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257°) L'équipage du navire garde-côte norvégien KV Nordkapp,
a été irradié accidentellement par le radar d'alerte SPY-1
du navire de guerre américain USS Farragut DDG 99.
1°) Introduction.

La radio-télévision publique norvégienne a révélé mardi 19 octobre 2012, que l'équipage du navire garde-côte norvégien KV Nordkapp qui naviguait au large des côtes de Finnmark, a été irradié par des émissions électromagnétiques nocives émis par l'un des systèmes électronique du navire américain, le destroyer lance-missiles USS Farragut DDG 99 du type AEGIS, 155,7 m de longueur, 20,2 m de largeur, 9 300 tonnes de déplacement. Il a aussi provoqué des pannes sur plusieurs des systèmes électroniques de bord sur le navire norvégien. L'accident s'est produit en Arctique le 24 août 2012 lors de l'exercice militaire Northern Eagle avec les marines, norvégienne, américaine et russe. L'information est connue suite à un communiqué de presse de l'armée du 3 septembre. Le destroyer russe "Admiral Chabanenko" a progressé pour se positionner sur le côté tribord du navire "KV Nordkapp".

Navire russe, Destroyer 1155.1 ADMIRAL CHABANENKO 
Udaloy II class, 2008
Durée : 9,24 minutes
Navire russe, Destroyer 1155.1 ADMIRAL CHABANENKO 
Udaloy II class
Durée : 9,24 minutes
Les problèmes sont apparus quand "USS Farragut" a fait la même manoeuvre du côté bâbord du navire norvégien. Après avoir entendu des grésillements, les officiers norvégiens ont demandé à le destroyer américain "USS Farragut " de couper ses systèmes. Depuis les années 40, il y a eu plusieurs centaines d'accidents référencés, suite à des expositions chroniques du personnel militaire aux micro-ondes dans l'armée américaine. Il y a quelques années dans le canal de Panama, un navire US avait là aussi oublié de couper ses radars. Après une escale à Wilhelmshaven en Allemagne, il est arrivé dans le port de la Rochelle le 8 septembre 2012, mais il a pensé à couper ses radars.
Navire américain, Destroyer DDG 99, USS Farragut.


Durée : 33 secondes

Navire américain Destroyer  DDG 95, USS James E. Williams.
(Le DDG 95 est du même type que le DDG 99)

Durée : 2,53 minutes
2°) Conséquences sanitaires humaines de cet incident.

Les 66 membres de l'équipage ont été soumis aux rayonnements électromagnétiques nocifs du navire de guerre américain. Juste après l'accident, du personnel médical est monté à bord. L'équipage a été soumis à une expertise médicale et une expertise du NRPA. Le chef des Garde-côtes norvégiens, Lars Saunes, a déclaré à NRK  « nous avons envoyé du personnel médical à bord du Nordkapp KV pour examiner la santé de l’équipage. Plusieurs se sont plaints de maux de tête et d’autres symptômes après avoir été exposés à des rayonnements provenant du navire américain. » Le navire KV Nordkapp est rentré à Tromsø, et plusieurs membres d'équipage ont été admis à l'hôpital 10 jours après l'accident. Les membres de l'équipage ont été examinés en septembre dès leur arrivée à Tromsø par un médecin. Un membre d'équipage a été transporté à l'hôpital universitaire de la Norvège du Nord à Tromsø, et les quatre autres ont été envoyés au service des urgences. Les symptômes suivants ont été constatés:
 
Symptômes Pourcentage
Maux de tête   43 %
Fatigue / léthargie  26 %
Sueurs   20 %
Inconfort / échauffement de l'épiderme  15 %
Affaiblissement / perturbation de la vision   07 %

William Koefoed, médecin et capitaine dans la marine, a déclaré à l'AP :
« - Les émissions radar sont des rayonnements non ionisants, et ils ne devraient pas avoir assez d'énergie pour endommager l'ADN et causer le cancer... Cependant, les problèmes peuvent être graves.
- Quelle est l'ampleur ?
- Ce qui m'inquiète, c'est qu'il reste aujourd'hui, une semaine après l'incident, certains membres d'équipage qui ont des maux de tête et d'autres symptômes qui peuvent être liés aux rayonnements. J'ai donc envoyé à bord un médecin et du personnel médical pour évaluer la situation et faire une évaluation de ce que nous devons faire.
- Savez-vous à quelle dose de radiation de l'équipage a été exposé ?
- Le niveau exact est inconnu. Mais fondamentalement, il ne devrait pas y avoir de blessures graves dans de telles situations.
- Nous savons que les effets thermiques des forts rayonnements sur la peau et des symptômes, ressemblent à des coups de soleil, peau rouge et autres. Le second point qui nous intéresse beaucoup plus, se sont les problèmes oculaires. Il est démontré que l'on peut développer des cataractes avec ce type de rayonnement. Nous n'avons aucune preuve que ce n'est pas le cas ici, mais on recherche si les blessures se produisent de façon aiguë au fil du temps. Certains pensent qu'elles peuvent prendre de 20 à 25 ans. »

Le Ministre de la Défense Espen Barth Eide suit l'affaire de près, et a appris cet incident juste après l'arrivé du navire au port; Il prend l'affaire au sérieux.
« - Je suis cette affaire de très près, et nous sommes préoccupés par la situation qui s'est produite à bord du KV "Nordkapp". Nous ne connaissons pas le niveau de gravité de la situation qui est grave, mais nous devons supposer que cela peut être moins grave. Je suppose que le gouvernement américain travaille avec nous pour savoir ce qui s'est passé lors du présent exercice. »

Il faut se rappeler que dans les années 40, les américains on eu une affaire similaire. Ils ont irradié leur propre équipage. Evidemment les adeptes de la paranoïa et de la thèse conspirationniste, tous ceux qui ont des choses à dissimuler, sont arrivés pour discréditer tous ceux qui parlaient de cette affaire, en allant même jusqu'à affirmer que le navire n'existait pas. Ils ont juste oublié que les photos historiques du navire existaient. J'avais émis l'hypothèse que l'équipage avait été victime d'une exposition chronique. Quelques années après la publication de cette hypothèse dans mon livre de 1999 qui n'est plus disponible, un agent de la DIA (service secret militaire américain) émettra lui aussi cette hypothèse. Plusieurs membres de l'équipage de 1943 sont restés avec des séquelles à vie.

Le chef Lars Saunes a déclaré  « nous travaillons sur une chronologie allant de 10 minutes à une demi-heure ». Ce qui n'a pas été dit, c'est que certains des membres de l'équipage ont été obligatoirement victimes aussi de purpuras hémorragiques, diarrhées, de micro-perforations au niveau du système digestif, cancer du péritoine, et que certains conserverons aussi des troubles du comportement, longtemps après cette exposition chronique. Il est possible que certains des membres de l'équipage, les plus touchés, restent handicapés à vie, avec des troubles neurologiques. Le rapport conclut qu'il « est probable que le personnel a été exposé à un rayonnement électromagnétique d'un radar fonctionnant dans la bande de fréquence de 3 à 4 GHz." Un document américain de décembre 2012 d'une cinquantaine de page que j'ai récupéré, demande un retour d'information, suite à une exposition chronique des soldats aux émetteurs de brouillage qui sont installés sur les véhicules blindés en Afghanistan. Plusieurs mois après être rentrés de mission, ils ont des symptômes que nous retrouvons dans le cadre du "symptôme des micro-ondes".

Quand on déclare qu'on peut trouver des animaux morts à proximité des antennes radars, on est évidemment insulté et traité de parano. Sauf que les paramètres impulsionnels de ce type de radar et d'autres permettent de suivre le déplacement des oiseaux. Il a été nécessaire de modifier la durée des impulsions par le passé, car des oiseaux tombaient aussi à terre à proximité des centres de formation des radaristes. L'incident qui est arrivé à cet équipage norvégien, ré-expédie nos détracteurs dans leur but, et démontre surtout leur incompétence chronique, et leur manque de crédibilité.

Il est impossible de donner le niveau d'exposition exacte de l'équipage norvégien. Pourquoi ?
1. Parce qu'il existe plusieurs types de radars sur le navire USS Farragut, et on ne sait pas combien étaient en service.
2. Parce que pour un radar avec antennes à balayage de phase, on ne peut pas utiliser les mêmes formules que pour un radar classique avec antenne tournante.
3. On ignore la fréquences de récurrence, et la durée des impulsions utilisée.
4. On ignore combien de systèmes de communication et de brouillage RF étaient actifs au moment de l'accident.

Il est donc plus facile d'établir le niveau d'exposition à partir d'expertises ou d'études sur des accidents passés, dans lesquelles on nous donne une équivalence entre un niveau d'exposition et les pathologies. Si on prend comme référence l'étude de Schilling sur deux accidents en Angleterre, une dizaine de techniciens avait été victimes d'expositions chroniques sur une période de 72 heures à un niveau estimé de 100 à 150 V/m, alors que la norme professionnelle est de 137 V/m. Dans le cas présent, on peut estimer que l'exposition chronique des membres de l'équipage du navire norvégien n'a pas dépassé une durée d'environ 20 minutes. En 1953, l'US Navy a adopté un premier seuil d'exposition de 194 V/m. On ne peut donner un chiffre précis, puisqu'on ne connait pas la durée utilisée par les impulsions radars, ni leur fréquence de récurrence, ni le nombre de faisceaux actifs. Si on part sur ces bases connues, on peut seulement affirmer que le niveau d'exposition à bord du navire norvégien a dépassé au moins 250 V/m. Un autre critère peut permettre de déterminer le niveau d'exposition, mais celui-là est classifié, ce sont les dégâts qui se sont produits sur les équipements électroniques de bord, puisque chaque système doit répondre à des normes d'exposition militaire, comme pour les systèmes avioniques.

Navire des garde-côte novégien KV Nordkapp.


Durée : 21 secondes.
3°) Rapport d'accident.

L'équipage a remarqué qu'ils avaient des problèmes techniques sur les systèmes de bord, et entendu des grésillements. Le navire destroyer USS Farragut aurait oublié de couper son radar (sic). Le rapport d'accident de la Commission d'enquête du 28 septembre nous apprend "qu'un des membres de l'équipage s'était écrié que l'USS Farragut avait oublié d'éteindre son radar SPY-1D." Il émet dans le spectre de 3,1 à 3,5 GHz, avec une puissance crête de 4 à 6 MW (mégawatt), pour une puissance moyennée de de 58 à 66 kW selon les versions. La largeur du(des) faisceau(x) est de 1,7°. Les distances de sécurité par rapport aux sources d'émissions des navires de guerre américain du type AEGIS vont de 20 à 565 mètres de distance selon le type de radar ou de brouilleur. Le KV Nordkapp lors des communications de passerelle à passerelle a ordonné à l'USS Farragut "d'éteindre ses systèmes." Lorsque KV Nordkapp a répété le même message, « les effets externes sur le Nordkapp KV et ses systèmes ont cessé. » Les forces armées norvégiennes n'ont pas reçu de réponses des américains, y compris sur le matériel actif dont ils disposaient à bord ce jour-là. Arne Morten Grønningseter, porte-parole du quartier général opérationnel des forces norvégiennes de Bodø, a déclaré à Northern Norway (NRK) que :
« Les autorités américaines nous ont confirmé qu’ils étaient responsables de ce qui s'était passé. » « La Commission est officieusement informés du fait que les autorités américaines ont lancé leur propre enquête basée sur cet incident, mais la Commission n'a pas reçu de réponses aux questions ouvertes dans le temps pour la Commission de faire ses propres évaluations et faire des simulations ».
L'US Navy a précisé que le radar de l'USS Farragut est supposé s'éteindre, ou abaisser sa puissance à proximité des autres navires. Je dois rajouter qu'il en est aussi de même lorsque des hélicoptères sont en approche, sinon les interférences électromagnétiques pourraient provoquer leur chute, comme cela s'est déjà produit par le passé. Certains types d'hélicoptères ont été durcis, pour pouvoir se poser sur les porte-avions, suite à plusieurs accidents. D'autres hélicoptères sont carrément interdits de porte-avions, car il était trop coûteux de durcir leur électonique.

La Commission d'enquête norvégienne utilise des sources ouvertes sur Internet et dans les ouvrages disponibles pour compléter son enquête. Plusieurs sources potentielles d'émission à bord du navire peuvent générer des interférence électromagnétique (EMI). Les Norvégiens précisent :
- « Les sources les plus probables pour les problèmes EMI viennent des systèmes SATCOM ou radar. »
- « Quand l'USS Farragut a progressé sur le côté du KV Nordkapp il y a eu des problèmes, et ils n'ont cessé qu'après le navire américain ait été invité à éteindre le « radar SPY-1D ».
- « Nous avons un bon dialogue avec les autorités américaines pour rendre compte de ce travail, et obtenir l'information que nous avons demandé », déclare Harald Agiter Aamoth au siège opérationnel de ABC Nouvelles. On veut bien le croire. Toujours est-il que tout le monde tergiverse, pour ne pas dire patauge sur les responsabilités qui incombent à certains. Le rapport norvégien précise qu'il est improbable que le navire russe soit responsable de l'incident.

Vous trouverez ci-dessous un tableau extrait de l'une de mes conférences sur les distances de sécurité qui sont appliquées pour chacun des équipements de ce type de navire, selon la norme militaire américaine qui est de 10 mW/cm², soit 194 V/m. Pour un seul système la distance de sécurité va jusqu'à 565 mètres, sauf que je précise toujours que si plusieurs systèmes sont actifs simultanément, cette distance de sécurité augmente. De plus ces systèmes fonctionnent sur différentes bandes de fréquence, et plus on monte en fréquence, plus la durée d'exposition doit diminuer.
 

4°) Radars utilisés.
Ci-dessous nous avons une photo d'un navire de classe Ticonderoga, alors que l'USS Farragut est de la classe "Arleigh Burke", mais nous retrouvons des  systèmes de combat électronique similaires du type AEGIS avec :
 
Marque du Radar Type Radar Bande Frequence
Radar DRS Technologies AN/SPS-67(V)3 C-band 5.4-5.8 GHz
Radar Navigation Raytheon SPS-64(V)9 I-band ou
E/F-band
9,375-9,420 MHz
3,030 MHz
3 Radars contrôle de tir Raytheon AN/SPG-62 I/J-Band  8 - 10 GHz

- Les systèmes d'autodéfense Phalanx 1B équipent en trois exemplaires au moins presque tous les navires de la marine américaine, et certains sont upgradés avec un système optoélectronique d'imagerie thermique de Thales du type HDTI5-2F. Il est équipé d'un radar en bande Ku qui permet de guider vers sa cible un canon de 4.500 coups/minute.

- Trois autres radars mais eux de poursuite et d'illumination (2,28 m de diamètre) peuvent présenter aussi un risque. Ils ont un faisceau très focalisé et leur fréquence de fonctionnement se trouve entre 8 et 20 GHz, avec une puissance différente selon les versions.

- En 2005, les destroyer à partir des coques DDG 91 à 112, ont été équipés du radar AN/SPY-1D(V)
L'USS Farragut DDG 99 est équipé d'un radar Lockheed Martin du type AN/SPY-1D(V).
La puissance moyenne donnée selon les versions est de 58 kW (kilowatts) pour le SPY-1A.
La puissance moyenne pour la version refroidie SPY-1D(V) peut monter à 77 kW (kilowatts).
La puissance crête donnée selon les versions est de 4 à 6 MW (mégawatts).
Le système radar SPY-1 se compose le plus souvent de 4 antennes dalle octogonale.
Durée des impulsions 6.4/12.7/25/51 µs avec un taux de compression de 128.
Plus la durée de l'impulsion est longue, plus la portée du radar en km est élevée, et
plus le nombre d'impulsion par seconde appelée "fréquence de récurrence" est faible.
Il est donné pour un Gain en dB = 42, pour une largeur de faisceau de 1,7° x 1,7°.

La première version du radar SPY-1A, dispose de 4 antennes avec 4096 éléments, répartis en plusieurs modules de 32 éléments chacun.
Un réseau de guides d'ondes avec 8 émetteurs est équipé en sortie de 32 amplificateurs croisées (CFA),
et permettent d'obtenir une puissance moyenne de 32 kW, ce qui donne une puissance crête de 4 à 5 MW.
Un réseau de guides d'ondes permet de recevoir les signaux avec 4352 récepteurs à semi-conducteurs sur chaque antenne.
L'antenne du SPY-1A est divisée en 68 sous-réseaux de 64 éléments chacun, soit 4.352 éléments.

Le radar SPY-1B, a été amélioré pour réduire les lobes secondaires et éliminer les lobes intérieurs de balayage d'antenne.
L'antenne de 4.350 éléments a été divisée en 2175 sous-réseaux de 2 éléments chacun.
Les tolérances d'usinage et les techniques d'alignement ont été améliorées.
 
Radar Type AN/SPY-1A AN/SPY-1B AN/SPY-1D AN/SPY-1D(V) AN/SPY-1E AN/SPY-1K
Bande IEEE S S S S S S
Bande Otan F F F F F F
Fréquence Haute 3500 MHz 3500 MHz 3500 MHz 3500 MHz 3500 MHz 3500 MHz
Fréquence Basse 3100 MHz 3100 MHz 3100 MHz 3100 MHz 3100 MHz 3100 MHz
Diamètre Antenne 3.70 m 3,70 m 3,70 m 3,70 m 2.40 m 1,70 m
Hauteur 4,06 m 4,06 m 4,06 m 4,06 m
Largeur 3,94 m. 3,94 m. 3,94 m. 3,94 m.
Qantité modules 4.096 Tx
4.352 Rx
4.350 Tx
?.???  Rx
4.350 Tx
?.???  Rx
4.350 Tx
?.???  Rx
1.856 0912
Puissance moyenne 32 kW 58 kW 58 kW 58/77 kW
Puissance crête 05 MW 4/6 MW 4/6 MW 4/6 MW

Navire AEGIS, Classe Ticonderoga
Norvège, accident santé, surexposition professionnelle de l'équipage du navire garde-côte norvégien KV Nordkapp aux micro-ondes radar du navire américiain lance-missiles USS Farragut DDG 99 du type AEGIS

5°) Pour l'US Navy, ce n'est pas nous.

Les USA n'ont pas répondu à la Commission d'Enquête de la Défense Norvégienne sur la possibilité d'une catastrophe dans la mer de Barents. Un porte-parole de l'US Navy, le Lieutenant Sean P. Riordan, avait quant à lui déclaré le mardi après-midi qu'il n’avait aucune information sur cette affaire. Il ne la connaissait que par les médias norvégiens. L'US Navy a cependant précisé que leur navire Farragut était équipé d'un système radar qui se met hors service lorsque d'autres navires sont à proximité. Le commandant du navire norvégien, Lars Saunes, admet qu'on lui a répondu que le radar était éteint lorsqu'il a contacté le navire américain au moment de l'accident. La Marine américaine poursuit "l'enquête" de son côté sur cet accident, mais après examen du journal et des rapports de l'équipage du navire, la conclusion préliminaire est que le destroyer américain n'aurait pas émis de rayonnement radar auprès du navire de la garde côtière norvégienne KV Nordkapp. Dans ce genre d'affaire, il y a l'officiel et l'officieux. Aucun gouvernement ou état-major ne peut avouer sa responsabilité vis à vis des politiques et du public.
 

6°) Les mesures suivantes sont mises en œuvre:

- Un rapport détaillé par le personnel de bord du Nordkapp KV, pour estimer la dose de rayonnement des personnes exposées.
- Obtention des conseils suite aux expertises disponibles, ainsi que du NRPA.
- Le renforcement des capacités autour du navire, y compris la gestion, et le suivi des rapports.
- Le commandant de la Garde côtière a mis en place une surveillance de la sécurité avec le système de gestion de la sécurité marine
- La Marine norvégienne prend cette situation très au sérieux et un certain nombre de mesures ont déjà été mises en œuvre.
- La Marine fera un suivi avec chacun des membres impliquées dans l'incident, a déclaré le chef de la marine, l'amiral Grimstvedt Bernt.
- Le Quartier Général Interarmées norvégien a nommé une commission d'enquête sur cet incident. Il a émis des conseils de radioprotection pour la Garde Côtière concernant le suivi de leurs équipages.
Le navire KV "Nordkapp" qui était à Tromsø, depuis son arrivée, a repris son service dès le mardi 5 septembre 2012 après le retour à bord de ses 5 membres d'équipage, les plus surexposés aux ondes du radar du destroyer USS Farragut lors d'un exercice naval.

7°) Autre hypothèse.

Lors d'une enquête les experts doivent tenir compte de toutes les hypothèses plausibles. On peut imaginer un oubli, ou une défaillance du dispositif de mise en veille automatique des sources d'émission qui sont deux possibilités. Mais il est aussi possible que les américains aient voulu tester la résistance des systèmes électroniques des navires adverses. On peut imaginer qu'ils aient cherché à déterminer si en concentrant un faisceau radar, on pouvait brouiller ou détruire les systèmes électroniques adverses. C'est une possibilité et un risque que j'avais déjà imaginé dès 1976 en modifiant des radars. A cet époque je souhaitais remplacer les antennes conventionnelles de mes radars (lien radar-2.htm), par une antenne à balayage électronique. J'ai abandonné ce projet jugeant que le risque était trop important, d'autant plus que cela nécessitait des moyens techniques et financiers non négligeables. Dès le début des années 1900, des chercheurs avaient déjà imaginé l'invention du "rayon de la mort".

Comme par hasard, on vient d'apprendre le 7 novembre, que la société "Boeing Phantom Works" a testé le 16 octobre 2012 un nouveau type de missile furtif appelé "CHAMP", dans le désert de l'Utah. Il est équipé d'une ogive qui génère des émissions électromagnétiques destructrices capables de détruire les systèmes électroniques adverses.

Missile Champ de Boeing, Arme à impulsion électromagnétique EMP.


Durée : 2,09 minutes

Inutile de préciser que ce missile à impulsion électromagnétique vise très précisément les systèmes radars passifs qui ont été fournis à l'Iran par la Russie ou l'Ukraine, et autres. Ces armes électromagnétiques sont de plusieurs types et ne visent pas forcément les mêmes cibles. C'est une des raisons qui fait que les russes avaient conservé très longtemps des systèmes à tubes électroniques, y compris sur les avions, alors que les semi-conducteurs étaient disponibles, mais moins résistants à une impulsion électromagnétique nucléaire (IEMN). Certains procédés remontent à l'ère Sakharov, comme par exemple l'utilisation d'un explosif puissant à l'intérieur d'une self qui va générer une puissante impulsion électromagnétique, ou une IEMN générée par un explosif nucléaire. D'autres armes reposent sur l'émission de rayonnements micro-ondes.


M. Daniel Depris ne devrait pas tarder à m'attaquer une nouvelle fois suite à cette nouvelle page, puisque j'ai découvert que ce triste sieur s'était permis de m'attaquer avec des des propos totalement sortis de leur contexte, et qui en plus ne figure même pas dans mon ancien livre qui date de 1999, raison pour laquelle il ne communique pas le numéro de la page en question. De plus la Gendarmerie Royale Balge qui consulte réguilèrement mon site, peut le vérifier

En conclusion, méfiez-vous donc des experts qui prétendent dire la vérité, ou plutôt leur vérité qui est faite pour servir exclusivement leurs intérêts personnels.


Sources : Chaine de télé norvégienne NRK.
Liens
Date
http://www.nrk.no/nyheter/distrikt/troms_og_finnmark/1.8310502
Le navire norvégien KV Nordkapp a été remis en service
05/09/2012-06H40
http://www.nrk.no/nyheter/distrikt/troms_og_finnmark/1.8310579
L'US Navy nie les rayonnements
05/09/2012-08H02
http://www.nrk.no/nyheter/distrikt/troms_og_finnmark/1.8309763
US Navy: - No Comment
04/09/2012-13H05
http://www.nrk.no/nyheter/distrikt/nordland/1.8308890
L'équipage est "blessé" par les rayonnements - Le chef de la Garde côtière est inquiet
03/09/2012-17H22
http://www.nrk.no/nyheter/distrikt/troms_og_finnmark/1.8308848
Ils ont estimé que leur peau s'est échauffée
03/09/2012-16H45



 
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