© Protected by Copyright - Reproduction interdite.
Adresse du site
sites de secours
danger risque sanitaire de la pollution électromagnétique santé cancer leucémie tumeur du cerveau
Nom du site   Prévention sur les risques professionnels sanitaires des micro-ondes
Auteur du site   Marc FILTERMAN
Adresse e-mail   marcfilterman@hotmail.com
  TRANSLATE - TRADUIRE
  Retour au Sommaire du site
  Retour au chapitre sur la pollution électromagnétique des micro-ondes



184°) Le sénateur UMP Jean-Paul Alduy de Perpignan remet en cause
les interférences, les perturbations, le brouillage avéré des :
radar doppler météo, radar aérien, radar maritime,
système de radionavigation de l'aviation,
émetteur de télévision
par les éoliennes des parc éoliens.
1°) Introduction sur les éoliennes.

Le sénateur UMP Jean-Paul Alduy est intervenu mardi 2 juin 2010 sur le projet de parc éolien de l’agglomération Perpignan-Méditerranée, en session ordinaire du Sénat à Paris avec une question sur le « statut juridique des interdictions » de Météo France. Le premier adjoint de la ville de Perpignan a défendu le projet de la Zone de Développement Eolien du Roussillon. Ce projet a été validé par la préfecture des Pyrénées-Orientales, mais Météo France s'est plaint, car son radar météo d’Opoul sera perturbé par ce parc qui comportera 41 éoliennes, dont 19 seront implantés à Pézilla-la-rivière.
Valérie Létard, secrétaire d’État en charge des technologies vertes, a répondu qu'il y avait des risques de perturbation des radars, et du système de radionavigation « VOR » de l’aéroport de Perpignan.

En octobre de 2009, l'Armée de l'Air a été contraint de se livrer à quelques tests avec les vols réels de deux avions, afin de déterminer si les éoliennes avaient un impact sur la détection réalisée par les radars.



 
 
Mardi 1er juin 2010 : Jean-Paul Alduy, Sénateur des Pyrénées-Orientales, Freins au développement de l’éolien dus à Météo-France

M. le président. La parole est à M. Jean-Paul Alduy, auteur de la question n° 873, adressée à M. le ministre d’État, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat. 


Jean-Paul Alduy :
Le développement de l’éolien est parvenu à maturité, mais il ne faudrait pas en casser l’élan.

Le débat sur le projet de loi Grenelle 2 à l’Assemblée nationale a inquiété tous ceux qui, comme moi, croient à la nécessité et à la possibilité de rattraper notre retard par rapport à nos voisins espagnols ou allemands. Le vote final des députés a sauvé l’essentiel, même si la décision d’imposer pour les projets éoliens une procédure d’installation classée, comme c’est le cas pour les usines chimiques, me paraît pour le moins excessive...

Mais voilà que Météo-France dresse d’autres obstacles !

Ma question portera donc sur le statut juridique des interdictions que veut imposer Météo-France.

Je rappelle que la France s’est engagée, sous l’impulsion du ministre d’État Jean-Louis Borloo, à produire 23 % de son électricité à partir d’énergies renouvelables. L’éolien constitue aujourd’hui l’une des voies privilégiées pour atteindre cet objectif ambitieux.

Le développement de l’éolien s’appuie notamment sur l’action des collectivités locales. Ainsi, la région Languedoc-Roussillon a clairement annoncé sa volonté d’apporter sa pierre à l’édifice.

La communauté d’agglomération Perpignan Méditerranée, que je préside, s’est engagée, pour sa part, sous l’égide de Jean-Louis Borloo et à travers une convention signée avec l’État en janvier 2008, à devenir dès 2015 une agglomération à énergie positive. C’est pourquoi elle soutient, depuis 2006, un projet de ferme éolienne de grande envergure, auquel ont adhéré sans réserve toutes les collectivités locales concernées.

La zone choisie, à la suite de nombreuses démarches de concertation, respecte l’ensemble des multiples critères imposés par les différentes administrations concernées en matière d’environnement, de biodiversité, d’urbanisme, de servitudes réglementaires, etc. Le site d’implantation prévu pour ce projet se trouve d’ailleurs à l’intérieur d’une zone de développement de l’éolien, ZDE, validée par arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales. Le secteur fait en outre partie des zones propices au développement de l’éolien envisagées par le schéma régional éolien, actuellement élaboré par la direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement de Languedoc-Roussillon, sous l’autorité du préfet de région.

Malheureusement, ce projet se trouve bloqué de manière unilatérale par Météo-France, au motif qu’il se situe dans une zone dite « de coordination » de l’un de ses radars. Cette zone est définie par Météo-France dans les Pyrénées-Orientales, pays de tramontane, comme un cercle de 30 kilomètres de rayon à partir du radar d’Opoul. Autant dire que la ressource éolienne de ce département est à 95 % inexploitable !

Je rappelle que ces zones de coordination sont théoriquement des espaces dans lesquels un dialogue entre les porteurs de projets et les services de l’État doit être engagé, en vue de concilier les intérêts bien compris des uns et des autres. Or, de dialogue, à ce jour, il n’est nullement question : Météo-France impose sans autre forme de procès le rejet des permis de construire !

Mes questions sont simples. Quelle est la base juridique des oukases de Météo-France ? Quelles sont les bases scientifiques qui lui permettent de modéliser l’impact des éoliennes par effet Doppler sur l’efficacité de ses radars ? Enfin, quelles directives le ministre de l’écologie compte-t-il adresser aux préfets pour que les permis de construire d’éoliennes à l’intérieur de zones de développement de l’éolien approuvées ne soient pas bloqués par Météo-France ? De telles décisions compromettent, en effet, les efforts accomplis depuis de nombreuses années, en termes tant d’étude que de concertation, par les collectivités locales qui supportent ces projets.
 

Selon le sénateur Alduy, faute de « base scientifique sérieuse », il a invité l’Etat à « analyser précisément cette situation ». J'invite ce sénateur UMP à mieux s'informer sur les risques pour l'aviation avant d'affirmer qu'il n'existe "aucune base scientifique sérieuse". La preuve de la perturbation des radars est sur la page 185 (cliquez ici).
 
 
 

Valérie Létard, secrétaire d’État en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat :

Monsieur le sénateur, le projet éolien que vous évoquez a fait l’objet d’un avis défavorable de Météo-France, car il s’est avéré, à l’issue de l’étude conduite pour évaluer les effets du projet sur les performances du radar d’Opoul, que la taille de la zone d’impact du projet dépassait très largement les limites recommandées par l’Agence nationale des fréquences, rendant le radar incapable d’assurer une mesure de vent fiable.

Par ailleurs, ce projet a également fait l’objet d’un avis défavorable de l’aviation civile : d’une part, toute une partie du projet aurait constitué un danger pour les aéronefs empruntant des itinéraires prévus en conditions météorologiques défavorables ; d’autre part, les interférences avec le moyen de radionavigation de type VOR, implanté sur l’aérodrome de Perpignan, ont été jugées inacceptables pour garantir la sécurité aérienne. Compte tenu de ces impacts, le porteur de projet a décidé de retirer sa demande.

Dans la perspective d’un éventuel nouveau projet, il est recommandé de prendre en compte les contraintes liées à la sécurité publique le plus en amont possible dans les étapes du développement.

Le projet de loi portant engagement national pour l’environnement prévoit une amélioration de la planification du développement de l’énergie éolienne, ainsi qu’une meilleure cohérence entre les critères de définition de la zone de développement de l’éolien et les critères examinés lors de la procédure d’autorisation de projets. Cela permettra de mieux cerner en amont les différents enjeux, et donc de limiter les risques de non-réalisation des projets au stade de la procédure d’autorisation.

La remise en cause d’un projet qui a fait l’objet d’une procédure et d’un travail aussi longs est, en effet, fort dommageable. Il a donc été prévu, dans le Grenelle de l’environnement, de mieux définir la procédure d’accompagnement d’un projet, de son autorisation jusqu’à son implantation, par la mise en place d’un véritable partenariat entre les opérateurs, les collectivités et les administrations concernées par ce type d’aménagement, dont nous souhaitons tous le développement. Pour avancer dans le bon sens et obtenir des résultats positifs en la matière, nous devons établir la collaboration la plus étroite possible.
 
 

Une dégradation du signal d'une radiobalise VOR peut envoyer un avion sur une autre trajectoire qui peut lui faire rater la piste.

Cisaillement de vent  (Wind shear)
"assurer une mesure de vent fiable."

Les interférences générés par les éoliennes sur des radars météos Doppler ou des radars appelés aussi profileurs de vent sont inadmissibles, car ils peuvent entraîner des accidents ou crash d'avions en cas de non détection des cisaillements du vent.

Le cisaillement de vent est essentiellement de deux types.
Le cisaillement de vent horizontal est observé à proximité des côtes.
Le cisaillement de vent vertical     est observé à proximité du sol.
Le cisaillement de vent est une différence brutale de vitesse ou de direction du vent entre deux points proches. Le plus souvent on utilise le terme grand public "rafale de vent".

L'Aéroport international de Hong Kong sur l'île de Lantau a été obligé de s'équiper d'un important système très lourd pour le suivi des vents dans le cadre de la sécurité aérienne avec :
- deux lidars,
- deux radar profileur de vent,
- un radar météorologique
- une centaine de bouées pour mesurer le vent en mer.

Les avions comme l'Airbus sont équipés de deux modes de détections de windshear :
- Réactif, quand l'avion est déjà dans un cisaillement de vent.
- Prédictif, avant que l'avion n'entre dans un cisaillement de vent.

Un avion pris dans un cisaillement de vent vertical peut perdre plusieurs centaines pieds d'altitude en seulement quelques secondes, et s'écraser au sol s'il est trop bas, comme dans les exemples vidéos ci-dessous. Rien qu'aux USA, on peut compter environ une quarantaine de catastrophes aériennes liés au cisaillement de vent. Ce chiffre à baisser depuis l'arrivée des radars Doppler, encore faut-il qu'ils ne soient pas brouillés par la faute de quelques irresponsables.

Risque de ratage d'atterrissage avec fort vent travers (02:40)
 
vidéo crash avion cisaillement de vent brouillage radar météo par les éoliennes Le lien d'accès à cette vidéo permet de constater les tentatives d'attrissages de plusieurs avions qui ont avorté en raison de perturbations météos avec de cisaillement de vent ou de forts vents de travers. Dans ces cas précis les avions remettent les gaz dans de nombreux cas et refont une deuxième tentative d'atterrissage.

Avion à l'atterrissage avec un violent vent de travers.
Le 1er mars 2008 à Hambourg (Allemagne), un Airbus A320 de la compagnie aérienne allemande Lufthansa en provenance de Munich avec 131 passagers à bord, a réussi à éviter un crash au sol de justesse. Le pilote  a été confronté a un puissant vent de travers à l’atterrissage. Le pilote se pose en crabe sur la piste mais le bout de l’aile gauche touche la piste. Le pilote est contraint de remettre les gaz et refait un tour et arrive à se poser à la deuxième tentative avec le bout de l'aile gauche endommagée.

Avion contraint d'abandonner l'atterrissage.
Un DC-8 est en approche avec des rafales de vent. Au moment de l'atterrissage il rencontre un cisaillement de vent, et l'avion plonge vers le sol. Il est contraint de remettre les gaz pour redécoller et éviter de s'écraser.

Crash d'un Avion à l'atterrissage
Le 23 mars 2009 à Tokyo un MD-11 cargo immatriculé N526FE de FedEx se pose mais est victime à l'atterrissage d'un cisaillement de vent. Il touche la piste brutalement, passe sur le dos et explose. Le MD-11 était en service depuis 1996 dans Delta Air Lines avant d'être racheté par FedEx en 2004 pour être converti en avion cargo en 2006.

Il est évident que certains devraient réfléchir aux conséquences d'un crash d'avion, dans le cas d'une impossibilité d'identifier clairement une perturbation atmosphérique en présence de parcs éoliens qui brouillent les écrans radars.

Il n'est donc pas tolérable que les radar Doppler de Météo France de la sécurité aérienne soient perturbés par des parc éoliens. Un radar Doppler ne permet pas de voir le vent, mais il permet de suivre et de déterminer l'altitude et la vitesse des masses nuageuses, donc la vitesse du vent. Le radar profileur de vent appelé Sondar fonctionne sur un principe différent, et est utilisé pour repérer les microburts très localisés au niveau du sol.
 
 
Réplique de Jean-Paul Alduy :

Je n’ai pas eu le droit de prendre connaissance des études établies par Météo-France, mais je sais que l’on ne connaît pas, à l’heure actuelle, les conséquences du fonctionnement des éoliennes sur les radars. Je sais également que les tribunaux administratifs de Nantes et d’Amiens ainsi que la Cour administrative d’appel de Douai ont annulé des décisions d’interdiction prises par Météo-France qui portaient sur des projets éoliens distants de quinze à vingt kilomètres d’un radar ; le nôtre est distant de vingt-sept kilomètres du radar d’Opoul.

Alors qu’il existe un arrêté préfectoral définissant une zone de développement de l’éolien, un projet qui a fait l’objet de longues études et d’une ample concertation se voit soudainement anéanti par une décision d’interdiction qui n’est fondée, je le répète, sur aucune base scientifique sérieuse. Il est donc urgent d’analyser précisément cette situation ; à défaut, nous allons au-devant de grandes déceptions.

Le sénateur UMP Jean-Paul Alduy se permet de déclarer :
" on ne connaît pas, à l’heure actuelle, les conséquences du fonctionnement des éoliennes sur les radars."
C'est TOTALEMENT FAUX, les conséquences sont connus, il est scandaleux que des oukases de la politique se permettent ce type d'affirmation, du même ordre que ce que nous retrouvons d'ailleurs dans le domaine de la téléphonie mobile, des OGM, des pesticides, etc...

"sur aucune base scientifique sérieuse."
C'est TOTALEMENT FAUX, et on ne doit pas parler de base scientifique, mais de faits techniques avérés et constatés. Il est donc urgent de remettre les pendules à l'heure, avant que des crash d'avions ne se produisent par l'irresponsabilité politique de certains.
 

Extrait du rapport du Sénat : Étude de législation comparée n° 197 - juin 2009 -
Les procédures administratives préalables à l'implantation des éoliennes
 
 
2) Les procédures en vigueur en Allemagne, en Angleterre, au Danemark et en Suisse sont similaires à la procédure française et contrastent avec la procédure mise en oeuvre en Galice

Dans chacun de ces quatre pays, l'implantation d'une éolienne isolée ou d'un parc éolien requiert, comme en France, la planification préalable de l'équipement envisagé, réalisée en des termes plus ou moins précis, l'obtention du permis de construire, généralement octroyé au niveau municipal, et, le cas échéant, une étude d'impact environnemental, conformément à la directive n° 85/337/CEE du 27 juin 1985 concernant l'évaluation de certains projets publics et privés sur l'environnement. Les différents pays ont mis à profit la marge de liberté permise par la directive pour adopter des dispositions diverses. Ainsi, l'étude d'impact environnemental est obligatoire au Danemark pour l'édification des éoliennes de plus de 80 mètres de haut ainsi que pour les groupes d'au moins trois éoliennes de hauteur moindre, tandis que, en Angleterre, c'est l'autorité qui attribue le permis de construire qui décide s'il convient ou non d'imposer au promoteur la réalisation d'une telle étude.

Allemagne.
Depuis le 1er janvier 1997, le code fédéral de l'urbanisme fait bénéficier la construction d'éoliennes d'un régime administratif privilégié (2(*)), en vertu duquel les projets doivent être autorisés si l'implantation est envisagée sur une partie non urbanisée du territoire et si elle ne porte pas préjudice à l'intérêt général, c'est-à-dire si elle n'a pas de conséquences dommageables ni pour l'environnement ni pour les sites et les monuments, si elle n'empêche pas le bon fonctionnement des radars, etc.

Royaume-Uni.
L'autorité de l'aviation civile a désigné environ 150 aéroports qui bénéficient d'une protection particulière. Pour éviter tout risque de collision et de brouillage des radars, la zone de protection s'étend dans un rayon de 30 kilomètres autour de l'aéroport. L'édification d'éoliennes dans ces zones de protection est subordonnée à l'accord des directeurs des aéroports, que les commissions locales d'urbanisme ont l'obligation de consulter. Les intéressés ont un délai de 21 jours pour répondre.

L'autorité de l'aviation civile conseille aux directeurs des autres aéroports de conclure des accords avec les commissions locales d'urbanisme pour qu'ils soient consultés sur les projets d'éoliennes susceptibles de les concerner.

Le ministère de la défense a pris des dispositions analogues pour les aéroports et les installations militaires.

Les problèmes sur les radars sont connus dans les autres pays. Les Ministères de la Défense des pays respectifs interviennent dès que leurs sites radar peuvent être brouillés par les éoliennes, comme en Allemagne, au Royaume-Uni, aux USA, etc... Je possède deux radars qui me permettent de faire des expertises et de démontrer les interférences le brouillage des radars par les éoliennes des parcs éoliens. Comme vous pouvez le constater nous disposons du matériel radar nécessaire pour aller faire des expertises sur les fermes éoliennes, afin de prouver le brouillage des radars.

éolienne brouillage radar danger aviation risque crah avion


Sur la page suivante N°185, vous pouvez voir les effets des éoliennes des parcs éoliens, qui démontrent clairement les interférence, les brouillages, les effets perturbateurs des fermes éoliennes sur les écrans des radars (cliquez ici).




 
  Retour au chapitre sur les antennes relais de la téléphonie mobile
  Retour au SOMMAIRE du SITE.
  TRANSLATE - TRADUIRE.
Nom du site   Risques sanitaires des champs électromagnétiques, santé, cancer, leucémie, tumeur
Adresse du site danger risque sanitaire de la pollution électromagnétique santé cancer leucémie tumeur du cerveau
Auteur du site : Marc FILTERMAN
Adresse e-mail : marcfilterman@hotmail.com
© Protected by Copyright - Reproduction interdite.