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Nom du site   Prévention sur les risques professionnels sanitaires des micro-ondes
Auteur du site   Marc FILTERMAN
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Zouzoua Edmond (Ministère de l'Environnement) prévient:
"L'Etat va démolir les antennes toxiques "

Les autorités du gouvernement d'Abidjan en Côte d'Ivoire semblent être plus en avance et plus intelligentes que certaines de nos autorités françaises, ou même certains de nos diplômés bardés de doctorats. Après plusieurs abus des opérateurs, déjà plusieurs pays ont pris la décision d'exiger des opérateurs qu'ils demandent des permis de construire pour chaque antenne relais. D'autre ont interdit carrément l'implantion des antennes relais dans les villes, ou à côté des habitations. Il est vrai que quand on voit la photo qui a été publiée par le journal la Dépêche, on comprend pourquoi (cliquez ici pour lire l'article, et ici pour la photo). Le Dr Aurengo déclarait chez Yves Calvi, que les prétendus victimes des mauvaises ondes devaient consulter les psychologues, et quand votre poste de télévision est brouillé, vous l'expédiez aussi chez le pshychologue ? Soyons sérieux. Quand nous voyons ce genre de photo, je pense que là aussi certains chez les opérateurs devraient consulter leur psychiatre, et relire le raport de la DGS, ou le décret de 2002. Si en France il y a un tel débat, c'est aussi parce que des installateurs d'antennes font n'importe quoi, la preuve (photo). Abidjan a donc décidé de prendre le taureau par les cornes comme en Israël et en Autriche, et de réglementer ces installations d'antennes relais de téléphonie mobile, et aussi de les contrôler. Il est visible que le pays veut bien se moderniser, mais pas à n'importe quel prix.


Les cocotiers d'Abidjan n'aiment pas les micro-ondes, la preuve.

Déjà depuis 2006, il faut préciser que le Dr AHOUASSA YAPO PAUL à Abidjan, du quartier Sideci  Cocody II plateaux en Côte d’Ivoire, a été l'un des premiers probablement à s'inquiéter des risques des systèmes des opérateurs, et à alerter les autorités locales. Non seulement les postes de télé étaient brouillés depuis l'arrivée d'une antenne Wimax, ce qui voulait dire qu'on dépassait les 3 V/m, mais en plus les corbeaux avaient eux aussi quittés les arbres. Personne n'a pourtant appris à ces volatiles que les micro-ondes sont dangereuses pour la santé. Il en est de même pour un cocotier, qui n'a pas apprécié de se trouver dans le lobe de rayonnement des faiceaux hetziens. Depuis que l'opérateur a été condamné à redémonter son antenne Wimax, tout est rentré dans l'ordre, et les corbeaux sont revenus dans les arbres (cliquez ici). Zouzoua Edmond, sous-directeur des études d’impact environnemental à l’Agence nationale de l’environnement (Ande) a répondu à plusieurs questions lors d'une Interview de Cissé Sindou. Il a notamment répondu, que désormais " La construction d’une antenne reste subordonnée à l’autorisation du ministère de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat et du ministère de l’Environnement et des Eaux et Forêts" .../...Il nous est revenu de manière précise que l’installation de ces antennes expose les populations à des risques sanitaires."

Il déclare aussi  que "la proximité de ces antennes avec la population crée des nuisances au niveau cardiaque et au niveau de l’organisme humain en général." Lors de son intervention à l'assemblée Nationale en France le 6 avril 2009, le Dr Souvet nous a lui aussi l'ensemble des pathologies qu'il retrouvait sur le terrain lorsque ses patients étaient exposés aux champs électromagnétiques des antennes relais. Comme il a précisé, lui il est médecin de terrain, contrairement à d'autres, dont leur activité serait plutôt de défendre les intérêts des industriels. Sur les photos qui m'ont été transmises par le Dr Ahouassa, j'ai représenté les lobes des divers faisceaux hertziens. En réalité il est impossible de les représenté tous, tellement ils sont nombreux sur le pylône ci-dessous.


 
......Désignation.....
......Fréquences......
20 Paratonnerre Foudre
19 Faisceau hertzien ??
18 Faisceau hertzien entre 10 et 22 GHz
17 Faisceau hertzien 38 GHz possible
16 Faisceau hertzien entre 10 et 22 GHz
15 Faisceau hertzien entre 10 et 22 GHz
14 Faisceau hertzien 38 GHz possible
13 Faisceau hertzien entre 10 et 22 GHz
12 Faisceau hertzien xx GHz
11 Faisceau hertzien 38 GHz possible
10 Faisceau hertzien 38 GHz possible
09 Faisceau hertzien 38 GHz possible
08 Faisceau hertzien 38 GHz possible
07 Faisceau hertzien entre 10 et 22 GHz
06 Faisceau hertzien entre 10 et 22 GHz
05 Antenne de téléphonie mobile GSM- 0900 et/ou 1800 MHz
04 Faisceau hertzien entre 10 et 22 GHz
03 Faisceau hertzien 38 GHz
02 Faisceau hertzien (cocotier) entre 10 et 22 GHz
01 Antenne de téléphonie mobile GSM- 0900 et/ou 1800 MHz
Il faut savoir que les faisceaux hertziens peuvent être dangereux, car plus on monte en fréquence, plus leur faisceau est focalisé, et plus il est énergétique. Le premier accident remonte au milieu des années 60 sur une base de l'OTAN, quand un technicien s'est mis devant une source pour l'examiner. Il perdra un oeil à la suite de cette exposition. Depuis il y a eu plusieurs accidents sur des techniciens qui sont intervenus sur des antennes, dont deux sont référencés dans un rapport de 2000. Il y a eu aussi un mort en décembre 1999 au Canada signalé sur un site de prévention internet, suite à une exposition directe. Ce dernier cas a été censuré depuis, on peut supposer suite à quelques insterventions.

Il arrive parfois aussi qu'on fasse l'objet d'intimidations, quand on révèle les effets nocifs des micro-ondes. J'y reviendrai par la suite dans un article plus complet sur ce sujet.

En France des arbres ont déjà été " brûlés " par des micro-ondes, mais on les voient rarement longtemps. Les autorités locales prennent les mesures nécessaires rapidement, pour éviter de voir traîner des photos sur les sites internet.


Ces interview ci-dessous sont publiées avec l'aimable autorisation du journaliste Cissé Sindou.
Le gouvernement ivoirien est à pied d'oeuvre pour protéger les populations contre les nuisances des antennes relais de téléphonie mobile. Zouzoua Edmond sous-directeur des études d'impact environnemental à l'Agence nationale de l'environnement (Ande) s'en explique.

Cissé Sindou, journaliste.
Que faites-vous face au problème des antennes toxiques?

Zouzoua Edmond sous-directeur des études d'impact, ministère de l'environnement
Je vais vous présenter un courrier que nous avons reçu du ministère de la Construction, de l'Urbanisme et de l'Habitat, plus précisément la Direction générale de l'Architecture et de l'Habitat. Elle nous fait part de la prolifération des antennes des relais de téléphonie mobile à proximité des habitations dans toutes les communes du district d'Abidjan et que cette situation a suscité au niveau de la population de nombreuses plaintes et oppositions dénonçant les nuisances que pourraient induire ces installations. Ce courrier a été adressé au Directeur général de Mtn Côte d'Ivoire. Il dit que désormais, la construction d'une antenne reste subordonnée à l'autorisation du ministère de la Construction, de l'Urbanisme et de l'Habitat et du ministère de l'Environnement et des Eaux et Forêts.

Note de l'auteur du site : A l'époque où le Dr Ahouassa m'a contacté, il y a déjà quelques années, les premiers problèmes concrets se sont manifestés par le brouillage des postes de télé, par le départ des corbeaux qui vivaient pourtant jusque là dans les arbres, et des plaintes des habitants qui se plaignaient de divers troubles de santé. Le seul changement qu'il y avait eu dans l'environnement, c'est l'implantation d'une antenne Wimax, qui a été redémontée depuis, et les corbeaux sont revenus.

Cissé Sindou, journaliste.
Qu'en est-il à votre niveau?

Zouzoua Edmond sous-directeur des études d'impact, ministère de l'environnement
Nous avons reçu plusieurs plaintes et pétitions des populations de Yopougon, Marcory, Vridi etc. Les résidents de l'ilot 233 de Niangon Nord, 2e tranche, quartier Maroc ont signé une pétition face à l'installation d'antennes GSM par la société Huawei Technologies qui agit pour le compte des structures telles que Mtn, Warid, etc. Suite à ces plaintes, puisque nous n'avons pas la technologie appropriée ici en Côte d'Ivoire pour savoir les dangers probables d'une telle installation, nous nous sommes renseigné auprès de nos homologues français. Il nous est revenu de manière précise que l'installation de ces antennes expose les populations à des risques sanitaires. Donc, pour le faire, une étude d'impact environnemental d'abord pour voir la portée de ces antennes auprès de la population, puis les mesures alternatives à prendre pour réduire ces effets ou les annihiler.

Cissé Sindou, journaliste.
Qu'avez-vous fait ensuite?

Zouzoua Edmond sous-directeur des études d'impact, ministère de l'environnement
Nous avons adressé des courriers aux DG de Moov, Comium (Koz), de Mtn, d'Orange et de Green Network pour les inviter à venir vers nous afin que nous les instruisons des dispositions idoines en matière d'installation des antennes relais de téléphonie mobile. Conformément à la réglementation en vigeur, notamment la loi N°96-766 du 3 octobre 1996 portant code de l'environnement, et son décret d'application N°96-894 du 8 novembre 1996 déterminant les règles et procédure applicables aux études relatives à l'impact environnemental des projets de développement, l'installation des antennes de relais de téléphonie mobile doit faire l'objet d'une étude d'impact environnemental et social préalable. Cette étude a pour objet d'évaluer les effets sur l'environnement, notamment sur le cadre de vie des populations riveraines, et proposer des mesures ou actions nécessaires en vue d'atténuer les effets néfastes. Ce courrier date du 24 février 2009.

Cissé Sindou, journaliste.
Quelles ont été leurs réactions?

Zouzoua Edmond sous-directeur des études d'impact, ministère de l'environnement.
Seule une société a réagi. C'est la société Green Network qui a envoyé M. Lyas Patrice qui est le «projet manager» (Ndlr: chef de projet). Nous l'avons reçu le vendredi 6 mars et nous lui avons fourni des documents qui attestent de la dangerosité l'installation des antennes en l'absence d'une étude d'impact environnemental. Nous lui avons expliqué la procédure à suivre. Parce que les experts ont démontré que la proximité de ces antennes avec la population crée des nuisances au niveau cardiaque et au niveau de l'organisme humain en général. Nous sommes au stade des courriers. Mais, le moment viendra où les dispositions seront prises pour faire la démolition de ces antennes. Le ministre de l'Environnement et des Eaux et Forêts a mis sur place une police anti pollution. Donc, suite à toutes ces actions, nous avons convoqué dans nos locaux le colonel Bohoussou qui est le commandant de cette unité avec ses éléments, afin d'avoir un entretien pour pouvoir mener des actions d'envergure. En concertation avec le Centre ivoirien anti-pollution (Ciapol)nous irons sur le terrain pour la destruction des antennes. Mais au préalable, il nous faut l'autorisation de notre ministre de tutelle.

Cissé Sindou, journaliste.
Avez-vous saisi l'Agence ivoirienne de télécommunication (Atci) qui est la structure étatique spécialisée en la matière?

Zouzoua Edmond sous-directeur des études d'impact, ministère de l'environnement.
Notre objectif était d'abord d'entrer en contact avec les sociétés de téléphonie mobile. L'Atci ne fait que la régulation et l'attribution des licences. Elle n'entre pas dans l'aspect technique ou dans l'expertise. Dans la mise en oeuvre de nos études d'impact, lorsque nous n'avons pas une expertise, nous nous référons à nos collaborateurs qui se trouvent en France. Nous avons eu toute une documentation sur les dangers que représente l'installation anarchique de ces antennes.

Cissé Sindou, journaliste.
Vous avez convoqué les opérateurs pour des études d'impact. Qui va financer ces études?

Zouzoua Edmond sous-directeur des études d'impact, ministère de l'environnement.
Une vie humaine n'a pas de prix. L'étude d'impact environnemental, dans sa mise en oeuvre, est précédée de l'élaboration de termes de référence. Avant d'élaborer ces termes de référence, il faut que l'Agence nationale de l'environnement qui est le guichet unique des évaluations environnementales, et qui met en oeuvre les termes de référence, ait une connaissance du domaine. Ce que nous avons de par notre expertise et de par l'expertise que nous avons de nos collaborateurs français qui sont mieux outillés. Cela nous permet d'établir les termes de référence qui sont un canevas pour une étude d'impact environnemental et social. Une fois que les termes de référence sont élaborés, nous les remontons aux différents promoteurs que sont les sociétés de téléphonie mobile. Elles choisissent sur la liste des bureaux spécialisés dans les études environnementales qui sont agrées par le ministère de l'Environnement et des Eaux et Forêts et qui sont habilités à établir des rapports d'étude dans ce domaine. Nous leur remettons cette liste, quitte à eux de choisir le bureau d'étude qui leur sied. Le coût de réalisation leur incombe. C'est à elles de négocier avec le bureau qui élabore le rapport d'étude d'impact environnemental sur la base des termes de référence que nous avons élaborés à l'Agence nationale de l'environnement. Une fois que ce rapport est élaboré, ils le soumettent à évaluation en commission interministérielle. Mais bien avant, nous faisons une enquête publique munie du rapport. Nous adressons un projet de courrier à notre ministre de tutelle qui prend un arrêté pour ouvrir l'enquête publique. Elle est différente de l'enquête de commodo incommodo qui est généralement initiée par la municipalité pour déterminer s'il n'y a pas de litige sur un terrain.

Cissé Sindou, journaliste.
Comment se fait l'enquête publique?

Zouzoua Edmond sous-directeur des études d'impact, ministère de l'environnement
L'enquête publique s'adresse à la population. Le ministre prend un arrêté qu'il adresse au préfet de région d'Abidjan. C'est ce dernier qui va présider la commission d'ouverture d'enquête publique. Et on convie toute la population. Si le projet se déroule à Yopougon, c'est toute la population de Yopougon qui va être conviée, soit à la mairie, soit à un lieu public qui peut accueillir autant de monde. On demande à la population si elle est d'accord pour l'installation des antennes. Si la population dit non, le promoteur ne pourra pas mettre ses installations.
 

Cissé Sindou, journaliste.
Les promoteurs ont-ils d'autres recours?

Zouzoua Edmond sous-directeur des études d'impact, ministère de l'environnement
On va demander à la population les raisons de son refus. Elle peut répondre que c'est parce qu'elle ne connaît pas les effets probables des antennes. A partir de ce moment, le promoteur explique son projet : les impacts sociaux, économiques, ce que la population et l'Etat y gagnent etc. Ensuite, le bureau d'étude qui a élaboré le rapport d'étude d'impact explique dans les détails des nuisances possibles des antennes. L'équipe qui fait l'étude doit comprendre des médecins, des spécialistes en cardiologie, en radiophonie etc. Ceux-ci vont émettre leur avis de manière honnête. Tout en montrant les impacts, ils peuvent proposer des solutions.

Cissé Sindou, journaliste.
Lesquelles?

Zouzoua Edmond sous-directeur des études d'impact, ministère de l'environnement
Entre autres solutions, il y a l'éloignement des antennes, les unes par rapport aux autres, la réduction de la puissance d'émission.

Cissé Sindou, journaliste.
De quel délai disposent les opérateurs pour se soumettre à l'étude que vous exigez?

Zouzoua Edmond sous-directeur des études d'impact, ministère de l'environnement
Nous n'avons pas de délai. Nous allons rendre compte à notre hiérarchie en leur rappelant que l'installation de ces entreprises est régie par des lois. Aussi puissante qu'elle soit, une entreprise doit respecter les lois. Si elle ne respecte pas les lois, ces lois vont s'appliquer à elle.

Cissé Sindou, journaliste.
Jusqu'à quand va durer la souffrance des populations qui se plaignent?

Zouzoua Edmond sous-directeur des études d'impact, ministère de l'environnement.
D'ici à la semaine prochaine, nous allons établir notre rapport que nous allons transmettre à notre hiérarchie. Et je pense que c'est à partir de cet instant que les dispositions doivent être prises.
 

Interview Réalisée Par Cissé Sindou
Article publié le lundi 13 avril 2009.



 
 

"Antennes Toxiques” Kla Sylvanus (DG de l'ATCI):
Nous avons découvert 44 sites suspects à Abidjan"









Dans une interview que nous avons publiée mercredi, Zouzoua Edmond, sous-directeur des études d'impact environnemental à l'Agence nationale de l'environnement(Ande) affirmait que les antennes relais installées à Abidjan sans étude préalable pouvaient être nocives pour la santé des Abidjanais. Dans cet entretien, le DG de l'Agence nationale de télécommunication (ATCI) donne  la position de sa structure.

Cissé Sindou, journaliste.
Vous avez décidé de réagir à l'interview  que nous accordée mercredi M. Zouzoua Edmond de l'Agence nationale de l'environnement sur les antennes toxiques. En quoi vos appréciations diffèrent-elles des siennes ?

Kla Sylvanus (DG de l'ATCI)
Je passerai la parole à un de mes techniciens qui est un spécialiste de cette question. Mais avant cela, je voudrais dire que quand des questions touchent à la santé, il ne faut jamais les occulter. Il faut être sûr que lorsque  nous sommes dans une position de responsable d'administration, lorsqu'on en parle, c'est que nous savons de quoi nous parlons. Beaucoup de choses ont été dites sur l'installation des antennes en Côte d'Ivoire. Mais c'est la première fois qu'un  représentant de l'administration prend la parole pour dire des choses qui, pour nous,  sont très graves et de nature à provoquer des réactions imprévisibles.

Cissé Sindou, journaliste.
•Il a affirmé, entre autres choses, que lorsque son agence a reçu des plaintes de populations dénonçant les nuisances des antennes, n'ayant pas l'expertise nécessaire, elle s'est renseignée auprès de son homologue français qui lui a répondu que les antennes peuvent effectivement avoir des impacts sur la santé.  Que dites-vous de cela?

Note de l'auteur du site : Une institution française à donc bien confirmé que les antennes relais GSM pouvait être nocive pour la santé.

Kla Sylvanus (DG de l'ATCI)
Il y a deux problèmes au niveau des antennes. Il y a le problème environnemental. Dans les pays développés, ils ont également des antennes de télécommunication, mais vous les verrez rarement, parce que  l'installation de ces antennes sur le plan environnemental obéit à des règles, qui les font apparaître très peu visibles. Ici, on les voit  apparaitre dans nos environnements, géantes et imposantes. Le deuxième problème est le plus délicat. C'est celui de la santé. Et c'est celui qui induit le plus de questionnements. A savoir, notamment si ces antennes sont dangereuses pour la santé. Est-ce que les rayonnements de ces antennes de télécommunications sont  néfastes pour notre santé ? C'est sur cet angle que l'Atci aborde cette question.

Note de l'auteur du site : Même quand les antennes sont visibles, les gens qui habitent dessous sont malades.

Cissé Sindou, journaliste.
•Quelle est la réponse de l'Atci à cette question précise : les antennes relais impactent-elles dangereusement notre santé?

Kla Sylvanus (DG de l'ATCI)
Je voudrais déjà vous dire que pour traiter de ce double problème de la santé et de l'environnement, ainsi que  les conditions d'installation des antennes, l'Atci a organisé  un séminaire. Mais avant ce séminaire proprement dit, de juillet à novembre 2007, un comité scientifique a planché sur le sujet. Suite aux travaux de ce  comité scientifique, le séminaire a été organisé sur trois jours, du 20 au 23 décembre 2007. A ce séminaire, beaucoup de ministères ont été invités, y compris  le ministère en charge de l'Environnement qui avait envoyé deux représentants. Ces représentants ont fait des exposés très importants. Parmi les conclusions importantes du séminaire il y avait des propositions de textes réglementaires qui devaient être adoptés par les autorités de tutelle. Ces propositions de textes ont été transmises à l'ensemble des ministères qui ont participé au séminaire. Vous voyez donc que depuis novembre 2007, nous sommes dans une démarche prospective et non pas attentiste. Nous faisons des propositions pour mieux réglementer l'installation de ces antennes sur le plan esthétique, environnemental. Mais surtout, définir les limites techniques que ces antennes  doivent respecter pour pouvoir faire leur installation. Ce que nous espérions, à partir du moment où nous avions initié le mouvement et transmis les propositions aux autorités concernées, c'est que le gouvernement s'en saisisse pour essayer  d'approfondir la question. En attendant que cela se fasse, l'Atci continue de travailler sur la question pour essayer de relever les valeurs  d'exposition de ces antennes et les comparer aux valeurs internationales. Je peux vous dire que toutes les mesures que nous avons faites jusqu'à ce jour,  ne nous ont pas montré un quelconque  dépassement de limite.

Note de l'auteur du site : Il faut savoir que les normes de l'OMS et même son travail sont remis sérieusement en cause, et qu'il n'existe aucun consensus scientifiques sur les risques des champs électromagnétiques, et même au niveau des états. Chaque pays d'Europe applique ses propres normes d'exposition, et celles imposées par la commission européennes, pardon, imposée par le biais des groupes comme le CENELEC, ou l'ICNIRP, font l'objet de critique plus que virulente, et ont été rejetées lors d'un vote à Bruxelles.

Cissé Sindou, journaliste.
•Vous affirmez donc que les  rayonnements émis à Abidjan  n'ont pas d'effet sur la santé ?

Kla Sylvanus (DG de l'ATCI)
Je souhaite qu'à la fin de l'interview,  vous vous rendiez sur le terrain où des équipes de l'Atci sont en train de faire des mesures dans le cadre d'une campagne qui a commencé depuis février 2009. Peut-être que nous allons découvrir des choses. Mais, de février jusqu'à aujourd'hui (jeudi 9 avril, ndlr), nous n'avons pas découvert de dépassement de limite.

Cissé Sindou, journaliste.
•Quand vous parlez de limite, de quoi s'agit-il exactement ?

Kla Sylvanus (DG de l'ATCI)
Il s'agit des limites d'exposition. Les antennes ont une  certaine puissance. Cette puissance crée un champ électromagnétique. Il faut donc mesurer les caractéristiques de ce champ  électromagnétique en un point donné pour voir si ce qui est mesuré sur le sol n'est pas au-delà des limites autorisées. Depuis février nous n'avons constaté aucun dépassement des limites recommandées par l'Organisation mondiale  de la santé.

Note de l'auteur du site : Quand vous êtes dans une maison de plusieurs étages, le niveau peut être évidemment plus élevé que si vous étiez dans la rue, et je ne parle pas de ceux qui habitent sous une antennes.

Cissé Sindou, journaliste.
Vous dites que vous faites des mesures de champ électromagnétique depuis février, mais la population n'en sait rien. On a surtout l'impression que vous en parlez aujourd'hui parce que vous vous sentez écorché ou mis sur la sellette sur cette question de la toxicité des antennes.

Kla Sylvanus (DG de l'ATCI)
L'Atci ne se sent pas du tout écorchée. C'est un problème qui concerne la santé et il est important  qu'on sache de quoi on parle. Nous, nous connaissons la situation sur le terrain. Mais à partir du moment où un responsable de l'administration dit des choses erronées, il nous parait important de le relever. Ce n'est pas parce qu'il y a eu un article sur le sujet que nous avons commencé la campagne de mesure des champs électromagnétiques. C'est une campagne sur tout Abidjan qui se fait en deux phases. Dans la première phase,  nos équipes parcourent la ville pour essayer de voir s'il n'y pas une suspicion de dépassement de limites. On repère les points qui sont suspectés de présenter des dépassements. Et on revient après pour les traiter de façon spécifique avec un équipement qui est beaucoup plus élaboré et plus puissant.  Lorsque nous avons fait la première campagne de mesure, nous avons  relevé que sur Abidjan, il y avait 44 points  qui étaient suspectés.

Cissé Sindou, journaliste.
•Où se situent ces points suspects?

Kla Sylvanus (DG de l'ATCI)
Dans différentes communes. Une fois que l'on a relevé les points qui sont suspects de dépasser les limites imposées par l'Oms, nous mettons en œuvre un appareil qui est beaucoup plus précis, et qui nécessite beaucoup plus de temps de traitement. Une demi-journée à peu près pour traiter et faire une analyse beaucoup plus fine de tous les signaux qui arrivent à ce point, pour voir si effectivement la suspicion est fondée, ou bien si tous les points sont  normaux. Sur les 44 points identifiés, nous en avons traités 15. Si nous constatons  des dépassements de limites, nous interviendrons pour démonter l'antenne incriminée ou pour la faire régler. Pour le moment, nous n'avons pas encore constaté  de dépassement. Toutefois, l'opération continue.

Cissé Sindou, journaliste.
•Il y a certes la réglementation internationale, notamment les normes de l'Oms que vous évoquez. Mais au plan nationale, ne pensez-vous pas à appliquer une réglementation beaucoup plus regardante sur les normes maximales de radiations autorisées, qui protègerait mieux les Ivoiriens ?

Kla Sylvanus (DG de l'ATCI)
Ce n'est pas nous qui signons les textes. Aujourd'hui, notre travail consiste à sensibiliser les autorités  sur tout ce qui peut devenir un problème. Et cette sensibilisation s'est faite à travers ce séminaire auquel tous les ministères  ont participé. Les représentants de ces ministères sont repartis avec nos propositions. Ils ont forcément rendu compte à leurs ministres. Mais, par la suite, nous avons écrit de façon officielle à ces ministères pour les informer des propositions concrètes qui sont sorties de ce séminaire. Que pouvons-nous faire de plus ?
 

Cissé Sindou, journaliste.
•Que disent ces textes issus de votre séminaire?

Kla Sylvanus (DG de l'ATCI)
Comme je l'ai déjà dit, il y a deux problèmes très importants : celui de la santé et celui du respect de l'environnement. La question qui se posait par rapport à ces textes, c'était de savoir si la Côte d'Ivoire, à l'instar d'autres pays dans le monde entier, va reprendre  les restrictions recommandées par l'Oms, ou bien va adopter des limites plus restrictive comme l'ont fait certains pays. Car il y a des pays qui ont des limites plus drastiques que celles recommandées par l'Oms. Dans l'ensemble, les propositions du séminaire ont été de s'aligner sur les recommandations de l'Oms. Comme ce sont des recommandations internationales, avant que des textes spécifiques à la Côte d'Ivoire ne soient pris, notre  travail est de vérifier que les antennes  respectent ces normes-là. L'inexistence donc de textes nationaux ne perturbe pas le travail de l'Atci  pour ce qui concerne l'aspect relatif à la santé publique. Quant à l'aspect environnemental, nous estimons qu'il faut faire en sorte que ces antennes soient plus discrètes et moins nombreuses. Si une société a déjà installé une antenne et qu'une autre société a besoin d'en installer une au même endroit, la première société a l'obligation de permettre à la seconde d'installer ses équipements sur la même antenne. De façon à ce qu'on n'ait pas deux ou trois antennes dans la même zone comme on le voit à Abidjan. Aujourd'hui, ce qui nous pénalise c'est uniquement l'aspect  environnemental, pour lequel des textes n'existent pas encore.

Cissé Sindou, journaliste.
•Vu les nombreuses plaintes sur la nocivité supposée des antennes, n'était-il pas judicieux de rassurer la population par rapport au travail de veille que vous faite?

Kla Sylvanus (DG de l'ATCI)
La première  fois que la population a commencé à s'inquiéter des antennes, c'était aux Deux-Plateau-Sideci (Commune de Cocody). Nous sommes intervenus pour présenter les résultats de nos mesures aux habitants. Ils n'ont pas accepté nos compétences. Nous avons fait appel à un cabinet extérieur qui a effectué des mesures. Nous avons encore mis ces mesures à leur disposition. Ils ne les ont pas acceptées. Nous avons demandé au juge  d'instruction de choisir un cabinet international pour venir faire des mesures, aux  frais de l'Atci. Le juge a effectivement sélectionné un cabinet. Nous avons payé  et le cabinet a fait son travail et le lui a remis.
 

Cissé Sindou, journaliste.
Mais cependant, à votre détriment, au vu de ce rapport d'expertise, le tribunal de première instance d'Abidjan a demandé que la société propriétaire des antennes incriminée, suspende le fonctionnement de celles-ci. Et la Cour d'appel est allée dans le même sens…

Kla Sylvanus (DG de l'ATCI)
L'Atci intervient pour mettre les informations à  la disposition  des autorités. Nous ne sommes pas partie au procès, donc nous ne savons pas ce qui a fondé la décision du juge. Mais il est évident que lorsqu'une population se plaint d'un danger et que cela peut donner lieu à des crises, le juge en tient compte forcément. Mais chaque fois qu'on nous interrogera par rapport à cela, nous serons toujours là pour faire les enquêtes, ou bien nous ferons toujours appel à un autre cabinet beaucoup plus outillé  pour faire les enquêtes.  Parce que nous ne sommes pas des scientifiques de génie pour  soutenir bec et ongle que ces antennes ne sont pas dangereuses pour la population. Nous sommes-là pour faire des mesures. Si on se rend compte que les limites autorisées sont dépassées, nous  agirons. Si elles ne sont pas dépassées, nous n'agirons pas. C'est notre position.

Interview Réalisée Par Cissé Sindou.


Kouakou Michel (expert de l'Atci) :
“Les effets négatifs sur la santé ne sont pas démontrés”



M. Kouakou Michel, ingénieur des télécommunications à l'Atci, vice-président de la Commission d'étude  de l'Union internationale des télécommunications  en charge de la question de la protection contre l'environnement électromagnétique, a abordé avec plus de précisions les aspects techniques.

Cissé Sindou, journaliste.
•Quel est votre avis sur la question de la nocivité des antennes de télécommunications ?

M. Kouakou Michel, ingénieur des télécommunications à l'Atci.
C'est une question qui relève de la médecine, de la biologie et de la physique. L'Oms donne son avis par rapport à ces préoccupations-là. Et l'OMS dit que les antennes  relais de télécommunication ne sont pas nuisibles à la santé si les normes d'expositions sont respectées. Ceci pour dire que les antennes de relais de télécommunication ne sont pas plus nocives que les antennes des radios et des télévisions qui sont  parmi nous depuis plus de 50 ans. Elles sont encore moins dangereuses que les téléphones portables que nous avons à tout moment sur nous. L'Oms va plus loin en disant que les stations de radio et de télévision émettent  à des puissances qui ont un ordre de grandeur 100 à 1.000 fois supérieur aux puissances utilisées au niveau des installations des télécommunications. Elle conclut en disant que les effets sanitaires négatifs ne sont pas avérés à ce jour. Donc d'un point de vue scientifique, on ne peut  pas  établir une corrélation directe entre l'apparition d'une maladie et l'exposition aux ondes électromagnétiques. Mais, ce qu'on sait au niveau de l'Oms aujourd'hui, il y a des effets biologiques qui sont connus. A certains niveaux  d'exposition, il y a une élévation de la température des tissus, il  y a aussi un courant induit qui se produit dans le corps. Mais ces effets  biologiques  ne surviennent que lorsque certains   seuils sont dépassés. Pour aller plus loin, l'Oms dit que si la valeur d'apparition est de 500 mètres, on  divise cette valeur par 50  et la valeur trouvée est celle-là qui va constituer la norme d'exposition à respecter pour protéger la santé des personnes. L'Oms recommande les normes de la  Commission internationale de la protection. C'est un organisme qui est reconnu  comme étant compétent pour fixer les seuils.

Notre de l'auteur :
les effets sanitaires négatifs ne sont pas avérés à ce jour.
On peut aussi comprendre que les effets sanitaires nocifs sont avérées. Cette façon de parler en y mettant une double négation permet d'atténuer une vérité gênante que personne ne peut nier, puisque nous voyons partout les pathologies se multiplier.

Cissé Sindou, journaliste.
•Qu'avez-vous à dire concernant les révélations de M. Edmond Zouzoua du ministère de l'Environnement ?

M. Kouakou Michel, ingénieur des télécommunications à l'Atci.
Nous avons eu toute une documentation sur les dangers que représente l'installation anarchique de ces antennes.

Cissé Sindou, journaliste.
•Citant ses homologues français, il a parlé de cas de maladies tels que des problèmes cardiaques…

M. Kouakou Michel, ingénieur des télécommunications à l'Atci.
Vous parlez des homologues français. Je pense que ces  personnes  n'iraient pas jusqu'à dire cela du moment qu'en France, il existe un décret qui a été pris en 2003 et qui fixe les normes d'exposition. Ce décret  tient compte de tout ce que l'Oms a pu dire.  Donc, une agence gouvernementale ne peut pas d'emblée dire que ces antennes sont toxiques.  Au quel cas, on aurait démonté toutes les antennes en France.

Le DG Kla Sylvanus intervient.
On ne peut pas dire que les antennes ne peuvent pas avoir des effets sur la santé. Elles peuvent avoir des effets si les normes ne sont pas respectées. Notre rôle est de faire en sorte que les normes soient respectées.

M. Kouakou Michel, ingénieur des télécommunications à l'Atci.
Il est important d'établir la nuance entre effet biologique et effet sanitaire. L'effet biologique, ce sont des réponses mesurables des organismes ou des cellules à un stimulus ou à une modification de l'environnement. Ça ne veut pas dire qu'il y a maladie. L'effet sanitaire résulte d'un effet biologique qui provoque une altération  de la santé ou du bien-être du sujet exposé. Ces effets sanitaires ne sont pas avérés à ce jour. Mais l'Oms reconnait l'effet biologique.

Note de l'auteur du site : Là il y a déjà eu un problème en 2000 à l'assemblée nationale en France où un chercheur a réagi de façon virulente, car en effet l'un découle de l'autre. Les effets biologiques à long terme se traduise par des effets sanitaires nocifs. Les effets sont avérés sur certains site en France, ou même des clusters de décès ont été constatés. Sur d'autres sites comme à Albi par exemple, les pompiers viennent tous les semaines, mais la DASS ou les autorités de la santé, ont toujours refusé de mener une enquête épidémiologique sur le terrain, ce qui pourrait valoir des poursuites d'ailleurs contre l'atat français qui a toujours refusé d'agir en conséquence, et il en est de même pour d'autres états. De plus un critère technique primordiale n'a jamais été pris en compte.

Cissé Sindou, journaliste.
•Quelles sont les normes de l'Oms?

M. Kouakou Michel, ingénieur des télécommunications à l'Atci.
L'Oms recommande 41 volts/m en GSM 900 mégahertz. En GSM 1.800 mégahertz, l'OMS recommande 58 volts/m.  Il faut définir ce que c'est qu'une norme. Une norme c'est un document de référence établi par consensus et qui est adopté par un organisme reconnu.

Note de l'auteur du site : En réalité, en Europe, ce n'est pas une norme, mais pour être plus précis, la Recommandation Européenne de 1999, ne concerne que les risques thermiques, et il n'y a pas de norme biocellulaire, donc les risques biocellulaires et de lésion sur l'ADN ne sont pas pris en compte.
De plus il n'y a aucun consensus en Europe, chaque pays applique sa norme et refuse de se plier aux affirmations de l'OMS, a part la France évidemment, qui se plie comme d'habitude aux exigences de tous les lobbies industriels.

Cissé Sindou, journaliste.
•Pourquoi parle-t-on alors à plusieurs reprises de norme idéale d'exposition  qui serait de 0,6volts/m ?

M. Kouakou Michel, ingénieur des télécommunications à l'Atci.
On parle beaucoup des 0.6 volt/m  parce que c'est la valeur la plus restrictive à ce jour, qui a été plus ou moins annoncée lors d'une conférence qui s'est déroulée à Salzburg (en Autriche) du 7 au 8 juin 2000. C'est une conférence qui a réuni les scientifiques. Ils ont pris un certain nombre de résolutions. Entre autres, un scientifique a recommandé  que l'exposition annuelle n'excède pas 0.6 volt/m. Sur ce sujet, l'OMS dit que chaque pays peut avoir des recommandations plus restrictives que celles édictées, à conditions que ces recommandations soient justifiées et pertinentes.

Cissé Sindou, journaliste.
•Quelle est la moyenne des valeurs appliquée généralement dans les autres pays du monde ?

M. Kouakou Michel, ingénieur des télécommunications à l'Atci.
La norme la plus utilisée dans le monde est celle recommandée par l'OMS. Mais on ne peut pas parler de moyenne parce que ça ne serait pas  significatif. Lorsqu'il y a des restrictions préconisées par  l'OMS, cela obéit à des conditions. Des restrictions peuvent exister dans certaines zones sensibles comme les hôpitaux, les écoles primaires, les aéroports etc.

Cissé Sindou, journaliste.
 •Un pylône a cependant été installé  dans l'enceinte de l'école des sourds-muets à Yopougon. Est-ce normal ?

Kla Sylvanus.
Ce site fait partie des points suspects dont nous avons parlés. Le texte que nous avons proposé au séminaire  tient compte de ces lieux dit sensibles. Mais il faudrait que les textes soient communiqués. Il faut donner la latitude au gouvernement de le faire.

Cissé Sindou, journaliste.
•Comment avez-vous pu autoriser l'installation d'une antenne dans tel établissement où il y a des personnes handicapées ?

Kla Sylvanus.
Nous à l'Atci, chaque fois que des gens se sont plaints d'antennes, nous les avons démontées. Plusieurs antennes à Abidjan ont été démontées. Il y a une antenne d'un opérateur  dont je vais taire le nom, qui est  installée à Bouaké  non loin de l'aérodrome, où nous sommes intervenus.

Cissé Sindou, journaliste.
•Comment procédez-vous quand vous êtes saisis d'une plainte pour nocivité d'une antenne ? Vous la laissez continuer d'émettre en attendant de faire vos mesures ou plutôt vous suspendez son fonctionnement en attendant qu'elle soit déclarée inoffensive ?

Kla Sylvanus.
Ce que nous recommandons aux opérateurs, c'est qu'avant d'installer leurs antennes, il faut qu'ils obtiennent l'accord de  ceux qui sont sur  le terrain. Souvent nous ne sommes même pas saisis. Mais, les rares fois que nous sommes saisis, on dit à l'opérateur  d'arrêter son antenne. D'abord  nous allons faire les mesures, et essayer de convaincre  les populations. Si cela  ne suffit pas, alors nous demandons de tout arrêter.

Interview réalisée par Cissé Sindou.




 
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