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Nom du site   Prévention sur les risques professionnels sanitaires des micro-ondes
Auteur du site   Marc FILTERMAN
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214°) Le Député Alain Gest démontre l'incompétence de l'UMP
et des experts de l'OPECST sur les risques sanitaires
des champs électromagnétiques
dans l'émission de télé "C dans l'air" du 15 juin.

L'émission "C dans l'air" du 15 juin 2011 sur France 5, animée par Yves Calvi, traitait des risques avérés des micro-ondes, qui sont inconnus des députés, comme l'a démontré l'intervention du Député Alain Gest de l'UMP. Il ressort de cette émission que le lobby des télécoms fait dire par d'autres, ce qu'ils ne peuvent dire eux-mêmes, sans risquer des poursuites par des professionnels. Alors que si de fausses informations sont émises par un député ou sénateur, ces derniers bénéficient de l'immunité parlementaire.

Intervenants de cette émission.
- Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Professeur à l'Université Paris-Descartes, Président de l'ARTAC (Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse)
- Yves Calvi, animateur de l'émission "C dans l'air".
- Etienne Cendrier, Porte -parole de l'association nationale Robin des Toits.
- Jean-Marie Danjou, Secrétaire Général de la Fédération Française des Télécoms (l'AFOM a fusionné avec la FFT depuis mars 2011).
- Alain Gest, Député UMP de la somme, vous êtes auteur d'un rapport sur les incidences éventuelles de la téléphonie mobile sur notre santé, rapport pour l'Office Parlementaire d'Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST).

A chaque fois qu'il y a une émission sur les risques des champs électromagnétiques, les autorités sanitaires sont systématiquement absentes, preuve qu'ils ne veulent pas prendre leurs responsabilités, car ils connaissent la vérité sur la nocivité des micro-ondes.

00:15 Yves Calvi, "C dans l'air".
"Le risque est possible faute d'être probable. C'est en ces termes que la nouvelle directrice de l'Institut National du Cancer a réagi aux conclusions récentes du Centre International de recherche sur le Cancer (CIRC). Au coeur des débats, vous le savez, et donc des inquiétudes sur le téléphone portable. Rappelons que 5 milliards de portables sont aujourd'hui en activité dans le monde, et que 62 millions de français l'utilisent. Nous avons donc intitulé cette émission, "portable, Wi-Fi la guerre des ondes", et voici les invités qui ont accepté de participer en direct comme chaque soir."

Déjà l'émission commence ar une fausse information, car on nous explique qu'il y a 62 millions d'utilisateurs, même les enfants en bas âge utilisent un téléphone portable. En réalité, l'industrie, les grands groupes, ont x abonnements, car le GSM ou GPRS est aussi utilisé pour piloter à distance des installations techniques. Si un grand groupe à mille dispositifs de surveillance à distance, cela ne donne pas mille utilisateurs mais un seul. Sauf que les télécoms comptent les abonnements pour faire croire que tout le monde utilise un téléphone portable, afin de décridibiliser et de faire passer pour un ringard celui qui n'en possède pas. C'est une méthode de manipulation mentale psychologique basé sur l'estime de soi.

00:15 Yves Calvi, "C dans l'air".
"Pr Belpomme, vous venez de déclarer à nos confrères de l'Express, qu'il fallait interdire le téléphone portable au moins de 12 ans."

Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
"Oui c'est une recommandation qui existe dans certains états de l'union européenne. Il est clair si vous voulez, que plus on est jeune, plus les risques sont importants pour la santé. Autrement dit, cela va du foetus à l'adolescence, et nous savons pertinemment maintenant, d'ailleurs, c'est ce que laisse entendre les études de mon ami et collègue suédois, Lhennart Hardell, que le risque par exemple de tumeur du cerveau est multiplié par 5 chez les moins de 20 ans. Alors voyez que la recommandation notamment en Grande Bretagne qui est d'interdire l'utilisation du portable chez les moins de douze ans, c'est par précaution."

02:23 Yves Calvi, "C dans l'air".
"Et alors vous nous dites, pardon parce que c'est important pour ceux qui nous écoutent ce soir, vous dites aux parents qui regardent cette émission, aux enfants éventuellement qui veulent un portable, il est et très honnêtement, ils en ont globalement tous envie, et les parents aussi, parce que cela les rassure d'avoir ce contact avec leurs enfants, c'est quand même un outil qui a bouleversé notre vie, vous leur dites, ne confiez pas de portable à vos enfants avant l'âge de 12 ans, j'insiste, au nom du principe de précaution, on est bien d'accord."

Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
"Absolument."

02:23 Yves Calvi, "C dans l'air".
"Vous ne leur dite pas que le portable est un outil dangereux."

On devrait pourtant dire que le portable est un outil dangereux, pour plus d'une raisons.
- Déjà il y a le risque sanitaire, les risques de cancer et autre.
- Des utilisateurs sont déjà décédés de tumeurs inopérables.
- D'autres utilisateurs téléphonent et traversent la route sans regarder.
- D'autres téléphonent en deux roues, et se retrouvent sur le capot d'une voiture.
- D'autres téléphonent au volant et provoquent des accidents.

02:50 Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
"Exactement, en plus aux femmes enceintes, utilisez le moins possible le portable, et pour les plus de douze ans, pour les plus âgés, utilisez le portable pas plus de 20 minutes par jour, par séquence de 6 minutes. Tout simplement parce qu'il y a non seulement l'intensité du champ électromagnétique qui compte, mais également la durée d'exposition. Et les intensités faibles qui sont prolongées, peuvent nuire bien sûr au fonctionnement du cerveau."

Depuis 1999 je dénonce sur mes sites la non prise en compte des durées d'exposition, ainsi que lors des réunions, aussi bien à l'Assemblée Nationale, qu'à l'AFSSET, au COMOP, ou à l'ANSES comme le 21 juillet 2011, mais il faut savoir que toutes ces agences sanitaires s'en moquent. Alors ne parlons surtout pas de l'OPECST qui n'a jamais été là protéger les intérêts de la population, parce qu'il est inféodé aux intérêts de l'industrie. L'OPECST comme l'AFSSET et toutes les autres agences de sécurité sanitaire ont été incapables d'émettre la moindre recommandation sur la protection sanitaire des populations. On a dans tous ces organismes des membres qui sont experts officiels, mais plus grave, ils sont payés par l'industrie, mais cela on nous le dit le moins possible.

03:14 Yves Calvi, "C dans l'air".
"Etienne Cendrier, comment avez vous accueilli les récentes conclusions du CIRC ?"

03:17 Etienne Cendrier, Robin des Toits.
"Avec soulagement parce qu'en fait c'est le premier pas, c'est le début de la reconnaissance du danger sanitaire lié aux radiofréquences. Il n'y a pas que le portable. C'est toutes les radiofréquences."

03:31 Yves Calvi, "C dans l'air".
"C'est pour cela qu'on évoquera les antennes relais, etc..."

Etienne Cendrier, Robin des Toits.
"Cela marche ensemble, c'est en fait la même chose."

Yves Calvi, "C dans l'air".
"Tout le monde n'a pas les mêmes conclusions, ni les mêmes craintes. Enfin on va détailler çà ensuite pour l'instant juste une première réaction."

Ceux qui n'ont pas le même avis, c'est tout simplement parce qu'il ont fait l'école buissonnière les jours de cours de physique. On comprend mieux dans ce cas pourquoi certains parlementaires sont aussi incompétents sur le sujet.

03:40 Etienne Cendrier, Robin des Toits.
"Donc voilà, c'est le début de la reconnaissance du danger. On parlait tout de suite de la reconnaissance du portable pour les moins de 12 ans, mais il y a une loi qui est sortie le 12 juillet dernier qui a été votée, et qui fait parti du paquet Grenelle 2, et cette loi porte l'interdiction pour les moins de 6 ans d'utiliser des terminaux radioélectriques. En clair des portables et des doudoux électroniques. Et puis cette loi on nous a dit dans le cadre du Grenelle des Ondes, que en fait on allait pas la mettre en application, que c'était pas aux regards de nos obligations communautaires, cela ne collait pas, ce qui était une mauvaise, un faut prétexte. Le Conseil d'Etat aurait vu tout de suite qu'il y avait un problème par rapport à çà. Donc on espère que cette décision de l'OMS va conduire à ce que cette loi soit enfin appliquée."

04:23 Yves Calvi, "C dans l'air".
"Juste un mot, parce que c'est la première fois que j'entends l'expression, doudoux électroniques de quoi s'agit-il? Je viens de prendre un coup de vieux, qu'est ce que c'est."

Etienne Cendrier, Robin des Toits.
"Il y a toute sorte de chose, il y a les portables en direction des enfants, il y a les consoles Wii, il y a tous les petits joujoux sans fil qui émettent des champs radiofréquences pulsés, et qui peuvent, puisque les enfants sont beaucoup plus fragiles, et qui peuvent déboucher sur des problèmes sanitaires."

Autre point sidérant, pour le député UMP Alain Gest il n'y a aucun risque sanitaires avec les antennes relais, ce qui est là aussi totalement FAUX. J'ai rappelé à de multiples reprises qu'il y a eu des accidents suite à l'exposition chronique de courte durée de professionnels à côté des antennes (lien 178). Des rapports on été communiqués aux autorités concernées mais tout le monde s'en fou, et nos hommes politiques continuent à affirmer que les antennes relais ne présentent aucun risque, ce qui est FAUX. Quand j'ai proposé le 6 avril 2009 lors d'une réunion présidée justement par le Député Alain Gest (lien 138), qu'on expose les experts présents aux normes qu'ils préconisent, ni le Dr Zmirou, ni même le Dr Aurengo de l'académie de médecine ex-conseiller scientifique de Bouygues télécom, ne se sont proposés comme volontaire pour mettre un terme à la polémique. Ces experts nous parlent des seuils, mais jamais ils ne parlent des durées d'exposition, ce qui est un DÉLIT, car les normes n'ont jamais été faites pour une durée d'expositions permanente.

04:49 Yves Calvi, "C dans l'air".
"Alors Alain Gest je termine mon tour de table, qui est un premier tour de table de réactions. Puisque vous avez travaillé sur ces questions, et que vous avez d'ailleurs abouti à des conclusions assez différentes entre ce qu'on pouvait dire du téléphone portable et par exemple des antenne relais, on y reviendra. Vous comment vous accueillez ce que vient de nous dire le CIRC et une partie entière de l'Organisation Mondiale de la santé."

Alain Gest, Député UMP de la Somme.
"Bien il n'y a pas une grande nouveauté, puisque en fait l'OMS ne fait que valider toute une série d'études qui disaient à peu près la même chose."

05:17 Yves Calvi, "C dans l'air".
"Elle synthétisait un volume d'études important."

Alain Gest, Député UMP de la Somme.
"D'ailleurs il est bien clair que la déclaration de l'OMS ne se fait sur aucune, sur la foi d'aucune étude nouvelle, c'est bien la compilation en quelque sorte..."

Sauf que 80% des études ont toujours démontré que les champs électromagnétiques avaient des effets sur le biologique.

Yves Calvi, "C dans l'air".
"Une compilation et une synthèse, je crois que c'est important."

Alain Gest, Député UMP de la Somme.
"Et ils disent quoi, ils disent deux choses, d'abord, ils confirment ce qu'ils avaient déjà dit antérieurement sur l'innocuité des antennes, et moi je souhaite que une fois pour toute qu'on rentre dans le vrai sujet éventuellement de l'éventuelle dangerosité du téléphone portable, et qu'on arrête de focaliser notamment pardonner moi Monsieur Calvi, mais dans les médias
sur le problème des antennes*, et en revanche compte tenu de la relativement récente utilisation du téléphone portable, on utilise le téléphone portable depuis 10 ou 15 ans, de manière assez intensive depuis 10 ans. Il y avait évidemment encore des doutes, et pour lever ces doutes il convenait d'être prudent, donc principe de précaution, et j'insiste sur le fait parce que je fait en ce moment un rapport sur le principe de précaution à l'assemblée, c'est justement parce qu'il s'agit d'un risque non avéré, sinon ce serait de la prévention, donc principe de précaution, toute une série de mesures, ne pas téléphoner dans les zones de mauvaise réception, pas trop longtemps, etc, etc, kit main libre si nécessaire... Et par ailleurs faire en sorte qu'effectivement, les enfants, surtout à 6 ans, n'utilisent pas de téléphone, cela ne paraît pas indispensable voilà."

L'innocuité des micro-ondes est un mythe qui a été propagé depuis la seconde guerre mondiale chez les naïfs, par l'industrie des radars.
*Le Député Gest reprend étrangement une phrase citée par l'AFP du Dr Aurengo de l'académie de médecine, ex-conseiller scientifique de Bouygues. Or les ondes des antennes relais sont aussi un problème et nocive, et il y a déjà eu des accidents suite à des expositions chroniques de courte durée chez des professionnels. Je rappellerai au Député Gest l'expérimentation du Pr Dirk Adang (lien 167), qui a démontré une augmentation du taux de mortalité jusqu'à 60% chez les rats exposés aux ondes d'une micro-borne GSM.

06:41 Yves Calvi, "C dans l'air".
"Est-ce qu'un député peut dire par exemple, comme vient de le suggérer Dominique Belpomme, avant 12 ans ce n'est pas raisonnable."

06:47 Alain Gest, Député UMP de la Somme.
"Oui alors reste, le problème..."

Yves Calvi, "C dans l'air".
"Après vous avez le droit de ne pas répondre, de dire je ne sais pas en ce moment, ou il faut voir plus clair..."

Alain Gest, Député UMP de la Somme.
"Alors ce qu'il faut dire aux gens."

Yves Calvi, "C dans l'air".
"Je vous le fais quand même remarqué, parce que vous m'avez d'emblée emmené les antennes relais il y a quand en gros pas de téléphone portable sans antenne relais."

07:00 Alain Gest, Député UMP de la Somme.
"Alors justement M. Calvi, c'est la raison pour laquelle s'il y avait un problème sur les antennes relais, il faut le dire, parce que l'un ne fonctionne pas sans l'autre. Les téléphones n'existent pas s'il n'y pas d'antennes, et elles n'ont pas de raison d'être les antennes, si on ne fait pas le téléphone. Ce que je veux dire par là, aujourd'hui, toute étude scientifique confondue, il n'y a aucun risque avéré s'agissant des antennes, et il reste des doutes s'agissant de l'utilisation des téléphones, mais le lien de causalité est extrêmement important, c'est ce qu'a dit l'OMS aussi, le lien de causalité entre par exemple des risques de cancer, et certains type de cancer, et l'utilisation du téléphone n'est pas avéré."

Le député Gest fait des affirmations qui vont à l'encontre de ce qui a été constaté dans le cadre de l'étude Interphone, mais aussi REFLEX, qui a confirmé un lien entre tumeur du cerveau et téléphone portable. Je m'étonne pour ma part qu'on puisse encore faire référence à une institution comme l'OMS, qu'on peut requalifier en Organisation Mondiale de la Supercherie, et les divers scandales qui ont éclaboussé cette institution sont là pour le prouver, avec le départ précipité du Dr Repacholi sauvé par l'âge de la retraite, sans parler du scandale sur la vaccin de la grippe.


11:47-15:05 Reportage

21:55 Jean-Marie Danjou, AFOM/FFT.
"Non simplement je regrette qu'Etienne Cendrier fasse sans cesse l'amalgame avec l'amiante. L'amiante est un dossier tout à fait imminament regrettable, qui a beaucoup d'ailleurs discrédité les autorités. Il y a une grosse différence entre l'amiante et ce dont nous parlons aujourd'hui, c'est que sur les antennes relais, M. Gest l'a rappelé, il y a un consensus des autorités sanitaires au niveau mondiale depuis des années. Les antennes relais, les antennes d'ailleurs de télévision, de radio, puisque ce sont les mêmes ondes de nos antennes, donc on le saurait depuis longtemps si cela posait un problème, donc cela n'a rien à voir avec l'amiante, donc je pense qu'il faudrait arrêter de faire un amalgame, même si ça peut paraître sympa, parce que en même temps c'est un moyen un petit peut d'attirer l'attention, mais là si on peut revenir à Villeneuve de la Raho, moi ce que je souhaite, c'est qu'il y ait une enquête sanitaire qui soit diligentée, par le ministère de la santé, et comme ça on fera la lumière de façon tout à fait transparente sur les choses, qu'un enquête sanitaire soit diligentée."

L'amalgame est un des mots préféré du lobby des télécoms quand il est mis en cause et quand une comparaison est faite avec les poussières d'amiante qui sont elles aussi mortelles. Mais on peut souligner aussi d'autres affaires, comme celle du Tabac où les experts payés par l'industrie seront mis gravement en cause pour avoir falsifié des études, et réalisé de multiples fraudes et dissimulations dans les études et rapport, même méthode que nous retrouvons pour les champs électromagnétiques. Sauf que les méthodes du lobby des télécoms sont exactement les mêmes que celles du lobby de l'amiante et du tabac. Parlons aussi de la fraude du nuage de Tchernobyl qui s'est arrêté aux frontières de la France, du sang contaminé, la vache folle, le vaccin de la grippe, le Bisphenol A, Servier, etc... Tout cela représente une grande faillite de nos institutions sanitaires contrôlée par l'industrie, avec de la corruption à la clef. L'agence du médicament AFSSA avec l'affaire Servier, est un parfait exemple de la faillite de nos agences. Quand le scandale est trop criant, on prend les mêmes, on change le nom pour faire disparaître le passif, et on recommence avec les mêmes structures après avoir coupé quelques têtes.

22:42 Yves Calvi, "C dans l'air".
D'accord, mais alors du coup on a envie de vous retourner votre argument, si vous êtes si sûr de l'innocuité des antennes relais, pourquoi souhaitez-vous qu'une enquête soit diligentée?

Jean-Marie Danjou.
"Eh bien parce que c'est une façon d'apaiser les choses, et il faut le faire."
 

22:55 Yves Calvi, "C dans l'air".
"Alors Alain Gest, pourquoi les antennes relais ne vous amène aucune inquiétude, vous qui avez travaillé sur ce dossier ?"

23:00 Alain Gest, Député UMP de la Somme.
"Pour le rapport que j'ai amené ici, nous avons compulsé l'ensemble des études qui existent dans le monde, et je me suis déplacé dans un certain nombre de pays. A chaque fois, qu'a-t-on constaté, c'est que la France, était le pays où il y avait le plus de transparence. Par exemple nous avons un site internet Cartoradio, qui permet de voir l'implantation de toutes les antennes sur le territoire national. Si vous allez au Japon, il faut monter sur les toits vous-mêmes pour repérer les antennes, donc ce n'est pas où on met malheureusement le plus de transparence, que l'on rassure davantage les citoyens, c'est un constat évident que l'on fait dans notre pays. Deuxième aspect des choses..."

Le député Gest semble avoir quelques lacunes. Il prend en référence le Japon, qui n'est dailleurs plus une référence en matière de sécurité, notamment depuis la catastrophe nucléaire multiple de Fukushima. Il y a d'autres pays comme la Suisse ou l'Allemagne et d'autres, où la localisation des antennes est repérée. Au Japon, comme en France, la proximité des experts officiels avec l'industrie a été dénoncée, et pourquoi n'irait on pas enquêter en cette période d'automne sur les valises qui tombent d'un peu partout, puisque c'est en effet l'époque.

23:42 Alain Gest, Député UMP de la Somme.
"Absolument, deuxièmement, on peut faire des mesures, et une commune qui demande à effectuer une mesure, peut parfaitement le faire, elle peut même l'obtenir gratuitement, elle peut avoir effectivement une liste d'organismes, pas un seul organisme, une liste d'organismes, qui va effectuer cette mesure, et que va constater la mesure ? C'est ça qui est important. 99 fois sur 100, aller 95 fois sur 100, comme l'ont fait les italiens sur tout le territoire de l'Italie, l'exposition à une antenne de téléphonie mobile, est de l'ordre de 2 V/m, c'est la mesure, alors que la norme internationale, c'est à dire sous laquelle on ne doit pas se situer, est de 41 V/m, 2 V/m, 41 V, c'est la mesure. En France, partout où vous allez, vous mesurez, et ça arrive 5 fois sur 100, que ce soit au delà de 2, c'est à dire 3 V/m, voir 4 ou 5 mais jamais plus. Or il est constaté partout dans le monde, que cette norme qui est une norme internationale permet de se prémunir vis à vis des ondes."

Le Député Gest semble oublier que les associations ne mettent en cause que les antennes relais qui ont été mises en face des fenêtres, ou juste au-dessus de la tête de certains riverains, et aussi les sites où les opérateurs ont installé 10 ou 20 antennes sur un même toit, c'est là qu'il y a des problèmes sanitaires, et pas ailleurs. Sauf que même dans le rapport du COMOP on dissimule le problème en affirmant que les sites à problème ne représente que seulement 1 ou 2% de l'ensemble ce qui est faux, d'autant plus qu'ils sont éliminé de ce nombre les écoles qui ne devraient jamais être équipée d'antennes ou mises dans l'axe des faisceau, comme l'avait recommandé les experts de la direction Générale de la Santé, dans le rapport Zmirou de 2001, mais il semblerait que tout le monde ait été frappé d'Alzheimer.

24:51 Alain Gest, Député UMP de la Somme.
"Troisième élément, il faut comprendre comment fonctionne une antenne. Une antenne de téléphonie mobile fonctionne comme un phare de voiture.Un phare de voiture n'éclaire pas vos pieds. Ce qui veut dire que quand vous êtes en-dessous d'une antenne, déjà vous n'êtes pas exposés, dès que vous êtes éloignés de 0,50 m, ce qui est le cas vu la hauteur du pylône. Et l'endroit où l'antenne diffuse, c'est 200 à 250 m. Le fait d'être à 200, 250 m, diminue, divise par un nombre incalculable de fois, le risque d'exposition. Par conséquent, on compare une antenne avec un téléphone, que l'on porte à l'oreille, et qui peut éventuellement lui poser problème. Moi je n'ai jamais nié qu'il fallait continuer les recherches, j'ai même préconisé des méthodes pour avoir des ressources financières indépendantes pour pouvoir continuer les recherches, mais de grâce, arrêtons de parler d'un problème qui n'en n'ait pas un, et qui fait marrer tout le monde, au Japon, aux Etats-Unis, en Suède partout où je suis allé."

FAUX, le niveau reste très élevé, plusieurs volts par mêtre, quand vous habitez juste en dessous d'une antennes relais. Généralement les deux derniers étages sont affectés. D'autre part le député Gest compare ici l'émission d'une antenne relais au fonctionnement d'une arme micro-ondes qui est basé sur le même principe. Les deux ont un faisceau très focalisé sur le plan vertical. De plus le Député Gest qui réclame aux autres un peu plus d'honnêteté, semble lui ignoré que les antennes relais ont toujours eu un tilt de 10° pointé vers le bas, précisément pour arrosé le sol. Preuve s'il le fallait ici qu'on ne peut faire confiance à la parole de nos hommes politiques de droite. Voilà un exemple d'installation totalement illégale :
Le tilt est toujours de -10° vers le bas,
L'ouverture du faisceau à la verticale est lui aussi toujours de 10°.
L'ouverture du faisceau à l'horizontale est lui de 60 à 120° selon le type d'antenne
Quand on est dans l'axe et en face de l'antenne, on reçoit l'énergie plein pot, surtout si on est à moins de 50 mètres.

"mais de grâce, arrêtons de parler d'un problème qui n'en n'ait pas un, et qui fait marrer tout le monde" : Le député Gest pratique le cynisme et semble ignorer qu'il existe une dizaine d'études qui ont démontré des taux de cancer qui sont plus élevés à côté d'infrastructure d'émission radioélectrique, et qui sont en plus référencées à l'OMS.


 

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Les ondes radioélectriques émises par les antennes représentent une menace pour tous les professionnels qui vont sur les toits des bâtiments qui en sont équipés. Toutes ces antennes de n'importe quel opérateur doivent être systématiquement coupées, pour éviter des accidents qui se sont déjà produits à de multiples reprises par le passé. Nous avons encore là, la preuve de l'incompétence des membres de l'OPECTS, mais aussi des députés de l'UMP. Si moi j'ai des rapports d'accidents, peut-on m'expliquer comment les membres de l'OPECST, des académies, de l'AFSSET/ANSES, ignorent tous ces dossiers ?

25:45  Yves Calvi, "C dans l'air".
"Bon donc vous vous êtes député de la république, enfin peut être qu'au Japon, il faut que je le précise, ils ont un petit peu rigolé sur le nucléaire, sans doute moins aujourd'hui..."

ça c'est une sortie de Yves Calvi à laquelle personne ne s'attendait, et qui a fait réagir le Député Gest au quart de tour pour couper la parole au plus vite.

25:54 Alain Gest, Député UMP de la Somme.
"On peut en parler un autre jour Monsieur Yves Calvi."

25:58  Yves Calvi, "C dans l'air".
"Je voulais vous faire remarquer que vous député de la république et qui ne nous voulez pas de mal, ni à nous citoyens, ni à vos électeurs, vous dites j'ai travaillé sur cette question, je ne vois aucun soucis spécifique concernant les antennes relais aujourd'hui, et nous sommes un pays plus transparent, et mieux protéger que les autres."

Comme à l'époque de Terchnobyl, où tous ces hommes politiques qui ne nous voulaient que du bien et pas de mal nous ont laissé bouffer des légumes radioactifs, alors que de l'autre côté de la frontière, en Allemagne, ils avaient été interdit à la consommation et détruit. Et ne parlons pas des médicaments de Servier, dont on a appris à de multiples reprises que les experts officiels et autorités sanitaires étaient au courant de la nocivité du Mediator, mais personne n'a rien fait, ni même les politiques.

26:16 Alain Gest, Député UMP de la Somme.
"Je peux ajouter une chose M. Calvi, une seule chose. Il faut bien que tout le monde prenne conscience, que si ce que disent ces messieurs était réel, nous serions à l'aube de la plus grande catastrophe sanitaire qu'est connu l'humanité, puisque 'il y a des milliards d'utilisation de téléphone portable. C'est à dire que mon voisin (M. Danjou secrétaire général de l'AFOM/FFT), serait sciemment, quelqu'un qui participerait à une catastrophe sanitaire mondiale."

Vous  "ne nous voulez pas de mal, ni à nous citoyens, ni à vos électeurs," cela reste à voir, car le sponsoring, ou les valises d'argent achètent tout. Des opérateurs ont trouvé la combine, ils sponsorisent des clubs de sport, l'aménagement des stades des communes, pour obtenir l'autorisation d'installer des relais n'importe où, et n'importe comment. Nous avons de multiples exemples avec le tabac, l'amiante, Tchernobyl, et l'affaire du Mediator qui explose une nouvelle fois avec les révélations du Figaro du 14/09/2011, qui écrit qu'il y a eu intervention auprès d'une sénatrice, pour qu'un rapport soit moins nocifs pour Servier.

1) Le Député Gest déclare "mon voisin, serait sciemment, quelqu'un qui participerait à une catastrophe sanitaire mondiale," c'est la cas, puisque la première cause de mortalité aujourd'hui en France est le cancer. Le Député Gest semble ignorer que la catastrophe sanitaire a déjà commencé, avec une augmentation des tumeurs du cerveau, qui a été confirmée par l'étude Interphone malgré des chiffres sur les tumeurs largement sous-estimés en raison de l'introduction de 12 défauts méthodologiques.
2) De plus le Député Gest oublie qu'il n'y a jamais eu la moindre enquête des DASS sur les clusters de cancer ou de leucémie auprès des antennes relais.
3) Même chez les militaires, il a été constaté dans 2 études de cohorte dans les années 70/80 une augmentation des cancers et tumeurs, ce que je révélais au sénat en 2002.
4) M. Danjou avait lui-même regretté dans une interview qu'il n'y ai pas plus d'enfants en France à utiliser les téléphones portables, malgré les résultats de l'étude Interphone qui démontraient une augmentation des tumeurs.

"nous serions à l'aube de la plus grande catastrophe sanitaire", c'est la cas, puisque la première cause de mortalité aujourd'hui en France, c'est la mortalité par le cancer.

Yves Calvi, "C dans l'air".
"Deux milliards de portables, 62 millions d'utilisateurs en France."

On devrait se poser la question de savoir comment la sécurité sociale et les mutuelles vont faire pour financer ces nouvelles maladies, c'est très simple, en augmentant les tarifs.

26:50 Alain Gest, Député UMP de la Somme.
"Absolument, on peut vérifier aussi les statistiques quand on dit par exemple que tel ou tel risque de cancer, on connaît lesquels, si ils ont été démontrés, on sait aussi ce que cela représente en nombre de cas, et tout ça peut être vérifié."

C'est assez bizarre, car on nous explique aussi que les chiffres existent, mais où sont-ils, car les détails ne sont jamais publiés. Même des médecins n'arrivent pas à obtenir ces informations, qui sont essentiellement parcellaires.

27:00 Yves Calvi, "C dans l'air".
"Comme on va devoir glisser gentiment vers les téléphones, est-ce que vous voulez vous réagir sur la question des antennes vous Dominique Belpomme."
 

27:05 Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
"Oui je voudrais d'abord dire que, j'ai écouté avec beaucoup d'attention ce qui a été dit par M. Gest et M. Danjou, je voudrais simplement dire qu'il y a une grande différence entre eux et moi particulièrement, c'est le serment d'Hipocrate, moi je vois des malades. Et je, si vous voulez il n'est pas question ici, si vous voulez de rester dans une espèce de dialectique philosophique, qui est de dire que tout va bien dans le meilleur des mondes, alors que je reviens de l'OMS de Genève, et de Rome où j'étais encore ce matin, et où au niveau européen personne ne connaît bien sûr la transparence française. Je dois dire bien sûr clairement aussi, c'est que pour faire plaisir à M. Gest et à M. Danjou, je ne peux pas supprimer les centaines de malades que je vois en consultation. J'en ai vu maintenant plus de 500 depuis ces 18 derniers mois, et que si vous voulez c'est au nom du serment d'Hipocrate que j'agis, et d'ailleurs je m'adresse aux téléspectateurs malades qui sont venus à ma consultation, ou qui ne sont pas venus à ma consultation, et qui sont véritablement malades et qui souffrent, de ne pas se décourager, car il y a maintenant trois aspects. Les recherches progressent au plan scientifique et médical et aujourd'hui, la classification 2B, que d'ailleurs j'ai été un des seuls à défendre en France si vous voulez, le risque cancérigène, j'ai été l'un des pionniers en France à le dire, contrairement aux fameuses agences sanitaires, les deux rapports de l'AFSSET ont, le premier rapport a dit qu'il n'y avait aucun risque avec le portable, et le deuxième rapport a dit, risque pas démontré. Il est clair aujourd'hui, et je rends hommage non seulement aux CIRC, à mes collègues du CIRC mais également à ce que fait une directrice de l'INSERM qui est Annie Sasco, qui a fait un document de façon à ce que, au moment de la décision du CIRC, il y ait une indépendance scientifique, ce qui n'était pas le cas, car il y avait un certain nombre d'expert qui étaient bien sûr non indépendants, qui avaient des liens avec les lobbies, avec les opérateurs."
 

29:05 Yves Calvi, "C dans l'air".
"Dominique Belpomme, vous avez été souvent notre invité ici, comment vous dire, vous n'avez pas aujourd'hui en consultation des patients, ils ont déclenché, ou les antennes relais ont eu un aspect augmentant la probabilité du risque de cancer."

Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
"Bien sûr que si, il n'y a pas que le risque de cancer d'ailleurs, il y a la maladie d'Alzheimer, j'ai ici 6 articles scientifiques épidémiologiques qui démontrent un lien certain, associatif je veux dire, associatif entre..."

29:40 Yves Calvi, "C dans l'air".
"Que veut dire associatif en langue normale ?"

Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
"Associatif, c'est une connexion si vous voulez statistique. C'est la différence avec le lien de causalité qui demande des études en laboratoire. Bon mais si vous voulez là j'ai 6 études si vous voulez qui démontrent formellement qu'une exposition prolongée aux portables..."

Alain Gest, Député UMP de la Somme.
"Aux portables ou aux antennes Monsieur le Professeur ?"

Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
"Aux portables et aux antennes, et aux antennes. Parce que quelque fois il est très difficile de faire la part des choses, quand vous avez quelqu'un qui habite au pieds d'une antenne, pardonnez-moi cher Monsieur, et qu'il se sert de son portable, comment voulez-vous faire la différence."

30:08 Alain Gest, Député UMP de la Somme.
"Mais nous sommes environnés d'antennes, ici à Paris il y en a partout sur tous les toits."

Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
"Mais moi je vois des centaines de gens. Ecoutez, moi j'ai des malades, j'ai des malades que je vois là, des gens qui habitent sous une antenne au dernier étage d'un immeuble, et qui viennent me voir parce qu'ils ont des maux de têtes, et j'ai des arguments pour répondre à votre question M. Calvi pour dire que ce sont de vrais malades, ils ont des constantes biologiques perturbées, mais non seulement cela, mais nous avons fait la preuve grâce à un test de stimulation électromagnétique, il y a un lien de causalité entre les champs électromagnétiques et la maladie qu'ils ont."
 

30:40 Yves Calvi, "C dans l'air".
"Alors revenons et je vous redonne la parole ensuite maintenant, aux conclusions du Centre de Recherche sur le Cancer. Le CIRC est partie intégrante je vous le rappelle de l'OMS, Organisation Mondiale de la Santé, vient donc de classer donc comme je cite, cancérogène possible les champs électromagnétiques de radiofréquence. Les conseils de santé en revanche eux restent clair, vous les évoquiez en début d'émission Jean-Marie Danjou, usage modéré recommandé, kit main libre, SMS favorisé, et évité de le confier trop tôt aux enfants."

31:19 Reportage.

Yves Calvi, "C dans l'air".
"Alors une question très simple d'un téléspectateur, alors s'y on peut essayé d'y répondre le plus clairement possible, ce serait formidable. Quels sont les effets des ondes électromagnétiques sur les cellules biologiques."

Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
"Vous avez deux types d'effets, vous avez pour ce qui est des cellules cérébrales, vous avez deux types de cellules dans le cerveau, et les neurones qui sont les cellules nobles et puis les cellules du tissus conjonctif. Les cellules du tissus conjonctif réagissent en proliférant, c'est ce qui donne les cancers du cerveau, les fameux glioblastomes. Et puis vous avez les neurones qui eux sont des cellules beaucoup plus sensibles qui réagissent en étant détruits par les champs électromagnétiques."

Yves Calvi, "C dans l'air".
"Donc on peut dire de l'irritation d'une part et ensuite de la destruction."

Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
"De la destruction d'autre part. De l'irritation c'est le cancer, la destruction, c'est Alzheimer. Voilà, c'est clairement dit, voilà les risques qu'il y a au niveau biologique, toxicologique, et maintenant épidémiologique, démontré. Le risque de cancer, le CIRC à Lyon a si vous voulez tout à fait insisté sur les aspects cancers, parce que c'était son métier, il reste au niveau de l'OMS, et c'est une des raisons pour laquelle je suis actuellement en rapport étroit avec l'OMS et 200 associations européennes de malades qui justement se sentent victimes des champs électromagnétiques, négociations pour faire reconnaître la maladie d'Alzheimer comme étant un risque potentiel."

36:55 Yves Calvi, "C dans l'air".
"On ne peut pas se sentir victime, on l'est ou on ne l'est pas. Alors après il y a des risques ou des dangerosités qui sont avérés, ou qui ne le sont pas, je ne sais, Alain Gest."

37:02 Alain Gest, Député UMP de la Somme.
"Moi je voudrais dire quand même deux choses. D'abord les types de cancer qui sont éventuellement suspectés, le sont pour le téléphone, je le répète une nouvelle fois. Alors là tout à l'heure, lorsque nous voyons l'exemple de la commune du sud de la France, qui est un peu identique à ce qu'on a connu déjà une fois à Saint Cyr l'Ecole, il s'agit y compris de leucémie, donc moi je m'interroge, je ne suis pas professeur de médecine..."

Le Député Gest ne maîtrise pas son dossier. Voilà ce que dit exactement l'OMS.
 
Le CIRC a classé les champs électromagnétiques de radiofréquence dans la catégorie des cancérogènes possibles pour l’homme (Groupe 2B), catégorie utilisée lorsqu’on considère comme crédible un lien de cause à effet, mais sans qu’on puisse éliminer avec une certitude raisonnable le hasard, un biais ou des facteurs de confusion.

Je rappellerai au Député Gest, qui visiblement n'a pas lu le document initial de l'OMS, qu'on ne parle pas de téléphone portable ou d'antenne relais, mais que le CIRC met en cause l'ensemble du spectre radioélectrique, ce qui veut dire que tous les systèmes sans exceptions sont concernés. Je rappelle à ce Député, que nous professionnels, nous avons des consignes de sécurité dans les notices techniques et opérateurs, qui nous ont toujours mis en garde contre les effets nocifs des micro-ondes, et cela depuis les années 60 (lien 186), ce que j'ai d'ailleurs rappelé aux opérateurs et associations présentes lors d'une réunion du COMOP (Comité Opérationnel du Grenelle des antennes), présidée par le Député Brottes. De plus je signale que les lois de la physique sont les mêmes aussi bien pour les ondes civiles que militaires, qu'elles soient, radio, TV, radar, ou de la téléphonie mobile, n'en déplaise à mes contradicteurs. Sauf que certains parlementaires et autres membres des télécoms ont du faire l'école buissonnière les jours où ils avaient cour de physique.

37:28 Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
"C'était des tumeurs du tronc cérébral, ce n'était pas des leucémies."

37:32 Alain Gest, Député UMP de la Somme.
" Maintenant je vais vous répondre Professeur directement parce que vous avez fait à deux reprises état du serment d'Hipocrate. J'ai cru comprendre que le serment d'Hipocrate cela voulait dire qu'il faut se tenir à la réalité des choses, et il faut le faire avec honnêteté Professeur. Et je vous avais regardé dans une émission, au sénat, un enregistrement que vous avez fait au sénat du 23 mars 2009, et je vous ai entendu dire que la communauté scientifique unanime, unanime, les mots ont un sens, constaté qu'il y avait une intolérance au téléphone qui pouvait provoquer la dégradation dégénérative des cancers, et vous avez donc dit, la communauté scientifique unanime, je ne sais pas professeur non plus où sont vos centaines d'associations,dans les pays je serais très intéressé de connaître les noms de ces associations, surtout dans les pays où je suis allé en visite.

"où sont vos centaines d'associations " : Le Député Gest se livre ici à une opération d'intelligence économique pour le compte du lobby des télécoms. Le but c'est d'obtenir la liste des associations concernées, dans le but :
 - de les acheter,
 - de les mettre sur écoute,
 - de réduire à néant leur financement,
 - pour mieux les neutraliser.

Alain Gest, Député UMP de la Somme.
Troisième chose, vous avez dit aussi publiquement, que l'électrohypersensibilité qui est un autre phénomène, que moi je ne nie pas, qui est quand même d'une toute autre nature et heureusement pour les possibilités de cancer, mais vous avez indiqué que l'hyperélectrosensibilité, c'était quelque chose qui avait été reconnu comme un handicap, c'est totalement faux Monsieur le professeur. Je suis allé en Suède, j'ai été reçu par le ministère, qui était certe très embarrassé devant ce problème, mais qui a fait quoi Monsieur Calvi, c'est important, comme n'importe quel gouvernement, on ne laisse pas des gens dans la souffrance. Il y a des gens qui pour des raisons psychologiques ou réelles, je n'en sais rien, mais il y a des gens, il ne faut pas les laisser au bord du chemin...
Sauf que les suédois qu'est ce qu'ils ont dit ? On ne va quand même pas laisser ces gens sans réponse, mais ils n'ont pas pris en compte la couverture sociale, ce qu'il constatait. Ils ont simplement dit si vous avez un problème, réunissez vous en association, et on subventionnera cette association pour que vous achetiez par exemple des vêtements qui permettent de vous protéger des ondes électromagnétiques, pour faire telle ou telle démarche qui vous paraît importante par rapport au mal dont vous souffrez. Donc il faut dire la vérité, surtout professeur, surtout, surtout quand on se rappelle qu'on parle au nom du serment d'Hipocrate."

Extrait d'un courrier qui a été adressé au directeur de l'OMS par un collectif de scientifiques. L'OMS et le Dr Répacholi étaient menacés en fin de lettre de poursuites.
 
L'Institut Karolinska est l'une des clés de référence de l'OMS, c'est pourquoi nous tenons à attirer votre attention sur le fait que le professeur Olle Johanson a communiqué à  la Conférence sur la sensibilité électromagnétique à Prague, et le Dr Repacholi a diffusé de fausses informations concernant la reconnaissance de l'électrosensibilité par le gouvernement suédois. Et ce n'est pas un hasard si à cette conférence, une recommandation a été émise aux gouvernements pour dissuader le public de mesurer le rayonnement dans leur foyer. 

40:12 Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
"Alors Monsieur le Député merci pour les leçons que vous me prodiguez, mais oui, mais oui, alors je vais vous répondre si vous voulez, unanimité de la communauté médico-scientifique, je confirme, mais attendez, la seule chose que, mais attendez, laissez moi parler Monsieur le député, ne restons pas dans le sénacle franco français qui n'a AUCUNE VALEUR. Ecoutez laissez-moi vous répondre d'abord."

Alain Gest, Député UMP de la Somme.
"Vous n'avez même pas lu le rapport."
"Je veux bien vous entendre mais vous prononcer des contre-vérités permanentes."

Le député Gest est très remonté, et il n'a qu'un seul but, empêcher le Pr Belpomme de trop dire. Les rapport français ne valent strictement rien du tout, car ils sont bourrés volontairement de contradictions, pour les rendre inexploitables, inutilisables en justice lors des procès. Nous sommes en réalité obligés en France d'utiliser des rapports scientifiques étrangers. M. Gest peut parler des contre-vérité, mais il est lui-même expert en la matière, il suffit de relire ce que j'ai écrit en rouge ci-dessus. Ou il est totalement incompétent, ou il est malhonnête. Il est intolérable de voir un député de l'UMP couper la parole à un chercheur qui connaît certainement un peu plus le sujet que lui.

40:54 Yves Calvi, "C dans l'air".
"L'organisation mondiale de la santé vient de nous dire qu'elle retenait la possibilité d'un risque, donc elle ne nous dit pas que nous sommes en train de mourir du téléphone portable."

Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
"Non attendez je réponds d'abord à Monsieur le député. Comité Médico-Scientifique indépendant, unanimité, indépendant. Monsieur, indépendant, j'étais à Rome là, où effectivement, je reviens de Rome ce matin..."

Yves Calvi, "C dans l'air".
"Le mot important c'est indépendant."

Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
"Indépendant bien sûr, ce sont les vrais scientifiques, les autres sont..."

41:17 Yves Calvi, "C dans l'air".
"C'est pas des vrais scientifiques, non attendez il y a des gens honnête forcément qui travaillent aujourd'hui notamment et qui prodiguent des conseils aux spécialistes."

Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
"Monsieur le Député me fait remarquer qu'il faut avoir un discours de vérité. Le discours de vérité, j'irai même plus loin, de réalité, or la réalité je le dis c'est qu'il y a des malades, et qu'il y a des scientifiques qui ne sont pas indépendants, quand...

41:45 Yves Calvi, "C dans l'air".
"On ne peut pas jeter les malades et les scientifiques au visage, il y a un moment quoi, il y a un terrain commun."

Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
"le terrain commun  va venir, automatiquement il va venir, parce qu'aujourd'hui, c'est vrai que je suis un petit peu en avance, sur la classification du CIRC, d'ailleurs pour lequel nous avons énormément oeuvré..."

42:05 Yves Calvi, "C dans l'air".
"Honnêtement oui, pour tout ce que j'ai lu."

42:07 Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
"Mais il se prépare à l'OMS quelque chose de beaucoup plus important, 200 associations, et je pourrais vous donner la liste monsieur le député, 200 associations européennes, dont un grand nombre d'Espagne, qui vont rencontrer le Dr Magdaleva, directrice de l'OMS santé environnement qui d'ailleurs avait introduit notre colloque à l'UNESCO, avec laquelle nous avons fait une table ronde avec des scientifiques indépendants sur le risque des champs électromagnétiques, alors effectivement il n'y avait pratiquement pas de français, mais ça je n'y peut rien bon. Et il est clair qu'il se prépare quelque chose de beaucoup plus important que ce qu'a dit le CIRC aujourd'hui, c'est qu'il y a d'autres maladies, en particulier Alzheimer qui est en ligne de mire."

Etienne Cendrier, Robin des Toits.
"Pour revenir sur les différentes contre-vérités qui ont été énoncées au cours du débat. Sur les normes, je vais essayer de faire ramassé. Sur les normes, on parlait de 41 V/m, la gamme des micro-ondes. Les normes ont été mises en place pour nous protéger contre les effets dit thermiques. C'est à dire en clair on est protégé contre la cuisson. Les gens qui ont mis c'est norme en place, j'en cite un au passage, il est membre du conseil scientifique de Bouygues Télécom. Mais tous les gens qui font parti de cet institut qui a mis en place des normes sont liés à l'industrie. Donc celui-ci ensuite après avoir édicté des normes contribue à les mettre en place au niveau européen."

43:22 Yves Calvi, "C dans l'air".
"Il y a une norme de 0,6 V/m de mémoire."

Etienne Cendrier, Robin des Toits.
"Non ça c'est le conseil de l'Europe qui vient lui de se prononcer en faveur du 0,6 V/m, mais ce même scientifique membre du conseil scientifique de Bouygues Télécom, ensuite de quoi, sur tous les rapports français, jusqu'à 2008 a expertisé, il fait parti d'une commission d'experts ou la plupart étaient proches de l'industrie, voir directement payé par elle, étaient d'accord pour dire qu'il n'y a aucun problème sur la santé. Voilà dans quel domaine on se situe, donc quand on trouve 2 V/m."

Yves Calvi, "C dans l'air".
"Dites-vous qu'ils sont sous influence ?"

Etienne Cendrier, Robin des Toits.
"Dame bien sûr qu'ils sont sous influence, bien entendu, non seulement moi je le dis, mais il y a même eu un rapport de l'IGAS, l'Inspection Générale des Affaires Sociales sur un rapport sur l'Agence Française de Sécurité Sanitaire Environnementale et du Travail (AFSSET) pour dire que malheureusement les scientifiques qui avaient expertisé étaient en lien d'intérêt, voir financé directement par les industriels du secteur, c'est un rapport de l'IGAS, il est consultable."

Lors d'un COMOP, j'avais dénoncé les conflits d'intérêts des académiciens et publié toute une liste de noms.

Yves Calvi, "C dans l'air".
"Jean-Marie Danjou, et ensuite on parle d'électrosensibilité."

44:14 Jean-Marie Danjou, AFOM/FFT.
"Oui c'est quand même ennuyeux d'entendre Monsieur Cendrier attaquer les scientifiques. Il y a une communauté scientifique..."

Yves Calvi, "C dans l'air".
"Certains scientifiques."

Jean-Marie Danjou, AFOM/FFT.
"Les autorités sanitaires, pas seulement de l'OMS, mais toutes les autorités sanitaires dans tous les pays, vous l'avez dit tout à l'heure 5 milliards d'utilisateurs dans le monde, vous pensez bien que c'est regardé de très près de partout, qui est très convergeant, et ces normes donc contrairement à ce qu'a dit M. Cendrer, c'est le comité des experts de l'Union Européenne qui régulièrement les vérifie, les relit et les confirment. Par conséquent nous jeter les scientifiques à la tête je trouve cela déplorable, puisque les scientifiques font leur travail. L'OMS a émis un avis."
 

M. Danjou est quand même gonflé, car je dois rappeler qu'à divers colloques ou audition où il était présent comme moi-même, cela ne le dérangeait absolument pas d'entendre les critiques du Dr Aurengo, ex-conseiller scientifique lui aussi de Bouygues Télécom, qui critiquait vertement les auteurs et scientifiques du rapport Bioinitiative. De même que je peux rappeler aussi à M. Danjou l'ensemble des critiques émises dans le rapport Zmirou de la DGS, où M. Veyret conseillers scientifiques de Bouygues intervenait lui aussi comme expert. En matière scientifique, je ne reconnais absolument pas la compétences des membres des divers académies qui sont eux aussi tous liés à l'industrie.

48:11 Reportage

52:12 Yves Calvi, "C dans l'air".
"Alors à quand une reconnaissance par l'état des personnes électrosensibles demande un téléspectateur ? Alain Gest, vous en pensez quoi ?"

52:30 Alain Gest, Député UMP de la Somme.
"Ben d'une certaine façon je le reconnais, moi je considère, j'en ai rencontré des personnes. J'en ai même auditionné, je crois même que quelqu'un est venu avec M. Cendrier lors de son audition, qui lui même en souffrait visiblement. Il y a une antenne d'ailleurs de téléphone sur le toit de l'Assemblée Nationale où je faisais mes auditions. Euh je le reconnais volontier, il peut y avoir des personnes qui sont hypersensibles, sauf qu'à ce jour, scientifiquement, je répète, moi je ne suis pas médecin, personne n'est capable de démontrer le lien entre ce que ressentent les gens, et le téléphone, ou évoque-t-il souvent, les antennes. Mais moi je ne disconviens pas qu'il peut y avoir des personnes qui aient une sensation particulière, de la même façon qu'on a tous une différence, y compris à la naissance sur des tas de choses."

Déjà des médecins, y compris du travail, sont totalement incompétents sur les risques des micro-ondes, alors que des consignes de sécurité sont spécifiés dans les manuels opérateurs de certains équipement, suite à des accidents sérieux voir mortels qui remontent à la seconde guerre mondiale, suite à des expositions chroniques. Quant aux membres de l'académie de médecine, ils ne sont pas non plus une référence, étant inféodés à l'industrie, on peut surtout faire confiance à gens là pour ne rien trouver.

53:05 Yves Calvi, "C dans l'air".
"On est d'accord pour dire qu'il y a des tas de chose dans la vie qu'on arrive pas de fait scientifiquement à démontrer mais dont on sait tous que nous les avons, à un moment ou à un autre, ressentis au minimum."

Alain Gest, Député UMP de la Somme.
"C'est possible, et c'est la raison pour laquelle, mais c'est la raison pour laquelle il y a des recherches encore en cours, parce que le problème c'est qu'on arrive pas à identifier quelle est la cause de ce ressenti de la part des personnes, ce qui est désagréable, cela se traduit de façon très différente d'ailleurs."

53:38 Yves Calvi, "C dans l'air".
"Au minimum on pourrait dire si l'hypersensibilité existe, elle est forcément appelée à se développer puisqu'on vie dans une société où les champs électromagnétiques sont de plus en plus importants. Vous êtes d'accord pour le dire comme ça aussi."

Alain Gest, Député UMP de la Somme.
"Je pense que ça devrait être en tout cas la logique de votre raisonnement est imparable. Cela voudrait dire qu'effectivement comme il y a de plus en plus, et d'antenne et surtout de gens qui utilisent le téléphone portable, on devrait en constater de plus en plus qui soient gênés. Il y a effectivement des personnes qui ressentent des troubles, ce n'est pas contestable, il faut démontrer qu'elle est la cause de ces troubles, qu'ils soient psychologiques, ou non psychologiques, parce que même s'ils sont psychologiques, ce n'est pas une raison pour les laisser souffrir."

54:10 Yves Calvi, "C dans l'air".
"Absolument ".

54:11 Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
"Non je voudrais revenir, permettez moi, sur des notions de biologie très simple pour nos téléspectateur. Il y a trois aspects :
- Il y a l'intolérance, qui sont les symptômes que l'on a.
- Il y a les tests biologiques objectifs que nous avons mis au point et qui permettent de dire que ce sont de vrais malades. Ceci est publié, c'est sur notre site de l'ARTAC
- Et puis autre point, il y a la susceptibilité. Pourquoi certaines personnes sont atteintes d'intolérance, et pas d'autres ?
- Et puis il y a ce qu'on appelle l'électrosensibilité en terme biologique, qui est le fait qu'il y a un abaissement du seuil de tolérance chez certains malades. Cela n'a rien à voir avec l'intolérance et la susceptibilité, ou en tout cas des liens qui ne sont pas encore clairement démontrés. Il est clair que ces malades là électrosensibles, sont sensibles à des champs électromagnétiques d'intensité très faibles. Ils sentent un petit peu comme les sourciers, ils sentent les antennes à très grande distance, tout simplement parce que nous avons dans le cerveau des micro-aimants qu'on appelle des magnétosomes, qui se trouvent dans nos cellules, dans nos neurones, dans nos cellules cérébrales, et qui vibrent, qui créent des sensations plus ou moins importantes, en fonction des champs électromagnétiques. Et un certain nombre de sujet ont probablement plus de magnétosomes que d'autres, ce qui fait qu'ils sont plus électrosensibles que d'autres."

55:24 Yves Calvi, "C dans l'air".
"Est-ce que vous militez pour qu'il y ait plus de zones blanches, puisque c'était finalement un des termes qui était employé dans ce reportage. C'était moi la première fois que j'entendais parler de ça, cela m'intrigue. D'autant plus que moi j'utilise beaucoup mon téléphone portable, surtout dans mon métier."

55:38 Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
"Pardonnez-moi, zone blanche dans la nature comme c'est le cas ici, mais également zone blanche dans les trains, car ces gens là ne peuvent plus voyager. On a bien pendant un certain temps si vous voulez interdit, mettre des zones pour interdire de fumer, il faut également mettre des zones dans les trains."

J'ai à l'occasion mesuré jusqu'à 4 V/m dans les TGV. Après plusieurs heures d'exposition à ce niveau, il ne faut pas s'étonner que des voyageurs ou des enfants sortent de ce genre de train avec des maux de tête, ou très énervés. Là aussi il faudra bien faire quelque chose un jour ou l'aure, à moins que l'état français ne veuille faire un pays de malades.

Yves Calvi, "C dans l'air".
"Etienne Cendrier, et après on passera à M. Gest.

55:55 Etienne Cendrier, Robin des Toits.
"Sur les zones blanches, bien sûr, on a demandé y compris au Ministère de la Santé, c'est à dire qu'il y a des endroits où il n'y a personne qui habite. Donc il y a zéro problème à laisser un endroit blanc. Les EHS cherchent à aller dans ces endroits là, que cela leur soit accordé, et on cherche à couvrir partout, même dans les endroits où il y a zéro habitant. Donc il y a vraiment quelque chose d'idéologique à ne pas vouloir reconnaître le problème de l'électrohypersensibilité. Par ailleurs on fait des tests avec des appareils de mesure qui sont beaucoup moins sensibles que les malades eux-mêmes, et donc on a l'impression que le ministère de la santé, l'autorité sanitaire serait dans le cas d'un médecin qui recevrait des malades et qui leur dirait, tant que je n'ai pas diagnostiqué ce qui vous arrive, je ne vais rien donner pour vous soulager. Et je trouve cela totalement insupportable."

Alain Gest, Député UMP de la Somme.
"Sans être médecin, il faut quand même connaître la maladie dont on souffre avant de la soigner."

Yves Calvi, "C dans l'air".
"Jean-Marie Danjou, et après il faut vraiment qu'on y aille."

56:50 Jean-Marie Danjou, AFOM/FFT.
Moi je voudrais dire que les personnes qui souffrent de ces symptômes ont des problèmes qui sont bien réels, ont des maux qui sont réels, donc il faut les prendre en considération, il faut les traiter médicalement, c'est certain. Maintenant la question qui se pose, c'est est-ce que ces maux sont liés oui ou non, à l'existence d'une antenne relais à proximité. Alors moi encore une fois, je ne suis pas le scientifique ou l'autorité sanitaire qui n'est pas là aujourd'hui, mais je note, aussi bien l'OMS, que toutes les autorités sanitaires, l'ANSES en France, indiquent qu'il n'y a pas de lien de cause à effet qui soit établi, et d'ailleurs elles indiquent qu'il y a eu beaucoup, et cela nous a été présenté par l'OMS, et nous indique qu'il y a eu beaucoup d'expérience qui ont été faites, ce qu'on appel en double aveugle avec des personnes qui se disent électrosensibles, et vous éteignez l'antenne et vous l'allumer, et ils ne sont pas capables de détecter la différence entre les deux. Donc moi j'ai beaucoup de respect pour le corps médical, mais je dois dire par rapport à M. Belpomme qui est en face de moi, ses conclusions ne sont pas partagées par la communauté et l'autorité sanitaire.

Il est intéressant de voir l'évolution de M. Danjou, on ne peut que le féliciter. Il faut savoir qu'il n'y a pas que les HSP27 (protéines de choc thermiques) qui réagissent lors d'une exposition, il y a aussi d'autres protéines, mais même les médecins de l'académie de médecine l'ingore. On a pourtant des études à l'étranger qui remontent à plusieurs dizaines d'années.

Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
"Mais Monsieur je suis le seul à les voir ces malades."

Jean-Marie Danjou, AFOM/FFT.
"M. Belpomme a été auditionné par l'ANSES dans son rapport, et la conclusion ça a été que l'hôpital Cauchin a été mandaté, donc vous pouvez le dire..."

Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
"Ils ont arrêté ma consultation."

Jean-Marie Danjou, AFOM/FFT.
"Pour définir un protocole en la matière, mais ce n'est pas M. Belpomme qui a été retenu."

Monsieur Danjou aurait mieux fait de se taire, car on comprend tout de suite avec cet échange que le lobby des télécoms a fait le nécessaire pour éliminer le Pr Belpomme du protocole. Sauf que j'ai constaté sur le terrain que des personnes électrosensibles, y compris en Bretagne, continue à le consulter. En revanche lors d'une réunion, Madame Le Calvez, présidente de PRIARTEM, se plaindra qu'il n'y ait pas de transparence de l'hôpital Cochin sur le dossier EHS. Il est connu et reconnu que tout expert ou médecin qui dérange un lobby industriel, est systématiquement mis au placard. Quant aux académiciens de l'académie de médecine, ils sont peu fiables, puisqu'une majorité d'entre eux "pointent" dans les divers conseils des groupes industriels, les uns touchent des honoraires, les autres des jetons présence, pour ne pas dire pour certains des pots de vin, mais il n'y a pas d'enquête.

Pr Dominique Belpomme, cancérologue, Président de l'ARTAC.
Mais c'est moi qui les voit les malades, qui les examine.

Il est regrettable que Yves Calvi dans le cas présent n'est pas essayé d'éclaircir le litige signalé ici, car là dans le cas présent nous voyons qu'il y avait quelque chose de pas nette.

Yves Calvi, "C dans l'Air".
"Pensez-vous sérieusement que les français pourraient se séparer de leur joujou favori ?"

Etienne Cendrier, Robin des Toits.
"Ce n'est pas du tout ce qu'on demande. Ce qu'on demande, et c'est ça qui ennui les industriels, c'est d'abaisser les expositions. Quel est le problème? Le problème, c'est que si on baisse..."

58:35 Yves Calvi, "C dans l'Air".
"Vous avez dit quelques chose de très intéressant tout à l'heure, je veux bien vous faire réagir. C'est que en gros si on baissait le nombre d'antennes relais, on serait obligé de monter en gros la puissance des téléphones. On aurait des téléphones plus puissants afin qu'ils continuent de fonctionner. C'est à dire que c'est l'objet qui est dangereux et pas l'antenne."
 



Yves Calvi, émission "C dans l'air" du 15 juin 2011 (64 minutes).



 
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