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Nom du site   Prévention sur les risques professionnels sanitaires des micro-ondes
Auteur du site   Marc FILTERMAN
Adresse e-mail   marcfilterman@hotmail.com
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23°) Premiers résultats du
Projet COMOBIO


  A°) Introduction de l'auteur du site
  1°) Méthodes de certification des téléphones mobiles
  2°) Dosimétrie du système d'exposition constitué par une antenne boucle
  3°) Potentiels évoqués auditifs chez l'homme
  4°) Métabolisme et comportement chez le rat
  5°) Mémoire et apprentissage chez le rongeur
  6°) Barrière hémato-encéphalique et migraine chez le rat
  7°) Effets biologiques des micro-ondes GSM sur l'oreille
  8°) Effets de signaux GSM sur les neurotransmetteurs et leurs récepteurs chez le rat
  B°) Conclusion

A°) Introduction:
Les premiers résultats de l'étude COMOBIO viennent d'être communiqués. Tous mes commentaires sur les résultats de cette étude figurent en violet. Ce qui peut surprendre, c'est la pauvreté des informations techniques communiquées, qui ne permettent pas une comparaison avec d'autres études, auxquels on peut aussi reprocher ce même défaut. Pour faire court, ce qu'il faut retenir de cette étude sous contrôle du lobby des télécoms, c'est que celle-ci reconnaît désormais une influence des micro-ondes sur le cerveau.

Cette étude émane de l'ENST. Pour les photos, elles ne sont pas disponibles sur mon site, leur présence se fait à travers un lien qui pointe vers chaque photo de l'ENST.
(Note: ELF = Extrêmement Basse Fréquence)
(         CEM = Champ ElectroMagnétique)
(         EEG = ElectroEncéphaloGramme)



Projet COMOBIO
COmmunications MObiles et BIOlogie
Réseau National de Recherches en Télécommunications


Sous-projet 1 : Méthodes de certification des téléphones mobiles
Coordinateur : C. Grangeat (Alcatel)
Partenaires:

ENST Bretagne (C. Person)
ENST Paris (J. Marquez, I. Bloch)
Supelec (V. Monebhurrun, D. Picard)
France Telecom R&T (J. Wiart, C. Dale, D. Lafolie, T. Rivera, T. Sarrebourse)
Alcatel (C. Grangeat, L. Ahlonsou, T. Bousquet, O. Berta, E. Szajngarten)
Bouygues Telecom (R. Veysset)
Cegetel (B. Begasse et C. Moulin)
Sagem (R. Alos et F. Heurtaux)
On constate au premier coup d'oeil, que tous les partenaires sont liés à l'industrie des télécoms. Il n'y a aucun chercheur ou laboratoire indépendant.


Présentation générale
Les objectifs du sous-projet 1 sont de vérifier la validité et la reproductibilité des moyens de mesure de SAR  des téléphones mobiles utilisés par les industriels français (fabricants et opérateurs), d'assurer leur convergence en fonction de l'état des connaissances et de contribuer  à la mise au point des normes internationales, notamment au sein des groupes de travail  CENELEC* TC211, CEI TC106 et IEEE SCC34 SC2. Le sous-projet 1 est rattaché au  Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie. Il a débuté le 1er janvier 1999 et s'est  terminé le 30 juin 2001.

*Le CENELEC est une association dont les membres font parti de l'industrie des télécoms. C'est d'ailleurs cette même association qu'on doit appeler lobby, qui rédige les recommandations, qui seront reprises par les institutions européennes, et qui les imposeront ensuite à tous les pays de la communauté européenne. Tout le monde voit ou se situe le DANGER.
 

Le sous-projet 1 est divisé en 4 parties :

A) Analyse des fantômes
B) Analyse des sondes
C) Comparaison des bancs expérimentaux et évaluation de l'incertitude de mesure
D) Valorisation des résultats
Il manque une information et elle est de taille, elle concerne la situation environnementale du laboratoire. On suppose évidemment que ces recherches ont été faites en cage de Faraday.

A) Analyse des fantômes:

Saisie d'une base de données de profils de 41 personnes à partir d'enregistrements laser 3D
étude Comobio, Dr Aubineau, perméabilité de la dure-mère, de la barrière hémato-encéphalique, micro-ondes téléphone portable mobile

Il n'y a pas d'informations sur la matière ou le liquide utilisé à l'intérieur du fantôme. Pour qu'une expérience soit reproductible, encore faut-il donner les informations techniques. Dans le cas contraire, ces expérimentations ne peuvent être refaites par des laboratoires indépendants, qui souhaitent vérifier l'exactitude des résultats obtenus par le lobby GSM. Il faut en effet savoir que les taux d'absorption et de réflexion des ondes électromagnétiques sont différents :
      - en fonction de la matière utilisée,
      - des dimensions des organes internes à la tête,
      - de la présence ou non de corps étrangers, comme des plombages dentaires, ou lunette,
      - de la fréquence,
      - de la puissance,
      - de la polarisation de l'antenne de la source d'émission.
A titre d'exemple, l'ADN est 400 fois plus sensible que l'eau.
Les os qui constituent la boite cranienne auront un taux de réflexion différent de la chaire ou de la peau. Si on prend un organe, il peut apparaître par rapport à son point courbure central, qu'on peut aussi appeler point de focal, un point chaud ou un point de brûlure. Pour comparaison, cela peut ressembler au principe d'une parabole satellite qui focalise les ondes vers la tête hyperfréquence pour augmenter le gain. C'est surtout valable pour la boite crânienne et les orbites des yeux. Ces derniers organes sphériques ont aussi leur fréquence de résonance et peuvent subir des cataractes, suite à des expositions aux hyperfréquences. Santé Canada a abandonné la réalisation d'un norme d'xposition des yeux aux RF, tout le monde devine la raison. A chaque fois que vous composer un numéro de téléphone, votre téléphone portable est en face des yeux. Que donnera un effet cumulatif périodique, surtout pour les grands utilisateurs de GSM?


Comparaisons entre le SAR dans une tête hétérogène et dans un fantôme homogène.  Influence de la forme de la tête homogène.

Des fantômes de tête ont été déjà réalisés avec une composition saline, et ont permis de démontrer qu'il y a vait une augmentation d'un degré au bout de 20 minutes d'exposition à un téléphone portable GSM. Il y a cependant une polémique justifiée, car le taux d'absoption de chaque organe peut être différent, et accru en fonction de sa fréquence de résonance liée à sa dimension, ce que le lobby GSM ne révèle surtout pas.

Le fantôme normalisé SAM majore l'exposition réelle des personnes.

On peut retrouver le même principe sur un organe en fonction de sa dimension, dont la longueur peut être équivalente à la longueur d'onde de la source d'émission, ou même à la demi-longueur d'onde. L'expérience est très simple à faire. Il suffit de prendre un bout de métal, un générateur HF et un mesureur de champ et de le soumettre à une émission. Se bout de métal peut se transforme en un réémetteur passif. C'est le cas pour une paire de lunette métallique, qui peut être comparée à deux bras d'antenne entre lesquelles se trouvent 2 selfs. Dire à quelle fréquence va résonner un tel ensemble est impossible, car un autre facteur vient se greffer, celui de la morphologie de la tête qui impose une dimension différente à chaque lunette, donc des fréquences de résonance différentes. Ont peut imaginer que si on continue à augmenter la fréquence des téléphones portables, que la longueur d'onde devienne identique à la dimension du pavillon de l'oreille, augmentant le danger d'échauffement des tissus. Le problème peut se produire en demi longueur d'onde.

B) Analyse des sondes
 
Développement d'une sonde
détectée pour mesure de SAR
Développement d'un banc d'étalonnage avec antenne de 
référence.
Optimisation d'un banc d'étalonnage en guide d'onde.
Développement d'un prototype de sonde à diffusion modulée.

Si ce type d'expérience n'est valable que pour simuler l'émission d'un relais GSM, en revanche elle ne l'est pas du tout pour simuler un téléphone portable GSM. Les ELF, c'est à dire les extrêmement basses fréquences appelées aussi sous-produits par certains experts, qui sont générés par l'électronique d'un télphone portable ne sont pas du tout pris ici en compte, alors qu'ils influencent le biologique, et n'importe quel spécialiste en neurologie le sait. Pour ce qui est de l'antenne sonde, elle ne simule pas la géométrie réelle du rayonnement d'un champ d'une antenne rélais GSM. L'information relevée ne sera donc valable que sur le plan expérimental sachant que sur site, la réalité est totalement différente, et personne ne peut le nier.
 

C) Comparaison des bancs expérimentaux et évaluation de l'incertitude de  mesure:

* Comparaison des logiciels de traitement (interpolation, extrapolation et calcul du SAR moyen sur un cube de 10 g)

Coordonnateur général : Joe WIART (FranceTelecom R&D)
Partenaires : IRCOM, FranceTelecom R&D, PIOM La qualité des études biomédicales dépend, en partie de la qualité de la dosimétrie. Comme cela avait été souligné dans les recommandations du rapport d'expert de la DG XIII [1]  et celles de l'Organisation Mondiale de la Santé* [2], il est important, dans les études qui  sont menées sur les animaux, de maîtriser les systèmes d'exposition. C'est l'objectif du sous projet 2 du projet COMOBIO du RNRT.

L'OMS ne peut être cédible, en raison de son partenariat avec l'OTAN depuis 1998. D'ailleurs, comme je l'ai signalé sur la lettre du juillet adressée aux politiques, si on veut des informations sur les résultats des CEM sur la santé, il ne faut pas s'adresser à l'état major de Bruxelles, mais bizarrement à une base de l'US Air Force dans le Texas. C'est en plus la preuve que l'OTAN est sous contrôle américain. Pour finir, si on trouve que des fréquences précises ou des modulations ont des effets sur le métabolisme, ces informations seront censurées et classifiées SECRET DEFENSE, celle-ci pouvant être utilisées dans les armes de nouvelles générations.
Pour la DGXIII, un document européen présent sur ce site mais en cause le comité d'experts qui n'ont pas jugé bon de retenir des études liées aux ELF qui mettaient en cause leurs influences nocives sur le biologique.

Dosimétrie: Dans tous les documents présentés par les experts officels, mandatés par les lobbes des télécoms, l'aspect durée d'exposition est systématiquement ignoré, y compris dans le rapport de la DGS de janvier 2001, dont le député Aschieri à pourtant félicité Mr Zmirou pour son impatialité. Cependant, je me demande pour ce rapport de 270 pages, pourquoi il n'est pas fait référence une seule fois à la durée d'exposition. Celle-ci existe bien pourtant, ne serait-ce que pour la norme thermique, qui elle même n'est pas prise en compte lors d'une exposition avec un téléphone portable collé sur le visage. Il devrait donc figurer sur chaque notice vendue avec un téléphone portable, une durée limite d'utilisation, mais ce n'est pas le cas. Il semble bien que dans ce cas précis il y ait un délit, mais celui-ci n'est pas sanctionné. Pourtant pour des bains de bronzage en UV, là vous avez une réglementation que la DGCCRF fait appliquer. En revanche dans le domaine des télécoms, il n'y a aucune action.

Le système d'exposition adopté pour les expérimentations animales est un système dit  « local ». Il permet de répartir l'énergie dans la tête de l'animal exposé (rat ou cobaye) de manière similaire à un utilisateur de téléphone mobile. Une fois le dispositif expérimental réalisé au laboratoire PIOM, une étude numérique du système a été effectuée afin d'analyser cette « antenne-boucle ». Cette partie de l'étude a notamment mis en évidence la sensibilité du dispositif en termes d'adaptation et a également permis de concevoir un dispositif similaire à 1800 MHz (au lieu de 900 MHz). Le système d'exposition complet se compose de l'antenne-boucle et d'un système de contention ou « fusée » auquel se fixe l'antenne.

Cette étude pose un sérieux problème. Comme le démontre le procédé expliqué ci-dessus, les sous-produits ou extrêmements basses fréquences (ELF) générés par l'électronique et qui sont propres à chaque téléphone portable GSM, ne sont pas du tout pris en compte. Ce qui est pris en compte, c'est un signal pure qui est émis par un banc radiotéléphone, pour simuler une émission GSM.

Conclusion :
Lors d'une conférence où était présent René De Sèze, j'avais déjà soulevé ce problème des ELF. Il m'avait répondu qu'elles étaient prises en compte, nous avons ici la preuve que ce n'est pas vrai. On sait depuis les années 50, et je suis en mesure de fournir les noms et même la liste des programmes de recherche des services secrets technologiques de la CIA, que les ELF et CEM ont des effets sur le biologique, et qu'ils ont été étudié dans le cadre de la manipulation du comportement. Mr Bouillet de Bouygue est d'ailleurs paradoxalement plus sérieux que France Télécom, car il ne nie pas catégoriquement l'existence d'effets sur le cérébral, et la modification des temps de réaction, puisqu'il est lui-même un ancien colonel de l'armée. Quant à l'ANRF, ils ont à leur tête un ancien Général. Ils ne peuvent donc ignorer les aspects que je soulève ici, surtout quand on sait que des chercheurs comme Delgado étaient près à se livrer à la mise en place de moyens destinés à réaliser une société dite psychocivilisée. De plus je dispose d'une liste de près d'un millier de systèmes qui font appel aux CEM et qui sont utilisés à des fins civiles, mais peuvent être ou ont été détournés à des fins militaires pour un certain nombre.
 

Pour évaluer le niveau d'exposition des tissus ou SAR  (Specific Absorption Rate, débit d'absorption spécifique) dans un rat, en se rapprochant au mieux de la réalité, la seule possibilité est de développer un modèle de rat numérique et d'utiliser un logiciel de calcul électromagnétique tel que la FDTD  qui a la capacité de gérer des grands volumes fortement inhomogènes. Ce modèle numérique a été obtenu à partir d'une  image IRM.

Question: Est-ce que ce logiciel va intégrer la modulation des sources ?
L'influence d'un champ est une chose, mais l'influence d'un champ sur l'influx nerveux en est une autre, qui aboutit à une modification comportementale et donc sur les temps de réaction, suite à un stimuli. On commence à mieux comprendre pourquoi le gouvernement fait la chasse aux automobilistes qui utilisent un téléphone portable en voiture. L'appui-tête a en effet en raison de la présence de pièces métalliques, un rôle réflecteur. Ce qui augmente l'énergie qui sera réfléchie vers le cervelet et le bulbe rachidien, point central de passage du système nerveux et donc de l'influx nerveux.
 
 

La première étape pour évaluer le SAR dans l'animal est de valider la démarche adoptée par l'expérimentation. Celle-ci ne peut se faire que sur un fantôme rempli d'un liquide homogène dont les propriétés diélectriques se rapprochent au mieux de celles des tissus biologiques. Les écarts obtenus en utilisant les démarches numérique et expérimentale sont acceptables : l'écart est inférieur à 20 % en ce qui concerne le SAR maximum local et inférieur à 10 % en ce qui concerne le SAR moyenné sur le fantôme.

L'ossature est un problème qui n'est pas pris en compte. De toute façon, il est évident qu'il est très facile pour n'importe qui de critiquer une expérimentation, car il est impossible de faire une reproduction exacte par rapport à la réalité.

L'ensemble du dispositif incluant le rat a ensuite été modélisé afin de réaliser le calcul du  SAR.

Les valeurs à retenir sont un SAR moyen sur le cerveau de 3,9 W/kg pour une source de puissance de 1 W et un SAR corps-entier correspondant de 0,9 W/kg. La valeur du SAR local  moyenné sur 10 g de tissu est de 7,2 W/kg.

Un téléphone portable peut atteindre 2000 µW/cm², dont 50 % de l'énergie peut être absorbée par la tête selon certains chercheurs. Des experts officiels commencent à reconnaître que 41 V/m coller directement sur le visage peut poser problème. Il est vrai que dans le cas contraire on peut se demander à quoi sert la norme C73.601, qui limite les fuites d'un four micro-ondes à un seuil de 5 mW/cm² mais à 5 cm de la porte, mais pour le corps. Donc dans le cas de la tête, cela veut dire qu'il faudrait diminuer ce seuil. Cela n'empêche pas les autorités françaises de laisser de nouveaux systèmes apparaître sur le marché, sans que le moindre principe d'installation ou de précaution, ne soit inscrit sur les notices d'utilisation, comme pour les systèmes à la norme IEEE.882.11 ou Bluetooth.

La même démarche a été initiée pour le système d'exposition à 1800 MHz* et pour le système d'exposition du cobaye à 900 MHz. Dans ce dernier cas, le SAR moyen sur le cerveau obtenu est de 6,4 W/kg pour une puissance émise de 1 W. Cependant, cette partie de l'étude a été limitée par la qualité de l'image IRM qui a été obtenue.

*Quand on monte en fréquence, le taux de réflexion d'une émission sur un obstacle augmente d'autant, c'est d'ailleurs le principe de fonctionnement des radars.

Une analyse paramétrique a permis d'établir l'influence de la taille du maillage, de la variation de la position de l'antenne sur son socle, et de la rotation de l'antenne ou du rat autour de l'axe de la  « fusée » de contention du rat. Les résultats ont montré que :

1) l'influence du maillage était négligeable sur le SAR local moyenné,

1) L'influence du maillage est négligeable en fonction des fréquences étudiées. Dans les expérimentations de Madelaine Bastide, si on met un maillage qui laisse passer les ELF, elle obtient un taux de mortalité qui atteint 60 % sur les embryons d'oeufs. Delgado avait lui aussi constaté sur une expérimentation du même type les effets nocifs des ELF.

2) qu'une variation de  position de petite amplitude de l'antenne entraînait sa désadaptation et

2) Les paramètres cités, peuvent modifier totalement les résultats obtenus sur le cobaye.

3) qu'une rotation de 20° du rat ou de l'antenne n'affectait quasiment pas le SAR moyen sur le cerveau mais affectait la symétrie de l'exposition.

3) Si la source est sur le côté ou en face, les organes affectés seront différents. Par exemple quand on compose un numéro sur son téléphone portable, on le met face à ses yeux, qu'on expose à des cataractes de l'oeil. C'est un autre problème qui n'est pas du tout cité et pris en compte par le lobby GSM. Il en est de même du neurinome de l'acoustique, bien que les spécialistes constatent une forte augmentation de ce nouveau problème médical, il est peu évoqué dans la presse.

Ces études ont été réalisées pour répondre spécifiquement aux besoins des biologistes notamment pour évaluer le SAR dans la dure mère et dans le cervelet. A plus long terme d'autres systèmes d'exposition pourraient être développés afin de limiter l'exposition cutanée des animaux.

Un manuscrit [3] décrivant ces travaux sur l'antenne-boucle a été soumis pour publication .

On peut dire qu'une irradiation du bulbe rachidien va aussi perturber le fonctionnement ou les temps de réaction dans le système nerveux. J'ai constaté que cet autre point névralgique n'est en général pas pris en compte. Le cervelet pour des scientifiques est un organe essentiel pour la mémorisation des évènements mais joue aussi un rôle dans les fonctions intuitives, précognitives et de l'intellect. Sa perturbation par des CEM entraînerait une baisse de ces fonctions, ou à l'inverse une augmentation en utilisant des signaux ELF appropriés.

Le laboratoire des Sciences Cognitives du SRI (Standford Research International), tavaillait sous contrat pour la CIA et la DIA, et faisait des recherches sur la stimulation des fonctions cérébrales, dans le but d'augmenter les fonctions précognitives des individus, et notamment d'une unité spéciale d'agents de la DIA, qui étaient sous le contrôle du colonel Alexender. Ce dernier a rejoint en 2000 une société qui est dirigée par des anciens grands patrons des services secrets américains (NSA, CIA, DIA, armées...), le SAIC (dixième fournisseur du Pentagone) qui avait des parts dans la filiale Tecsi de France Télécom. France Télécom a cédé le 04/08/2000 par échange d'actions sa filiale Tecsi à un de ses principaux fournisseurs (notamment pour la facturation), la société Steria. Cette dernière a un partenariat avec l'INSA de Lyon où travaille le Pr SANTINI, qui a d'ailleurs quelques tracasseries actuellement (voir explications). Le Canard Enchaîné et le Progrès en janvier ont été les deux seuls journaux à évoquer les tentatives de déstabilisation dont à fait l'objet le Pr SANTINI. Quant au SAIC qui a d'ailleurs des filiales dans le domaine de l'instrumentation médicale, ou des filiales qui travaillent avec et pour la NSA ou pour le réseau ECHELON, il avait un partenariat avec le laboratoire des Sciences Cognitives du SRI. Certains se demanderont d'où je tiens diverses informations, la raison est simple. Je suis les méthodes de la guerre électronique depuis 1976  (voir explications), ainsi que les méthodes non conventionnelles des services secrets, comme la guerre psychotronique depuis 1985. Les moyens dont je dispose me permettent d'être au courant de certains coups tordus bien avant la presse, qui fourni de plus en plus souvent des informations incomplètes, déformées, ou qui n'ont rien à voir avec la réalité. Cela explique aussi la présence d'écoutes illégales que je suis en mesure de détecter, mais que la justice française refuse d'instruire, même quand des plaintes sont déposées.

[1] McKinlay et al. (1996): " Possible health effects related to the use of radiotelephones ". Proposals for a research Program by a European Commission Expert Group. DG XIII. p 27
[2] Research Coordination Committee meeting on Electromagnetic Fields 4-5 Dec 1997 WHO « Low level  exposure to radio-frequency Electromagnetic Fields Health Effects and Research Needs » p 8

[3] Dosimetric study of a loop antenna for local exposure of rats at 900 MHz, S. Chaillou, P. Lévêque, J. Luc, C. Dale,M. Brishoual, P.E. Dulou, B. Veyret and J. Wiart (Soumis à IEEE MTT)

Copyright FT.FTR&D & IRCOM


Sous-projet 3 : Potentiels évoqués auditifs chez l'homme

Coordinateurs : G. Faucon et J.-L. Coatrieux (Université de Rennes 1)

Le sous-projet 3 du projet COMOBIO est relatif à l'étude des potentiels évoqués auditifs (PEA) sous influence des radiofréquences émises par un téléphone mobile GSM. La caractérisation des implications fonctionnelles des radiofréquences passe en priorité par l'examen des structures cérébrales les plus proches de la source de rayonnement, en d'autres termes, le système auditif et les régions temporales. Les répercussions des radiofréquences peuvent être examinées par l'étude de réponses évoquées et d'activités spontanées. Dans ce sous-projet, seules les réponses évoquées auditives sont analysées.

Je reçois régulièrement des emails de personnes qui se plaignent de problèmes d'acouphène lors de la mise en route d'émetteurs. Pour des cas précis, cela va jusqu'à la perte d'audition irréversible, et à la suite de questions il apparaît que les personnes concernées se trouvent dans un rayon inférieur à 20 mètres. Il y a en effet des gens qui ont des relais juste au-dessus de leur chambre, à moins de 3 mètres au-dessus.
Pour les tumeurs temporales, il existe actuellement des personnes qui ont été opérées de tumeurs de 4 à 5 cm. Il est impossible d'avoir des statistiques sur ce problème, car en effet, le secret médical permet la dissimulation de beaucoup d'anomalies qui mettraient en cause les grandes industries. La France est une des seules démocraties où même le patient ne peut pas obtenir son dossier médical. Il est d'ailleurs surprenant de constater que les syndicats n'y trouvent rien à redire. Ils ne semblent pas non plus être très actif  par les problèmes des techniciens d'antennes. Finalement, nous n'avons rien à envier au régime de Pétain, car il n'est pas aussi éloigné qu'on le pense.

Deux populations sont concernées : la première est constituée de sujets sains, la deuxième est une population sujette à risque et concerne ici les patients souffrant d'épilepsie partielle. Cette analyse est associée à une étude sur l'imagerie et la dosimétrie. L'accès aux informations morphologiques fournies par l'Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) permet d'individualiser les structures anatomiques du cerveau permettant de définir les milieux de propriétés électromagnétiques différentes. On peut alors s'intéresser à l'estimation de la dosimétrie 3D en tenant compte de l'hétérogénéité des milieux.

Plusieurs cas font mention de paralysie faciale et défauts d'allocutions.
Les crises d'épilepsie apparaissent en présence de fréquences très basses qu'elles soient lumineuses, auditives ou HF. Les stoboscopes des boites de nuit font l'objet d'une réglementation.

Actuellement tous les sujets sains (14 sujets, 3 séances d'enregistrement par sujet) et 4 sujets épileptiques ont été enregistrés. Les stimuli sont des sons sinusoïdaux (500 Hz et 1 kHz)*. Pour chaque sujet, nous disposons d'enregistrements pour des conditions de puissance des radiofréquences (RF) différentes, avec quatre phases lors de chaque séance,
        1) pas de RF,
        2) puissance des RF minimale,
        3) puissance des RF maximale
        4) et à nouveau puissance minimale.

*ll y a un sérieux problème, l'étude présente ne semble pas tenir compte de la bande de fréquence de 0 à 100 Hz, alors que les crises peuvent apparaître à une dizaine d'hertz. Le spectre pricipal du cerveau se situe entre 2 et 40 Hz. On sait que les portables pour la partie veille, ont une fréquence de 4 Hz par exemple. Les fréquences en dessous de 8 Hz correspondent aux fréquences de la dépression, spectre étudié et utilisé par les services spéciaux russes pour faire craquer plus rapidement les agents ennemis lors d'interrogatoires. Le signal de 25 Hz provoque un rétrécissement du champ visuel.

Les deux premières séances sont des séances expérimentales et correspondent à un positionnement du téléphone près de l'oreille droite (1ère séance) et près de l'oreille gauche (2ème séance). Les sujets pour lesquels les enregistrements effectués lors des deux premières séances sont complets bénéficient d'enregistrements en condition placebo (conservation apparente des 4 phases sans émission de radiofréquences) sont effectués lors d'une troisième séance (téléphone placé près de l'oreille droite). Pour les autres sujets, cette troisième séance permet de compléter les enregistrements manquants. Du fait d'enregistrements incomplets ou de sujets présentant des PEA "anormaux" en condition placebo, seuls 9 sujets sains et 8 patients épileptiques ont été retenus pour l'étude.

Pour chaque enregistrement, nous disposons de 32 électrodes. Nous limitons l'étude aux électrodes dont les signaux sont représentatifs d'une activité auditive. Deux types de sélection, l'une visuelle, l'autre automatique (fondée sur l'analyse en composantes principales), ont permis de ne retenir que 12 électrodes (communes aux deux sélections) pour conduire notre analyse.

Différents outils de traitement du signal (distance cepstrale, analyse en composantes principales, modélisation auto-régressive, analyse temps-fréquence, ...) ont été développés et appliqués aux potentiels évoqués auditifs moyens. La difficulté essentielle réside dans le choix d'une mesure révélatrice de certains changements dus aux radiofréquences ou, au contraire, de certaines constances. Il apparaît que des mesures placebo doivent absolument être analysées pour obtenir des références. Une des mesures concerne le premier maximum apparaissant dans le PEA (onde N100) qui est un paramètre souvent analysé dans l'étude de tels signaux. Les analyses faites sur l'amplitude de l'onde N100 montrent que les valeurs de ce premier maximum sont très dépendantes de l'effet fatigue, mais qu'il est difficile de conclure quant à l'action des radiofréquences. Cette conclusion se retrouve aussi pour l'étude d'autres paramètres.  Nous nous sommes donc tournés vers des mesures "croisées" telles que des mesures de corrélation afin de tenir compte de  l'effet de fatigue. La corrélation est calculée entre les signaux recueillis sur une électrode donnée, entre les phases RF off et RF max, pour un stimulus et un patient donnés. Nous comptabilisons le nombre de sujets présentant, en passant de la session placebo à la session expérimentale, une diminution de corrélation significative, une augmentation significative ou aucune variation significative. Les résultats sont donnés dans le tableau 1 (en rouge).

Nous avons également considéré avec la même approche la corrélation entre les modules des spectres. Tout d'abord, pour chaque sujet et chaque stimulus, on conduit un test de Student, puis nous comptabilisons le nombre de sujets présentant une diminution de corrélation significative, une augmentation significative, ou aucune variation significative (tableau 1, en bleu). L'ensemble des résultats montre une tendance à la décroissance des corrélations.
 
 
Diminution significative Augmentation significative Variation non significative
Sujet sain / f stimulus à 500 Hz 3-5 1-0 5-4
Sujet sain / f stimulus à 1 kHz 4-5 0-1 5-3
Sujet  épileptique / f stimulus à 500 Hz 4-4 2-2 2-2
Sujet épileptique / f stimulus à 1 kHz 1-3 2-2 5-3

Tableau 1 : nombre de sujets donnant une variation significative ou non des corrélations entre signaux temporels (en rouge), des corrélations entre modules de spectres (en bleu).

La seule comparaison statistique des amplitudes de l'onde N100, de sa latence, des spectres entre les conditions "sans radiofréquence" et "puissance maximale des radiofréquences" révèle :
    soit aucune modification significative apportée par les radiofréquences,
    soit des résultats incohérents,
    soit une prédominance de l'effet de fatigue.

En revanche, les mesures de corrélations montrent :
    une différence entre signaux placebo enregistrés à des instants espacés traduisant l'état de fatigue,
    une différence entre signaux placebo et expérimentaux qui se traduit par une diminution de la corrélation entre signaux, tout en tenant compte de l'état de lassitude ou de l'accoutumance du sujet.

Il apparaît que les radiofréquences induisent une modification des corrélations entre signaux (ou entre leurs spectres) recueillis dans des conditions différentes. Cela peut s'expliquer par la superposition d'une activité neuronale supplémentaire décorrélée spatialement. Ces différences restent cependant mineures. Il apparaît clairement que l'analyse des signaux placebo est nécessaire et doit être prise en compte avant toute conclusion sur l'influence des radiofréquences, l'effet de fatigue étant un paramètre à considérer.



Les enregistrements obtenus sur sujets sains sont en cours de traitement. Différents outils de traitement du signal (valeur du premier maximum, distance cepstrale, analyse en composantes principales, modélisation auto-régressive, analyse temps-fréquence) ont été développés et appliqués aux potentiels évoqués auditifs, individuels et moyens. La difficulté essentielle réside dans le choix d'une mesure révélatrice de certains changements dus aux radiofréquences ou, au contraire, de certaines constances. En effet, si certains changements entre les conditions de puissance des radiofréquences apparaissent chez certains sujets et pour certaines électrodes,les résultats ne sont pas toujours reproductibles. Il apparaît que des mesures placebo doivent absolument être analysées pour obtenir des références. Une des mesures concerne le premier maximum apparaissant dans le PEA qui est un paramètre souvent analysé dans l'étude de tels signaux. Un test statistique n'indique pas de différence lorsqu'on compare les maxima entre les situations expérimentale et placebo pour la même condition d'enregistrement. Par contre, une différence entre les maxima relevés pour des conditions d'enregistrement différentes est mise en évidence, que ce soit en situation placebo ou expérimentale. Ceci montre que les valeurs de ce premier maximum sont très dépendantes de l'effet « fatigue ». Les mesures croisées telles que des mesures de corrélation semblent apporter des renseignements sur l'influence des RF tout en prenant en compte l'effet de fatigue.

*Un paramètre n'est pas pris en compte, l'alimentation. Le fait d'avoir mangé des oeufs ou un repas chinois avec des glutamates, peut modifier la tension artérielle par exemple, qui elle même peut être différente en fonction de l'heure. Autre exemple, l'aspatame qui est utilisé dans les desserts ou les sodas, a donné lieu à des notes d'avertissement pour les pilotes. Ces quelques exemples sont cités ici pour démontrer pour quel motif une expérience peut ne pas être reproductible, même avec un cobaye identique. Voila un autre aspect environnemental de plus.
 
 
À titre d'exemple, nous donnons dans la Figure 1 les histogrammes des corrélations entre les signaux recueillis, sur la même électrode, dans les situations pas de radiofréquences et puissance des radiofréquences maximum. On constate alors un aplatissement de l'histogramme pour les valeurs élevées de corrélation en situation expérimentale par rapport à la situation placebo. Cette étude se poursuit pour analyser plus finement ces corrélations. D'autres analyses seront effectuées telles que l'analyse en composantes indépendantes et l'analyse factorielle multiple.
La différence est visible entre ces 2 courbes. Figure 1.  Histogramme des corrélations

L'objectif de la partie imagerie est de construire automatiquement un modèle individuel de la tête à partir d'une acquisition IRM conventionnelle. La méthode proposée est essentiellement fondée sur les opérateurs locaux du domaine de la morphologie mathématique. D'autres opérateurs utilisés sont la transformée de distance ou des déformations homotopes, par exemple. Nous abordons l'extraction de pratiquement toutes les structures de la tête que l'on peut distinguer dans l'image par le contraste : peau et épiderme, calotte crânienne, liquide céphalorachidien, cortex, substance blanche, cervelet et tronc cérébral. La méthode de segmentation développée a été appliquée avec succès à 13 images IRM de la tête (un exemple est donné dans les Figures 2 et 3). Notons que tous les traitements effectués sont 3D. Malgré la diversité des images testées, la méthode a donné de bons résultats avec une bonne robustesse aux paramètres. Le résultat est une partition de l'image où la topologie 3D de chaque structure correspond aux contraintes imposées. Ces résultats ont été évalués positivement par des médecins et des électro-physiologistes et peuvent maintenant être utilisés comme modèles individuels pour résoudre les équations de propagation de champs électromagnétiques dans les tissus de la tête.

Cela fait longtemps que j'ai soulevé le problème de la morphologie, l'idée est donc intéressante, mais elle est propre à chaque individu. Chaque individu a son propre seuil et il va varier même si les deux boites craniennes sont presque identiques, tout simplement parce que les organes internes seront eux différents. Cette solution permettra cependant de diminuer le taux d'erreur. La sensibilité d'un autre organe aux hyperfréquences est a signaler, celle de l'hypophise, qui se situe à la base du crâne, et joue un rôle important dans la régulation des sécrétions hormonales.
 

Concernant l'analyse dosimétrique du système d'exposition constitué de deux sous parties, le radiotéléphone et le casque EEG (64 électrodes), la principale préoccupation, en termes de dosimétrie, est l'étude de l'influence du casque EEG sur le SAR . Les simulations n'ont pas montré d'influence de la présence des électrodes, qu'elles aient été modélisées par du métal ou par le gel dont les propriétés diélectriques avaient été préalablement mesurées. Cependant, les mesures réalisées avec un fantôme canonique ont montré des différences non significatives dues à la présence de câbles qui n'ont en effet pas été modélisés lors de l'approche numérique. La Figure 4 montre la différence relative sur le champ rapporté au champ maximum (a) et la différence relative locale (b) pour le cas avec et sans électrodes.Ces variations sont de l'ordre de 25% dans la zone de champ maximal.

Pour qu'il y ait une influence, il faudrait que l'un des composants du système EEG ait une dimension équivalente à la longueur d'onde de la source d'émission, ce qui n'est pas le cas ici, sauf s'il y a un effet de couplage ou de self dans les fils des électrodes, à la réalisation d'une boucle suite à une mauvaise installation.

a) différence sur le champ rapporté au champ max.  b) différence relative locale

Figure 4.  Différence entre les champs avec et sans électrodes (en pourcentage)

Publications relatives au sous-projet 3:

E. Maby, R. Le Bouquin Jeannès, E. Barbeau, P. Marquis
Influence of radiofrequency fields on human cerebral activity
Icassp Student Forum, Salt Lake City, May 2001.

E. Maby, R. Le Bouquin Jeannès, G. Faucon, E. Barbeau, C. Liégeois-Chauvel
Etude et analyse statistique de potentiels évoqués auditifs sous l'influence de radiofréquences.
Gretsi, Toulouse, Septembre 2001.

E. Maby, R. Le Bouquin Jeannès, E. Barbeau, P. Marquis
Etude de l'influence des radiofréquences sur les potentiels évoqués auditifs
Forum GBM, Compiègne, Juin 2001.

E. Maby, R. Le Bouquin Jeannès, G. Faucon, E. Barbeau, C. Liégeois-Chauvel
Statistical analysis of auditory evoked potentials recorded with or without radiofrequency fields exposure
EBEA, Helsinki, September 2001.

Petr Dokladal, Raquel Urtasun, Isabelle Bloch, Line Garnero
Segmentation of 3D head MR images using morphological reconstruction under constraints and automatic selection of markers
IEEE International Conference on Image Processing, Greece, 2001.




Sous-projet 4 : Métabolisme et comportement chez le rat

Responsable : Bruno Bontempi, Laboratoire Neurosciences Cognitives, UMR CNRS 5106, Talence
Partenaires : PIOM Bordeaux, CNRS Paris Sud

Objectif:
Ce sous-projet s'inscrit dans le cadre d'une approche neurobiologique et comportementale des effets des champs électromagnétiques sur le fonctionnement cérébral. Il a pour principal objectif d'établir une cartographie complète et dynamique de l'activité fonctionnelle de l'ensemble des structures cérébrales chez le rat exposé à des radiofréquences de type GSM 900 MHz. Cette cartographie, réalisée à l'aide des méthodes combinées du (14C)2-désoxyglucose (métabolisme cérébral) et du c-fos (gène précoce utilisé comme marqueur de l'activité neuronale), doit permettre d'étudier si certaines régions cérébrales sont sensibles aux champs électromagnétiques.

Il serait intéressant de connaître les modifications qui surviennent sur le  liquide céphalorachidien, au niveau de la sérotonine (de la molécule 5-HIAA) dont un taux anormalement bas provoque des comportements violents, agressifs. La dopamine, est liée elle aux facultés de la mémoire ou à l'intellect. De là à dire que le GSM est un facteur qui peut augmenter les comportements délinquants dans les zones urbaines, il n'y a qu'un pas. Il serait facile de le vérifier en prenant les statistiques de la police ou même des pompiers, et de les comparer aux zones fortement arrosées par les relais GSM, et à d'autres zones non arrosées, enfin s'il en reste. Je pense que nous aurions de sérieuses surprises.

Résultats:
Les expériences ont été réalisées chez des rats adultes Sprague Dawley mâles (séries de 8 animaux exposés et de 8 témoins). L'exposition des animaux ainsi que la dosimétrie a été réalisée au laboratoire PIOM de Bordeaux.

Si un chercheur indépendant utilisait un échantillon aussi faible, le lobby GSM dirait que son étude n'est pas valable.

La première expérience a consisté à exposer la tête des rats à des radiofréquences de type GSM 900 MHz d'intensités croissantes. Plusieurs niveaux de SAR  de 0,5 ; 1 ; 2 ; 4 et 6 W/kg ont été utilisés. Le SAR est évalué comme valeur moyenne sur le cerveau. L'exposition a été faite « tête seule » à l'aide de l'antenne-boucle étudiée dans le cadre du sous-projet 2. nécessite de maintenir la tête des animaux pendant toute la période d'exposition aux radiofréquences. Pour réduire au maximum le stress des animaux induit par la période d'immobilisation, ceux-ci ont tout d'abord été habitués pendant deux semaines au dispositif de contention, à raison de deux heures par jour. Les animaux ont ensuite été répartis de façon aléatoire au sein de 5 groupes exposés aux ondes GSM de différentes intensités. Les animaux du groupe témoin ont quant à eux été placés dans les mêmes conditions que les animaux des groupes expérimentaux mais n'ont pas été soumis aux radiofréquences. L'exposition des animaux a été réalisée de façon aiguë (une seule exposition de 2 heures).

Comme nous l'avons vu plus haut, le signal émis provient d'un banc radiotéléphone, et donc les sous-produits qui sont d'ailleurs différentes d'un téléphone portable à l'autre, ne sont pas pris en compte, donc les résultats sont faussés.

Afin de détecter les modifications éventuelles de l'activité cérébrale, nous avons utilisé comme marqueur neurobiologique le gène précoce c-fos. Ce facteur de transcription est classiquement utilisé pour détecter, au sein du système nerveux central, les modifications d'activité neuronale induites par l'exposition à différents stimuli et situations expérimentales. Les modifications de l'expression du produit du gène précoce c-fos, la protéine Fos, ont été révélées par immuno-cytochimie sur coupes flottantes.

Une analyse statistique portant sur les 23 régions analysées a révélé un effet différentiel des ondes GSM sur l'expression de la protéine Fos. Au DAS de 1 W/kg, une augmentation significative du nombre de noyaux Fos-positifs par rapport aux animaux témoins a été observée dans les cortex prélimbique (+35%), infralimbique (+33%), frontal (+65%) et cingulaire antérieur (+74%) ainsi que dans le subiculum (+53%), région faisant partie de la formation hippocampique. La seule baisse significative a été observée au sein du cortex temporal (- 44%).

Enfin, on reconnaît ici que les ondes GSM perturbent le biologique même sans tenir compte des sous-produits générés avec un téléphone portable. Ce qui veut dire que si nous nous mettons dans les conditions d'un relais GSM, comment le lobby GSM, peut il affirmer qu'un relais GSM ou autre n'a aucune influence sur la santé des habitants situés juste à côté d'une antenne. On voit tout de suite qu'il y a un problème, et une mauvaise foi évidente.

Nous avons également réalisé une série d'expériences visant à établir une cartographie complète et dynamique de l'activité fonctionnelle de l'ensemble des structures cérébrales à l'aide de la méthode du (14C)2-désoxyglucose, qui s'apparente aux techniques d'imagerie utilisant chez l'homme, la tomographie par émission de positons (TEP). Comme pour l'étude c-fos, l'expérience a consisté à exposer la tête des rats (une seule exposition de 2 heures) à des radiofréquences de type GSM 900 MHz. Deux taux d'absorption spécifique (DAS de 2 et 4 W/kg) ont été utilisés. Les résultats sont en cours d'analyse et ne nous permettent pas d'avancer des conclusions.

Si avec un DAS à 1 W/kg, on obtient des différences significatives, il est facile d'imaginer qu'avec un DAS à 2 ou 4 W/kg, les résultats sont donc plus catastrophique. Il vaut donc mieux dire que les études sont toujours en cours, car cela permet de ne pas les commniquer. On sait cependant que même avec des niveaux très faibles de rayonnement, il peut y avoir des modifications sur les fuites d'albumine.

Dans le cadre d'une collaboration avec Diane Dubreuil, Jean-Marc Edeline et Thérèse Jay (sous-projet 5) nous avons également entrepris d'étudier les modifications de l'expression de la protéine Fos chez des animaux placés en situation d'apprentissage et préalablement exposés à des radiofréquences de type GSM 900 MHz. Différents groupes de rats ont été soumis soit à un apprentissage d'une tâche de mémoire de travail spatiale en labyrinthe radiaire pendant 10 jours, soit à un apprentissage pendant 14 jours d'une tâche de mémoire de référence spatiale (test de la piscine sèche). L'exposition des animaux a été effectuée dans des conditions « tête-seule » pendant 45 minutes immédiatement avant chacune des séances quotidiennes des deux tâches d'apprentissage. Deux DAS de 1 et 3,5 W/kg ont été utilisés et les cerveaux ont été prélevés 90 minutes après la dernière séance d'acquisition et préparés pour l'immuno-cytochimie de la protéine Fos. Chez les animaux exposés aux ondes GSM et soumis à l'épreuve de mémoire de travail, des baisses significatives de l'expression de la protéine Fos par rapport aux animaux témoins non exposés ont été constatées:

Cela fait longtemps qu'on sait modifier les facultés intellectuelles y compris sur des humains. Les services secrets russes, américains, et même en Corée, au Japon, en Chine avaient développé ce que nous appelons des machines de LIDA dans le but de faire parler ou programmer les agents ennemis qu'ils capturaient. Les russes se sont orientés ensuite vers l'utilisation des champs électromagnétiques, pour obtenir ces résultats.
 
Localisation DAS en W/kg Diminution de l'expression de c-Fos en % 
cortex prélimbique 1 24
3,5 28
cortex  infralimbique 1 18
3,5 33
cortex frontal 1 27
3,5 25
cortex cingulaire antérieur 1 35
3,5 30
cortex périrhinal 1 29
cortex visuel 1 27
3,5 19
champ CA1 de l'hippocampe 1 32
3,5 27
Chez les animaux soumis à l'épreuve de mémoire de référence, les seules baisses ont été observées dans les cortex temporal (1 W/kg : -24%) et visuel (1 W/kg : -18%).

Les tumeurs du cerveau chez les utilisateurs de téléphone portables sont le plus souvent sur la zone temporale ou forme une boule derrière l'oreille.


Conclusions:
Nos résultats montrent que l'exposition des rats aux ondes de type GSM 900 MHz induit des modifications significatives de l'activité neuronale révélée par l'expression de la protéine Fos. Ces modifications n'affectent que certaines régions cérébrales et dépendent de la dose avec une augmentation prépondérante de l'expression de la protéine Fos au SAR de 1 W/kg sur le cerveau, chez des rats au repos, exposés pendant 2 heures. En revanche, chez des animaux engagés dans une épreuve de mémoire de travail ou de référence, l'exposition aux ondes GSM (SAR cérébral de 1 et 3.5  W/kg) induit un déficit dans la capacité d'activation de certaines structures cérébrales en réponse à la demande mnésique. Cette hypo-activité neuronale n'est cependant pas suffisante pour induire un déficit mnésique, en tout cas détectable dans les deux épreuves de mémoire utilisées.

Si j'ai bien lu, et si j'ai bien tout compris, nos experts officiels ont obtenu ce résultat avc seulement 1 exposition de 2 heures. Mais alors dans ce cas qu'en est-il pour un individu qui va utiliser son téléphone portable tout sa vie, voire même seulement pendant 10 minutes par jour. Les effets de ces ondes ne sont-elles pas cumulatives à la fin. Il est évident qu'il développera un problème au bout de 20 ans par exemple contre 2 ans pour celui qui utilisera un téléphone portable GSM pendant 30 minutes ou une heure par jour, mais le résultat au final ne sera-t-il pas le même ? Quel sera le coût pour la sécurité sociale, suite à la multiplication des réseaux et des tumeurs du cerveau ?

Sur le plan anatomique, les structures situées à la périphérie du cerveau (principalement le néocortex) seraient plus sensibles à l'effet des ondes GSM.

Les modifications de l'expression de la protéine Fos ne permettent pas de conclure à des effets délétères sur le fonctionnement cérébral. Nos résultats suggèrent néanmoins de poursuivre les analyses pour évaluer si l'existence de telles modifications correspondrait à une réorganisation des circuits cérébraux.

Si on a un accident de voiture, en fonction de la vitesse de collision, on pourra reprendre la route ou ne pas la reprendre. Si on a un accident de GSM, en fonction de la durée d'utilisation chaque jour, on pourra continuer à l'utiliser ou ne plus continuer. Faire durer une étude, permet d'affirmer qu'on étudie le problème et surtout d'avoir des budgets, mais qu'on ne peut stopper les système n'ayant pas encore obtenu les résultats définitifs. Il y a une entente tacite pour ne pas dir un chantage tacite entre le lobby GSM et les centres de recherche, qui consiste à dire, tant que vous nous payez, nous continuons les recherches, et nous reportons la livraison des résultats.


Sous-projet 5 : Mémoire et Apprentissage chez le Rongeur

Co-responsables T. Jay et J-M. Edeline
Partenaires : France Telecom R&D, PIOM Bordeaux

Objectif:
Notre équipe avait pour objectif de déterminer si les capacités d'apprentissage et de mémoire spatiale du rongeur étaient affectées par des expositions aux ondes électromagnétiques similaires à celles utilisées dans le système de téléphonie mobile de type GSM.

Des dispositifs destinés à modifier l'intellect ou les temps de réaction ont été brevetés aux USA à des fins militaires, et servent dans le cadre de l'Air Force ou de la NASA.

Contexte:
Plusieurs travaux publiés ces dernières années ont suggéré que des expositions à des champs électromagnétiques réalisées immédiatement avant des tâches d'apprentissage spatial pouvaient induire des déficits de performances. Ces déficits ont été observés suite à des expositions à des champs de basse fréquence (50-60 Hz : Lai 1996, Lai et al.,1998) ou RF (2450 MHz : Lai et al., 1994; Wang et Lai, 2000). Nous avons pour notre part testé les effets d'une exposition aux ondes de type GSM 900 MHz . Contrairement aux travaux publiés dans la littérature qui ont utilisé des expositions "corps-entier", seule la tête des animaux a été exposée dans nos expériences.

Mauvaises évaluations des distances, d'un délai pour réaliser une action ont été vérifiés lors d'exposition ou de la modification artificielle du champ géomagnétique terrestre. Il est intéressant de signaler que des spécialistes ou comme Collin Blakmore, qui présidait une commission gouvernementale sur la téléphonie cellulaire, à lui arrêté d'utiliser le sien, car il avait constaté que cela perturbait sa concentration.

Protocole:
Nous avons repris deux protocoles expérimentaux déjà utilisés dans de précédents travaux. D'une part, notre première expérience reprend une tâche d'élimination en labyrinthe radiaire similaire à celle de l'article de Lai (1994). Cette tâche est connue pour impliquer préférentiellement un type de  mémoire dit de travail. D'autre part, nous avons utilisé une version non-stressante de la tâche de  navigation spatiale utilisée dans l'étude de Wang et Lai (2000). Cette tâche est connue pour  impliquer préférentiellement un autre type de mémoire dite de référence. Dans nos deux  expériences, des rats ont été exposés quotidiennement pendant les 45 minutes qui précédaient les tests d'apprentissage.  Les deux niveaux d'exposition  utilisés correspondent à des SAR  de 1 W/kg et 3.5 W/kg, pris comme valeur moyenne sur le cerveau. Les performances des animaux exposés ont été comparées à celles d'animaux pseudo-exposés et à celles d'animaux témoins.

Corps entier ou pas entier, ce n'est pas là le problème, on amuse la galerie. Si je me rappelle bien, un téléphone portable GSM à toujours besoin d'antennes relais GSM qui sont espacées en zone urbaine tous les 300 mètres. En capagne ces émetteurs passe de 20 à 200 W. Ce qui veut dire que nous avons les utilisateur de téléphones mobiles GSM qui seront exposés en champs proches et lointains, et les autres, la population qui elle sera exposé en champs lointains en corps entier aux rayonnements des relais GSM.

Résultats:
Dans la tâche de mémoire de travail, le nombre d'erreurs commises a diminué de façon significative au cours des 10 séances d'apprentissage, tandis que la première erreur commise apparaissait de plus en plus tardivement au cours d'une séance (Figure A). Quel que soit le traitement, tous les rats ont appris à réaliser la tâche demandée.

Ce qui nous intéresse, c'est le résultat final sur la chimie du cerveau et non pas de voir qu'entre deux méthodes d'apprentissage de la mémoire avec des cobayes qui ont été exposés dans les deux cas, qu'il y a une différence dans les résultats. C'est comme si on comparait deux accidents de la route à 20 km/h. L'un aura son aile enfoncée et l'autre son aile et son phare, mais dans les deux cas nous avons un accident. La conclusion précédente parle donc d'elle-même (cliquez ici).

Dans la tâche de mémoire de référence, le nombre de réussites a augmenté de façon significative au cours des 14 séances d'apprentissage, tandis que le nombre d'erreurs commises a diminué progressivement (Figure B). Tous les rats ont appris au cours du temps à réaliser la tâche demandée sans différence entre les groupes de traitement.

Conclusions:
Dans les deux tâches étudiées, les animaux exposés aux champs électromagnétiques de type GSM  900 MHz ont présenté des performances d'apprentissage en  tous points similaires à celles des animaux pseudo-exposés et des animaux témoins.

Dans les expositions « corps entier » effectuées par le groupe de Lai (1994 et 2000), les animaux  étaient soumis à un signal  puissant, très différent de celui émis par les téléphones mobiles  GSM, même si la puissance moyenne était similaire. Il s'agit probablement là de l'une des raisons permettant d'expliquer la différence entre les résultats. Une réplication stricte des expériences de Lai est en cours aux USA et une autre démarre en Europe.

Et qu'en est-il pour une population qui est exposée 24/24 heures, 365 jours par an, à des antennes relais GSM, DCS, Tetra, boucles locales radio ? J'aimerai bien qu'on nous communique les taux de progression des tumeurs et cancers pour ces dernières années.

Publications:
Dubreuil D., Jay T.M. and Edeline J-M. (sous presse) Does Head-Only Exposure to GSM-900MHz Electromagnetic Fields Affect the Performance of Rats in Spatial Learning Task. Behavioral Brain Research.

Is Rat Memory Affected After Head-Only Exposure to GSM-900 Electromagnetic  Fields ? Dubreuil D., Edeline J-M., and Jay T.M. ; EBEA, Helsinki, Finlande 6-8 Septembre 2001.

No Deficits in Spatial Learning After "Head-Only" Exposure of Rats to 900 MHz GSM Electromagnetic Fields. Dubreuil D., Edeline J-M., and Jay T.M. ; BEMS, St Paul, Minnesota, USA, 10-14 Juin 2001.

Les Ondes Radiofréquences Émises par les Téléphones Mobiles (900 MHz GSM) Affectent-Elles les Capacités d'Apprentissage du Rat Après une Exposition "Tête-Seule" ? Dubreuil D., Jay T.M., et Edeline J-M. ; SFRP, Tours, 19-21 Juin 2001.

Thèse de Diane Dubreuil à soutenir au 2ème semestre 2001.




Sous-projet 6 : Barrière hémato-encéphalique et migraine chez le rat
Responsable : P. Aubineau  (Université Bordeaux 2) La barrière hémato-encéphalique  (BHE) est un filtre physique entre le sang et le tissu cérébral. Elle est constituée de jonctions dites "serrées" qui lient entre elles les cellules de l'endothelium (couche la plus interne) des vaisseaux sanguins irriguant le cerveau. Intacte, elle ne laisse passer ni les molécules hydrosolubles ni les protéines ce qui permet une stricte régulation du milieu dans lequel baignent les neurones.

Le stress est un des facteurs qui augmentent la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique or des scientifiques ont déclaré que les champs électromagnétiques augmentent le stress. Lors de la guerre du golfe, n'est-ce d'ailleurs pas nos experts militiares qui ont mis en cause le stress suite à un défaut d'étanchéité de cette barrière qui avaient laissé certaines toxines où molécules pharmaceutiques remonter au cerveau, provoquant des troubles neurologiques secondaires.

Parmi les travaux récents destinés à étudier l'influence possible des micro-ondes GSM sur la perméabilité de cette barrière, seuls ceux de Salford et coll.[1] ont montré une perméabilisation des vaisseaux cérébraux pour des valeurs de SAR compatibles avec les émissions des téléphones mobiles GSM. Cette perméabilisation pourrait provenir d'une rupture des jonctions serrées mais aussi d'un accroissement de l'activité pinocytotique (transport vésiculaire trans-cellulaire) de ces cellules, ainsi que semblaient l'indiquer les résultats antérieurs de Neubauer et coll.[2]. Au contraire, Fritze et coll.[3] n'observent un passage significatif de la sérum-albumine dans le tissu cérébral que pour des valeurs de SAR largement supérieures au niveau d'émission des téléphones mobiles GSM et, encore plus récemment, Tsurita et coll.[4] concluent que des micro-ondes à 1439 MHz ne produisent pas de changements observables de la BHE pour un SAR cérébral de 2  W/kg maximum.

Enfin quelque chose que lobby GSM reconnaît.
Pour les taux d'albumine, il s'agit des études de l'université de Lund en Suède qui ont révélé que même en abaissant la puissance, il pouvait y avoir une augmentation des modifications des taux d'albumine.
Source: Département de Physique des Radiations: Bertil R.R. Persson, Lars Malmgren
Division de Neuro-oncologie expérimentale, Département de Neurochirurgie  Hopital
Universitaire de Lund, S-221 85, Lund, Suède  - Arne Brun et Leif G. Salford
Il y a donc une mise en évidence de la résonance en amplitude. Un des aspects de cette résonance n'est pas du tout évoquée, celle du type cyclotronique, qui est liée à l'influence du champ géogmagnétique terrestre. Pour ce qui est du 1439 MHz, cette étude ne nous intéresse pas ici, puisqu'elle n'a rien avoir avec l'étude sur le GSM. Cette étude est faite pour dénaturer les résultats de la précédente.
Ce que ne dit pas du tout ici l'étude COMOBIO, c'est qu'eux autres, ils ne tiennent pas compte des aspects ELF, qui eux ont été pris en compte à l'université de Lund avec des signaux générés en 4, 8, 16, 50 et 217 Hertz, qu'on retrouve dans le GSM.
Voilà une autre façon de fausser une étude.

Par ailleurs, il faut noter que la perméabilisation des vaisseaux de la dure-mère (méninge externe), dépourvus de barrière, n'a encore fait l'objet d'aucune étude bien que ces vaisseaux soient soumis à des champs plus intenses que le cortex sous-jacent. Pourtant, on sait que leur perméabilisation et l'extravasation de protéines plasmatiques (EPP) qui en résulte sont impliqués au premier chef dans la genèse des crises de migraines, qui constituent l'un des symptômes cités par les utilisateurs de téléphones mobiles.

On sait depuis très longtemps que les champs électromagnétiques ont un impact sur le taux de triglycéride qui est l'alarme du stress. On sait aussi que le stress affaiblit le système immunitaire grâce aux travaux du célèbre endocrinologue Hans Selye, qui a démontré un lien entre le stress et la déficience immunitaire humaine au milieu des années 60. A la suite des travaux de Kholodov, le Dr Becker a exposé des singes à des champs basse intensité, et a découvert une quantité anormale d'hormones cortico-adrénalies, signal du stress.

Pour ces raisons, nous avons à nouveau examiné dans le cadre du projet COMOBIO les modifications éventuelles de la perméabilité des vaisseaux sanguins aussi bien cérébraux que méningés (dans la dure-mère) sous l'effet de signaux GSM indépendamment de la pression artérielle. De plus, nous avons comparé les effets de ces ondes chez des rats « normaux » et chez des rats traités de façon à favoriser l'inflammation de la dure-mère (rats dits « sympathectomisés »).

Bien que le GSM soit apparu au début des années 90, le lobby GSM fait table rase de toutes les études qui sont antérieures à cette date et les considère comme non valables.
Pourtant chez les constructeurs automobiles, à chaque fois qu'une nouvelle voiture apparaît sur le marché, ils ne remettent pas en cause le code de la route, ni les nouvelles normes de fabrication, qui vont elles aussi en se durcissant. Or le monde des télécoms est le seul secteur qui marchent à l'envers, où à chaque fois qu'un nouveau système apparaît, on fait table rase des connaissances du passé. On voit tout de suite qu'il y a un dysfonctionnement des pouvoirs publics dans ce domaine, pour des raisons qui sont elles aussi peu claires, ou plutôt trop claires.

Moyens utilisés:
Les expériences ont été conduites sur 50 rats Sprague-Dawley divisés en 6 groupes :
        Contrôles;
        Pseudo-exposés ;
        Exposés ;
        Sympathectomisés pseudo-exposés;
        Sympathectomisés exposés ;
        Contrôles positifs d'extravasation.

Visiblement à Lund en Suède ils ont plus de moyens, puisque l'étude a porté sur des échantillons de 1000 rats. Ce qui nous conduit à conclure que la validité de l'étude COMOBIO est à remettre en question en raison du faible échantillonage disponible, par rapport aux expérimentations de Lund, qui elles tiennent compte en plus de la présence des sous-produits générés par les téléphones portables GSM. Je fais cette remarque ici, car si cela avait été l'inverse, le lobby des télécoms auraient affirmé qu'avec un aussi faible échantillonnage que 50, les résultats ne pouvaient être considérés comme valable.

Tous les rats étaient hébergés deux mois en animalerie et soumis aux procédures expérimentales quand leur poids atteignait 400 à 450  g. Cette durée est en effet nécessaire pour que les rats sympathectomisés développent une inflammation chronique de la méninge après leur opération chirurgicale qui consiste en l'ablation des deux ganglions cervicaux supérieurs qui donnent naissance à l'innervation sympathique des vaisseaux cérébraux et méningés. Après ces deux mois, les rats étaient soumis à une semaine d'habituation progressive à la contention dans la « fusée » destinée à les maintenir en place pendant l'exposition ou la pseudo-exposition aux champs électromagnétiques, puis ils étaient cathétérisés dans la veine et l'artère fémorales, 24 heures avant l'expérience. Ils étaient ensuite exposés ou pseudo-exposés aux micro-ondes pendant deux heures. La pression artérielle était enregistrée en continu. Deux puissances d'exposition ont été testées à ce jour : 2 W/kg et 0,5 W/kg (moyennés sur le cerveau) à 900 MHz. Avant l'exposition et 15 minutes avant la fin de celle-ci, le rat recevait une solution d'albumine séreuse de b-uf liée à de la fluorescéine isothiocyanate (BSA-FITC). La dure-mère et le cerveau étaient prélevés à la fin de l'exposition. La première était ensuite montée in toto  pour l'examen en microscopie de fluorescence. Avant cet examen, le cerveau était coupé au cryo-microtome et les sections étaient traitées par immunohistochimie indirecte contre la BSA de façon à accroître le signal fluorescent. Une quantification fluorimétrique de la fluorescence dans la dure-mère a ensuite été effectuée sur des homogénats.

On sait depuis les années 50 qu'une exposition à des champs électromagnétiques entraîne une modification de la pression artérielle, et depuis 1900 un échauffement des tissus suite aux études d'Arsonval, soit depuis un sicècle. Je signale qu'à l'époque, nos scientifiques n'avaient pas d'ordinateurs et toutes les technologies que nous avons aujourd'hui. C'est à croire que les capacités intellectuelles de nos ancêtres chercheurs étaient beaucoup plus développée que celles de ceux d'aujourd'hui. Je présume que le fog (brouillard en anglais) électromagnétique doit y être pour quelque chose, dans la baisse du raionnement logique et de l'intellect de notre élite.

Les groupes « contrôles » et « contrôles positifs d'extravastion » ont été traités comme décrit ci-dessus à l'exception des phases de contention et d'exposition aux ondes. L'ouverture de la BHE était obtenue par infusion d'une solution hyper-osmotique dans l'artère carotide commune des contrôles positifs anesthésiés.

Résultats
Chez tous les animaux placés dans la "fusée", la pression artérielle a varié entre 100 et 130 mm Hg, valeurs nettement inférieures à la limite inférieure de rupture de la BHE donnée chez le rat comme étant voisine de 170 mm Hg. De plus, nous n'avons observé aucune corrélation entre le niveau moyen de pression artérielle et le niveau d'extravasation chez les animaux des différents groupes.

Une question intéressante, l'étude reconnaît une modification de la pression artérielle. Est-ce quele lobby serait aussi prêt à reconnaître qu'un téléphone portable GSM ou un relais GSM pourrait provoquer une rupture d'anévrisme chez certains individus ?  Comment se fait-il qu'un nombre incalculable d'acouphènes apparaissent à proximité des relais GSM, DCS, Tetra ou autres ? Il serait là aussi intéressant de reprendre les études d'Allen Frey, notifiés dans le corpus scientifiques des institutions européennes, qui signale la possibilité d'arrêter et de faire repartir les battements d'un coeur, ou de provoquer une rupture d'anévrisme suite à une exposition à des CEM spécifiques. Ces recherches intéressent les militaires et services secrets pour des opération clandestines. Le Président Eltsine avait été informé de l'existence de ces systèmes par le KGB.

A 2 W/kg, l'examen de la fluorescence n'a pas montré d'extravasation chez les « contrôles » et les animaux « normaux » pseudo-exposés, que  ce soit dans la dure-mère ou dans le cerveau [fig.1b, e]. Chez les rats « normaux » exposés, une extravasation manifeste se produisait dans la dure-mère[fig.1c] et dans les couches profondes du cerveau situées directement sous l'antenne (principalement les cortex pariétal et frontal de l'hémisphère le plus exposé) [fig.1f]. Chez les rats sympathectomisés pseudo-exposés, une extravasation plus importante que celle des rats « normaux » exposés était observée, non seulement dans la dure-mère (ce qui confirme nos résultats antérieurs), mais aussi dans plusieurs régions du cerveau [fig. 1g, i]. Cette extravasation était encore accrue (bien que non significativement) par l'exposition des animaux sympathectomisés [fig.1h, j]. Chez ces derniers, la dure-mère et les aires cérébrales situées au voisinage de l'antenne montraient des niveaux de fluorescence proches de ceux obtenus chez les contrôles positifs [fig.1a, d].

Dès 1975, la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique a été mise en évidence lors des études de Allen H. Frey sur le rat aux fréquences de:
1200 MHz avec des densités de puissance aussi faible que 2 mW/cm².
2450 MHz avec des densités de puissance 10 mW/cm² soit un DAS de 2 W/kg.
Nos experts officiels ne font que redécouvrir ce nous savons en réalité depuis 25 ans. N'est-ce pas là un scandale, refaire et payer des études pour des choses connues. C'est tout simplement une méthode qui permet de retarder la condamnation du lobby.
- A.H. Frey&coll.Neural function and behavior: defining the relationship.Ann.N.Y.Acad Sci.1975.247: 433-439
- C. Neubauer & coll. Microwave irradiation of rats at 2.45 GHz activates pinocytotic-like uptake of tracer by capillary endothelial cells of cerebral cortex. Bioelectromagnetics. 1990.11: 261-268.
L'exposition des souris à des hyperfréquences augemente la nocivité des virus de l'encéphalite, et facilite le passage de virus et toxines vers le cerveau.
- D.G. Lange & Coll Japanese encephalitis virus (JEV): potentation of lethability in mice by microwave radiation. Bioelctromagnetics. 1991.12: 335-348
La question se pose de savoir si les nombreux cas de méningite cérébro-spinale foudroyante qui naissent ici et là en France ne sont pas dus à une augmentation de la perméabilité de la barrières hémato-encéphalique, lors d'expositions permanentes à des micro-ondes de téléphonie mobile ou de boucle locale radio ou autres, ou à une utilisation excessive d'un téléphone portable. Cette maladie n'existait pratiquement pas au début des années 90, or maintenant depuis le développement des technologies san fil, nous assistons à une explosion des cas. L'utilisation d'écrans d'ordinateurs qui génèrent des ELF est aussi à prendre en compte, d'autant que des utilisateur peuvent passer de 2 à 8 heures journalièrement devant un écran.
 
Figure 1 : effets de l'exposition aux champs EM de type GSM 900 MHz sur l'extravasation de protéines plasmatiques dans la dure-mère et le cerveau.
La BSA-FITC qui a envahi les tissus fluorescence en vert, principalement autour des veines et veinules de la dure-mère (flèches peu épaisses) et autour des micro-vaisseaux cérébraux.
micro-ondes téléphone portable mobile, étude Comobio, Dr Aubineau, perméabilité de la dure-mère, de la barrière hémato-encéphalique
Les flèches pleines indiquent la position des artères majeures de la dure-mère. 

On remarque en (j) que l'extravasation se produit principalement dans l'hémisphère cérébral directement situé sous l'antenne (°) et non dans l'hémisphère controlatéral (*).

Pour une exposition correspondant à un SAR cérébral de 0,5 W/kg, une nette extravasation était encore visible dans la dure-mère, renforcée chez les animaux sympathectomisés, mais elle se révélait très discrète au niveau du cerveau où seulement quelques vaisseaux isolés semblaient avoir permis le passage du traceur.

Ce qui veut dire que la limite de 0,1 µW/cm² demandée par certains scientifiques était justifiée. L'OMS ne préconisait-elle d'ailleurs pas une limite d'exposition de 1 µW/cm² (0,01 W/m²) en 1986. Comment se fait-il que dans les textes européens nous soyons passés aussi brutalement à des niveaux de seuil 400 fois plus élevés. Le lobby des télécoms à tout simplement de préciser que les durées d'exposition sont calculées pour des période de 6 minutes, ce qui donne:
0900 MHz --> 41,2 V/m = 4,5 W/m² = 450 µW/cm² --> H= 0,109 A/m = 1,3 mG
1800 MHz --> 58,1 V/m = 9,0 W/m² = 900 µW/cm² --> H= 0,150 A/m = 1,9 mG
La suède préconisait de ne pas dépasser un niveau d'exposition de 2 milligaus (mG) en champ magnétique pour 8 heures d'exposition, considérant que les risques de leucémie pouvaient doubler au-delà. Cela concernait les lignes THT, mais comme il s'agit d'un rayonnement, pourquoi cette limite ne s'appliquerait-elle pas aux champs RF.

Conclusions:
L'exposition de la tête des rats à un signal de type GSM 900 MHz à des niveaux de SAR de 2 W/kg moyennés sur l'ensemble du cerveau peut induireune perméabilisation des vaisseaux sanguins intra-crâniens, aussi bien dans la méninge que dans le cerveau.Cette perméabilisation est très importante chez les rats rendus prédisposés à l'inflammation méningée par la dégénérescence de leur innervation sympathique crânienne qui favorise le développement de structures pro-inflammatoires comme les mastocytes et les innervations sensitives et parasympathiques.Ceci peut induire des modifications dans les cellules vasculaires elles-mêmes (muscle lisse et tissu adventiciel). Pour l'exposition des rats à des niveaux de SAR cérébral de 0,5 W/kg, l'influence des ondes se réduit considérablement dans le cerveau mais demeure importante dans la dure-mère.

Je voudrais savoir après une telle révélation, comment le lobby GSM peut continuer à nous affirmer qu'il n'y a aucun effet sur la santé des habitants, qui sont installés en-dessous ou en face à quelques mètres des relais GSM, qui émettent en plus 24/24 h.

Bien qu'une partie de ces résultats soient encore préliminaires quant à leur analyse, ils suggèrent dans leur ensemble que les champs électromagnétiques de type  GSM 900 MHz pourraient agir sur l'endothélium vasculaire, pourvu ou non de « jonctions serrées » (BHE), et engendrer ainsi un processus inflammatoire localisé, en particulier dans la dure-mère. Cette action des ondes GSM sur la dure-mère pourrait être en relation avec le développement de crises de migraine chez des personnes prédisposées.

Le brusque changement d'attitudes des experts français est-il lié aux évènements actuels en Espagne et à la brutale augmentation des interventions chirurgicales sur les tumeurs du cerveau en France ?

Références:
1. Salford et coll.; Microsc.Res. Tech, 1994, 27: 535-542.
2. Neubauer et coll.; Biomagnetics, 1990, 11: 261-268.
3. Fritze et coll.; Acta Neuropathol., 1997,  94: 465-470.
4. Tsurita et coll.; Bioelectromagnetics, 2000, 21: 364-371.
 




Sous-projet 7 : Effets biologiques des micro-ondes GSM sur l'oreille

Yann CHALAN, Jean-Marie ARAN, Didier DULON
EMI 9927 INSERM « Biologie Cellulaire et Moléculaire de l'Audition »,
Université Victor Ségalen Bordeaux II, Hôpital Pellegrin, Bât. PQR, 33076 Bordeaux

Dans certaines conditions, l'oreille peut être particulièrement exposée aux champs électromagnétiques émis par les téléphones mobiles en cours de communication. On a donc entrepris une étude spécifique, chez l'animal, des effets de l'exposition aux champs EM de type GSM 900 MHz sur l'oreille et sur l'audition.

La zone du visage exposée à un téléphone portable peut atteindre en début de communication un champ magnétique de 15 à 20 milligaus.

L'étude comporte deux aspects complémentaires : un aspect in vivo où les effets d'expositions chroniques de l'oreille aux ondes GSM sur l'audition sont évalués, et un aspect in vitro où on observe les effets d'une exposition des récepteurs sensoriels de l'oreille en culture.

De plus en plus de problèmes de l'acouphène ou de neurinomes de l'acoustique sont signalés. Des études sont en cours alors qu'il serait facile d'obtenir les chiffres à la sécurité sociale, mais le gouvernement ne fait rien pour aller dans ce sens.

In Vivo:
Des cobayes répartis en différents groupes ont une oreille (la gauche) exposée 1 heure par jour, 5 jours par semaine, pendant 2 mois.
 
Le système d'exposition est réalisé avec une antenne boucle analysée dans le cadre du sous-projet 2. Elle reproduit, sur le petit animal, des conditions d'exposition similaires à celle de l'oreille humaine lors de l'utilisation du téléphone mobile (publication soumise).

L'utilisation de cette méthode ne permet pas de simuler tous les signaux générés par un téléphone portable, comme les ELF du circuit électronique.

A côté d'un groupe contrôle, trois groupes de 8 cobayes ont été exposés à des champs électromagnétiques de type GSM 900 MHz à des niveaux de SAR  de 1, 2 et 4 W/kg, pris comme valeur moyenne dans le cerveau.

Les ondes GSM sont fournies par un générateur RF et un répartiteur 8 voies qui distribue le signal aux 8 antennes.
 

Les tests auditifs sont effectués avant (T0), pendant (T1), à la fin des 2 mois d'exposition (T2) et 2 mois après (T4).

La fonction de l'oreille est évaluée par l'enregistrement des otoémissions acoustiques : il s'agit d'un signal acoustique émis par les cellules sensorielles de l'oreille, celles qui reçoivent en premier la vibration acoustique et qui ont pour fonction de l'amplifier et de la filtrer avant qu'elle ne soit transformée en signal nerveux sur le nerf auditif. C'est donc la toute première étape du phénomène auditif.

Les sensations de picottement ou d'échauffement à l'oreille sont fréquemment cités par les utilisateurs de téléphone portable GSM, parmi l'apparition des nombreuses pathologies signalées. Quoi de plus normal puisque la fréquence de 900 MHz est aussi utilisée dans les fours micro-ondes industriels.

L'audition est évaluée par l'enregistrement des potentiels évoqués dans les voies auditives centrales, qui permettent de définir des seuils auditifs en fonction de la fréquence.

Après sacrifice des animaux, les histocochléogrammes (observation et comptage des cellules sensorielles de la cochlée) sont réalisés sous microscope optique.

Pour les oreilles droites (non-exposées) comme pour les oreilles gauches (exposées), ni les otoémissions acoustiques, ni les seuils des potentiels évoqués auditifs, n'ont été modifiés après les 2 mois d'exposition. Les histocochléogrammes étaient également normaux à la fin des expérimentations.

Etant donné le petit nombre d'animaux utilisés, une deuxième expérimentation, utilisant plus d'animaux, et le niveau d'exposition le plus fort (4 W/kg), est en cours.

Les pathologies qui étaient autrefois détectées chez les personnes âgées, se retrouvent désormais chez les personnes jeunes, mais là non plus, aucune enquête ni communication de chiffres n'a été faite.


Otoémissions acoustiques des oreilles droites et gauches des différents groupes à différents temps de l'expérimentation.

In vitro:
On étudie les effets d'une exposition aux micro-ondes d'organes de Corti (organe contenant les cellules sensorielles de l'oreille) du rat en cours de développement. Les explants d'organes de Corti sont prélevés au 4ème jour postnatal sur des rats nouveau-nés. Ceci correspond à une période critique du développement du système auditif.
 

Dispositif d'exposition:
Les explants d'organe de Corti sont placés dans une boite de Petri elle-même au centre d'une autre boîte de Petri de diamètre supérieur, avec le même niveau de liquide, afin d'uniformiser le niveau d'exposition dans la boîte contenant l'explant.

 

Les deux oreilles sont prélevées. L'une est exposée, l'autre ne l'est pas et sert de contrôle. Les évaluations se font en aveugle.  Pour chaque explant d'organe de Corti, qu'il soit exposé ou non, une micrographie représente l'état général de l'organe. Les photos de gauche montrent les organes de Corti de l'oreille témoin alors que les photos de droite sont les explants de l'autre oreille du même animal exposée 24 heures d'affilé à un niveau de SAR moyen de 1 Watt/kg.
 

Organe de Corti  non-exposé          Organe de Corti exposé

Conclusion:
Après observation en aveugle de chaque explant, on ne note aucune différence quant au nombre de cellules entre les organes exposés et les organes témoins. De plus, sur le plan de l'organisation, tous les explants observés montrent un arrangement de leurs cellules réceptrices totalement normal. Ainsi, il semble que l'exposition d'organes de Corti durant 24 heures d'affilée n'affecte pas la survie des cellules ciliées cochléaires.

Les organes testés ont été coupés, ils ne sont donc plus irrigués par du sang. La sensiblité ne sera donc plus la même. Une exposition permanente provoque un échauffement des tissus. Il est donc impossible de dire qu'il n'y a aucun effet. Tout le monde semble oublier qu'il existe un four micro-ondes référencé à EDF qui fonctionne sur la fréquence de 900 MHz.

Référence:

Dosimetric study of a loop antenna for local exposure of rats at 900 MHz. Chaillou S, Lévêque P, Luc J, Dale
C, Brishoual M, Dulou PE, Veyret B, Wiart J. Soumis.




Sous-projet 8 : Effets de signaux GSM sur les neurotransmetteurs et leurs récepteurs chez le rat

Anne-Laure MAUSSET, René de SEZE
Faculté de Médecine, Nîmes, Université Montpellier 1

Les effets potentiels des champs électromagnétiques émis par les téléphones mobiles sur le système nerveux central (SNC) de rats ont été étudiés, d'une part sur les molécules de communication que sont les neurotransmetteurs (NT), d'autre part sur leur liaison avec leurs récepteurs.

Dans un premier temps, la concentration des neurotransmetteurs a été évaluée par analyse d'image après coloration des cellules qui les contiennent sur des coupes de cerveaux. Les paramètres mesurés sont: la densité optique des cellules, les surfaces de cellules marquées, et le nombre de cellules marquées. Cette méthode permet d'analyser les effets spécifiquement selon la localisation. Sa sensibilité peut mettre en évidence des variations de 20 à 50% des paramètres mesurés. Une première étude a porté sur l'acide gamma-amino-butyrique ou GABA (NT inhibiteur principal du SNC) dans le cervelet de rat.
(GABA = Gamma-Amino-Butyrique)

Les rats (séries de 4 animaux exposés et de 4 témoins) ont été exposés localement au niveau de la tête pendant 2 h à des champs radiofréquences (RF) à 900 MHz, émis de façon continue (CW) ou par impulsions de type GSM.

Dans cette expérience est-ce que tous les sous-produits de l'électronique d'un téléphone portable GSM, ont été générés ? Ce qu'on peut constater dans les expérimentations faites sous le contrôle du lobby, c'est que jamais il ne communique la trace d'un analyseur de spectre qui permet de montrer le spectre de rayonnement utilisé.

La puissance utilisée induisait un débit d'absorption spécifique (DAS)  de 4 W/kg en mode « GSM », et de 32 W/kg en mode continu. A 4 W/kg, on observe une faible diminution de la quantité de GABA (Gamma-Amino-Butyrique) dans le cervelet, alors qu'à 32 W/kg, cette diminution est beaucoup plus importante.

Une fréquence pure (non modulée) n'a pas forcément des effets sur un matériel biologique, alors qu'une fois modulée, des modifications chimiques ou ruptures dans les brins d'ADN apparaissent. En revanche, une fréquence très précise dans la bande du 27 MHz, non modulée détruit quant à elle la gaine de myéline qui recouvre les nerfs.

Une émission produisant des SARs supérieurs ou égaux à 4 W/kg de façon continue pendant 2 heures, provoque une variation de la quantité de GABA dans les cellules nerveuses du cervelet du rat. Cette variation est significative à des niveaux de 32 W/kg qui correspondent à un échauffement des tissus.

Pour les chercheurs le cervelet a un rôle dans les fonctions précognitives, apprentissage, mémorisation des évènements, évaluation spatiale des distances, directions, temps... La stimulation du cervelet est une des zones qui intéresse les militaires, pour augmenter les capacités des pilotes de chasse. Des dispositifs ont été étudiés dans ce sens, et réalisés.

La seconde partie du projet, plus fonctionnelle, concerne la liaison des neurotransmetteurs sur leurs récepteurs. Leur analyse a été réalisée par la technique d'autoradiographie en utilisant des marqueurs spécifiques de chaque récepteur étudié. Actuellement, 3 expériences d'autoradiographie ont été réalisées sur des cerveaux de rats exposés à des champs électromagnétiques de type GSM 900 MHz à un DAS de 4W/kg pendant 15 min. L'une porte sur les récepteurs NMDA du glutamate (NT excitateur principal du SNC), la seconde sur les transporteurs de ladopamine (NT impliqué dans la motricité et dans la maladie de Parkinson) et la dernière sur les récepteurs du GABA.

Une exposition de courte durée (15 minutes) de la tête des rats à un niveau de DAS cérébral de 4 W/kg provoque une diminution sensible de la liaison de différents radio-ligands sur leurs récepteurs spécifiques. Cet effet n'est visible que dans certaines structures, différentes selon le ligand. Le striatum est néanmoins la structure la plus affectée quel que soit le récepteur étudié.

Une autre révélation intéressante de cette étude, on reconnaît implicitement une modification sensible pour une courte durée, soit 15 minutes. On peut donc en déduire que si on utilise plus de 15 minutes un téléphone portable, nous auronsune forte diminution de la liaison de différents radio-ligands sur leurs récepteurs spécifiques.
On peut donc en déduire qu'il y a un risque lors d'une utilisation supérieure à 15 mn.

Trois orientations ont été définies pour poursuivre ce travail : évaluer un éventuel impact sanitaire, en rechercher les paramètres déterminants, préciser les mécanismes biologiques sous-jacents.

Cela n'empêche pas malgré des risques, que les autorités ne peuvent ignorés, de laisser ces technologies se répandre sur le territoire. Le gouvernement a pourtant accès aux statistiques des ordinateurs de la sécurité sociale, qui lui permettent de détecter la moindre augmentation d'une ou plusieurs pathologies, mais il ne fait aucun contrôle, sa responsabilité peut donc être mise en cause.

Pour évaluer l'impact sanitaire, un indicateur de toxicité est la présence d'astrocytes dans le cerveau, révélée par une de leurs protéines constitutives : la GFAP (Glial Fibrillary Acidic Protein). La présence de cette protéine a été mesurée 72 heures après une exposition de 15 minutes à 4 W/kg. On observe une forte augmentation de la présence de GFAP dans différentes structures du cerveau. Cette augmentation reflète une augmentation du nombre d'astrocytes, traduisant une inflammation, signe d'une souffrance neuronale.

Pour certains experts officiels, les maux qui sont énumérés par des utilisateurs de téléphones portables, ou les personnes exposées aux antennes relais GSM, ont une origine psychosomatique, pour ne pas dire qu'elles sont dérangées psychologiquement. C'est carrément un procédé criminel, qui vise à discréditer les victimes de ces ondes. La présente étude démontre bien de quel côté sont les torts.

Une autre approche a consisté à mesurer les conséquences fonctionnelles par l'étude du comportement locomoteur du rat, immédiatement ou 24 h après l'exposition. Plusieurs paramètres ont ainsi été quantifiés : déplacements, redressements, défécations...?

Aucune différence significative des paramètres de comportement locomoteur n'a été observée entre les animaux exposés et les animaux contrôles.

Les effets locomoteurs n'appraissent qu'à long terme, à la suite de plusieurs expositions et avec la présence obligatoire d'ELF.

Une étude dose-réponse est maintenant en cours de réalisation pour définir les paramètres de l'effet observé : intensité seuil, effet cumulatif ou non.

Les effets deviendront cumulatifs pour un utilisateur de téléphone portable GSM qui se retrouve en plus exposé en permanence aux rayonnements d'antennes GSM/DCS/Tetra, ou de boucle locale radio, qui sont déjà opérationnelles, sans que les autorités n'est ordonné la moindre étude sanitaire auparavant.

Les mécanismes biologiques qui sous-tendent les variations observées de liaison des NT sur leurs récepteurs ont été étudiés, et traduisent pour le glutamate une diminution d'affinité pour les récepteurs NMDA, plutôt qu'une diminution du nombre des récepteurs accessibles. Cette diminution d'affinité est de 5 à 20%. Pour les autres ligands, l'analyse est en cours de réalisation.

L'étude des mécanismes indique une diminution d'affinité du récepteur NMDA du glutamate (prédominant dans l'hippocampe). Le nombre maximal de sites récepteurs accessibles n'est pas affecté par l'exposition aux champs EM de type GSM 900 MHz.

Conclusion, cette étude reconnaît qu'une exposition à des micro-ondes GSM provoque une modification de la chimie du cerveau.


Conclusion:
Les développements actuels, notamment en Espagne, font que certains commencent à penser que des ministres français vont être remis en cause devant la haute cour de justice, comme dans l'affaire du sang contaminé. La réalité est toute autre, puisque toutes les plaintes qui sont déposées et dont certaines sont justifiées pour des raisons qui ont été portées ma connaissance, font l'objet d'un classement vertical. La haute cour de justice de la république est de la poudre au yeux, faite pour endormir la population.

Quant à la Cour Européenne des Droits de l'Homme de Strasbourg, elle est elle-même mise en cause de plus en plus souvent, y compris par certaines organisations, pour le classement sans suite des affaires qui lui sont soumises. Elle répond carrément avec les mêmes méthodes qu'on retrouvait dans les pays de l'est au moment de la guerre froide. Cette Cour est totalement inapte à faire respecter les arcticles 6, 8 et 10 de sa propre
convention, preuves à l'appui.

Que se passe-t-il en Espagne ?
Suite à l'apparition de leucémies infantiles dans une école primaire entourée par des relais GSM dans la commune de Vallodolid en Espagne, une polémique a éclaté. L'Espagne comme la France avait refusé de mener une enquête épidémiologique. Suite à ces révélations, des maires espagnols refusent désormais de donner des autorisations d'implantation de relais GSM aux opérateurs, quand ils ne coupent pas d'office l'alimentation électrique des antennes relais GSM existantes. Pour les autres, la population exige le démontage de ces antennes GSM. A Séville 300 antennes ont été installés sans autorisation. La presse française libre comme chacun le sait, ne donne pratiquement aucune information sur ces faits. L'Espagne avait adopté les normes fixées par la réglementation européenne de juillet 1999. En France une habitante HLM découvrant qu'on allait installer une antenne sur son toit, avait adopté une solution radicale en  2001, puisqu'elle avait carrément kidnappé les antennes pour les entreposer dans son salon, pour empécher leur installation.

Suite à l'apparition de plus en plus de cancers et leucémies, de plus en plus d'experts officiels sont dans leurs petits souliers, surtout depuis que les scientifiques dans les procès du tabac se sont retrouvés poursuivis par la justice américaine. Il n'y a d'ailleurs aucune raison en France ou en Europe, pour que les experts et politiques qui ont minimisé les risques ou fait passer des lois favorisant les abus,ne se retrouvent pas inquiétés et poursuivis devant la justice pour mise en DANGER de la vie d'autrui. Il doit en être de même pour ceux qui avec des comportements mafieux pratiquent le trafic d'influence, les écoutes sauvages et qui tentent de discréditerles scientifiques qui alertent sur les risques des micro-ondes. On peut aussi poser des questions sur les tractations qui ont permis au lobby des télécoms d'obtenirdans une opacité totale 1,4 milliards de francs de subvention de l'état et des collectivités locales en juillet 2001.Que les associations demandent aux responsables des partis politiques, comment se sont opérés les tractations ? Y a t-il eu des contre-parties faites aux frais bien des contribuables français ?

Le fait d'avoir refusé de mener des enquêtes épidémiologiques, est une preuve de plus qui permet de mettre en accusation les membres du gouvernement et responsbles d'institutions pour leur laxisme, et trafic d'influence (procédés sanctionnés par le code pénal) dans le but de neutraliser les recherches indépendantes. La conclusion qui s'impose, c'est pourquoi on ne fait pas des analyses de sang sur un lot d'habitants exposés à des émetteurs GSM et sur un autre lot non exposé. Cela serait tellement plus simple et plus rapide, mais mettrait surtout en évidence une vérité que les responsables politiques ne veulent pas reconnaître, pour des raisons financières comme avec le scandale de l'amiante, où tout le monde a été complice.De tels agissement doivent être santionnés lors des élections.


Accès à l'étude épidémiologique du Pr Santini sur les antennes relais GSM.
Accès à l'étude épidémiologique du Pr Santini sur les téléphones portables GSM.
Accès à la mise au point au Pr Santini.



 
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