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Nom du site   Prévention sur les risques professionnels sanitaires des micro-ondes
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194°) Risque des micro-ondes des antennes relais
auprès des écoles à Kremlin-bicêtre.
 
réunion sur les risques sanitaires des micro-ondes des antennes relais GSM des opérateurs de la téléphonie mobile, Alain Boulanger, Président de la FALC du Val de Bièvre, Fédération des Associations de Locataires Citoyens, .
Isabelle Heck, Alain Boulanger, Sénateur Desessard, Jeannine le Calvez, Marc Arazi, Mohamed Benamari, M. Chapelier

19h30 - Ouverture de la réunion par M. Bernard Chapelier.
Présentation du sujet qui allait être présenté, celui des antennes relais. Il précise que nous sommes toujours au même point - Malgré tout il y a des élus de gauche et de droite qui ont demandé à ce qu'on éloigne les antennes relais des écoles à 800 m. Je vais présenter nos invités de ce soir. Il y a Janine le Calvez de Priartem qui a beaucoup participé au réunion du comop le sénateur Desessard, M Marc Arazy il y a aussi Marie-Isabelle Heck, Conseillère Municipal de Kremlin-Bicêtre...
Alain Boulanger, Président de la FALC du Val de Bièvre, Fédération des Associations de Locataires Citoyens.
Jean Desessard, Sénateur Vert de Paris,
Janine le Calvez, Présidente de PRIARTEM
Marc Arazi, Conseiller Municipal de Nogent sur Marne
Mohamed Benamari, Cap 21
Jean-Bernard Chapelier, Europe Ecologie


19H35 - M. Alain Boulanger, Président de la FALC.
Alors la FALC qui est une organisation de locataires et qui présente aussi des listes sur Paris, en Ile de France, qui commence à être connue, et est intéressée aussi justement dans le cadre du logement social aux questions sur ce type de sujet et le développement durable.
Souvent, malheureusement, les personnes les plus défavorisées sont encore les plus victimes, et on s'aperçoit qu'on installe en général les antennes relais sur les sites de logements sociaux, sans concertation, sans discussion, sans rien du tout, et les personnes se voient affublées souvent avec une antenne relais au-dessus de leur tête, et ça, ça me paraît quelque chose d'impossible, qui ne peut pas continuer. On doit pouvoir être écouté sur ce type de sujet, c'est essentiel en tout cas que la démocratie soit la même pour tous, que la loi, la législation soit la même pour tous. Il est important que tout le monde pas seulement sur les antennes relais, sur tous les sujets puisse à un moment, donner son avis et dire je ne suis pas d'accord. (05:00) Isabelle Heck, elle est souvent intervenue, et bien sûr malheureusement elle a eu toute la majorité municipale contre elle, qui n'a jamais voulu prendre au sérieux cette question parce qu'elle est de gauche, la majorité se limite tout simplement à la réglementation. Il faut savoir que la réglementation, elle est quand même faite par des discussions, des lobbying auprès de l'état. Et Mme Heck à travaillé sur ces questions là et elle travaille encore.


19H40 - Mme Janine le Calvez, Présidente de PRIARTEM.
Donc moi je suis la Présidente d'une Association Nationale qui s'appelle Priartem. Priartem ça veut dire au départ Pour une Réglementation des Antennes Relais de la Téléphonie Mobile, et nous nous sommes créés depuis octobre 2000, cela fait actuellement 10 ans et l'objet de PRIARTEM c'est d'oeuvrer afin de protéger les riverains d'antennes, c'est là dessus qu'on s'est créé, et aussi les utilisateurs de portables, ou encore les utilisateurs des applications connexes, je pense aux utilisateurs de Wi-Fi.

En fait on s'intéresse à l'ensemble de ces questions de radiofréquence et santé. Notre action c'est de collecter et de faire connaître les résultats scientifiques ce qui est fondamental, et d'aider les gens qui sont confrontés à ce problème. Donc pour cela nous avons fédéré des collectifs et Europe Écologie nous a rejoint, et CAP21. Et c'est notre but aussi, c'est d'agir collectivement parce qu'en face de nous, nous avons évidemment le gouvernement, des intérêts économiques et financiers extrêmement importants.

Alors la téléphonie mobile est un risque émergent, parce que de fait c'est une application sur laquelle on a très peu de recule.../... Les années 90 c'est l'attribution des premières licences de téléphonie mobile. France Télécom d'une part qui n'était pas encore Orange, et à SFR d'autre part, Bouygues ensuite a sa licence en 1994. Et ce qui va marquer vraiment le développement de la téléphonie mobile en France, c'est la loi de juillet 96 sur les postes et télécommunications, qui d'une part privatise la téléphonie mobile, c'est déjà une activité, et qui permet le véritable lancement de la téléphonie mobile, qui réglemente aussi les conditions d'implantation des antennes relais, puisque jusque là il fallait un permis de construire, et à partir de la loi de 96, les opérateurs pourront se contenter d'une simple déclaration de travaux, donc une procédure extrêmement allégée. Donc peu de recul, il s'agit d'un risque émergent qui a totalement été reconnu lors de la discussion sur le Grenelle des Ondes où le rapport de synthèse dit clairement et à plusieurs reprises que la téléphonie mobile est un risque émergent. Un risque émergent certes, mais face à d'énormes intérêts économiques et sociaux. J'ai quelque chiffre, selon l'ARCEP, les opérateurs pèsent plus de 20 milliards d'euros, le nombre d'abonné est de plus de 60 millions d'abonnés, il y a de nombreux réabonnements, et les opérateurs de téléphonie mobile emploient plus de 100.000 salariés ce qui fait que tout ça évidemment, vous avez bien compris que cela ne favorise pas du tout la reconnaissance du risque.

Donc on a mis en place tous les mécanismes de frein de reconnaissance du risque qui avaient déjà été appliqués au niveau de l'amiante, au niveau du tabac, au niveau du sang contaminé, enfin on les a tous eu.  D'abord ça a commencé par le fait que les opérateurs qui ont d'énormes moyens financiers bien évidemment ont financé eux-mêmes beaucoup de recherches, que ce soit au niveau national ou au niveau international, ou encore de réplication des recherches lorsque les résultats étaient gênants. Alors pourquoi je parle de çà, ce n'est pas un procès d'intention, mais des chercheurs suisses se sont intéressés à la corrélation qui pourrait exister entre le mode de financement des recherches d'une part, et les résultats d'autres part. Ils ont travaillé sur toutes les recherches qui portaient sur les utilisateurs de portables. Ils se sont rendus compte que lorsque les recherches étaient financées sur fond public, 83% d'entre elles mettaient en évidence des effets sur l'organisme lors de l'utilisation du portable. Lorsque les recherches étaient financées sur fond privée, il n'y en avait plus que 33% qui reconnaissaient les effets. C'est pour ça que le mode financement, et évidemment l'indépendance (14), et le fait que ce soit un financement publique est extrêmement important. On en parlait tout à l'heure, on y reviendra peut être, un projet de loi de finance devait prévoir une taxe parafiscale permettant justement d'extrairela possibilité pour les opérateurs de contrôler et la programmation de leur recherche et l'évaluation de la recherche, et bien le projet de loi de finance d'aujourd'hui ne prévoit pas cette taxe. C'est à dire qu'au jour d'aujourd'hui on n'a pas de financement pour ce jour, il n'y a pas pas de financement pour la recherche pour les années à venir, ce qui me semble très grave parce qu'on a énormément besoin d'avancer dans l'établissement de ce projet.

Cela fait très longtemps que j'explique que le lobby des télécoms utilisent les mêmes méthodes que le lobby du tabac qui visait aussi les enfants.

(14:37) Alors parmi les autres mécanismes de frein qui ont été mis en oeuvre, il y en a un qui est très ennuyeux pour les riverains d'antennes puisque c'est celui qui a consisté à refuser, et au niveau national, européen, et au niveau international de lancer de grandes enquêtes épidémiologiques sur les riverains d'antennes. Il y a eu un grand programme épidémiologique pour les utilisateurs de portables, Interphone, vous en avez sans doute entendu parler, mais on en reparlera si vous voulez dans la discussion, mais pour les riverains d'antenne il n'y en a pas eu.

Alors  le second mécanisme qui a été identifié est le refus de répliquer certaines recherches sur fond publiques quand elles gênent. Donc j'ai donné l'étude de TNO, TNO qui est une enquête qui a porté sur des cobayes volontaires, qui a été réalisées sur des fonds publiques par des chercheurs hollandais, et il s'agissait donc de cobayes volontaires qui acceptaient d'être exposés, sans le savoir puisque c'était en double aveugle, à des champs, à des fréquences différentes de la téléphonie mobile. Donc il y avait une exposition à 900 MHz, 1800 MHz, 2100 MHz, et à une fréquence que j'appellerais placebo, c'est à dire pas de champs électromagnétiques. Et les chercheurs les ont exposé, à 0,07 V/m, c'est à dire très très peu, notre réglementation nationale actuelle est 42 V/m, donc vous voyez le décalage, 0,07 V/m et pendant 3/4 d'heure. Le riverain d'antenne lui il est exposer pendant et 24 heures sur 24, et 7 jours sur 7, éventuellement si il vit aussi chez lui. Donc les résultats, les chercheurs ont passé 2 batteries de test une sur les fonctions cognitives, et l'autre sur les effets cellulaires, et il y avait des effets sur toutes les fréquences dont plus particulièrement la fréquence 3G, ou l'UMTS. (17) Donc ce résultat gênait et il n'a pas été répliqué.

Dès 1998, j'avais identifié et listé une trentaine de procédés de fraude du lobby des télécoms qui figure dans un chapitre sur un très ancien site qu'on rédigeait à plusieurs. Fin 1998, un membre de France Télécom m'avait lâché qu'il ne reconnaissait pas les études non répliquées, qui avaient déjà pourtant mis quelque chose en évidence.

Alors je vous ai dit qu'il n'y pas eu d'enquête épidémiologique de grande envergue de lancée, il y a quand même eu des francs tireurs qui ont lancé des enquêtes à caractère expérimentale. Alors j'avais fait un tableau, qui était un tableau des 10 enquêtes épidémiologiques qui sont aujourd'hui publiées dans des revues scientifiques à comité de lecture, je précise bien, parce qu'il faut que les résultats scientifiques soient validées, il faut qu'ils soient publiées dans une revue à comité de lecture. J'ai tenu compte dans mon tableau de cette réserve là. Alors quelques enquêtes sont à caractère exploratoire, et comme toute enquête exploratoire, elles peuvent connaître des aléas...

(18) Ce tableau est très intéressant parce qu'il montre que même sur des enquêtes de faisabilité, sur des enquêtes à caractère expérimental, qui n'ont pas encore apporté la preuve définitive, la preuve définitive nous l'aurons dans 15 ou 20 ans, je vous expliquerais pourquoi, elles n'ont pas apporté la preuve définitive, mais elles donnent pratiquement toutes des signaux qui vont dans le même sens. Les enquêtes ont porté sur ce qu'on appelle le syndrome des micro-ondes, sur les maux du quotidien, maux de tête, nausées, vertiges, troubles du sommeil et autres (Voir étude Roger Santini et Dr Gomez). Des enquêtes ont porté sur des pathologies plus lourdes, telles que les cancers, pratiquement toutes montrent qu'il y a un effet particulier des antennes relais sur les populations avoisinantes. Ce sont des signaux, pas des preuves. Le principe de précaution, avec ces signaux là, on en a largement, mais largement de quoi appliquer le principe de précaution, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

Alors c'est d'autant plus gênant que évidemment que il y a en plus les études en laboratoire, qu'on appelle les effets biologiques, qui font en fait que confirmer qu'il peut y avoir des effets, des résultats au niveau des enquêtes épidémiologiques. Alors pour les enquêtes, pour les effets biologiques, on s'est appuyé sur un programme européen, qui est le seul grand programme européen financé sur fonds publiques, décidément j'insiste mais c'est très important (20), donc il faut savoir que la plupart des programmes européens sont financés moitié, au mieux moitié moitié, fonds privés, fonds publics, et le plus souvent 2/3 privés 1/3 public. Donc là un programme européen, 12 équipes de recherche, donc qui travaillent sur les effets sur les cellules des ondes de 900 MHz. Les résultats là sont tout à fait préoccupants, puisque en fait les radiofréquences sont à même de produire en dessous des limites de sécurité actuelle, c'est à dire en dessous des seuils réglementaires aujourd'hui en vigueur, des ruptures d'ADN, c'est ce qu'on appelle les effets génotoxiques. C'est très gênant pour les opérateurs, et ils n'aiment pas du tout. Il s'est produit, et le responsable de l'étude lorsqu'il a rendu compte de ses résultats dit : "il se produit lorsque les cellules sont exposées à des ondes non dominantes, le même phénomène que celui qu'on obtient après exposition aux rayonnements radiologiques ionisant.Là c'est quelque chose qui ne peut pas plaire du tout. (21) A partir du moment où on peut dire qu'il y a des effets comparables, c'est à dire que la frontière traditionnellement faite entre rayonnement ionisant et rayonnement non ionisant, elle ne tient pas vraiment, c'est tout à fait préoccupant parce que jusqu'à présent on disait il n'y a pas assez d'énergie, donc il ne peut pas y avoir d'effets de rupture sur l'ADN, et il y a des rupture sur l'ADN...

C'est facile à comprendre, c'est tout simplement parce que nos académiciens et polytechniciens n'ont pas voulu tenir compte du paramètre temporel, qui est la durée d'exposition, dont je parle depuis une dizaine d'année, car dans ce cas nous aurions mis en évidence qu'il y avait assez d'énergie pour briser l'ADN.

Le commentaire du responsable de cette étude quand il a présenté les résultats, il a dit malheureusement que les résultats, c'est à dire c'est ce qui indique un effet de toxicité pour les gènes de la part des radiofréquences sont jusqu'ici soient ignorés (22), soient lorsque cela n'est plus possible de les ignorer, critiqués par des camps éminemment douteux, surtout de la part des milieux concernés. Il rajoutait pour les journalistes, à vous de vous faire votre propre opinion. Tant que la situation du savoir poursuivait-il est incomplète les mêmes réflexes confortent la conviction que le principe de précaution pour la protection de la population devra être reconnu par les décideurs de l'industrie et de la politique, ce n'est pas nous qui le disons, c'est un grand scientifique.

(22:30) Alors depuis des résultats sont venues conforter REFLEX, et nous avons travaillé beaucoup sur les trois études que j'ai indiqué là, je ne vais pas y revenir parce que ce qui me semble intéressant, c'est que en 2009 déjà on est passé à une majorité des études qui travaillent sur les études de génotoxicité, une majorité des études montrent des effets. On est plus du tout dans le cadre minoritaire. Actuellement on est dans le cadre majoritaire. Alors je vais vous dire comment les épidémiologistes  qui travaillaient dans les groupe d'expert de l'AFSSET, se sont débarrassés de toutes ces études. Il y a une phrase dans l'étude de l'AFSSET que je trouve absolument extraordinaire.

Quand le rapport REFLEX est sorti, nous avons assisté à tout un ensemble manoeuvres médiatiques dans le but de faire de la publicité et de cautionner la téléphonie mobile, avec l'tuilisation d'enfants. On se demande même comment les équipes de télé pouvaient être au courant dans certains cas précis.

Ce sont  des scientifiques qui l'écrivent :
En conclusion, l’analyse détaillée et critique des travaux réalisés à ce jour,
il s'agissait de 43 articles, donc ce n'est pas rien, 43 articles sur les problèmes de toxicité,
l’analyse détaillée et critique des travaux réalisés à ce jour  permet de dire que, malgré le nombre important d’études rapportant des effets génotoxiques ou cogénotoxiques,
c'est la majorité des radiofréquences,
les résultats ne prouvent pas l’existence de tels effets.

Moi je trouve ça extraordinaire, parce que cela veut dire que les études montrent qu'il y a des effets, mais on ne les prend pas en compte donc il n'y a pas d'effets, il n'y pas de preuve d'effets. Donc ça veut dire aussi qu'on a beaucoup progressé sur les résultats, et je crois aussi que c'est en lisant aussi des phrases comme ça que la Direction Générale de l'AFSSET a pris l'avis que l'on sait en demandant une baisse générale des expositions. Et là je dois dire que pour nous ça été un grand progrès. On a vraiment beaucoup oeuvré pour ça. Nous avons beaucoup oeuvré pour démontrer que dans l'expertise antérieure, nous avons accepté de jouer le jeux en nommant un observateur dans le groupe d'expert de l'AFSSET, et je pense que ça a permis un changement d'attitude, une rupture comme nous allons le dire tout à l'heure. La première phrase du communiqué de presse qui a accompagné la publication de l'AFSSET est tout à fait intéressante, elle dit que le rapport de l'AFSSET met en évidence l'existence d'effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires c'est à dire sur les problèmes de l'ADN etc, rapportés par une dizaines d'études expérimentales. C'était les seules qui avaient été conservées par les épidémiologistes, qui avaient éliminé massivement toutes les autres, elles sont considérées par l'AFSSET comme incontestables. Là je vous assure que quand nous avons lu ça, nous avons considérés que nous avions franchit une étape importante, ce qui n'a pas empêché le Ministère de la Santé de continuer à dire qu'il n'y avait pas de problème, ça il faut le savoir. Là il y a une avancée certaine mais ça n'empêche pas...

Question du Sénateur Désessard.
C'est juste au moment du Grenelle des ondes?

Non c'est après. La publication s'est faite le 15 octobre 2009. Cela fait exactement un an, après on a eu le communiqué de l'académie de médecine, j'y reviendrais si vous le souhaitez tout à l'heure (26). Alors on a reproché à la direction générale de l'AFSSET de n'avoir demandé et de ne pas avoir parlé des risques sanitaires, et la direction s'est expliquée sur la notion de risque sanitaire. En fait, il nous ont expliqué qu'il fallait, pour qu'officiellement il ait reconnaissance d'un effet pathogène d'un agent, les ondes électromagnétiques ne sont pas un agent physique, pour reconnaître cet agent physique comme pathogène il faut qu'il y ait cohérence entre les résultats d'études in-vitro, et donc les études épidémiologiques, dont je parlais précédemment. Les résultats d'études sur l'homme, il y en a, il y a des études de type TNO, et les enquêtes épidémiologiques, et donc je vous ai dit qu'on en n'avait pas de grande envergure sur les riverains d'antennes, dont deux au moins d'études corps. Les études de corps ce sont celles qui consistent à suivre une population sur plusieurs années. Une étude de corps c'est 20 ans, ce qui veut dire qu'on ne trouvera pas vraiment de risque sanitaires d'agent pathogène officiellement avant 15 ou 20 ans.

D'ici là, ne vous inquiétez pas, les ondes auront fait leur travail de sape, tout le monde aura le cancer ou sera devenu stérile, surout dans les pays dits développés. En voyant la tournure que prenait le COMOP, le CRIIREM (centre de recherche indépendant sur les rayonnements électromagnétiques) a préféré se retirer, et Robin des Toits avait suspendu sa participation avant de revenir. Certaines associations dénoncent les conflits d'intérêts (179), sauf que cela ne dérange personne de voir les mesures réalisées par des cabinets COFRAC qui ont comme client des opérateurs depuis très longtemps. On peut donc se demander pour qui travaille certaines associations ? Il n'y aura donc personne pour contrôler la validité des mesures COFRAC, d'autant plus qu'elles sont le plus souvent faites dans la rue. Lors des réunions techniques du COMOP pour les villes candidates au 0,6 V/m, on a pas du tout parlé de faire des mesures chez l'habitant, mais dans la rue. Quand il y a des plaintes, elles viennent d'habitants qui sont directement exposés sous, ou en face des antennes relais.

mesure sur des antennes relais de téléphonie mobile qui ont été coupées comme le prouve l'atterrisage d'oiseaus le jour d'une mesure COFRAC

Inutile de préciser que dans le cas présent, au CRIIREM nous ne reconnaissons pas la validité des mesures faites avec des pigeons qui se posent sur les antennes, car là, cela veut dire que les antennes ont été coupées. Aucun oiseau ne peut approcher d'une antenne quand elle est en service et encore moins se poser dessus, puisque nous aurons des niveaux minimums de 150 V/m. Le jour des mesures COFRAC, munissez vous d'un appareil photo, et si les oiseaux se posent sur les antennes prenez des photos, et verser les dans votre dossier si vous êtes en justice.

(27) Alors là dessus l'agence a proposé déjà durant le Grenelle avant même d'avoir les résultats, l'AFSSET soutenu par l'INERIS qui est d'ailleurs une autre agence d'expertise a proposé l'application d'un acte qui a été créé pour gérer le risque nucléaire, qui est le principe ALARA. Alors les trois dimensions du principe ALARA, c'est on n'expose pas si ce n'est pas nécessaire, je construits une norme qui est une limitation, donc une nouvelle valeur cible, et j'ai une obligation de descendre aussi bas que possible. Donc en fait le principe ALARA est très respectueux de ce qu'on appelle le principe de précaution, et nous étions prêt à en discuter, d'ailleurs nous avons fait en sorte que lors de la discussion sur la loi Grenelle, de nombreux amendements soient proposés pour que ce principe ALARA soit accepté. Il est donc tout à fait respectueux de ce qu'il y a dans notre proposition, c'est à dire la charte pour l'environnement, eh bien hélas au moment du projet loi Grenelle, eh bien le gouvernement a refusé d'inscrire le principe ALARA dans la loi. Et du coup eh bien niveau de la loi Grenelle, au niveau de la loi Grenelle, on constate qu'il n'y a rien sur les riverains d'antennee relais, pas une mesure de protection. Il y a la possibilité éventuelle, éventuelle pour la ministre de la santé d'interdire l'usage du portable dans les écoles et les collèges, ce qui devrait être automatique, ce qui devrait être imposé à tous, eh bien non, c'est une possiblité éventuelle, et l'interdiction de la commericalisation de produits spécifiquement destiné aux enfants de moins de 6 ans. C'est une véritable provocation. Donc pour nous c'est une occasion manquée, c'est un rendez-vous manqué, cette loi Grenelle, c'est quelque chose que nous regrettons.

L'application du principe ALARA avait déjà été proposé dès 1998 par le Parlement Européen, mais jamais il n'a été appliqué par l'industrie et ses experts officiels qui se moquent de la santé de la population. Ce principe remonte à l'époque du Dr Ross Adey (ex-scientifique de la NASA) qui avait aussi fait des recherches sur les effets des micro-ondes de la téléphonie mobile.
Proposition de recommandation du Conseil concernant la limitation de l'exposition du public aux champs électromagnétiques (O Hz-300 GHz) (COM(98)0268 - C4-0427/98 - 98/0166(CNS)

Le gouvernement a refusé d'inscrire le principe ALARA dans la loi, il ne fait aucun doute que c'est sur l'ordre du Président Sarkozy, qui se comporte comme le PRESIDENT du CAC40 et non pas comme le Président de la France et des Français. Si nous prenons toutes les décisions une par une dans tous les domaines, nous constatons qu'elles concernent systématiquement les intérêts de l'industrie et pas de la population.

Alors avec Agir pour l'environnement on s'est amusé à faire un tableau où on a comparé ce qu'il y avait pour l'éolien, je ne suis pas le fait qu'on réglemente l'éolien, que les choses soient claires, ce qu'il y avait contre l'éolien, et ce qu'il y avait contre la téléphonie mobile.
Face à léolien, face au développement de l'éolien, il y a un puissant lobby, celui du nucléaire, donc là il y a une réglemenation contraignante, et puis nous nous avons le lobby qui est contre la réglementation. Alors vous avez l'éolien à gauche, et la téléphonie mobile à a droite.
Donc au niveau de l'éolien il y a des schémas régionaux de développement de l'éolien,
Schéma de développement pour la téléphonie mobile, RIEN.
Obligation de provisionner les sommes nécessaires à leur démantèlement,
pour la téléphonie mobile, RIEN.
Obligation de construction d'au moins 5 éoliennes,
aucune obligation de mutualisation pour les antennes relais de téléphonie mobile,
classement des éoliennes en ICP, c'est installation classée pour l'environnement,
évidemment pas de classement pour les antennes relais,
distance de sécurité de 500 m, on l'a voudrait bien celle là en campagne,
aucune distance de sécurité pour les antennes relais,
permis de construire obligatoire,
simple déclaration de travaux dans la plupart des cas, on y reviendra aussi parce qu'on attend là aussi un avis du conseil d'état,
et demande de moratoire formulé par certains parlementaires, les mêmes qui évidement se sont opposés à l'application du principe ALARA à la téléphonie mobile, donc les mêmes.
 

Je suis intervenu pour préciser un point sur l'éolien :
Petite remarque, il y a aussi un problème qui est lié à la sécurité aérienne, le brouillage des radars, avec des cones aveugles, donc il n'y pas que l'aspect nucléaire derrière, mais derrière on a de sérieux problème au niveau de la sécurité aérienne, ça c'est un autre problème. C'est juste pour préciser qu'il n'y a pas que le problème nucléaire derrière aussi.
 



 

expertise sur le spectre micro-ondes des antenne relais de la téléphonie mobile

Un dimanche matin à 270 mètres d'une antenne relais on peut mesurer fenêtre ouverte entre 2 et 2,5 V/m, et fenêtre fermée de 1,5 V/m à 2 V/m.

Il faut savoir comme je l'ai rappelé que les normes ont été réalisées sur la base de gabarit de 1,80 m, pesant 90 kg pour une tête de 5 Kg, y compris pour le DAS des téléphones portables. Ce qui veut dire, que si nous voulons être extrémiste comme les opérateurs qui installent leurs antennes n'importe comment, y compris sur le côté des balcons, sur un plan légal et judiciaire comme je l'expliquais devant un sénateur présent, dans ce cas toute personne qui ne pèse pas 90 Kg devrait être interdite de téléphone portable, et il serait tout à fait normal que les victimes de tumeur du cerveau gagnent en justice et soient indemnisée. Ce sont quand même les membres du lobby des télécoms qui ont choisi de prendre comme référence cette base de gabarit pour les calculs, et qui affirment qu'il n'y a aucun risque. Quant à ceux qui auraient l'outrecuidance d'affirmer que les micro-ondes sont inoffensives, je rappellerais à ces personnes qu'il y a déjà eu des des accidents du travail, suite à des expositions chroniques, ce que j'ai dit lors de la restitution du rapport de l'AFSSET en octobre 2009 au ministère de la santé, et qui a été communiqué à tous les ministres concernés.

En réalité la recommandation européenne de 1999 sur les champs électromagnétiques qui n'est par une norme a été déclarée OBSOLÈTE, à la vue des résultats des nombreuses études scientifiques dont le parlement européen à pris connaissance. Il a demandé à ce qu'il soit procédé à sa révision afin de faire baisser les limites d'expositions actuelles. Résolution européenne du Parlement Européen:
     - 04/09/2008 - A60260/2008 annexe 9
     - 02/04/2009 - A60089/2009 annexe 9

Ce qui n'empêche pas NOS ACADEMICIEN FRANçAIS DE REFUSER D'EN TENIR COMPTE car ils ont raison contre tous, surtout que certains n'ont jamais travaillé de leur vie sur des micro-ondes en laboratoire.

20H03 - Jean Desessard, Sénateur Vert de Paris.
Simplement moi j'ai été intéressé à cette question puisque je suis écologiste des verts, et la personne qui m'a fait découvrir, c'est lors d'une réunion publique que je remercie encore puisque j'ai de suite j'ai adhéré à son association Priartem, et puis également ça a été le SUPAP-FSU de la ville de Paris, parce que la ville de Paris voulait installer le WIFI dans les bibliothèques, et il y a eu du personnel qui ressentait des maux de tête, des nausées et tout ça.
Il y a trois associations qui s'en occupent, je ne sais pas si elle sont aussi actives, il y a Priartem, il y a Agir pour l'Environnement, et il y a Robin des Toits, qui étaient des associations qui ont été invités lors du Grenelle des ondes, alors la CRIIREM, c'est une association également, mais eux ils fonts des relevés, des mesures, et par exemple si vous êtes pas très loin d'une antenne, des gens peuvent s'organiser pour dire nous on fait appel à la CRIIREM, pour faire des mesures, et voir si les mesures qu'on nous a dit du côté des opérateurs sont juste ou non.
Donc la CRIIREM ils avaient un premier matériel, ils ont une deuxième mallette, et ils sont très demandés justement par les habitants pour faire les mesures, ils sont basés au Mans. Nous on ne fait pas de mesure, il faut voir la CRIIREM.

Quelqu'un dans la salle a demandé par qui on pouvait faire réaliser des mesures. M. Marc Arazy a déclaré que les riverains peuvent demander aux mairies de faire des mesures sur les antennes relais, et ce cas que les riverains n'ont rien à payer, car c'est gratuit. Il a aussi précisé qu'il ne reconnaissait que seulement les mesures COFRAC. Comme d'habitude, à chaque réunion il y a toujours quelqu'un pour demander par qui sont payées ces mesures. M. Arazy à donc été contraint de répondre que ces mesures sont payées en réalité par les opérateurs, ce qui à chaque fois amène les personnes à se poser beaucoup de question sur la légitimité et la fiabilité des mesures, surtout quand on voit les oiseaux se poser sur des antennes.

Le CRIIREM (centre de recherche indépendant sur les rayonnements électromagnétiques) est aussi doté de deux matériels qui sont équipés de sondes isotropiques large bande qui permettent de faire des mesures de champs, mais en plus d'afficher les fréquences utilisées par les antennes relais. Cela évidemment ne peut pas plaire à tout le monde, surtout aux opérateurs qui exigent qu'on ne reconnaisse seulement les mesures faites par leurs fournisseurs, leurs cabinets agréés COFRAC, qui ne sont qu'environ une douzaine. Si en plus ils ne cèdent pas aux exigences des opérateurs, ils peuvent perdre leur licence COFRAC car elle doit être renouvelée périodiquement. Sauf que des maires ont déjà refusé de faire appel au COFRAC pour faire des mesures, et ont déjà fait appel à des experts indépendants, qui comme par hasard ont tous eu des ennuis. Lors d'expertises et de contre-expertise face à des cabinets agréés COFRAC, il a été mis en évidence des baisses de la puissance des antennes relais, mais plus grave, certaines ont été coupées, ce qui à fait l'objet de plusieurs incidents, dont un avec une mairie début 2010, qui est remonté jusqu'aux autorités ministériels concernées. J'avais d'ailleurs parlé de cet incident lors d'une réunion à l'ANFR, face à tous les opérateurs présents.
 

Sauf que dans certaines villes, des maires font appel au CRIIREM, ou des riverains demandent aussi à ce que ce soit le CRIIREM qui viennent faire des mesures au contradictoire. Les riverains d'une ville de Bretagne viennent de demander que le CRIIREM interviennent en plus du cabinet COFRAC payé par les opérateurs, car le CRIIREM n'est pas payé par les opérateurs.

20H03 - Jean Desessard, Sénateur Vert de Paris.
Donc à l'issue de toutes ces rencontres on a fait un colloque au sénat avec des spécialistes, des universitaires, des professeurs, des experts de toute l'Europe et donc ces trois associations étaient là, et donc c'était à un très haut niveau et donc si vous voulez avoir les actes de colloque mais c'est quand même très pointu, je suis sûr qu'il y a des gens très pointus ici, vous pouvez aller consulter les expériences, et en parallèle nous avons fait une proposition de loi, c'est différent d'un projet de loi, parce que un projet de loi c'est quand le gouvernement présente une loi devant les assemblées, et une proposition de loi là ça vient des parlementaires eux-mêmes.  Et donc quand ça vient de la majorité présidentielle c'est en général bien vu, et quand ça vient de la minorité présidentielle, de l'opposition on dit qu'en général ça tentera d'aboutir, mais en tout cas elle est là et elle détermine à un certain moment le programme qu'on souhaite appliquer (36:30). On proposait aussi un plan d'occupation des toits, un POT, de voir comment organiser l'espace aérien d'une ville, un site HLM des antennes que les locataires soient avertis et que l'ensemble des locataires soient avertis. Et en particulier on a fait cette proposition de loi pour que ça tienne.

Le premier acte c'était la réduction des expositions, on reconnaît donc le 0,6 V/m, et c'est pour ça que'on le demande, c'est pas simplement nous, mais c'est en accord avec les associations, on voit très bien que le 0,7 V/m, si nous on demande que ce soit à 0,6, c'est que le 0,7 est à peu près acceptable. On a dit 0,6 parce qu'il faut  bien se fixer une limite. On était pour qu'il y ait un département spécifique à l'AFSSET qui suive le dossier des ondes électromagnétiques. On proposait également un plan d'occupation des toits, un POT, qui aurait permis justement de voir comment sont organisées les antennes, cela correspondait aux schémas régionaux pour l'éolien, quel est le plan d'occupation des toits et de l'espace aérien d'une ville, ça déterminait aussi qu'on était aussi obligé de déclarer, que si un site HLM installait des antennes sur le toit d'un immeuble, eh bien que les locataires soient avertis, que ce ne soit pas simplement le propriétaire qui touche de l'argent, avec une installation, et que l'ensemble des locataires soient avertis immédiatement. Donc il y a un ensemble de proposition comme cela qui était dans la loi.

Le deuxième c'était sur la prévention de la téléphonie mobile, donc il fallait éviter la publicité, éviter la publicité pour les enfants, enfin faire un certain nombre de proposition pour limiter justement la publiccité sur la téléphonie mobile, en particulier vers la jeunesse.

Le troisième acte était la réduction du Wi-Fi, donc en particulier on demandait lorsque c'était possible dans les établissements publiques, on revienne au filaire. Par exemple Delanoe qui voulait installer le Wifi dans les bibliothèques, ça ne servait à rien. Pourquoi ne pas installer dans les bibliothèques du câble. Bon après il voulait le mettre dans les parcs publics, bon la question à la limite peut se poser, et encore, l'utilité du Wifi dans un parc public, mais en tout cas dans les bibliothèques c'est évident que s'il y a un risque minimum, pourquoi ne pas mettre du câble. Lorsqu'on a une boite comme la livebox où on regarde la télé et où on peut avoir l'ordinateur, le Wifi est activé, automatiquement activé, même si on est en filaire. Il n'y a personne qui vous demande, êtes-vous filaire? Si vous êtes filaire, on vous enlève la Wifi, ça ne sert à rien d'envoyer des ondes pour rien. Or par défaut, il marche, alors là c'est vraiment très loin du principe de précaution.

La raison de l'activation du Wi-Fi est très simple, c'est tout simplement par que les opérateur utilisent votre borne comme un hotspot extérieur, comme une antenne relais. Free et SFR ont en effet développé des routeurs, qui peuvent aussi supporter l'UMTS, mais on ignore ou en est ce projet et combien sont en service. Ainsi un particulier qui s'abonne à l'un de ces deux opérateurs cours le risque d'avoir un routeur qui en plus d'émettre du Wifi émettra aussi de l'UMTS, et aucun abonné lambda ne sait que son routeur peut servir de relais pour des personnes extérieures qui passent à côté d'une habitation équipé d'un tel routeur. Il est évident qu'un fonctionnement 24/24h aura des répercussion sur la santé de cet abonné.

Et le quatrième acte donc on avait comme ça un certain nombre de proposition pour réduire le Wifi et le Wimax, et puis le quatrième acte c'était reconnaitre comme maladie professionnelle et comme handicap les électrosensibles. Ce sont les personnes qui quand elles vont dans un endroit et qu'il y a vraiment trop d'ondes, eh bien elles ne peuvent pas y rester, elles sont malades. Mais malgré tout pour les personnes qui sont concernées, comme ce n'est pas reconnu comme maladie, eh bien c'est une souffrance, car elles ne peuvent pas aller au travail sans pouvoir vraiment l'expliquer. Alors il y a eu deux cas qui ont été reconnus je crois, au CRIIREM, qui a fait reconnaitre son incapacité de travail, mais c'est un combat, et dans la proposition de loi on voulait faire reconnaitre qu'il y avait des personnes qui étaient électrosensibles et qui avaient une incapacité de travail. Il y a même des personnes, ce n'est même pas seulement sur le lieu de travail, parce qu'il y a des logements où des personnes ne peuvent pas rester. Donc c'était le principe de cette loi, qui n'a pas été votée au sénat, je sais qu'on a présenté également des amendements qui ont été refusés.

Après l'intervention du Sénateur Désessard, le moment des questions est arrivé. J'en ai profité pour faire quelques remarques. Marc Filterman :

Juste une remarque, ça vient de sortir le 26/10, il y a eu un communiqué de l'AFP parce qu'il y a le lobby des télécoms justement qui est en train de sortir un livre avec nos grands académiciens et le titre déjà fait assez sourire, " santé radiofréquence pas de risques significatifs." J'ai déjà réagit sur Internet d'une façon assez virulente, " sur les antennes on donne l'impression qu'il y a un débat scientifique mais tout le monde est d'accord" renchérit le Pr Aurengo, pour qui "il est temps de fermer le dossier". Alors tout à l'heure j'ai montré un document qui remonte à 1970, puisque j'ai des équipements un peu particuliers, et il est spécifié dedans, parce qu'on a des consignes de sécurité à prendre concernant l'exposition aux antennes. Et pourtant ce sont des antennes de petits radars dont la puissance n'est pas plus excessive que celle des antennes relais. Et déjà en 1970, c'était spécifié dans nos documents à nous, on avait des consigne de sécurité pour ne pas s'approcher des antennes et ne pas regarder dans les guides d'ondes bien évidemment. J'ai constaté lors d'expertises avec des médecins du travail, eh bien ce qu'il y a de dangereux, c'est qu'ils répètent exactement les mêmes inepties que nos académiciens. C'est à dire qu'ils viennent dire aux professionnels qu'il n'y a pas de danger, alors qu'on a eu à plusieurs reprises des accidents avec des techniciens, que j'ai communiqué à Mme Bachelot, à M. Guesperau de l'AFSSET et puis à quelques autres comme l'INERIS, donc voilà une petite remarque.

La question, c'est qui va financer, parce que là on a des nouvelles générations qui sont soumises aux risques des micro-ondes, et comment on va faire pour financer, parce que quand on dit que les assurance ne payent pas, en réalité c'est faux, les assurances et les mutuelles payent, d'ailleurs les mutuelles on va voir les prix augmenter, on commence à les voir augmenter les prix. Comment cela va se passer par la suite pour le financement, quand on a des gamins qui commencent là maintenant à 10 ans avec des téléphones portables et qui vont avoir avoir à 20 ans ou 30 ans des tumeurs.Ou on va aller chercher le pognon ?

Le Sénateur Désessard est revenu sur l'exemple de l'amiante, mais l'amiante ne concernait qu'une partie de la population, alors que là c'est totalement différent, puisque c'est toute la population qui est exposée, aux micro-ondes du Wifi, des antennes relais, des téléphones portables, qui rayonnent dans les habitations.

Une question a été posée par le membre d'une association concernant les élèves d'une école primaire de Kremlin-Bicêtre, qui demandait à partir de quel niveau il y avait un risque pour les élèves. Comme je le signalais nous avons des effets avec des niveaux à partir de 1 V/m, ce qui est confirmé par le tableau d'un rapport de 2007 sur les risques des réseaux Wi-Fi qui devaient être déployé sur San Francisco. A la suite de ce rapport, plusieurs pays ont décidé de retirer le Wi-Fi des écoles et de retourner au filaire. Même l'Allemagne l'a retiré des routeurs ADSL chez les particuliers, sauf en France ou comme d'habitude ont fait le contraire de ce qu'il faut faire, et pourtant dès 1998, j'avais alerté les 577 députés sur les risques de cette norme. C'est 15 jours après ma lettre en avril 98 que le Premier Ministre de l'époque, M. Lionel Jospin, avait décidé de charger le député Aschieri d'une mission sur les risques de la téléphonie mobile. Le tableau ci-dessous a été réalisé à partir d'une méta-analyse de plusieurs études scientifiques. Comme nous le voyons ici, les anomalies cellulaires sont signalées pour des niveaux à partir de 0,6 V/m, les scientifiques sont encore plus alarmistes que moi. Dès 1998 j'ai mis en garde par lettre les 577 députés contre l'arrivée de cette norme qui utilise la fréquence des fours à micro-ondes, mais aucun député n'a bougé.

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M. Alain Boulanger nous signalais que : "des enfants de 3 à 5 ans sont exposés pendant 8 heures à 4 V/m à la maternelle, et la mesure de 4 V à été faite à 282 m du relais; donc vous imaginez entre 50 m et 282 m, je n'ose pas imaginer, M. Marc : "

(51:41) Marc Filterman :
Ce qu'on a dans un rapport pour du Wi-Fi pour San Francisco, on a deux ou trois tableaux très intéressants, dont un avec des études, dont les études sont connus par le lobby des télécoms depuis longtemps, puisque c'était une commission sur la téléphonie mobile aux USA, et il signalait dans un autre tableau tous les effets qu'on pouvait retrouver, et ce à partir de 1 V/m(tableau ci-dessus). Et donc dans ce tableau il est notifié des leucémies à partir, entre 1 et 2 V/m, et également des modifications du comportement. Donc en 2007 ce qui s'est passé  à San Francisco c'est que le projet de mise en place du wi-fi a été abandonné, et curieusement à la même époque l'Allemagne a fait machine arrière, c'est à dire qu'ils installaient des routeurs ADSL avec du Wi-fi et ils sont revenus en arrière, ils ont redmonté et ils sont revenus au filaire. Dans les écoles canadiennes, en Angleterre, et aux Etats-Unis il y a eu plusieurs problèmes dans des universités ou écoles, où là des prfesseurs qui ne changeait pas de place ou était dans les mêms classes ont eu des problèmes sanitaires, et là je parle du Wi-fi où la puissance est très faible puisque c'est du 100 mW, sauf qu'on oublie une chose, c'est qu'on a un hospot par exemple qui est dans le coin de la salle, et même dans les entreprises, les PDG ne réalisent pas la chose suivante, c'est qu'on peut se retrouver avec du 2 à 3 Vm au niveau de l'ordinateur. Alors moi je  dis que pour des connexion occasionnelles c'est bon, mais si vous êtes connectés 8 heures par jour, sur un ordinateur en Wifi avec du 2 ou 3V/m, vous allez avoir des soucis, surtout si en plus vous faites ça 300 jours par an . Ce qu'il faut savoir, le gabarit qui est utilisé pour le DAS, au niveau des têtes fantômes qui font 5 kg, avec des personnes qui pèsent 90 kg et qui font 1,80 m. Voilà le gabarit qui est utilisé. Donc juridiquement, sur un plan judiciaire même, la question se pose de savoir jusqu'à quel point on peut autoriser des personnes qui ne pèsent pas 90 kg à utiliser des téléphones portables si on veut aller à l'extrême, puisque le gabarit utilisé par les télécoms, c'est eux qui l'on définit c'est 90 KG. Et en plus quand on prend le DAS qui est américain et le DAS français ce n'est pas pareil, le DAS français c'est 2 W/kg, (quelqu'un demande qu'est ce que c'est) le DAS c'est le taux d'absoption spécifique, c'est à dire moi j'appelle ça le degré de nocivité ou niveau du téléphone portable comme ça c'est clair, et le DAS en Fance c'est 2 W/kg pour 10 gramme de tissu contigue en France ou en Europe (Mme le Calvez précise au niveau international), non non, aux USA c'est 1,6 W/kg, attention pour 1 gramme de tissu contiguë, alors qu'en europe c'est 10 g de tissu contiguë, ce qui fait que certains portables pourraient être interdits dans les pays anglo-saxon, et ça on ne le sait pas.

Les télécoms américains sont tellement conscient du problème, que depuis plusieurs mois, avec la sortie des Iphone, on précise dans la notice du 3GS, idem pour le 4S :
 
"Les mesures de DAS de l’iPhone peuvent dépasser les directives de la FCC si l’iPhone se trouve à moins de 15 mm du corps (par exemple, si vous transportez l’IPhone dans une poche)." 

Pour les DAS, il y a un problème, car les valeurs sont différentes selon la source, et les bandes de fréquences utilisées qui sont différente entre les USA et l'Europe, d'où cette différence.
 

iPhone            : 0,79 W/Kg
iPhone 3G       : 1,38 W/Kg
iPhone 3GS     : 0,79 W/Kg
iPhone 4          : 1,17 W/Kg

-------------
iPhone 3G       : 0,878 W/Kg
iPhone 3GS     : 1,1 W/Kg
iPhone V1       : 0,974 W/Kg

Autrement dit éviter de porter un tel engin à la ceinture, ou de le mettre dans le poche de votre pantalon, idem pour le Blackberry, dont voici les consignes de sécurité pour l'un d'eux.
 
 
Lorsque vous portez le terminal BlackBerry près de votre corps, utilisez un étui approuvé par RIM avec un attache-ceinture intégré ou maintenez une distance de 0,98 pouces (25 mm) entre votre terminal BlackBerry et votre corps lorsque le terminal BlackBerry est en cours de transmission. L'utilisation d'accessoires pour porter le terminal BlackBerry près du corps, autres que des étuis avec attache-ceinture intégré approuvés par RIM, peut entraîner une exposition à une radio fréquence plus élevée que celle autorisée par les normes en matière d'exposition si les accessoires sont portés sur votre corps lorsque le terminal BlackBerry est en cours de transmission. Les effets à long terme d'une telle exposition pourraient présenter un risque de blessures sérieuses. Pour plus d'informations à propos de la conformité de ce terminal BlackBerry avec les directives de la FCC en matière d'émissions RF...

Les académiciens et l'académie de médecine sont carrément contredits.
 
 
N'utilisez pas votre terminal BlackBerry en présence de vapeurs de gaz car il pourrait
présenter un risque d'incendie ou d'explosion.

N'utilisez ni ne stockez votre terminal BlackBerry à une température supérieure à 104 °F
(40 °C) car le terminal BlackBerry pourrait surchauffer.

N'essayez en aucun cas de brûler votre terminal BlackBerry car ceci pourrait provoquer une explosion pouvant entraîner des blessures graves, la mort ou la perte de propriété.

Éteignez votre terminal BlackBerry en avion. L'utilisation de votre terminal BlackBerry en
avion pourrait avoir une incidence sur les instruments de bord, la communication et les performances, risque de perturber le réseau ou de présenter un danger pour le
fonctionnement de l'avion et peut s'avérer illégale.

Les terminaux BlackBerry ne sont pas des appareils sécurisés et ne peuvent pas être utilisés en présence d'émanations explosives, de poussière explosive ou d'autres produits chimiques explosifs. Une étincelle dans une zone de ce type risquerait de provoquer une explosion ou un incendie et d'entraîner des blessures graves, la mort ou des dommages matériels.

 
La norme d'exposition pour les appareils utilise une unité de mesure appelée le taux d'absorption spécifique ou SAR. La limite SAR définie par la FCC/IC est de 1,6 W/kg*. La limite SAR recommandée par le Conseil de l'Union européenne est de 2 W/kg**.


Les associations demandent également la création d’une commission municipale sur les antennes-relais, intégrant les associations, et le lancement d’une campagne de mesures des champss sur l’ensemble du territoire communal. Alertés depuis près d’un an sur ces questions, la mairie du Kremlin-Bicêtre et l’office public d’habitat ont systématiquement refusé de prendre en considération les demandes des associations de riverains et des parents d’élèves.

Marc Arazi, Mohamed Benamari, et Alain Boulanger ont aussi regretté l’attitude de l’adjoint à l’Environnement de la mairie de Kremlin-Bicêtre, qui n’a pas honoré ce rendez-vous pris de longue date. Ils s’interrogent également sur les raisons d’un dialogue bloqué du côté de la municipalité du Kremlin-Bicêtre sur les antennes relais. Enfin, et surtout, ils demandent à la Mairie et l'OPH de prendre rapidement des mesures pour faire face à un risque de santé publique concernant notamment de jeunes enfants. Il est évident qu'il est irresponsable de mettre des antennes relais à surplomber les écoles, et les maires ont une responsabilité au même titre que les opérateurs qui ont déjà été contraints de redémonter des antennes relais de téléphonie mobile comme à Saint-Cyr l'Ecole, l'école de Ruitz, suite à l'apparition de leucémies et cancers du tronc (très rares) chez des écoliers exposés aux micro-ondes nocives des antennes relais. Un scientifiques, ex-agent des services secrets britanniques, déclarait dans une interview au printemps 2010 qu'il estimait à 3 % le nombre d'enfants susceptibles d'être touchés par des leucémies dans les écoles surplombées par des antennes relais.  Il est pourtant préciser dans le rapport Zmirou de la Direction Générale de la Santé de 2001 page 34 :
 

Rapport Zmirou de 2001 de la DGS.

« ...le groupe d'experts estime nécessaire que l'axe des faisceaux principaux des antennes ne soit pas orienté directement vers les lieux de vie à courte distance (moins de 100 mètres), même si les niveaux de champ mesurés sont très faibles et indiscernables du 'bruit de fond' RF, notamment des bandes FM et radio... »

« A cet effet, le groupe d'experts recommande que les bâtiments 'sensibles' (hôpitaux, crèches et écoles) situés à moins de 100 mètres d'une station de base macrocellulaire, ne soient pas atteints directement par le faisceau de l'antenne...

« Concernant le problème spécifique des écoles, les experts recommandent que les faisceaux émis ne puissent atteindre aucune partie des sites scolaires sans l'autorisation formelle de l'école et des parents, ce qui semple une mesure difficile à mettre en ouvre. Ils recommandent également la mise en place de zones d'exclusion efficaces et identifiables, incluant un logo spécifique, et d'inciter les opérateurs à regrouper leurs bases sur des sites communs. »
 

Les maires de l'Association des Maires de France, AMF, peuvent consulter la page 128, sur laquelle j'ai mis quelques recommandations que les opérateurs leur ont délibérément câché.

Les experts officiels au service des opérateurs, Bouygues Télécom, Orange France Télécom, SFR, et ont peut dire aussi le Président de la République Nicolas Sarkozy, Madame la Ministre de la Santé Roselyne Bachelot, se sont tous assis sur cette recommandation des experts de la Direction Générale de la Santé, que le Dr Zmirou à lui même oublié comme j'avais pu le constater. Je lui faisais en effet remarquer lors d'une audition à l'Assemblée Nationale en 2009 quand il est venu s'asseoir à côté de moi, l'existence de ses recommandations qu'il avait visiblement oublié dans son propre rapport. Personne n'a pensé à l'époque que je récupérerais ce rapport, et que le mettrai en ligne sur mon site pour permettre son téléchargement par quelques personnes, qui d'ailleurs par la suite ne m'ont même pas dit un merci. Il n'y avait en effet en 1998, que 2 ou 3 sites internet qui traitaient des risques des champs électromagnétiques, celui de Teslabel en Belgique avec Claude Hérion malheureusement décédé depuis, un site sur lequel j'intervenais en France, et celui du Dr Gougeon. Quant aux individus qui se permettent de venir dire qu'on vient faire du catastrophisme et faire peur à la population, je considère ces individus comme des criminels et les complices des opérateurs, car pour ne pas faire peur, on devrait donc laisser les leucémies et cancers se développer dans le silence le plus total, pour que les dirigeants des opérateurs puissent continuer à s'enrichir en faisant n'importe quoi. Sauf que malheureusement pour ces individus, une nouvelle étude d'Henry Lai et Blake Levitt vient de sortir ce mois-ci, et confirme l'augmentation des pathologies lourdes à côté des écoles exposées aux antennes relais, et vient confirmer les affirmations de ce scientifique des services secrets à la retraite.

COFRAC le jour d'une mesure sur une antenne relais de téléphonie mobile, atterissage des pigeons et oiseaux




 
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