| Auteur du site | : Marc FILTERMAN |
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48°)
la téléphonie mobile GSM de SFR
ne
passe pas au Trioulou (Cantal).
Manifestations, oppositions, barrages, se multiplient contre les envahisseurs. Paris, la Côte d'Azure, Dijon, Lyon, Albi, le Cantal, on assiste à des barrages dès que les installateurs arrivent. A force de mentir, et de violer toutes les règles les plus élémentaires de sécurité, ainsi que les préconisations de certains experts, alors qu'elles sont déjà insuffisantes, les opérateurs ont gagné le cocotier. Désormais il n'y plus de discussion, sinon des barrages pour interdire toute installation.
8 des 9 membres du conseil municipal du Trioulou n'assistaient plus aux réunions et avaient demandé la démission de Bernard Laurens, maire depuis 26 ans et propriétaire du château du Trioulou. Ils l'accusent de prendre des décisions sans la moindre consultation du conseil. Ce désaccord permettra à ce dernier de signer une convention avec SFR pour installer un relais GSM sur un château d'eau qui date de 1950. On ignore d'ailleurs s'il est capable de supporter la charge d'un tel pylône, de 12 mètres, qui sera exposé aux tempêtes comme celles de décembre 1999, et sa destruction priverait cette commune d'eau. Des plaintes ont été déposées auprès du procureur de la République par les deux parties. Là aussi bizarrement comme à Cagnac les Mines, les gendarmes se déplacent contre les opposants aux antennes et contre les conseillers municipaux, mais quand les opérateurs ne respectent pas les préconisations minimum du rapport de la DGS, il n'y a aucun képi à l'horizon.02/07/2003, un panneau d'autorisation de travaux est mis en place près du château d'eau du Trioulou.
08/08/2003, au cours d'une réunion, les habitants informent le maire et l'installateur qu'ils vont être confrontés à des problèmes.
06/09/2003, des courriers sont expédiés vers les autorités concernées.
08/09/2003, des camions sont arrivés sur le site pour livrer le matériel nécessaire à l'implantation du relais GSM de SFR.
09/09/2003, les installateurs de SFR arrivent sur le site, mais les opposants aussi. Ils mettent en place des souches d'arbre pour bloquer l'accès au chantier.
10/09/2003, les installateurs sont contraints de tout stopper, suite à l'arrivée d'une quarantaine d'opposants sur les 90 habitants que compte le village.
4 tracteurs viendront renforcer le dispositif de garde du site et les accès au chantier sont barrés.
11/10/2003, une cinquantaine d'habitants du Trioulou refusent l'implantation de ce relais sur le château d'eau et à moins de 300 m des habitations. Ils ont exigé une réunion avec, le maire, SFR, le préfet, et les organismes concernés.
Des tours de garde de jour et de nuit ont été organisés, pour surveiller le site de SFR, et le matériel, enfin je suppose (sic). Un projecteur est même installé pour compléter le dispositif.
11/09/2003, une réunion est organisée sur le site et une intervenante expose les risques pour la santé. Le maire de Trioulou, Bernard Laurens, invité à participer à cette réunion s'est dégonflé, malgré ses certitudes et les arguments convaincants que SFR n'a pas manqué de lui exposer.
17/09/2003, les opposants ont créé une association, "Bien vivre au Trioulou", dont l'objectif est "la protection de l'environnement et du cadre de vie." Elle est présidée par Ana Canada, et son vice Président est Christophe Perrot. Ces derniers et les huit conseillers municipaux se sont rendus chez le secrétaire général de la préfecture d'Aurillac, M. Stock, qui était assisté de M. Spohn Villeroy, responsable environnement SFR. Visiblement, l'avis d'un seul homme, celui de M. Bernard Laurens en l'occurrence, compte plus que l'avis des 8 autres conseillers municipaux et de la population. C'est cela les nouvelles règles de la démocratie. N'est ce pas que nous appelons aussi le fascisme dans d'autres régimes totalitaires, quand les décisions du peuple ne sont pas respectées. Ce sont désormais les groupes industriels qui gouvernent. Ont peut se demander quels arguments convaincants SFR à bien pu présenter à ce maire, pour qu'il aille contre les avis des membres de sa commune.Les 8 membres du conseil municipal ont déclaré :
" Dans un proche avenir, nous avons donc décidé de siéger à nouveau aux réunions du conseil, et de faire une totale obstruction aux décisions du maire. En même temps, nous envisageons de déposer un recours devant le tribunal administratif, au sujet des délibérations prises en solitaire par M. Bernard Laurens, notamment en ce qui concerne l'installation du relais SFR sur le château d'eau communal."
SFR s'est engagé à organiser une réunion publique de concertation et à reporter d'un mois l'installation de cette antenne relais.
La décision a été prise par la présidente de cette nouvelle association de lever le siège de ce site, qui avait été bloquée par des souches d'arbres, et tracteurs.Les 8 membres du conseil municipal ont adressé une lettre au maire pour l'informer d'une requête auprès du préfet, et rappeler une circulaire publiée au JO le 23/11/2001, qui rappelle la préconisation de concertation, "afin de prendre en compte les inquiétudes du public vis à vis d'éventuels effets sanitaires des champs générés par les stations de base." J'aime bien le mot "éventuels" pour la simple et bonne raison qu'on sait depuis 1893 que les CEM ont des effets sur le biologique, ou cellulaire, même si les niveaux sont très faibles.
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