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181°) Les membres de l'AFIS sur les speudo-sciences
n'ont aucun mandat pour parler au nom du peuple français.
MANIPULATION - L'association AFIS sur les pseudo-sciences et ses membres n'ont aucun mandat et n'ont été élus par personne pour prétendre parler "au nom de nos concitoyens" que je sache, c'est carrément de l'usurpation.

Suite à cette lettre ouverte des membres de l'association AFIS sur les pseudo-sciences expédiée au Ministre de la Santé et au Ministre de l'Ecologie, pour critiquer un avis de l'AFSSET sur les zones d'exclusion autour des lignes THT, j'ai souhaité réagir en accord avec le Président du CRIIREM, Pierre Le Ruz, et écrire aux deux ministres concernés. Une lettre ouverte a donc été transmise à :

- Madame Rivasi, Député Européenne et Vice-Présidente du CRIIREM,
- Monsieur Martin Guesperau, Directeur de l'AFSSET,
- Madame la Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot,
- Monsieur le Ministre d'Etat, de l'Ecologie, de l'Énergie, Jean-Louis Borloo.

Je dénie le DROIT aux membres de cette association AFIS de prétendre parler "au nom de nos concitoyens" et donc en mon nom, car je suis d'un avis totalement contraire et opposé aux affirmations de cette association qui se dit pluraliste. La totalité des articles de la presse a censuré le nom de l'AFIS sur les pseudo-science, pour éviter de révéler que le Dr Aurengo d'EDF en fait parti.

Plusieurs des auteurs de cette lettre ont publié des articles sur le site de l'AFIS sur les pseudo-sciences, ce qui veut dire qu'ils en sont aussi membres. Pour M. Gaudaire et Vecchia, et Mme Yardin, je n'ai pas trouvé d'article, il est donc impossble de dire s'ils sont ou ne sont pas membres de l'AFIS. En revanche lors de ma recherche, j'ai aussi trouvé un article commun entre Mme Lagroye, et M. Bernard Veyret du CNRS, qui est conseiller scientifique de Bouygues Télécom.

La lettre publiée sur l'AFIS sur les pseudo-sciences expédiée aux ministres était signée par :
 
Henri BRUGERE
parrain de l'Afis
Corédacteur du rapport Afsset 2010 sur les CM-EBF
Jean-Claude DEBOUZY
article sur le site de l'Afis
Corédacteur du rapport Afsset 2009 sur les radiofréquences Corédacteur du rapport Afsset 2010 sur les CM-EBF
François GAUDAIRE Corédacteur du rapport Afsset 2009 sur les radiofréquences
Isabelle LAGROYE
article sur le site de l'Afis
Corédactrice du rapport Afsset 2010
Anne PERRIN
article sur le site de l'Afis
Corédactrice du rapport Afsset 2009
Marc POUMADERE
article sur le site de l'Afis
Corédacteur du rapport Afsset 2009
Paolo VECCHIA Corédacteur du rapport Afsset 2009 et Afsset 2010
Catherine YARDIN Corédactrice du rapport Afsset 2009

Pourtant le Pr Henri Brugère, professeur à l'école vétérinaire d’Alfort déclarait en février 2001 sur le site "Jeunes Agriculteurs" de Web-Agri  :
« Lorsque les courants parasites sont forts, les réactions des animaux sont vives. On observe par exemple des bovins qui marchent "comme des danseuses ", qui défèquent anormalement ou qui sortent de certains endroits comme s’ils s’agissaient de lieux maudits. Chez le porc, on assiste à des phénomènes de cannibalisme ou d’empilage de porcelets.../... Peut-être que ces animaux, plus lourds, exercent une pression de contact plus régulière avec le sol, sur une plus grande surface, de sorte que le courant passe mieux » selon le Pr Brugère.

Toujours dans le même article, nous pouvons lire :
« Jusqu’à 5 ou 8 V de tension appliquée entre le groin et les pattes, ni la santé, ni la productivité des porcs ne sont altérées. De même, chez les bovins, avec des courants jusqu’à 4 ou 5 V, ou jusqu’à 5 à 8 milliampères. Les vaches laitières sont un peu plus sensibles et présentent des baisses de production à partir de 6 mA. »

Après la lecture de l'extrait de l'article hébergé sur l'AGRI-Web, je m'étonne que certains puissent affirmer aujourd'hui que les lignes THT d'EDF / RTE, n'ont aucun effet sur la santé du bétail ou des humains. Quant à la norme des 100 µT, c'est une aberration, puisque 50 % des ordinateurs tombent en panne à partir de 10 mG (1µT) alors qu'en Suède on estime que les leucémies doublent au-dessus de 2 milligaus (0,2 µT).

L'European journal of cancer" (Vol 31A n°12 pages 2035 à 2039) avait publié les résultats d'une analyse faite sur la population de la Suède et du Danemark :
- de deux enquêtes scandinaves,
- l'Institut Karolinska de Stockholm,
- de l’institut de biométrie médicale et d’informatique
  de l’Université Albert Ludwig de Freiburg
- de l’institut danois du cancer

Cette étude a été faite sur les champs électromagnétiques et les cancers infantiles, les leucémies, les lymphomes et tumeurs du système nerveux central, sur des patiens situés à moins de 300 mètres des lignes électriques. Le risque des leucémies infantiles est doublé en présence de champs supérieurs ou égaux à 0,2 µT pour huit heures d'exposition. A 0,5 µT le risque est multiplié par 5 avec un intervalle de confiance à 95%.

Maria FEYTCING et AHLBOM de l’Institut Kariolinska et de l'institut national de médecine du travail de Suède ont constaté un risque de cancer du sang ou leucémie dans un couloir de 300 mètres de part et d’autre des lignes très haute tension de 220 et 400 Kilovolts.  Ils ont trouvé 325 leucémies et 223 cas de pathologies cérébrales diverses.

 
 
Marc Filterman (Comité Scientifique du CRIIREM)
Objet : Lignes THT 
Sujet : Critiques de l'AFIS contre l'AFSSET
Date : 25 mai 2010

Destinataires: 

M. Guespereau, Directeur Général de l'AFSSET
M. Pierre Le Ruz, Président du CRIIREM
Mme Rivasi Député Européenne.
 
                                                          Madame Roselyne BACHELOT
                                                          Ministre de la Santé et desSports
 
                                                          Monsieur Jean-Louis BORLOO
                                                          Ministre de l'Ecologie, l'Energie..
 
          Madame la Ministre,
          Monsieur le Ministre,
 

          Je juge utile de vous communiquer les précisions ci-dessous.

Michel Naud est Président de l'Association Française pour l'Information Scientifique (AFIS), et de l'Association Nantes-Atlantique pour l'information Scientifique (ANAIS). Il est aussi initiateur du réseau Brightsfrance du Brights'net. Il est intéressant de préciser que les prétendus journalistes experts de l'association AFIS sur les pseudo-sciences qui prétend faire du pluralisme journalistique et scientifique vient d'adresser une lettre ouverte en date du 19/05/2010 à :
- Mme Bachelot, Ministre de la Santé, 
- M. Borloo, Ministre de l'Ecologie et de l'Energie. 
 
Le but de la lettre de l'AFIS est de critiquer le dernier avis émis par l'AFSSET, sur les risques des lignes très haute tension. Cette association qui se dit pluraliste, est loin d'être transparente car l'AFIS sur les pseudo-science a oublié de dire qu'elle a des « parrains scientifiques » qui sont liés à l'industrie, comme le Dr Aurengo qui est aussi membre du conseil d'administration d'EDF, mais il n'est plus conseiller scientifique de Bouygues Télécom depuis début 2010. 
 
Le Dr Aurengo a déjà fait parler de lui dans le cadre de l'affaire de Tchernobyl. Suite au rapport du Dr Aurengo du 18/04/2006 qui a fait scandale, plusieurs des membres de son groupe de travail avaient claqué la porte et publié un communiqué au vitriole dont je vous communique une copie, qui est toujours visible sur internet : « Comment un autocrate, le Pr Aurengo, a trahi une démarche participative ». Le 4 mai 2003, le Pr André Aurengo avait écrit aux ministres de la Santé et de l'Ecologie pour protester contre les résultats divulgués par l'IRSN qui confirmaient que le nuage de Tchernobyl avait bien franchi la frontière et affirmait : « je suis consterné que de tels résultats, méthodologiquement aussi contestables et très probablement faux, aient pu être diffusés sans aucune validation scientifique... ». 
 
Je trouve pour ma part consternant que de tels "experts" puissent sévir dans nos institutions, en faisant des affirmations qui vont contre les faits vérifiés par des mesures sur le terrain. Nous constatons le même comportement sur les ondes de la téléphonie mobile et autres, pour lesquelles des techniciens se sont retrouvés handicapés à vie suite à des surexpositions de courte durée, alors que dire pour les longues durées auxquelles sont exposées les riverains. Les expositions étaient pourtant courtes et aux normes internationales préconisées par les institutions sanitaires, comme le démontrent les synthèses que j'ai réalisées sur deux accidents et qui ont été communiqués aux services concernés et à votre cabinet (lettre du 09/11/2009). Les affirmations des ''experts'' officiels, dont certains sont en plus les membres de comités scientifiques des industriels, jettent le discrédit par leurs propos sur nos académies, comme cela s'est aussi passé à l'OMS, avec le Dr Repacholi qui niait les risques avérés des ondes de la téléphonie mobile. Nos institutions sanitaires perdent de plus en plus de leur crédibilité par la faute de quelques uns qui prétendent imposer leur ''vérité'' fausse à la majorité, en allant jusqu'à faire museler les chercheurs indépendants de l'industrie, et faire fermer les laboratoires qui dérangent en raison de leurs études sur les CEM. La recherche sur les CEM en France est MORTE.

 
 
Cela fait plusieurs fois en quelques mois, que les académies, les associations journalistique qui se disent pluralistes, et les experts liés à l'industrie, trompent délibérément le public et les politiques, et bafouent l'expertise scientifique. Après le communiqué des académies pour lequel leur attitude a été dénoncée par les associations et les chercheurs indépendants, ces ''journalistes'' (sic) et leurs experts officiels ne semblent s'intéresser qu'au CEM des lignes THT que pour mieux protéger les intérêts financiers de l'industrie au détriment de la santé des populations. Les méthodes employées par les experts officiels et leurs associations, tant sur le fond que sur la forme, m'oblige à réagir dans l'intérêt de la population et non pas au nom de mes concitoyens, et pour défendre la qualité et le respect de l'expertise scientifique, et surtout la vérité.
L'AFIS sur les speudo-sciences dans sa lettre du 19 mai n'a aucun mandat, et n'a été élue par personne pour prétendre parler « au nom de nos concitoyens » que je sache, c'est carrément de l'usurpation. Je ne leur reconnaît pas compétence pour me représenter, et j'invite d'autres personnes à réagir si elles le souhaitent et à le faire savoir comme je le fais.
L'AFIS sur les speudo-sciences qui a pour parrain le Dr Aurengo (qui est au Conseil d'Aministration d'EDF) écrit :
« le rapport introuvable - est une première dans l'histoire de la communication scientifique : un avis rédigé par la direction de l'Afsset, sans concertation avec les auteurs du rapport et un communiqué de presse annoncent à grand bruit médiatique la sortie d'un rapport scientifique; qui n'était disponible nulle part, pas même sur le site de l'Afsset ! Elaboré par des experts, il était censé fonder l'avis et aurait donc dû être mis en ligne en même temps ; il n'a été rendu public que 15 jours plus tard. Comment juger de la pertinence de l'avis sans se référer au rapport des experts ? S'agit-il d'une démarche délibérée, d'une négligence ou bien l'accord des experts n'avait-t-il pas été obtenu ? »
 
Je vous communique en pièce jointe un communiqué du 5 mai 2006, où nous retrouvons les mêmes reproches effectués à l'encontre du Dr Aurengo sur l'affaire de Tchernobyl. Nous constatons que les affirmations faites par divers industriels dans divers domaines ne reflètent pas du tout la vérité, puisque le cancer est devenu la première cause de mortalité en France, preuve qu'au niveau sanitaire quelque chose ne va pas du tout dans notre pays.
Il s'agissait pour l'Afsset d'évaluer, selon les termes de votre demande, les effets sanitaires des champs électromagnétiques extrêmement basses fréquences, en vous donnant les éléments scientifiques issus de l'expertise nationale et internationale pour une évaluation rigoureuse coût bénéfice susceptible de vous permettre la gestion du risque éventuel. 
Excès de pouvoir des experts officiels des industriels et de leurs relais associatifs et politiques. 
L'AFIS sur les speudo-sciences écrit : "Or, la direction de l'Afsset non seulement n'a pas respecté son contrat en se focalisant sur les seules lignes à haute tension, mais elle est sortie de ses prérogatives en formulant des recommandations de gestion du risque, sans hésiter pour ce faire à contredire l'avis des experts rédacteurs du rapport." 

 
 
Qui sont ces experts ? S'agit-il de ceux qui sont liés à l'industrie ? Je demande à ce que désormais systématiquement il soit publié en annexe de tous les rapports officiels, l'appartenance de tous ces experts officiels aux conseils d'administration, aux comités scientifiques des industriels, ou des associations dont certaines sont liées à l'industrie et à l'intelligence économique. L'opacité actuelle des liens de ces experts est inacceptable. Je demande qu'il soit précisé OBLIGATOIREMENT en annexe par QUI ont été financées les rapports et études, afin d'éliminer l'opacité actuelle, même si les spécialistes sont capables de les repérer, car ce n'est pas le cas des politiques, et encore moins du public. Dans plus de 70% des études financées par les industriels on ne trouve jamais aucun effet sanitaire de leurs produits, alors que chez les experts indépendants, c'est l'inverse.
L'AFIS sur les speudo-sciences écrit : « Ainsi, quand l'Afsset recommande « la création d'une zone d'exclusion de nouvelles constructions d'établissements recevant du public qui accueille des personnes sensibles de minimum 100 m de part et d'autre des lignes de transport d'électricité à très haute tension », les rapporteurs déclarent que « les preuves scientifiques d'un possible effet sanitaire à long terme sont insuffisantes pour justifier une modification des valeurs limites d'exposition actuelles ». Que faut-il en penser ? Une option similaire avait été envisagée par le gouvernement britannique et rejetée après une analyse scientifique et une réelle évaluation du rapport coûts-bénéfices. De même, les plus récentes expertises collectives internationales excluent unanimement la création de corridors autour des lignes : OMS juin 2007, SCENHIR janvier 2009 et Health Protection Agency octobre 2009, mais l'Afsset n'en dit mot. »
Les indépendants peuvent aussi, et je dénonce solennellement ce déni de la science qui aboutit à une interprétation irrationnelle du principe de précaution des intérêts financiers des industriels. Préconiser abusivement de telles mesures, c'est contribuer à exposer inutilement les 300.000 riverains des lignes de transport de l'électricité en violation de la loi du 15 juin 1906 sur le transport de l'électricité qui avait déjà introduit depuis près d'un siècle dans son article 12 bis le principe de servitudes à proximité des lignes de transport électrique. Le décret n° 2004-835 avait déjà précisé les distances de ces servitudes par rapport aux lignes et aux supports, à l'intérieur desquelles toute construction à usage d'habitation ou d'établissement recevant du public est interdite, mais de trop nombreux élus ne respectent pas cette règle, qui a un impact sur la santé. C'est inacceptable dans un pays de droit, respectueux de ses citoyens. C'est dangereux à terme financièrement pour les mutuelles et caisses d'assurance maladie, si l'on prend subrepticement l'habitude de déformer, de contredire, d'asservir la science aux intérêts des industriels, et de déjuger impunément et d'éliminer les résultats des scientifiques réellement indépendants de l'industrie. Cette mascarade est indigne de notre pays et nous nous engageons à être vigilants à la moindre alerte. Nous demandons qu'à partir des évaluations des experts chargés de rapports scientifiques, des recommandations prenant en compte de manière rigoureuse toutes les données de cette question, soient élaborées par les services de l'état qui ont la légitimité pour le faire, et non par des experts officiels présents dans les comités scientifiques des industriels, ou dont les travaux ou fonctionnement de leur laboratoire sont financés toujours par ces mêmes industriels. L'exposition aux champs électromagnétiques 50/60 Hz est limitée à 2 milligauss pour 8 heures d'exposition par jour, et est citée dans la norme MPR 90 publiée depuis 1990 dans la Directive du Bureau Suédois des Tests et Mesures et revendiquée par l'Union Suédoise des Travailleurs en 1994.
 
Où est passée la science ?
Faisant fi de l'avis des experts sur la THT auxquels l'Afsset demande compétence et transparence, c'est manifestement des amateurs qui se permettent d'écrire et d'affirmer sans aucune compétence que les CEM ne représentent aucun risque sanitaire, et qui préconisent sans aucune concertation et contre toute justification scientifique, et se permettent de nier la nécessité de créer « une zone d'exclusion » de 100 m. Mais la science n'est pas un costume sur mesure qu'on peut retoucher à sa guise et les faits sont têtus devant la multiplication des pathologies. Rappelons que le rapport de l'EPA en 1990 a fait scandale, car un paragraphe avait été effacé sous la pression des industriels, parce qu'il mentionnait que les lignes électriques devaient être classées en catégorie B1, car elles étaient considérées comme un facteur déclencheur ou promoteur des cancers. Le rapport se réduisit ensuite à un document de 22 pages. Finalement sous la pression des associations américaines et de la presse l'intégralité du rapport de 367 pages fut rendu public. Le scandale est le même avec les antennes relais GSM, qui n'ont fait l'objet d'aucune étude épidémiologique de terrain, alors comment les opérateurs et les politiques qui les soutiennent peuvent-ils nous affirmer, qu'il n'existe aucun risque sanitaire pour les riverains d'antennes, puisqu'il n'y a pas d'étude de terrain.
Ces deux photos ont été prises à Chevilly La Rue, et démontrent bien comment la loi du 15 juin 1906 est respectée par EDF et les élus. Sur la photo de gauche on voit des habitations récentes sous les lignes THT, et à droite, on voit un foyer pour handicapés sous ces mêmes lignes THT.
 
 
Comment peut-on justifier l'absence d'études épidémiologiques de terrain en France, sinon par un excès de précaution des intérêts industriels, et des recommandations aussi lourdes de conséquences en se fondant sur des études dont la qualité des conclusions sont controversées ? A quoi bon avoir des institutions sanitaires en France, si les experts officiels liés aux industriels s'affranchissent des résultats des études scientifiques indépendantes pour imposer leur avis ? Si la mise sous le boisseau de l'expertise scientifique non contradictoire au profit de l'impact médiatique à court terme n'est pas nouvelle en France, elle est ici systématique et d'autant plus grave qu'elle émane d'experts officiels qui passent leur temps à minimiser les risques ou à dissimuler une partie des résultats, comme nous venons de le voir dans la dernière étude Interphone du 17 mai, dans laquelle les chiffres sur les tumeurs de la glande parotide, et des neurinomes de l'acoustique ont été censurés.
A voir la façon dont l'industrie traite certains experts indépendants ou qu'elle a mandaté, on peut se demander s'ils ne sont pas instrumentalisés comme de simple « cautions scientifiques ». Pas de validation de l'avis par les rapporteurs ou le CES, pas de corrections par les experts indépendants, pas d'expertise possible au contradictoire dans de nombreux domaines... Est-il normal que l'Afsset, les autres institutions sanitaire, et les politiques soient soumis à la pression des industriels ? Est-il normal que la population soit abreuvée de fausses informations ? Est-il normale que les recommandations viennent d'experts officiels liés à l'industrie et qu'ils soient chargés de rapports scientifiques, ou de leur propre initiative, illégitimes et partiaux dans de nombreux cas de saisine ? Où est la transparence ? Le gouvernement demandait a être éclairé mais pas qu'on le désinforme et qu'on lui force la main sur de nombreux sujets, comme les pesticides, les OGM, les CEM, la dispersion de matériaux faiblement radioactifs dans le domestique par décret de 2009, etc... Le comportement de ces experts, est très proche de celui des acteurs qui jouent le rôle de chercheurs ou dirigeants démagogues dans des films catastrophes, qui se moquent du principe de précaution, et qui ne se préoccupent que de leurs intérêts financiers.
Je dois en outre préciser, qu'une officine est intervenue informatiquement pour me bloquer mon accès internet à plusieurs sites sur la sécurité des travailleurs comme:
 
           - http://www.inrs.fr/
           - http://www.amiante.inrs.fr/ 
           - http://www.travail-et-securite.fr/ 
           - http://www.hst.fr/ (Hygiène et sécurité du travail)


Après une heure de communication téléphonique avec mon fournisseur d'accès, l'origine du problème reste indéterminée sur le motif de la réinitialisation de ma connexion à chaque tentative d'accès à l'INRS (ci-joint copie d'écran). Est-il normal dans une démocratie de voir ses accès bloqués. Sans rétablissement de l'accès à ces sites, alors que tout le monde peut y accéder sauf moi, je me verrai dans l'obligation de prendre les dispositions nécessaires et d'évoquer cet incident un jour ou l'autre au sénat ou à l'assemblée nationale. Mais c'est aussi la preuve irréfutable que l'industrie pratique des écoutes illégales, et fait bloquer nos accès de façon illégale, pour nous interdire de consulter des informations concernant la sécurité des travailleurs.

Même M. Pierre Le Ruz, Président du CRIIREM, s'est retrouvé sans téléphone le jour de la sortie du rapport Interphone le 17 mai. 
Veuillez agréer Madame la Ministre de la Santé, Monsieur le Ministre de l'Ecologie et de l'Energie, l'expression de mes respectueuses salutations.
 

                                                             Marc Filterman


 
 
 
 
 
 

Pièce Jointes:

Lettre de l'AFIS qui critique l'avis de l'AFSSET sur les lignes THT
copie d'écran sur le blocage d'accès au site de l'INRS.
Communiqué du 5 mai 2006
Blocage volontaire par une officine de mon accès internet depuis plusieurs mois aux sites qui traitent de la sécurité du travail.



 


 
 

Comment un autocrate, le Pr Aurengo, 
a trahi une démarche participative

Communiqué du 5 mai 2006 sur « le rapport sur les conséquences de l’accident de Tchernobyl en France »

Rapport rédigé par André Aurengo et transmis, le 18 avril 2006, aux Ministres de la Santé et des Solidarités et de l’Écologie et du Développement durable.

Le groupe de travail, présidé par André Aurengo, avait été constitué à la demande des Ministres chargés de l'Environnement et de la Santé, de deux gouvernements successifs : tout d’abord Messieurs Yves Cochet et Bernard Kouchner puis confirmé par Monsieur Jean-François Mattei et Madame Roselyne Bachelot en 2002. Ce groupe de travail était chargé, principalement, d'établir à partir des données existantes une cartographie de la contamination du territoire français, suite à l'accident de Tchernobyl, et devait réunir « de la manière la plus ouverte possible les experts et les acteurs intéressés par cette question ».

De fait, M. Aurengo, dont les positions en faveur du nucléaire sont notoires, (tendant toujours à minorer les effets des radiations en général, et, en particulier les conséquences de Tchernobyl) avait réussi à composer un groupe de travail relativement pluraliste : si des institutionnels tels que l'IRSN étaient représentés, étaient également présents des médecins, des représentants d’associations et des journalistes.

En réalité, ce groupe a toujours eu un fonctionnement scandaleux ; quelques réunions ont eu lieu en 2003, une en 2004, aucune en 2005… En 2006, un certain nombre de participants croyaient la commission morte et enterrée. Ces réunions organisées de façon totalement aléatoires n'étaient pas, pour la plupart, précédées d'ordre du jour ni ne donnaient lieu à un compte rendu. Elles étaient totalement soumises au bon vouloir de M. Aurengo qui a profité de cette commission pour régler ses comptes avec l'IRSN. Il l’accusait d'avoir, dans sa dernière carte, donné une vision trop pénalisante de la contamination post Tchernobyl en France. Un comble !

Les membres de la commission n'ont jamais donné aucun mandat à M. Aurengo.

C'est après les dernières réunions qui furent houleuses qu'il a renoncé à réunir cette commission. M. Miserey, journaliste, avait donné sa démission. L’ACRO avait également menacé de le faire devant l’inanité des travaux, la partialité affichée par M. Aurengo et le manque de moyens donnés à la commission : là où il aurait fallu un travail de contre-expertise d’envergure, il n’y avait même pas de quoi payer les frais de route des participants !

M. Aurengo a donc œuvré, seul, au sein de l'IRSN, sous prétexte d’agir dans le cadre des travaux du groupe de travail. Pourtant il n’avait aucun mandat particulier pour agir ainsi, ni gouvernemental ni de son groupe. L'argumentaire selon lequel, il aurait été pris par le temps nous paraît totalement fallacieux. La commission existait depuis 3 ans, mais elle est devenue fantôme par la volonté de son président, seul habilité à la convoquer. Souhaitait-il avoir les mains libres et s’en servir comme paravent pour produire un énième rapport personnel sur les conséquences de Tchernobyl ? Probablement, et ce serait une grave imposture.

La mission gouvernementale a été totalement trahie : Le sens de ce travail reposait sur sa pluralité. Un des objectifs recherché par les pouvoirs publics était, entre autres, d'avoir un rapport sur Tchernobyl, un peu moins contesté que d'habitude.

Le Pr Aurengo a donc rédigé seul ce rapport. Il a été remis aux Ministres le 18 avril 2006. Les membres de la commission n’en ont eu connaissance que le 24 avril au matin par un courrier électronique accompagné du dit rapport. Le courrier du Pr Aurengo, aux membres de la commission explique que ce rapport a été rédigé « en son nom propre, […] avec l’accord des Ministres et dont j’assume toute la responsabilité ». Or, comble de la malhonnêteté cela n’apparaît aucunement dans le rapport qui est voué à être rendu public.

Nous sommes associés de fait à ce rapport remis aux Ministres par M. Aurengo. Ainsi l'amalgame entre ce document et le travail de la commission paraît évident au public. Nous apparaissons comme coauteurs, bien malgré nous. Seule une lettre privée, qui par ailleurs nous congédiait, explique notre non-implication dans ce travail. La fourberie est manifeste.

Pour une démarche participative de qualité : La pluralité, la transparence, la tolérance d’opinions divergentes sont nécessaires. M. Aurengo n'en a que faire ! Du mandarinat à l'autocratie, il a largement franchi le pas et dans ses certitudes n'a que faire de l'avis d'autrui. Ce n’est pas avec ce genre de conduite que la parole publique retrouvera un minimum de crédibilité quand il s’agit de nucléaire, en général et de Tchernobyl en particulier.

Nous sommes scandalisés et tenons à dénoncer les manœuvres honteuses orchestrées par le Pr Aurengo.
Nous demandons au gouvernement de ne pas tenir compte de ce rapport.
 
 

Ce communiqué est signé par les membres, du groupe de travail « sur les conséquences de l’accident de Tchernobyl en France », suivants :

- Pierre-Jacques Provost, journaliste
- Michel Deprost, journaliste
- Pour l’ACRO : Sibylle Corblet Aznar, Jean-Claude Autret


Pas de chance pour l'AFIS sur les pseudo-scienses, le Sénateur Socialiste Daniel Raoul apporte son soutien au principe de précaution préconisé par le Directeur de l'AFSSET sur les lignes haute tension. Sauf que dans le même temps il refuse d'instaurer une zone vierge de toute construction sous les lignes haute tension, mais le Sénateur Raoul souhaite protéger les enfants des risques de cancer qui vivent à proximité des lignes haute tension comme vient de le publier le journal Figaro, dont le site est tombé en panne pendant quelques dizaines de minutes le 27 mai. Chose curieuse, j'ai alors tenter de consulter cet article sur d'autres sites, une dizaine, mais toutes les pages sur ce sujet étaient aussi inaccessibles. Une heure après j'ai quand même réussi à récupérer cet article.

La lettre de l'AFIS sur les prétendues pseudo-sciences est visible sur le site de l'AFIS. Je ne peux la reproduire ici pour des raisons évidentes. Si vous êtes malades avec des pesticides ou avec des champs électromagnétiques, vous êtes en réalité victime d'une speudo-maladie, ou d'un pseudo-cancer, qui n'est présent que dans votre esprit.

L'AFIS sur les pseudo-sciences a de nombreux parrains scientifiques, dont certains ont de réelles compétences et ont peu fait parlé d'eux, contrairement à d'autres qui font passer les intérêts de l'industrie devant des faits vérifiés, et qui ont déclenché à de nombreuses reprises beaucoup de polémiques en faveur des industriels dans tous les domaines comme :
les OGM, les pesticides, le pharmaceutique, la radioactivité, etc...

Liste des Parrains scientifiques de l'association AFIS sur les pseudo-sciences.
 
Jean-Pierre ADAM Archéologue, CNRS, Paris
André AURENGO - Professeur de Biophysique à la Faculté de médecine Pierre et Marie Curie (Paris 6)
- Professeur des universités 
- Praticien hospitalier de Biophysique 
- Praticien et médecine nucléaire
- chef du Service de Médecine nucléaire à l'Hospital Pitié-Salpêtrière depuis 1989
- ex-Président du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France 
- ex-administrateur d’EDF, représentant l’Etat
- depuis 1999, Président du comité d’éthique du Conseil d’Administration des actionnaires d’EDF

Il est aussi membre :
- de l'académie de médecine depuis le 02/2005,
- du Haut Conseil de la Santé Publique depuis février 2007.
- du comité scientifique de Net-Santé-Environnement.
- comité scientifique de Bouygues télécom du 07/2007 au 12/2009
- Conseil de l’Association Française des Opérateurs Mobiles
- En 2004, Président élu de la SFRP (Société Française de Radioprotection

Jean Bricmont Professeur de physique théorique, Université de Louvain-la-Neuve, Belgique
Henri Broch Professeur de physique Université de Nice
Henri Brugère Docteur vétérinaire, professeur de Physiologie-Thérapeutique à l’école nationale vétérinaire d’Alfort
Yvette Dattée Directeur de recherche honoraire de l’INRA, membre de l’Académie d’Agriculture de France
Marc Fellous Professeur de médecine, Institut Cochin de Génétique Moléculaire
Léon Guéguen Nutritionniste, directeur de recherche honoraire de l’INRA, membre de l’Académie d’Agriculture de France
Louis-Marie Houdebine Biologiste et directeur de recherche au centre de l’INRA de Jouy en Josas
Bertrand Jordan Biologiste moléculaire,directeur de recherche émérite au CNRS, Marseille
Philippe Joudrier Biologiste, directeur de recherche au CNRS
Jean-Pierre Kahane Professeur de mathématiques, membre de l’Académie des sciences
Jean De Kervasdoué Professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers, CNAM, membre de l’Académie des technologies
Marcel Kuntz Biologiste, directeur de recherche au CNRS
Gilbert Lagrue Professeur honoraire à l’Hôpital Albert Chenevier de Créteil
Hélène Langevin-Joliot Physicienne nucléaire, directrice de recherche émérite au CNRS Paris
Guillaume Lecointre Systématicien, professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle, directeur du département Systématique et Evolution
Jean-Marie Lehn Professeur au Collège de France, membre de l’Académie des Sciences, prix Nobel de chimie
Jean-Claude Pecker Professeur honoraire d’astrophysique théorique au Collège de France, membre de l’Académie des Sciences
Arkan SIMAAN Professeur agrégé de physique et historien des sciences
Alan Sokal Professeur de physique à la New York University et professeur de mathématiques à l’University College London
Jacques Van Rillaer Professeur, Université de Louvain la Neuve, Belgique
Conseil d’administration (2009-2010).
 
Fonction Nom
Président-Fondateur Michel Rouzé (1910-2004)
Président d’honneur Jean Bricmont
Président Michel Naud
Secrétaire général Sébastien Colmerauer
Trésorier Roger Lepeix
Membres Stéphane Adrover, Pierre Blavin, Yvette Dattée,
Membres Michel Grossmann, Philippe Le Vigouroux, Hervé Nifenecker,
Membres  Jacques Poustis, Raymond Roze des Ordons, Élie Volf

Comité de rédaction de la revue Science et pseudo-sciences et du site de l’AFIS
 
Jean-Paul Krivine Rédacteur en chef de la revue
Pierre Blavin webmestre
Brigitte Axelrad Relectures
Martin Brunschwig Relectures
Nicolas Gauvrit
Jean Günther
Philippe Le Vigouroux
José Tricot
Nadine de Vos Relectures
Hubert Espagnacq Administrateur du site
Pierre Blavin Relecture du site
Claude Cardot Relecture du site




 
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Nom du site   Risques sanitaires des champs électromagnétiques, santé, cancer, leucémie, tumeur
Adresse du site danger risque sanitaire de la pollution électromagnétique santé cancer leucémie tumeur du cerveau
Auteur du site : Marc FILTERMAN
Adresse e-mail : marcfilterman@hotmail.com
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