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179°) Les partenariats de Bouygues Télécom,
avec le CSTB, prestataire du COMOP
sur les antennes relais de la téléphonie mobile,
et les conflits d'intérêts.

A la suite du Grenelle des antennes, le Député François Brottes a été chargé par le gouvernement de présider le COMOP sur la téléphonie mobile. On a aussi beaucoup parler de conflit d'intérêt, mais que dans UNESEULE DIRECTION, mais pas du côté des opérateurs contrairement à ce qu'on pourrait croire. Cette page a donc pour objectif de faire une mise au point et de rééquilibrer la balance. Lors du COMOP le CRIIREM a été critiqué par les uns et par les autres, parce que lui il s'est équipé avec du matériel de mesure qu'il a pourtant payé assez cher, raison pour laquelle certains se permettront affirmer qu'ils ont des conflits d'intérêts avec les vendeurs de matériel. Pour pousser le ridicule encore plus loin, tant qu'à faire nous pourrions aller regarder si certains ou certaines ont été décorés par le gouvernement et dire que là aussi il y a des conflits d'intérêts. Les critiques émises par certaines associations ont d'ailleurs rendu un fier service aux opérateurs, mais certainement pas aux riverains ou écoles qui sont exposés en permanence aux micro-ondes des des antennes relais opérateurs. En somme le CRIIREM a été critiqué parce que lui il s'est équipé de matériel de mesure contrairement à d'autres, qui ont pourtant eu aussi des subventions, mais qui ont fait le choix de ne pas s'équiper. On comprend que cela dérange les opérateurs, mais pas les associations qui prétendent défendre les riverains. D'autres associations comme Robin des Toits ou Next-Up se sont aussi équipées comme le CRIIREM, ce qui dérange les opérateurs, car lors de mesures au contradictoire face à des cabinets de l'association COFRAC, il peut apparaître des anomalies dans quelques cas.

Systématiquement les mesures des indépendants ont été mises en cause, mais jamais celles des cabinets de l'association COFRAC, alors que dans certains cas des anomalies sont constatées. Il y a eu par le passé des opérateurs qui ont refusé que des mesures se fassent en présence d'huissier, ce qui veut dire qu'il y a des choses à cacher. Il y a aussi des cas, ou après des mesures réalisées par le CRIIREM auprès d'une école, de prétendus experts ou associations se sont permis de déclarer que les mesures du CRIIREM n'étaient pas valables, parce qu'il n'était pas agréé par l'association COFRAC. Résultat, à la suite de cette critique émise par certaines association qui soutiennent donc les opérateurs, les enfants de cette école sont toujours sous le feu des antennes relais. Sauf qu'il y a quand même un sérieux problème, parce que le Président du CRIIREM a été expert dans plusieurs dossiers et a déjà travaillé sur des radars, avec des militaires, pour des aéroports, des CHSCT, administrations, ministères, participé à des réunions au parlement européen, etc. Il a aussi réalisé des mesures sur des sites ou même des cabinets habilités COFRAC sont dans l'incapacité de faire les mesures demandées. De plus un expert passe au-dessus du COFRAC dans certaines procédures, ce que semble ignorer certains. Il faut préciser que le protocole actuel est inutilisable pour plusieurs raisons, car déjà il ne couvre que le spectre jusqu'à 3 GHz, et dans certaines zones techniques précises, il est carrément inutilisable, y compris dans le cadre de procédures judiciaires, n'en déplaise aux opérateurs et autres.

Certaines associations ont estimé que d'autres comme le CRIIREM ou Robin des Toits ne pouvaient pas faire des mesures parce qu'ils participaient au COMOP, il y aurait donc un conflit d'intérêt. Sauf que ces associations n'ont rien trouvé à dire concernant deux des prestataires actuelles du COMOP, l'INERIS et le CSTB, qui sont présents à toutes les réunion du COMOP, et qui ont eux aussi des liens avec les opérateurs. Ce qui veut dire qu'il n'y a que les cabinets de l'association COFRAC et autres qui sont déjà tous prestataires des opérateurs qui pourront faire les mesures. Il n'y aura donc pas de mesure au contradictoire, et même si il y en avait, elles ne seraient pas prise en compte car l'AFOM et les opérateurs le refusent, et de toute façon si elles l'étaient, de l'autre côté des association hurleraient au conflit d'intérêt. Chacun se rappellera du rapport sur le nuage nucléaire de Tchernobyl rédigé par le Dr Aurengo qui fait parti du CA d'EDF, et dont plusieurs des membres du groupes de travail avaient claqué la porte. Les associations Robin des Toits et le CRIIREM ont suspendu leur participation avant de se retirer définitivement par la suite du COMOP.


COMOP sur les antennes relais.
Voici donc une petite mise au point. En 2007, Bouygues Immobilier a découvert qu'il n'existait aucun label écologique pour les résidences services. Il s'est donc intéressé à ce créneau pour définir son propre label pour les résidences, avec des opérations pilotes avec des organismes de certification comme le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) et Cerqual.


MYTHRA du CSTB et Bouygues.
Les informations sur le logiciel du CSTB reproduites ici n'ont pas pour origine le COMOP ou les réunions de l'ANFR, je le précise, mais ont pour origine la publicité faite sur internet aussi bien par Bouygues que par le CSTB. Je recommande donc FORTEMENT aux personnes qui souhaiteraient me critiquer dans des réunions, de se livrer avant à quelques recherches sur Internet sur les éléments publiés ci-dessous. Pour les associations et les politiques, je dispose bien évidemment des liens et des pages qui sont à la source des informations présentes. Le développement du logiciel MYTHRA a commencé sous la direction de Jacques Martin, Directeur du département acoustique et éclairage du CSTB en 2006 avec 5 personnes à plein temps.

Le 08 avril 2008, on apprenait que le CSTB avait développé pour Bouygues Travaux Publics, filiale de Bouygues Construction, le premier simulateur de nuisance sonore pour ses chantiers du bâtiment. Cela a abouti à un projet de réalisation d'un logiciel de simulation 3D en réalité virtuelle. Il a été réalisé pour reconstituer les chantiers et quartiers afin de simuler les nuisances sonores en 3D. Ce logiciel de Réalité Virtuelle qui a été présenté à Laval en juillet 2008 permet de tenir compte :

- de la topographie du terrain,
- des bâtiments en 3D,
- de la numérisation des protections acoustiques,
- de la simulation des sources sonores,
- de la simulation des postes de travail,
- de la simulation des engins de chantier,
- d'une simulation horaire heure par heure.
- de la simulation de l'exposition des ouvriers sur le chantier.
- de la simulation des riverains soumis aux sources d'émission 3D.

Jacques Martin du CSTB donnait les précisions suivantes : « Réalisés selon un protocole précis, ces enregistrements permettent de caractériser les sons émis avec leur puissance, leur spectre de fréquences et leurs directions, suivant les différents états de fonctionnement d'un équipement, comme l'arrêt, le ralenti, la charge ou le déplacement ». M. Jacques Martin du CSTB assiste aussi à des réunions du COMOP sur les antennes relais.
Une base donnée de signatures sonores a été réalisée à partir d'enregistrements de sources sonores réelles (comme des camions, bétonneuses, pelleteuses, etc...). Chaque source est paramètrée dans une bibliothèque comme on le ferait pour simuler l'émission des antennes relais, en tenant compte des types de matériaux utilisés sur les bâtiments, afin de réaliser des cartes de bruit en décibels, pour simuler la propagation d'ondes acoustiques complexes émises par plusieurs sources fixes et mobiles en tenant compte de la géographie des lieux. Le CSTB précise que l'objectif est de reproduire et de réécouter les émissions sonores d'un chantier en 3 dimensions (3D), et de présenter aux collectivités locales et riverains, le niveau de nuisance auquel ils peuvent être soumis. Ce logiciel du CSTB devait être disponible pour juin 2008. Il a été testé sur l'autoroute A41 en cours de construction par Bouygues Construction, entre Annecy et Genève.


Du 9 au 13 avril 2008, se déroulait à Laval les 10ème rencontres internationales de la réalité virtuelle. Le CSTB a présenté au public le premier simulateur 3D acoustique de chantiers de travaux public, qui serait le seul à simuler une restitution sonore réaliste.

Philippe Autuori, le directeur du bureau d'étude des tunnels et de l'acoustique de Bouygues Construction déclarait : « Le logiciel ne se contente pas d'établir une cartographie du bruit du chantier pour nos spécialistes du pôle acoustique. Sur un simple PC équipé d'enceintes stéréo, il restitue l'environnement acoustique correspondant à différents scénarios, qui tiennent compte de l'implantation des équipements et du rythme auquel ils sont utilisés

Le simulateur a été livré officiellement à Bouygues Construction en juin 2008. Le 1er juillet 2008, le Comité R&D et le Comité de direction générale du Groupe Bouygues Construction après avoir étudié et sélectionné les dossiers a remis les trophées de son deuxième Concours Innovation en présence de son Président Directeur général, Yves Gabriel. Un trophée a été attribué au logiciel développé conjointement avec le CSTB.  Ce logiciel permet simuler le bruit du chantier à partir d'un site représenté en 3D.


Le CSTB fait sa pub dans la lettre SIG, mars 2010
Certains membres du COMOP du côté des opérateurs ont demandé à ce que personne ne fasse sa publicité en utilisant le COMOP en référence pour vanter tel ou tel produit notamment sur les appareils de mesures, sauf que nous n'avons sur la marché mondial que seulement 4 constructeurs, puisque les autres ont été rachetés. Cela ne s'applique pas à tout le monde puisque sur Internet j'ai constaté que certains ne sont pas soumis aux mêmes règles qui devraient dans ce cas s'appliquer à tous sans exception. Voilà donc ce que nous pouvons lire sur une page internet :

« Simulation de l’exposition au rayonnement électromagnétique avec MITHRA-REM  Paru dans SIG La Lettre n°115 de mars 2010

Développé par le CSTB et Geomod, MITHRA-REM simule la propagation des ondes électromagnétiques à l’échelle d’une ville. Il prend en compte les différents types d’antennes et d’émissions, ainsi que leur réflexion et réfraction sur les bâtiments.
Le cahier des charges est effectivement en cours de développement dans le cadre du COMOP lors des réunions qui ont lieu à l'ANFR. D'ailleurs la suite de l'article apporte quelques précisions:
Il est déjà utilisé par l’Institut bruxellois pour la gestion de l’environnement et par le gouvernement français, dans le cadre d’une étude pilote sur l’abaissement des valeurs limites d’exposition aux antennes de téléphonie mobile menée sur une vingtaine de villes françaises. »
Il s'agit de la vingtaine de villes candidates à l'abaissement du seuil d'exposition. Cette dernière phrase confirme que le développement actuel est bien fait dans le cadre du COMOP.


18/04/2010 - Le CSTB-Geomod développe MITHRA-REM.
D'ailleurs si nous allons sur le site de GEOMOD, nous constatons que la publicité colle au cahier des charges qui se fait actuellement à l'ANFR dans le cadre du COMOP. Dans le cartouche de droite, il est précisé :
« MITHRA-REM  est l’outil référence retenu par le COMOP Expérimentation (État, ANFR, Opérateurs, Associations) pour mener les calculs d’exposition aux ondes électromagnétiques sur 16 communes en France. »

Il est spécifié qu'un "nouveau module de la gamme logicielle MITHRA-Suite, conçu pour simuler la propagation des ondes électromagnétiques à l’échelle d'une ville." C'est en effet ce qui est étudié dans le cadre des réunions de l'ANFR. C'est à la base un logiciel de simulation des nuisances sonores qui sera adapté pour faire de la simulation de propagation des ondes radioélectriques, contrairement aux logiciels d'ATDI. Pour ce dernier ses logiciels sont dédié dès le départ à la propagation des ondes électromagnétiques, dont sont déjà équipés d'ailleurs certains opérateurs (qui prétendaient au départ ne pas avoir les informations demandées), comme cela avait été signalé au Président du COMOP. Ce logiciel est aussi utilisé par l'armée dans le cadre de la guerre électronique pour simuler les sources d'émission des navires et aussi des brouilleurs. Il y a aussi plusieurs autres logiciels moins coûteux, mais aussi moins pointus que le précédent. Il faut aussi avoir du personnel capable de les utiliser.

Tous les informations ci-dessous sont disponibles sur Internet.
MITHRA-REM version électromagnétique propose donc :
- de mesurer l'exposition au rayonnement d'émetteurs existants ou futurs.
- de connaître les populations affectées,
- de produire des coupes et cartes,
- de calculer l'impact d'ajout d'antennes,
- de calculer l'impact de réduction de la puissance,
- de calculer l'impact de la modification de l'orientation (azimut) d'une antenne.
- de calculer l'impact de la modification du tilt (inclinaison) d'une antenne.
- de calculer l'impact de la modification de la hauteur d'une antenne
- de faire des transferts vers des logiciels de survol temps réel,
- d'exporter les cartes en dalles pour la diffusion web
- d'exporter au format pdf organisé en calques.
- d'exporter des cartes en KMZ (KML) pour les afficher sous Google EarthTM,
- de faire des cartes iso-valeur 3D associée à une coupe dans l'axe de l'antenne
- de réaliser des simulations de propagation des ondes électro-magnétiques.
- de faire des réflexions sur les surfaces,
- de faire des diffractions sur les arêtes horizontales et verticales des bâtiments,
- de prendre en compte les matériaux utilisés.
- des définir les divers types de sources d'émission
   (GSM 900, GSM 1800, UMTS, WIFI, radar…)

- de définir les diagrammes de rayonnement des antennes :
                - avec des coupes horizontales.
                - avec des coupes verticales.

- de paramétrer les antennes et les systèmes d'émission :
                - de définir la contributions 3D des antennes,
                - localisation,
                - azimut (direction visée par l'antenne),
                - tilt mécanique,
                - tilt électrique,
                - modèle d'antenne,
                - puissance PIRE de l'antenne,

- d'utiliser des algorithmes performants basés sur les lancers de faisceaux.
- d'afficher des résultats de simulations :
                - plans de coupes,
                - cartes horizontales,
                - cartes en façade,
                - cartes d'iso-surfaces 3D.

- un moteur géométrique et un moteur physique permettent de :
        - de calculer les contributions pour chaque bande de fréquence,
        - de calculer les contributions pour chaque antenne,
        - de tenir compte des matériaux rencontrés.
        - de tenir compte du modèle 3D avec le terrain
        - de tenir compte du modèle 3D des bâtiments

MITHRA-REM précise qu'il s'adresse en priorité aux :
- aux professionnels,
- services techniques des Collectivités Locales chargé de l'environnement.
- administrations et Services de l'Etat chargé de l'environnement.
- aux laboratoires de mesures.
- aux bureaux d'Etudes spécialisés.
- aux opérateurs de téléphonie mobile.

Je doute fort que les concurrents de Bouygues acceptent de s'équiper de ce logiciel, quand on sait la guerre et les procès que se font les divers opérateurs entre eux. N'importe quel spécialiste sait en effet que les risques de fuite ou d'espionnage se produisent lors de la mise à jour des logiciels. Microsoft en est un parfait exemple avec des bulletins d'alerte émis régulièrement par le service spécialisé de Matignon sur la sécurité logiciel.


Conclusion.
Il existe d'autre logiciels qui sont dédiés à la simulation de propagation de champs électromagnétiques, mais il n'y a eu aucun débat sur ce sujet. Le CSTB a été retenu dès le départ sur la base de son logiciel de simulation acoustique qu'il faut donc adapter pour simuler la propagation électromagnétique. Tous ces paramètres et même beaucoup plus sont déjà disponibles dans les logiciels d'ATDI spécialisés pour les ondes hertziennes, avec une multitude de modules. Dans la réalité, quand on sait manipuler un logiciel comme GoogleEarth, on est capable aussi de faire beaucoup de chose même gratuitement pour simuler aussi bien les inondations, que la propagation électromagnétique des antennes. Des radioamateurs se développent leurs propres outils, leurs modules complémentaires, qui n'ont parfois rien à envier aux outils professionnels qui souvent sont développés par des personnes qui ne sont pas des spécialistes de la CEM. Il est cependant utile de préciser que certains sites radioamateurs ont une fâcheuse tendance à être censuré en France, comme en Chine. D'ailleurs on se demande chez les professionnels et même les militaires jusqu'à quel point certaines lignes de programme n'ont pas été pomper dans les outils OpenSource gratuits des radioamateurs pour être ensuite intégrés dans des logiciels qui seront commercialisés à des prix élevés. Un logiciel gratuit que j'utilise intègre en effets les nombreux paramètres cité ici, à l'exception des matériaux utilisés pour les façades des bâtiments. Même dans un logiciel professionnel, il serait totalement impossible de définir une propagation électromagnétique précise, pour plusieurs raison :

- nécessité de connaître l'orientation ULTRA-précise des façades d'immeubles,
                (ce qui est impossible)
- nécessité de tenir compte des balcons, des fenêtres, des portes,
                (ce qui est impossible sans avoir les plans)
- nécessité de connaître l'épaisseur des murs dans le cas de l'Indoor,
- nécessité de connaître les matériaux utilisés des murs et fenêtres,
                (ce qui est là aussi impossible sans aller sur place dans les quartiers)

D'ailleurs un article de l'Usine nouvelle précise que le CSTB pour son logiciel de simulation sonore "a délaissé la technique du calcul par éléments finis, très précise mais trop gourmande en ressources de calcul, au profit d'une méthode, dite asymptotique, basée sur le « lancer de faisceaux », technique déjà utilisée pour la création d'images de synthèse réalistes." Or je rappelle ici que le logiciel de simulation hertzienne présent est développé à partir du logiciel de simulation sonore déjà existant.

Il suffit que l'inclinaison d'une façade soit légèrement supérieure par rapport à l'information rentrée dans la base de donnes par exemple, pour que la simulation soit modifiée notamment en matière de réflexion et diffraction surtout en hyperfréquence. Pour une simulation, je dispose d'un document techniques de 40 pages de critères, et même en les prenant tous en compte, il serait TOTALEMENT IMPOSSIBLE de faire baisser fortement et d'éliminer le taux d'incertitude. Vous avez le taux d'incertitude déjà au niveau de la puissance de la source d'émission, du type d'antenne, et de la géographie des lieux, qui même pour un logiciel spécialisé en CEM générera un taux d'erreur minimum qui sera toujours supérieur à 50% même en tenant compte de tout. Plus on monte en fréquence, plus le taux d'erreur et d'incertitude augmente. Et en plus je n'ai pas tenu compte ici de l'aspect diurne et de la météo qui a évidemment des effets sur la propagation.

C'est en réalité plus facile de faire une simulation sur un navire de guerre que sur une zone d'immeubles, car en effet, dans ce cas nous avons à disposition les plans très précis du navire non pas au centimètre près, mais au millimètre près, y compris pour les antennes. On dispose des diagrammes précis des antennes, des fréquences, des puissances, de l'atténuation de la propagation selon la fréquence utilisée, etc... et bien d'autres paramètre dont je ne parlerai pas ici.


02/03/2010 CarbonEco du CSTB cédé à Bouygues Construction.

Le CSTB a aussi réalisé un logiciel d'éco-conception et de comptabilité carbone d'où son nom « CarbonEco », pour le constructeur de routes Colas, filiale de Bouygues. CarbonEco a été développé en partenariat avec Carbone 4. Un accord a été trouvé avec le CSTB pour céder les droits du logiciel Eco-Carbon à Bouygues contre l’utilisation d'Elodie, un calculateur d'analyse du cycle de vie. Dès 2009, CarbonEco a été utilisé sur environ 30% des projets du Groupe et sera généralisé à l'ensemble des chantiers. Ce logiciel permet aux maîtres d’ouvrage de calculer les émissions de gaz à effet de serre de leurs chantiers, mais aussi de fonctionnement d'un bâtiment par simulation informatique.
Bouygues estime que le fonctionnement des bâtiments qu'ils construisent émet plus de CO2 que leur construction. Ce logiciel permettrait selon eux aux maîtres d'ouvrage de calculer et diminuer les émissions de gaz à effet de serre du fonctionnement d'un bâtiment par simulation informatique. C'est donc une aide décisionnelle à la conception et à la construction, mais qui n'est pas gratuite, car ses clients devront payer 10 % à 15 % en plus pour voir leur bâtiment consommer moins d'énergie et émettre moins de gaz à effet de serre pendant leur durée d'exploitation. Les objectifs sont :
        - de réhabiliter les anciens bâtiments,
        - d'organiser les chantiers pour diminuer la rotation des camions,
        - de calculer le taux de carbone par rapport à un quartier classique.
        - Bouygues va rénover son siège pour diviser par 10 ses émissions en utilisant
          25.000 m² de panneaux photovoltaïques, des façades ventilées, etc.

Il faut savoir que le rendement des panneaux photovoltaïques baissent quand la température augmente en plein soleil, d'où l'obligation de les ventiler et de laisser un espace pour évacuer le trop plein de chaleur. De plus il faut tenir compte de leur entretien, ce qui implique un contrat de maintenance. Quant aux subventions, c'est un parcours du combattant administratif.

Mercredi 5 mai 2010, les députés ont examiné les articles sur les performance énergétique du bâtiment dans le cadre du projet de loi Grenelle 2.  Il est intéressant de constaté que les décisions du Grenelle 2 collent aussi aux intérêts des industriels sur la réglementation thermique 2012 (RT 2012). Le diagnostic de performance énergétique (DPE) qui est une escroquerie, et qui qui est obligatoire au moment de la vente d'un bien, a été instauré pour faire baisser la valeur financière des biens immobiliers anciens qui ont du terrain. Ils peuvent ainsi être rachetés à moindre prix par des mairies, qui accorderont des permis de construire à des promoteurs et grands groupes du bâtiment. Le DPE est censé faire baisser les émissions de CO2 générés par l'énergie fossile utilisée par le chauffage, et inciter les français à faire des travaux pour isoler leur maison avec des nouveaux matériaux assez coûteux, en faisant miroiter les économies d'énergie.

La RT2012 s'appliquera à partir du 1er janvier 2011 pour les édifices publics et le secteur tertiaire, et le 1er janvier 2013 pour le secteur résidentiel. Les députés Christian Bataille et Christian Birraux dans leur rapport de décembre 2009, réclamaient une limite d'émission de CO2 en plus de la norme des 50 kilowattheures en énergie primaire dès 2012 dans le cadre la réglementation thermique 2012 (RT 2012). Une valeur limite pourrait aussi être fixée dans la RT 2020. Les collectivités locales qui ont des logements sociaux, disposent de prêts bonifiés de la Caisse des dépôts à 1,9%, fonds de compensation de la TVA (FCTVA), certificats d'économies d'énergie (CEE), ainsi qu'une ligne de crédits de 300 millions d'euros auprès de la Banque européenne d'investissement.

La mise en application du projet de loi Grenelle 2 avec la RT-2012, va faire augmenter les prix des immeubles au moins de 15 sinon 20 %, car il faut tenir compte du prix des matériaux de construction, et surtout des matériaux d'isolement, ou des moyens de production d'énergie qui doivent TOUS être importés de l'étranger comme pour les panneaux photovoltaïques ou les éoliennes, ou les ampoules basse consommation qui sont toutes fabriquées en Chine. Ce qui veux dire que si le gouvernement veut construire de nouveaux immeubles administratifs ou mettre les anciens aux normes, les contribuables devront payer 15 à 20 % en plus, sans aucune garantie de rentabilité, sauf pour les lobbies industriels et du bâtiment qui n'ont aucun intérêt à produire des matériels de très bonne qualité. Selon les textes européens et les systèmes, les constructeurs ne sont pas tenu de fournir des pièces détachées au delà de 5 ans, sauf que les systèmes ne pourront pas être amortis pour certains en moins de 10 ans. Si en plus on tient compte du coût de l'entretient, on se rend compte que la rentabilité peut devenir négative dans quelques cas. Il est intéressant de constater que dans ce domaine il n'existe pas de logiciel de gestion ou de simulation de ces coûts d'exploitation, qui tiennent réellement compte de tous les critères techniques.


Conclusion.
Comme vous le voyez, il n'existe pas de conflit d'intérêt du côté des opérateurs, mais pour certains, il y en a du côté des associations qui se sont équipés d'appareils de mesure contrairement à d'autres. Il faut retenir que dans le cadre du COMOP, c'est le logiciel de simulation acoustique du CSTB qui a été livré à Bouygues Construction en 2008, qui est en cour d'adaptation pour simuler la propagation des champs électromagnétiques de la téléphonie mobile. Le CSTB est donc présent à toutes les réunions du COMOP et les tous acteurs présents influent automatiquement sur le cahier des charges techniques. Il est évident que beaucoup ignoraient tous ces liens avant que je fasse cet inventaire en épluchant tous les articles de presse sur internet.

Même les décisions du Grenelle 2 sur les économie d'énergie vont dans le sens des intérêts de l'industrie, et c'est un nouveau moyen qui leur permet d'augmenter leur chiffre d'affaire et leurs bénéfices.


 



 
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