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07°) Position de la Russie,
sur la crise avec l'Iran.
 
La production de pétrole de l'Iran est de 2,5 à 3 millions de barils par jour et 13 millions de tonnes de produits pétrochimiques par an. Un conflit dans cette région après celui de l'Irak serait catastrophique économiquement.
Dès novembre 2004, le Journal Die Zeit avait déjà publié un article sur les objectifs des faucons de Washington. Il citait l'idéologue Michael Ledeen de l’officine de droite American Entreprise Institutes, qui était impliqué en 1980 dans l’affaire IranGate-Contras, et Douglas Feith, sous-secrétaire d’Etat à la Défense, qui dirige la planification politique, au Pentagone. Condoleezza Rice, ministre des Affaires étrangères, avait déclaré lors d'une audition devant une commission des Affaires étrangères du Sénat, qu'à « un moment ou à un autre, l’Iran devra rendre des comptes. » Elle mis en cause après la Corée du Nord quatre autres pays, Cuba, la Birmanie, le Zimbabwe, et la Biélorussie qu'elle qualifia « d'avant-postes de la tyrannie ». Sauf que la démocratie américaine ressemble de plus en plus à un avant-poste de tyrannie, qui passe son temps à un moment ou un autre à menacer les autres pays, y compris occidentaux. Le vice-président Richard Cheney accusa l’Iran d’avoir développé de nouveaux « programmes nucléaires » et d’être un sponsor connu du terrorisme. Sauf que Washington avait déclaré qu'il fallait capturer Saddam Hussein pour faire cesser le terrorisme, et qu'il disposait d'armes de destruction massive, qu'on cherche encore. Ce prétexte a été utilisé pour envahir l'Irak pour empêcher Saddam de se faire payer son pétrole en euro, voilà la vraie raison, mais aussi pour installer d'autres bases militaires américaines au Moyen-Orient. De plus Washington n'est pas le dernier a recruté par le biais de la CIA des éléments subversifs pour créer des troubles ensuite dans les pays dont la politique intérieure lui déplaît.

Le président Bush dans un discours déclara vouloir « libérer » le monde, par les armes et les bombardement aériens. On voit le résultat en Irak tous les jours, sans parler de la dette américaine qui augmente chaque semaine à coup de milliards de dollars. Rien que l'intervention contre un millier d'insurgés en décembre 2004 à Falloudja aurait fait 6000 morts selon les estimations. Fin octobre 2004, The Lancet publiait un article suite à une étude réalisée par le Dr Les Roberts et ses experts de l'université John Hopkins, que depuis l'invasion de l'Irak par l'armée américaine du 29 mars 2003 au le 8 septembre 2004, 100.000 civils au moins avaient été tués. Il ne faut pas s'étonner dans ces conditions de voir les autres pays s'armer pour éviter les invasions, dont les USA se sont faits une spécialité depuis un siècle. Quand George Bush déclare que personne, ni même le droit international ou autre, ne l’empêchera d’attaquer un pays, ils se met au même niveau que les autorités nazies de 1935. Le laxisme européen permet à Washington de menacer qui bon lui semble, et le jour où les nations occidentales se réveilleront il sera trop tard. Une fois que les américains auront pris totalement possession du golfe, ils pourront faire pression sur les nations en menaçant de couper les vannes du pétrole.

Sergueï Karaganov déclare,"Nous avions également proposé à l’Iran d’implanter en territoire russe une usine conjointe d’enrichissement d’uranium pour les centrales nucléaires iraniennes, de manière à affranchir l’Iran de tout soupçon de vouloir créer l’arme atomique." Sauf que la bourse au Pétrole iranienne en euros fait certainement aussi parti des négociations, car comme je l'écrivais dans le prmier acticle, cette bourse est la bombe atomique de l'économie américaine. Pour certains,  un contrôle du Golfe Persique par l'Iran et des réserves de pétrole est une menace économique qui peut mener à l'effondrement du système monétaire mondial, mais se serait aussi la fin de l'hégémonie du billet vert, ce que tout le monde oublie de préciser. Enfin, est-ce que le golfe entre les mains américaines ne serait pas non plus une menace pour l'économie des pays d'Europe et d'Asie, qui disposerait d'un moyen de pression. A priori ni la Russie, ni la Chine ne veulent prendre la responsabilité d'une 3ème guerre mondiale pour protéger l'Iran, mais rien ne les empêche de leur vendre des armes par des pays tiers, pour affaiblit financièrement les USA et les autres pays de la coalition.
 
Annexe 1
Par Sergueï Karaganov,
Président du Conseil de politique extérieure et de défense
Directeur adjoint de l’Institut de l’Europe.
Source : http://www.voltairenet.org/article135565.html
Le 6 février 2006

Le conflit autour du programme nucléaire de l'Iran est entré en phase d'Endspiel. Pendant longtemps la troïka européenne, d'un côté, et la Russie, de l'autre, avaient essayé de convaincre l'Iran de renoncer aux volets du programme pouvant conduire, théoriquement, à la création de la bombe atomique. Les Etats-Unis avaient tenu le rôle du "méchant gendarme", mais ces dernières années ils avaient quelque peu assoupli leur politique.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) agissait parallèlement. Ses inspecteurs remarquaient parfois des signes de recherches militaires dans les programmes de l'Iran ou de dissimulation de programmes mais, en règle générale, ils concluaient que formellement l'Iran ne sortait pas du cadre des engagements du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

Cependant, ces derniers mois le refus de Téhéran de renoncer catégoriquement aux recherches nucléaires revêtant un caractère militaire potentiel et d'abandonner l'idée de créer des technologies pour enrichir l'uranium avait fini par convaincre la troïka que les dirigeants iraniens utilisaient tout simplement les négociations pour gagner du temps. La Russie a été la plus longue à se résigner. Pendant de nombreuses années elle avait stoïquement résisté aux pressions de l'Occident qui réclamait l'arrêt de la construction de la centrale nucléaire de Bouchehr, montrant ainsi qu'elle était un partenaire sûr. Nous livrions même des armements conventionnels.

Dans l'ensemble nous n'avons jamais cessé de considérer l'Iran comme un Etat ami, un partenaire géopolitique précieux dans la région.

L'Iran a réussi à réduire la croissance de la population, a créé, en complément à sa grande culture antique, un système d'enseignement relativement moderne, dès avant le boom pétrolier il avait obtenu une légère augmentation du PIB par habitant, ce qui contrastait fortement avec la situation dans la plupart des pays limitrophes.

Nous avions également proposé à l'Iran d'implanter en territoire russe une usine conjointe d'enrichissement d'uranium pour les centrales nucléaires iraniennes, de manière à affranchir l'Iran de tout soupçon de vouloir créer l'arme atomique. Des négociations avaient été engagées mais, d'après ce que l'on sait, sans beaucoup de succès. Nos propositions avaient été repoussées, ensuite les pourparlers avaient repris, puis Téhéran avait proposé d'inclure la Chine dans le projet.

Parallèlement d'abord chez les experts et les politiques occidentaux, et ces derniers temps dans les milieux scientifiques russes, on a vu se former une opinion presque unanime selon laquelle la diplomatie iranienne ne vise qu'une chose: gagner du temps pour créer la bombe.

Les arguments avancés par les experts estimant que l'Iran avait besoin d'un programme nucléaire uniquement pour pouvoir l'utiliser en qualité de monnaie d'échange pour sortir de son semi isolement et renforcer son prestige international ne sont plus aussi convaincants.

Téhéran nie avec véhémence vouloir accéder à la bombe. Seulement on ne le croit pas. Tout comme on ne fait pas confiance à tout pays ayant un système politique hermétique, tout comme on ne croyait pas les assurances de l'URSS quant à ses intentions pacifiques.

Pour Téhéran la situation a empiré après certaines déclarations du président iranien au sujet d'Israël. L'image entretenue de pays responsable a commencé à se dégrader rapidement.

Je tiens à être clair. Les Iraniens ont le droit moral de souhaiter disposer de l'arme nucléaire. Ils vivent dans une région très dangereuse. Au sud il y a le Pakistan nucléaire, qui peut exploser à tout moment. A l'ouest il y a l'Irak instable avec des troupes américaines, plus loin c'est Israël, nucléaire lui aussi, et que Téhéran qualifie d'ennemi acharné. (Quoique ici le problème relève dans une grande mesure de l'Iran lui-même qui se cherche des ennemis). Les Iraniens redoutent non sans raison l'attitude - injuste pour beaucoup - de la communauté internationale vis-à-vis d'eux. Ils n'ont pas oublié que pendant la guerre irano irakienne tout le monde - les Etats-Unis et l'URSS - avait aidé l'Irak et observé un silence honteux lorsque ce dernier avait utilisé des armes chimiques contre les Iraniens.

Seulement le problème réside dans ce que l'accession de l'Iran à l'arme nucléaire est inacceptable ni pour les Etats de la région, ni pour les grandes puissances, en premier lieu la Russie qui se trouve à proximité immédiate de lui et dans les limites de la portée des vecteurs iraniens éventuels de l'arme nucléaire.

Il est hautement probable que la nucléarisation de l'Iran inciterait l'Arabie saoudite et l'Egypte à créer elles aussi leur "bombe nucléaire arabe". Il faudrait alors faire son deuil de la notion de stabilité stratégique à laquelle les anciennes puissances nucléaires sont parvenues en plaçant parfois l'humanité au bord d'un cataclysme mondial. Le risque d'une guerre nucléaire aux conséquences imprévisibles décuplerait. On se demande comment Téhéran nucléaire se comporterait, ce qui se passerait si les éléments prônant la destruction d'autres Etats et le blocus du golfe Persique venaient à prendre le dessus au sein de la direction iranienne. C'en serait définitivement fini du Traité sur la non-prolifération. Il faudrait s'attendre à tout moment à des frappes préventives, même avant que l'Iran n'entre en possession de l'arme nucléaire, quoique personne, pas même les Américains, ne songe à y recourir, parce que conscients de leur efficacité militaire limitée et de leur nocivité politique illimitée.

Dans cette situation, compte tenu des intérêts vitaux de notre propre sécurité, nous n'avions pas le droit moral de continuer à nous opposer aux pressions toujours plus fortes de l'Occident, à ses appels à transmettre le dossier iranien au Conseil de sécurité de l'ONU. Toutes les grandes puissances se sont mises d'accord pour que le 2 février l'AIEA informe le Conseil de sécurité de ce dossier. Son examen ne pourra commencer que dans un mois, après le rapport définitif de l'AIEA. Ce créneau de possibilités a été négocié par Moscou pour Téhéran, et même après cela du temps restera disponible avant l'introduction de sanctions éventuelles.

Maintenant la balle est dans le camp de Téhéran. Ses représentants disent que le transfert du dossier au Conseil de sécurité ferme la porte aux pourparlers. Ce n'est pas vrai. D'autres prétendent que cette concession ne serait pas tolérée par le parlement et le peuple. Cet argument lui non plus n'est pas convaincant. Dans le contexte de la "démocratie dirigée" qui existe en Iran et du contrôle total exercé sur les grands moyens d'information les références à l'opinion n'ont pas de poids.

Téhéran est confronté à un défi historique et il va devoir y répondre rapidement. Soit l'Iran renonce immédiatement à son potentiel nucléaire militaire (par exemple en acceptant les propositions russes) en échange d'une sortie de son semi-isolement international, d'une reconnaissance en qualité de joueur responsable du monde nouveau. Dans ce cas les investissements afflueraient dans le pays, son potentiel économique et son prestige international grandiraient en conséquence.

Soit Téhéran poursuit son programme nucléaire à connotation nucléaire. Dans ce cas il y aura des sanctions, un entourage froid pour ne pas dire hostile, moins de possibilités de recourir à des ressources et aux technologies extérieures, un ralentissement du développement économique et la condamnation au retard. Et aussi l'attente permanente de frappes préventives contre les sites nucléaires et peut-être même contre l'infrastructure industrielle.

On voudrait beaucoup espérer que les héritiers de la merveilleuse culture perse, que l'élite intellectuelle sauront surmonter les vieilles offenses et suspicions et les vestiges du fanatisme religieux, sortir l'Iran du "carcan nucléaire" et ouvrir devant le pays la voie qui, en l'empruntant, fera de lui une grande puissance. Nous y sommes tous intéressés
 

Il est probable que la Chine et la Russie ne souhaite pas voir des pays du golfe s'équiper avec des armes nucléaires à proximité de leurs frontières. C'est un facteur qui peut les décider à limiter leur aide à l'Iran.


Le 30 juin 1995 la Russie et les Etats-Unis ont signé un accord (Albert Gore – Victor Tchernomyrdine) dans le cadre de la lutte contre le terrorisme international. Pour Washington, l'Iran est une base d'islamistes fondamentalistes à la solde du terrorisme international. Dans cet accord il est prévu que la Russie cesse de vendre des armes ou d'apporter une assistance technique à l'Iran avant le 31 décembre 1999. Sauf qu'un ancien ministre britannique, Michael Meacher, avait déclaré au Guardian, que les services secrets anglo-saxons recrutaient des terroristes musulmans (Asian News, 30/09/2005).

26 au 28 décembre 2000, visite en Iran d'une délégation russe dirigée par le Ministre de la Défense Russe, le Maréchal Igor Sergueïev, a déclenché aux USA vives critiques. La Russie et l'Iran veulent améliorer leurs relations commerciales, notamment sur les projets d'armement. Le Maréchal Igor Sergueïev avait rencontré le président Mohammed Khatami (élu le 23 mai 1997, ainsi que son homologue Ali Shamkhani.

12/15 mars 2001, Rencontre entre les présidents Poutine et Khatami  à Moscou avec des projets de contrats d'armement pour plusieurs milliards de dollars, et un contrat de coopération sur la technologie nucléaire. Le rapprochement entre Moscou et Téhéran irrite les USA, car son hégémonie dans le golfe serait mise à mal.

Depuis début 2005, les USA, Israël et la Turquie ont effectués diverses manoeuvres militaires.

08 février 2005, la secrétaire d'Etat américaine a décliné, dans un discours prononcé mardi à Paris, les grands axes de la politique étrangère selon Bush, une «Europe forte», soutien au processus de paix israélo-palestinien, et démocratisation des pays arabes, de quelle façon, cela n'a pas été précisé.

Avril 2005, il a eu plusieurs navettes diplomatiques entre Washington, Tel-Aviv, Ankara et le quartier général de l'OTAN à Bruxelles.

19-20 avril 2005, Condoleezza Rice rencontre à Moscou le président russe Vladimir Poutine, son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, et d’autres responsables russes.

Fin avril 2005, alors que le Président Poutine était en visite en Israël, la Defence Security Cooperation Agency (Département américain de la Défense) a déclaré qu'elle vendait à Israël de 100 bombes anti-bunker fabriquées par Lockheed Martin, «Guided Bomb Unit-28 (GBU28) BLU-113 Penetrator ». Elle sont équipées d'un système de guidage WGU-36A/B. La GBU-28 est décrite comme une arme destinée à détruire des centres de commandement enterrés et autres. L’armée de l’air israélienne prévoit d’en équiper ses bombardiers F-15.

En juin 2005, l'US Strategic Command est déclaré "premier commandement pour l'intégration et la synchronisation des forces du ministère de la Défense dans le cadre d'une lutte "contre les armes de destruction massive". Les préparatifs pour une guerre contre l'Iran s'amorce.

16/10/2005, samedi, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice ne parvient pas à rallier Moscou à la position américaine sur le dossier nucléaire iranien qui menace de porter le dossier devant le Conseil de sécurité de l'ONU, dans le but de prendre des sanctions contre l'Iran. Le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a affirmé le droit des Iraniens à enrichir de l'uranium. Dimanche, Mme Rice a fait une étape à Londres. Elle a rencontré le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, puis a été reçue par le président russe Vladimir Poutine qui s'est surtout intéressé à la tournée de trois jours effectuée par Mme Rice cette semaine en Asie centrale, région stratégique considérée par Moscou comme son pré-carré.

Vendredi 21 octobre 2005, Washington et Moscou, où se trouvait samedi la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice, restent en désaccord sur le dossier nucléaire iranien. Mme Rice, arrivée vendredi de Paris, a fait étape à Moscou avant de se rendre à Londres.

En novembre 2005, on a apprenait que les États-Unis allait livrer 5000 bombes à guidage satellite GPS de haute précision à Israël. Dans ce lot, 500 bombes pèsent une tonne, sont à perforation et pénétration profonde, et utilisées généralement contre les bunkers, les installations souterraines, mais aussi contre des infrastructures bétonnées nucléaires. Ce qui veut dire qu'Israël pourrait participer à l'attaque de l'Iran. Il est possible que le Pentagone utilise une arme nucléaire, mais Israël pourrait aussi en larguer une pour faire peur à ses voisins, mais dans les deux cas, les conséquence politiques et internationales seront évidemment désastreuses.

Mardi 06/12/2005, la secrétaire d'Etat américaine n'a pas démenti l'existence de prisons secrètes utilisées par la CIA à l'étranger. Elle a déclaré qu'il « faut protéger les peuples » dans l'ère de l'après 11 septembre. Elle n'a pas précisé pour cela s'il fallait violer les conventions internationales et les droits de l'homme.
« Nous avons à protéger nos peuples et nous utiliserons tous les moyens légaux pour le faire », et elle a rappelé que la nouvelle guerre contre le terrorisme est «un défi» et rend nécessaire de «tout faire pour protéger nos citoyens», au cours d'une conférence de presse avec la chancelière allemande Angela Merkel. Elle n'a pas précisé si ces guerres étaient dans le but de s'approprier les réserves de pétrole au profit des USA. Un bon nombre de pays qui sont définis comme l'axe du mal ont comme par hasard des réseves de pétrole.

Décembre 2005, les forces armées iraniennes se sont livrées, à d'importantes manœuvres dans le golfe Persique en prévision d'une attaque des USA.

En janvier 2006, l'Iran a commencé à enlever les scellé de l'AIEA sur le site de Natanz site, et rompu les discussions avec le Conseil de Securité de l'ONU.

19/01/2006, Le Président Chirac fait un discours à la base de l'Ile-Longue, en présence de la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, sur la force de frappe française. Le Président de la République a précisé que « le nombre des têtes nucléaires a été réduit sur certains missiles de nos sous-marins », dans le but de les rendre plus performants ou encore de rallonger leur portée. Chaque sous-marin embarque 16 missiles M45, avec sous coiffe pour chacun 6 ogives nucléaires. Lors de la rentrée dans l’atmosphère, chaque ogive se sépare et va frapper une cible différente. Un sous-marin peut emporter 96 ogives nucléaires.

Mercredi 22 et jeudi 23/02/2006,  Condoleezza Rice, a fait une tournée en Egypte, en Arabie saoudite et dans les Emirats arabes unis. Elle s'est entretenue à Abou Dhabi, avec l'ensemble de ses homologues des six monarchies du Conseil de coopération du Golfe.
Jeudi 23/02/2006, Condoleezza Rice a fait un passage de quelques heures au Liban, et elle a déclaré que le but de cette visite, était "d'apporter un soutien au peuple et au gouvernement libanais qui poursuivent leurs efforts pour recouvrer pleinement leur souveraineté".

24/02/2006, le groupe aéronaval français avec le porte-avions Charles De Gaulle ses avions Mirage 2000 N est parti en direction de l'Inde pour des manoeuvres navales avec la marine indienne, son navire baptisé Varuna, et leur porte-avions Vikramaditya, de fabrication russe. Le navire C-D-G peut embarquer en cas de nécessité 20 missiles ASMP (air-sol moyenne portée) dotés d’une tête nucléaire de 100 à 300 kilotonnes et armé les avions Super-Etendard si nécesaire. La Task Force 473, naviguera dans les golfes Persique et d’Oman avec trois frégates, dont une britannique, et un sous-marin nucléaire d’attaque. Certaines armes ont été améliorées.

Le 25/01/2006, devant les députés de la Commission de la défense, Michèle Alliot-Marie expliquait, qu’« un adversaire potentiel pourrait penser que la France, compte tenu de ses principes, hésiterait à utiliser l’entière puissance de son arsenal nucléaire contre des populations civiles. Notre pays a assoupli ses capacités d’action et a désormais la possibilité de cibler les centres de décision d’un éventuel agresseur ». La France ne développera d'armes nucléaires miniaturisées (mininukes). Le chef de l’Etat a fixé un seuil minimal en dessous duquel la production de telles armes par le CEA est interdite mais il est  confidentiel.
 



 
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