS Tarawa, the USS Austin, and the USS Pearl Harbor
USS John C. Stennis CVN-74 à Bremerton Washingt Remise à niveau en cours, mais sera prêt au printemps
USS Harry Truman CVN-75 Norfolk/Virginie au port
USS Carl Vinson CVN-70 Norfolk/Virginie en cours de révision.
USS George Washington CVN-73 Norfolk/Virginie Faisait le plein de munition au 6 février, devrait reprendre la mer
USS George H.w. Bush CVN-77 Newport News/Virginie En construction
Le 24/02/2006, le porte avions nucléaire Charles de Gaulle a appareillé avec son escadre complète à destination de l'Indes d'abord pour ensuite se rendre dans Golfe Persique.

L'iran a été doté par la Russie de missiles supersoniques anti-navires du type 3M-82 Moskit, code OTAN SS-N-22 Sunburn, qui serait très efficace contre les grosses unités navales américaines comme les porte-avions et les contre-torpilleur dotés du système de défense AEGIS. Ce missile inquiète les experts militaires, car il est trois fois plus rapide que le missile anti-navire américain Harpoon. Autre inconvénient très sérieux, il utilise une trajectoire différente des missiles conventionnels, qui arrivent tous sur l'un des flancs du navire. Tous les systèmes de défense ou anti-missiles sont donc prévus à 90% pour détruire une cible qui arrive de côté. Le Sunburn quant à lui exploite pour sa trajectoire ce que nous appelons nous dans notre jargon, le "Cône Aveugle", zone connue des experts en radar. C'est à dire arrivé à proximité il monte en chandelle en altitude, pour ensuite redescendre à la verticale du navire, ce qu'il fait déjà qu'il sera difficilement ou même impossible pour un radar de poursuite de le suivre, et aux systèmes d'armes de défense d'abattre un tel missile. Sa vitesse supersonique en fait en plus une arme impossible à intercepter. En cas de conflit avec l'Iran, on peut estimer que la Navy pourrait perdre au moins un porte-avions contre une telle arme, ce qui serait une humiliation suprême évidente pour les USA déjà enlisés en Irak. Par contre un tir au but, obligerait à reconnaître les compétences, les technologies, et la fiabilité des armes russes, et modifierait  sérieusement les marchés des ventes d'armes, amenant de nouveaux clients à la Russie.

Les israéliens dispose de 3 Submersibles de la classe 'Dolphin' fournis par l'Allemagne, qui ont été équipés fin de 2003 de missiles AGM-84E, “Harpoon E”. Il paraît que ces missiles seraient équipés d'ogives nucléaires, mais là je dirai qu'on ne dispose pas de preuve.

La Russie avait déclaré qu'elle ne soutiendrait pas militairement l'Iran en cas d'attaque par une coalition dirigée par Washington. Certains affirment aussi que la Chine n'entrera pas en conflit avec les USA pour protéger l'Iran. Un communiqué de l'AFP du 10/02/2000 rapportait des informations de la presse qui écrivait, " Par ailleurs, selon la presse israélienne, la Chine prendrait livraison à partir du printemps de 8 AWACS israéliens produits sur la base d'un appareil russe modifié ", sauf que Washington avait pression sur Israël pour que ce contrat soit abandonné.
 

6°) Options militaires possibles contre l'Iran et armes non conventionnelles.
Option 1.
La première option à laquelle le public pense, est une intervention comme celle qui a eu lieu en Irak, et qu'on peut éliminer tout de suite, car elle est irréalisable pour plusieurs motifs.
L'Iran est 3 à 4 fois plus grand que l'Irak, il faudrait engager un minimum de 800.000 à un million de soldats sans parler de la logistique. Scénario irréaliste en raison des pertes humaines, financières, délais de mise en oeuvre, et du bourbier irakien dans lequel se trouve actuellement les USA.

Option 2.
Une intervention aérienne par les bombardiers israéliens comme à l'époque contre le réacteur Osirak en Irak est une possibilité. Mais il est plus probable que cette intervention se fasse avec l'armée américaine. Les intérêts d'Israël et des USA deviendront des cibles potentielles partout dans le mondes.

Option 3.
A) Propagande nationale.
Avant toute intervention, comme d'habitude, il y aura une phase de propagande à travers les médias classiques comme les radios et télés, pour obliger la population américaine à se faire à l'idée d'une nouvelle guerre. Le gouvernement Bush fait régulièrement de désinformation et manipulation de masse. C'est ce que l'ex-Président Carter a appelé au cours de l'un de ses discours dont un extrait a été diffusé dans un JT de février sur France 2,  "les armes de manipulation massive". Les USA diffuseront les informations qui les intéresse en censurant les autres. Par exemple les diffusions d'images sur les retours d'Irak des cercueils de militaires américains aux USA sont censurées. Ce qui surprend, ce sont les fuites quotidiennes sur les tortures en Irak. Deux bases de l'Air Force sont spécialisées dans la manipulation de l'information, et à plusieurs reprises, leurs officiers ont été détachés dans les rédactions des chaines américaines, notamment lors des guerres en Yougoslavie et en Irak. La propagande en direction de la population du pays ennemis, ne commencera qu'après l'attaque.

B) Cette option est beaucoup plus réaliste, car elle serait limitée à des interventions aériennes. Elle reposerait sur une première intervention avec les F-117 pour détruire lors d'une première frappe les installations radar, systèmes anti-missiles, les moyens télécoms, les sites en rapport avec la bourse au pétrole  qui doit ouvrir en mars. Cette dernière cible semble une évidence, pour éviter la perte d'influence de la bourse au pétrole de New York et de Londres, qui conduirait à la déroute du dollar. La neutralisation des moyens radiotélévisés sera aussi une priorité. Il est possible que des bombes à impulsion électromagnétique soient utilisées contre les zones urbaines ou installations radar.

C) Les USA voudront aussi dans un premier temps couler les 3 sous-marins et submersibles dont dispose l'Iran, pour que la flotte américaine puisse manoeuvrer en toute tranquillité.

D) Une deuxième intervention avec des bombardiers B-52, avec des largages de bombes à partir des hautes altitudes sur 400 cibles iraniennes industrielles nucléaires est évidente. C'est à ce stade que des nukes, mini-bombes nucléaires pourraient être utilisées. Ils tenteront aussi de neutraliser toutes les bases aériennes pour être maître du ciel.

E) Quelques groupes d'attaque/d'intervention pourraient pénétrer sur le territoire iranien à partir de l'Irak, de l'Afghanistan, du Pakistan, pour finir de détruire certains sites. Dans ce cas des armes micro-ondes anti-personnelles ou laser/plasma pourraient être utilisées ou plutôt expérimentées en secret sur les champs de bâtaille, pour en analyser les effets et l'efficacité sur les troupes ennemies. L'armée dispose aussi d'armes soniques avec des puissances supérieures à 140 décibels (dBa), capables de détruire les tympans qui peuvent être couplé à des faisceaux lasers aveuglants, stroboscopiques. Certaines techniques remontent en réalité aux années 60, et ont été utilisées lors de la guerre du Viet-Nam.
Un prototype d'arme micro-ondes figure sur la page ci-dessous.
http://membres.lycos.fr/munzert-49-vmads.htm
Leurs effets nocifs sont connus depuis 1943 comme je le signalais lors d'un reportage pour un JT télé, extrait qui sera censuré à l'époque, car ce type d'information dérange beaucoup le lobby des télécoms. Beaucoup d'utilisateurs de GSM ignorent qu'il existe une norme thermique, et qu'une communication ne doit pas dépasser quelques minutes. Les quelques photos non publiées sur ces dispositifs qui remontent aux années 50 ou 60, transformés en arme, démontrent s'il le fallait que les risques sanitaires des micro-ondes et porteuses modulées ELF sont connus depuis un demi-siècle.

F) Il semble évident que les américains débarqueront sur îles iraniennes situées au milieu de détroit d'Ormuz après un bombardement, car elles permettent de contrôler tout ce qui rentre et sort du golfe.

G) Armes non conventionnelles.
Un dernier point, le conflit Iran/USA va devenir un terrain d'expérimentation pour de nouvelles armes. On y verra probablement la première utilisation des bombes nucléaires tactiques B-61, les BLU lâchant des sous munitions qui déploieront des "filets" conducteurs au-dessus des centrales électriques, déjà utilisée, en Irak pour provoquer des courts-circuits, comme avec des bombes avec de la poudre graphite conductrice. Les vecteurs comme des missiles américains équipés de dispositifs chargés de générer des impulsions électromagnétiques pour détruire l'électronique des systèmes de défense feront certainement leur apparition lors de ce conflit, sauf que les systèmes russes qui ont été fournis aux iraniens sont à mon avis plus robustes que les systèmes occidentaux pour plusieurs raison que je ne détaillerai pas ici. Il doit être précisé toutefois que l'Iran s'intéressait aussi à ces systèmes dès 1994, et avait déjà à l'époque assisté à une conférence sur ce thème. Il en était de même pour la Chine, et Israël. La Russie a developpé depuis longtemps des systèmes de ce type. Il est presque certain que des armes anti-personnelles micro-ondes seront utilisées sur le champ de bataille, pour en étudier grandeur nature les effets sur les troupes adverse. Contre la population des systèmes soniques/aveuglant pourraient être utilisés, mais il faudrait pour cela une intervention comme celle du type de l'option militaire 1.

H) Opération de propagande.
C'est à ce stade que commenceront les opérations de propagande contre la population iranienne. L'US Air Force dispose de moyen de radio-diffusion embarqués à bord de plusieurs avions Hercule.

Les programmes sont réalisés avec des spécialistes en psychologie, guerrière dois-je le préciser. On ne peut éliminer les dirigeants d'un pays sans toucher au morale de la population, comme le savent tous les experts militaires. C'est la raison pour laquelle une guerre propre ne peut exister, car pour casser le morale d'une population, pour les stratèges militaires il faut détruire les infrastructures civiles, eau, gaz, électricité, télécommunication, radiodiffusion, points de ravitaillement pour créer des famines. Personnellement, je pense que cela attise encore plus les haines, et l'Irak en a été un parfait exemple. Les USA ont détruit les infrastructures urbaines pour octroyer les contrats de reconstruction à leurs firmes américaines, mais rien ne marche correctement, résultat, la haine s'est intensifiée contre l'occupant, et l'affaire d'Abu-Ghraïb n'a rien arrangé. Dans le cas présent, l'information s'est retournée contre George Bush, et Washington a perdu la guerre de l'information, avec la révélation chaque jour d'attentats en Irak.
 

7°) Comment réagirait l'Iran et armes non conventionnelles.
En cas d'attaque par les américains avec des armes nucléaires, il est plus que certain que l'Iran répliquera aussi avec une arme nucléaire. Il est en effet possible que l'Iran dispose de quelques ogives nucléaires et en fonction du nombre dont ce pays dispose, il peut décider de faire sauter une bombe nucléaire à une altitude assez élevée, à quelques kilomètres d'un porte-avions avec sa flotte d'accompagnement pour éviter une interception par les anti-missiles. En outre une explosion en haute altitude en plus de détruire un groupe naval, pourrait endommager non seulement les satellites militaires et autres à proximité, comme je le soulignais déjà dans mon livre en 1999, mais aussi les avions radar et de guerre électronique qui survolerait la zone. Il est possible aussi que l'Iran dispose d'armes à impulsion électromagnétique, car ce pays s'y intéresse au moins depuis 1994.

Un rapport de 2004 signalait que plusieurs pays faisaient des recherches sur les armes à impulsion ou micro-ondes de très forte puissance. Une impulsion de quelques mégawatt même si elle fait quelques nanosecondes est suffisante pour endommager les circuits électroniques. Il existe des systèmes portables en mallette aujourd'hui, capable de générer des impulsions de 2 à 5 mégawatt pendant 10 à 30 minutes. Or aujourd'hui les russes semble disposer par exemple de système mobile capable de monter jusqu'à 500 mégawatt en bande X. Il y a plusieurs dizaines d'années de cela, un dépôt d'armes russe avait explosé, après avoir été illuminé par un faisceau radar de poursuite. Un avion ou un missile pris dans le faisceau d'une telle arme aurait son électronique détruite et peut exploser. Plusieurs crash d'avions de ligne civils ont déjà été attribués par le passé à des interférences électromagnétiques. Le véhicule de transport d'une telle arme doit par contre éviter d'utiliser par exemple des systèmes à injection électronique pour le moteur, tout le monde comprendra pourquoi. Quant aux opérateurs, ils ont intérêt à se réfugier dans une cabine blindée, car ils risquent de se retrouver très vite avec des problèmes de santé. En décembre 1999, comme je le rappelais au cours d'une émission de radio en 2002, (http://membres.lycos.fr/filterman/gsm-30-monaton.htm) un employé sur un site de télécommunication canadien est mort pour être resté devant une simple antenne de télécommunication, information que le lobby des télécoms (GSM) n'aime pas qu'on révèle. Or ces armes micro-ondes ont été testées 6500 fois dès 1994 sur 72 cobayes humain sur une base de l'Air Force à Kirtland. Cette arme a une portée de 800 mètres et la durée des impulsions a été limitées à 3 secondes. Le durée et la distance sont deux critères primordiaux. Si on est a 10 m du système, il est évident qu'on est mort.
 

8°) Risque d'embrasement.
En cas d'invasion, des troupes iraniennes pourraient passer les frontières Irakiennes et turques pour attaquer les bases logistiques américaines. Israël pourrait profiter de la confusion pour retourner au Liban et en découdre avec la Syrie. Des exercices militaires et de déploiement de forces spéciales israéliennes, deux unités, sont envisagées dans les montagnes de Turquie côté Iran et Syrie, suite à un accord avec Ankara et les USA. C'est ce qui laisse penser qu'Israël participera au conflit. On ignore cependant comment réagiront les états musulmans dans le monde, mais on doit s'attendre à des émeutes et attentats dans tous les pays occidentaux. Il semble que Washington essaye d'obtenir la neutralité de la Russie et de la chine dans ce dossier en brandissant les menaces économiques, sauf qu'avec la Russie il y a peu d'échanges économiques, donc pas de possibilité de sanction. Quant à la Chine elle est un créditeur de l'économie américaine à hauteur d'au moins 300 millions de dollars, qui ont été acquis en obligations du Trésor américain et qui pourrait être remis en masse sur le marché, on devine les conséquences. Les exportations de Boeing civils vers la la Chine ont rapporté aux USA 40 milliards de dollars. Les USA ne peuvent donc sanctionner la Chine sans que ces deux économies se ruinent mutuellement. Même si ces deux pays ne veulent pas d'affrontement direct avec les USA, il est plus que certains qu'ils aideront l'Iran par le biais de pays tiers.
 



 
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