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342°) Augmentation des tumeurs du cerveau
et Accident Vasculaire Cérébraux (AVC).

Le DAS (Débit d'Absorption Spécifique) est spécifié sur les notices, mais attention, il y a deux types de DAS, l'un est européen et l'autre est anglo-saxon. En France et en Europe, le DAS maximum autorisé est de 2W/kg, contre 1,6 W/kg aux USA. Les portables actuels sont maintenant très nombreux sous la barre de 1 W/kg.

Le 31 mai 2016, les résultats partiels d'une étude américaine du National Toxicology Programme (NTP) faite sur les rats ont relancé la polémique, en révélant un lien entre les tumeurs et l'exposition aux micro-ondes des téléphones portables. Les rats ont été exposés en corps entier aux ondes avant la naissance (in utero) et jusqu'à la fin de leur vie (2 ans) pendant 9 heures par jour à 900 MHz à des DAS de 1,5W/kg, 3 W/kg et 6 W/kg. Les rats étaient répartis par sexe, par groupe de 90 individus pour chaque DAS. Le gliome malin était présent sur 3% des rats de chaque groupe exposé. La tumeur cardiaque était présente chez 1 à 5% des rats de chaque groupe et augmentait avec la valeur du DAS. Ces 2 tumeurs n'ont pas été constatées dans le groupe témoin non exposé aux ondes. Pour les chercheurs ces tumeurs sont "probablement" liées à l'exposition aux ondes. Aucun effet significatif n'a été constaté chez les femelles, ce qui est surprenant. 

En 2014, une étude française publiée dans la revue Occupational and Environmental Medecine (qui dépend du groupe British Medical Journal) démontrait que l'utilisation de plus de 15 heures d'utilisation par mois d'un téléphone portable favorisait l'augmentation de certaines tumeurs du cerveau. Isabelle Baldi déclarait, « la principale conclusion de notre étude menée en France va dans le même sens que des tendances récemment observées au niveau international mais qui demandent à être confirmées, à savoir une élévation du risque de tumeur cérébrale, observée uniquement chez les plus forts utilisateurs. »

En août 2013, une nouvelle étude réalisée par l'hôpital suédois d'Örebro a révélé que l'utilisation pendant 10 ans d'un portable provoque une augmentation de 290% du risque de développer une tumeur cérébrale. Il est aussi confirmé une fois de plus que la tumeur se développe du côté de la tête où le téléphone portable a été le plus souvent utilisé. Les scientifiques ont utilisé des questionnaires sur les habitudes d'utilisation des téléphones portables par 1800 malades qui ont développé une tumeur et celles des patients sains. Ils ont tenu compte de l'utilisation du téléphone, fixe, mobile, du type de smartphone, de l'usage de l'oreillette, la durée des d'appels. Les résultats démontrent que l'utilisation du portable augmente de 30% le risque de gliome, et que les risques augmentent significativement pour chaque « tranche » de 100 heures et pour chaque année d'utilisation. Les risques augmentent chez les utilisateurs de moins de 20 ans.

On a appris le 28 juin 2016, que les équipes du Dr Amal R Khanolkar du University College de Londres et du Dr Maria Feychting du Karolinska Intitutet de Solna ont découvert que plus on est diplômé jusqu'au niveau universitaire, plus le risque de tumeur cérébral est important. Ils ont mené l'étude à partir d'une base de données de 4,3 millions de Suédois, nés entre 1911 et 1961, et étudié la période de 1993 à 2010, à partir de 12.800 décès (sur un total de 1,1 million), liés à une tumeur cérébrale, soit 5.700 hommes et 7.100 femmes. Il est nécessaire de préciser que la téléphonie mobile GSM a fait son apparition vers 1993/1994. Les hommes qui ont été étudiés à l'université pendant au moins 3 ans ont un risque de gliome augmenté de 19% par rapport à ceux qui ont eu une scolarité de 9 ans, durée du cursus minimum obligatoire en Suède. Pour les femmes, l'augmentation est de 23%. On retrouve une même corrélation chez les professionnels comme les managers, avec un risque qui passe à +50 %. Chez les femmes, cette hausse est de +26%. Les chercheurs sont incapables de donner une raison sur les augmentations constatées. Il faut dire quand l'augmentation d'une pathologie est constatée, mais en médecine on ne recherche jamais les causes, pour la plus grande satisfaction des laboratoires pharmaceutiques, et aussi de nos politiques.


Le 01/07/2016, Gérard Abeillé, Président de l'association France AVC Lorraine, déclarait dans le Républicain Lorraine que « l'AVC n'est plus pris en compte.../... Au sortir de l'unité neurovasculaire, il faut envoyer les patients vers un centre de réadaptation neurologique.../... Pour avancer dans la prise en charge de l'AVC, il faut une volonté politique. » Il regrettait le manque d'unités spécialisées.

« Nous organisons des conférences, nous assurons également des permanences à l’hôpital de Mercy le premier mercredi de chaque mois, à la Maison des usagers, de 14 à 16 h. »

« Ils sont assez simples à reconnaître. En général, la victime souffre d’une faiblesse, d’une paralysie sur un côté du corps qui peut être associée à des troubles de la parole. Vous perdez subitement des objets que vous teniez. Ces signes interviennent très brutalement. »

« Quand quelqu’un présente ces signes, il ne faut pas l’envoyer dans un service d’urgences. Il faut appeler le 15, bien décrire les symptômes et le médecin régulateur l’enverra directement dans une unité neurovasculaire (UNV). Il y en a une à Nancy, une à Mercy et une à Forbach. C’est important car le patient va bénéficier immédiatement d’une IRM (Imagerie par résonance médicale). »

« Un AVC doit être pris en charge dans les quatre heures et demie qui suivent les premiers symptômes, sinon la destruction du cerveau est trop importante. C’est une urgence absolue. Aujourd’hui, ce qui est dramatique, c’est que seuls 45 % des patients sont dirigés vers une unité neurovasculaire et 55 % sont encore envoyés vers les urgences. »

« Il n’y a pas assez d’unités neurovasculaires. Un plan 2010-2014 en avait prévu 160 en France, on en compte 140 et elles ne sont pas assez équipées en lits. D’autant plus qu’un patient doit y rester au moins huit jours pour s’assurer qu’il n’y aura pas de récidive, d’aggravation voire de décès. Il faut savoir encore que le maintien d’un patient dans une unité neurovasculaire permet de baisser de 20 % le risque de mortalité et de handicap, car les malades sont sous haute surveillance et entourés de personnel médical adapté, infirmière, kiné, orthophoniste, pour des interventions rapides qui permettent de récupérer plus vite. »

« Il faut en connaître l’origine, qui peut être ischémique, un caillot qui bouche une artère, ou hémorragique, favorisée par l’hypertension artérielle, l’alcoolisme, la coagulation sanguine… Les facteurs de risque les plus connus des maladies vasculaires sont l’hypertension, l’excès de cholestérol, le diabète, l’alcoolisme, le tabac, l’obésité, la vie sédentaire. Après, la prévention réside dans une gestion de vie, une alimentation saine, une vie sportive, un suivi médical. »

Les causes des AVC peuvent être un caillot, une thrombose, une rupture des vaisseaux capillaires... Il est intéressant de noter que personne ne met en cause les téléphones portables, alors qu'une étude a démontré que l'exposition aux micro-ondes favorisait la perméabilité de la dure-mère (voir lien 23). Le cas le plus connu est celui de Sharon Stone en 2001, avec une hémorragie cérébrale qui a durée 9 jours. Elle a mis 2 ans pour apprendre à reparler et remarcher. De nombreux membres de la jet-set ou de la presse ont été victimes d'AVC ou de tumeur du cerveau. Quoi de plus normal puisque ces catégories de personnes utilisent les portables d'une façon inconsidérée par ignorance des risques avérés des micro-ondes.

« Pour avancer, il faudrait une volonté politique. Nous sommes face à un problème de santé publique. Les séquelles d’un AVC représentent un coût colossal. Il est aujourd’hui nécessaire que 100 % des patients soient dirigés vers une unité neurovasculaire. »

« Là aussi, il faut les diriger vers un centre de réadaptation neurologique. C’est le cerveau qu’il faut rééduquer, pas les muscles. À Metz, seul l’hôpital Belle-Isle est équipé de 20 lits. C’est largement insuffisant. »


Pour la Lorraine en 2014 il y a eu :

6.409 AVC et AIT (Accidents Ischémiques Transitoires).
1.363 décès.
25 % des AVC arrivent chez les moins de 65 ans.
41 % des victimes survivent avec des séquelles,
25 % souffrent d'un handicap léger
34 % ne peuvent plus marcher sans assistance.

Actuellement tout confondu nous avons de l'ordre de :
130.000 AVC par an en Espagne.

150.000 AVC par an en France.
10.000 à 15.000 personnes de moins de 45 ans conservent des séquelles suite à un AVC.


Toutes ces études augmentent les inquiétude des scientifiques du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), agence spécialisée de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a déjà classé en 2011 les ondes comme un facteur à risque cancérogène pour l'homme.

 
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