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Nom du site   Prévention sur les risques professionnels sanitaires des micro-ondes
Auteur du site   Marc FILTERMAN
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72 °) Mme Védrine de l'AFSSE se permet de
réprimander la Rédactrice en chef de
60 millions de consommateurs -

Suite à l'enquête de l'IGAS et de l'IGE contre l'AFSSE,
Roger SANTINI et Pierre Le Ruz
nous communiquent...


DATES
EVENEMENTS
10/04/2005 Lettre au Premier Ministre demandant de démissionner tous les responsables des agences de sécurité sanitaire, atteints du syndrome TOC-L (Trouble Obsessionnel Compulsif - du Laxisme) sur les effets nocifs des champs électromagnétiques sur la santé. 
Cliquez ici : http://membres.lycos.fr/filterman/gsm-orange-france-telecom.htm
xx/xx/2005 Démission de Denis Zmirou de l'AFSSE, départ de M. Guiguet de l'ANRF
22/09/2005 Lettre au Premier Ministre pour réitérer les demandes des démissions du 10 avril et signaler des nouveaux risques sur les effets des CEM de la téléphonie mobile et autre sur la santé. 
Cliquez ici : http://membres.lycos.fr/filterman/gsm-matignon-experts-presse-2005.htm
10/10/2005 Colloque au sénat qui déclenche un scandale où les méthodes non scientifiques de l'AFSSE sont mises en cause par son propre Président. 
Cliquez ici : http://membres.lycos.fr/filterman/gsm-senat-2005-enquete-expert-igas.htm
13/10/2005 Le journal la Dépêche nous dévoile l'ampleur des ruptures d'anévrisme, appelées aussi  infarctus du cerveau, ou encore accident neuro-vasculaire, ce qui n'est guère surprenant, quand on sait que le niveau d'un téléphone portable peut dépasser les 50 ou 200 V/m, les premières secondes d'une communication.
14/10/2005 La directrice de l'AFSSE, MmeVédrine, se permet d'expédier un courrier la 19 octobre à la rédactrice en chef de la revue 60 millions de consommateurs, pour mettre en cause son article sur les champs électromagnétiques, avec des arguments non scientifiques.
14/10/2005 Le journal Le Parisien, nous apprend que l'AFSSE va faire l'objet d'une enquête de l'IGAS et de l'IGE et divulgue cette information.
Cliquez ici : http://membres.lycos.fr/filterman/gsm-senat-2005-enquete-expert-igas.htm
17/10/2005 Roger Santini nous communique les commentaires qu'il avait déjà fait avec Pierre Le Ruz le 24 avril 2003 et 21 mai 2005, par rapport a une étude de l'AFSSE qui démentait l'existence d'effets nocifs des CEM sur la santé.
22/10/2005 Marc Filterman se permet d'expédier une lettre à la rédactrice en chef de la revue 60 millions de consommateurs, pour contredire les propos de l'AFSSE et confirmer les propos de l'article sur les champs électromagnétiques avec les arguments de Roger Santini et Pierre Le Ruz, et une liste d'études scientifiques, que visiblement les dits experts de l'AFSSE semblent ignorer.
Cliquez 
ci-contre
72-1°) Lettre de Mme Védrine de l'AFSSE du 14 octobre.
72-2°) Lettre de Marc Filterman du 22 octobre.
72-3°) Commentaires argumentés de Roger Santini et Pierre Le Ruz, sur la téléphonie mobile et les lignes THT.
xx/11/2005 On apprend que Mme Michèle Védrine, Directrice de l'AFSSE va quitter cette agence pour la cour des comptes. Un médecin à la cour des comptes, cela peut surprendre.


72-1°) Lettre de la directrice générale de l'AFSSE :
La lettre que l'AFSSE est très intéressante, car elle montre sur la page n°2, comment Mme Védrine et M. Gilles Dixsaut de l'AFSSE s'y prennent pour intimider les rédactions de presse qui osent parler des effets nocifs des champs électromagnétiques sur la santé. Nous n'avons donc rien à envier au régime de Poutin, pour ceux qui le critiquent. L'AFSSE est plutôt une Avarie Française d'un Système Sclérosé et Endémique, de plus, qui est l'émanation d'un système en état de décomposition avancée.
 
 
 
La directrice Générale

Réf : MFV/GD/ABa 2005 –
Tél : 01-56-29-19-30 ...............................................
 

Madame Marie-Jeanne HUSSET
Rédactrice en chef
60 millions de consommateurs
80 rue Lecourbe
75732 PARIS Cedex 15
Dossier suivi par : GilleDixsaut.....

Paris, le 19 octobre 2005

                    Madame la Rédactrice en chef

La revue 60 millions de consommateurs, vient de publier un numéro spécial consacré aux effets de l’environnement sur la santé, ce document d’information et de vulgarisation me semble très utile et apportant de nombreuses informations sur ce vaste sujet. Cependant le chapitre consacré aux champs magnétiques appelle de ma part quelques réactions. En effet outre le fait que le radon et les conséquences de l’accident de Tchernobyl sont classés dans le chapitre champs magnétiques, ce qui est mal fondé et risque de créer un amalgame entre rayonnements ionisants et champs électromagnétiques, ce chapitre comporte des inexactitudes scientifiques et méthodologiques.

L’argumentation de l’article consacré aux champs électromagnétiques d’extrêmement basses fréquences, notamment liés aux lignes à haute tension est fondée essentiellement sur les résultats d’une étude épidémiologique de l’équipe de Gérard Drapper publiée dans le British Medical Journal du 4 juin 2005 (BMJ 2005 ;330: 1290), étude qui souffre de lourdes insuffisances méthodologiques et dont les résultats ne sont pas interprétés par ses propres auteurs dans le sens de votre article. 

Selon les résultats de cette étude, il existerait une faible augmentation du risque de leucémies infantiles chez les enfants dont le domicile, (enregistré à la date de naissance), était situé à proximité de lignes à haute tension en Angleterre et Pays de Galles. Cette étude de type cas-témoins est fondée sur une cohorte de plus de 29000 enfants de moins de 15 ans nés en Grande-Bretagne entre 1962 et 1995, dont 9700 atteints de leucémie. Les résultats font apparaître un risque relatif d’incidence de leucémie plus important pour les enfants habitant à des distances de 100 à 600 mètres de la ligne HT : entre 0 et 50 m, il n’y a pas d’excès de risque significatif ; le risque n’apparaît augmenté et à la limite de la significativité entre 100 et 200 mètres il est toujours à la limite de la significativité pour les enfants dont le domicile de naissance se situe entre 200 et 600 m des lignes. Une première lecture de ces résultats permettrait de penser que vivre à proximité très immédiate d’une ligne à haute tension aurait un effet protecteur contre la leucémie.

Cette étude souffre cependant de certaines limitations méthodologiques. En effet l’estimation de l’exposition aux champs magnétiques est uniquement fondée sur une estimation de distance du domicile à la date de naissance par rapport à une ligne de transport électrique. Cette adresse n’est plus valide dans la moitié des cas lors de l’apparition de la pathologie chez le groupe de patients. Pour les témoins, aucune information n’est disponible en ce qui concerne la mobilité des sujets, donc globalement on ne peut pas dire où ces sujets ont résidé. Ils ont peut être résidé dans la même zone que ceux qui sont atteints. A aucun moment des mesures de champs magnétiques ne sont venues corroborer le lien entre distance à la ligne et niveau réel d’exposition, lequel varie sensiblement pour un sujet donné dans la journée en fonction des activités.
 
 

__________________________________________________________
27-31, avenue du Général Leclerc – 94704 MAISONS-ALFORT CEDEX
Tél. 01 56 29 19 30 Fax : 01.43 96 37 67
Mel. : afsse@afsse.fr – http://www.afsse.fr


 
Voilà la revue de 60 millions de consommateurs
N°123 d'octobre novembre 2005,
qui a déclenché la réaction de Mme Védrine, 
Directrice de l'AFSSE.

L'article de la page 58 déplaisait visiblement
à certaines autorités, nous ne sommes pas en
Russie, mais c'est tout comme.
"Des lignes sous haute tension".

La liberté de parole et la vérité sur les effets
nocifs des CEM est sous surveillance, et 
interdite de citer de référence, au même titre
que les études indépendantes qui prouvent 
l'existence des effets nocifs des champs
électromagnétiques sur la santé.
 

 
Les résultats de cette étude demandent donc à être interprétés avec beaucoup de prudence :

• Les résultats ne montrent pas d’association claire entre la distance à la ligne électrique et le risque relatif de leucémie qui évolue de façon irrégulière. On pourrait même observer une tendance à l’augmentation du risque relatif avec l’augmentation de la distance, ce qui ne relève d’aucune logique de lien entre l’exposition au champ magnétique et le risque de leucémie et semble en contradiction avec des études antérieures qui ont motivé le classement des champs ELF en catégorie 2B par le CIRC. Aucun lien n’a été retrouvé pour les autres formes de cancers.

• L’étude montre une augmentation significative du risque de leucémie jusqu’à une distance de 600 mètres des lignes alors qu’à cette distance, les champs calculés dus aux lignes sont inférieurs à 0,1 µT et souvent à 0,01 µT, ce qui est très inférieur au niveau moyen de champ magnétique à domicile provenant d’autres sources que les lignes à haute tension, notamment les équipements domestiques.

• Il n’y a pas eu de mesure de champ magnétique, donc de l’exposition individuelle des enfants, ni de leur durée d’exposition.

• L’étude étant fondée uniquement sur le lieu du domicile à la naissance, on ne sait ce que sont devenus les enfants sur le plan géographique et en particulier si leur lieu d’habitation effectif était proche d’une ligne à haute tension ou pas sans même tenir compte de la distance. Les auteurs de l’étude n’ont pris aucun contact avec les sujets ni avec les témoins afin de s’assurer qu’ils résidaient toujours à leur domicile de naissance et qu’ils y avaient résidé à un moment ou un autre. Il n’est même pas certain que les mères, au moment de leur grossesse, résidaient à cette adresse. Les auteurs restent très prudents quant à l’interprétation de leurs résultats, reconnaissant l’incertitude et l’absence d’explication satisfaisante reliant les résultats constatés à l’exposition aux champs magnétiques des lignes à haute tension. Ils admettent l’hypothèse que le résultat pourrait être dû au hasard ou à un facteur de confusion. Ce qui est très bien connu des spécialistes de la statistique et de l’épidémiologie, et dont il doit toujours être tenu compte lors de l’examen des résultats, notamment lorsqu’ils paraissent illogiques, ce qui est le cas ici. Ils émettent notamment l’hypothèse que cette augmentation du risque relatif pourrait être liée à un autre facteur lié lui-même à la présence d’une ligne de transport électrique (comme la proximité du trafic routier par exemple). Cette hypothèse, de même que la possibilité de biais de recrutement dans de telles études avait déjà été soulevée par d’autres auteurs.

Cette étude de grande ampleur montre des insuffisances méthodologiques manifestes, essentiellement en raison de l’absence de mesures de champs magnétiques. Elle ne permet donc pas d’établir un lien de causalité entre la proximité des lignes à haute tension et l’apparition de leucémies chez l’enfant en raison d’une exposition à un niveau élevé de champ magnétique. Ce type d’étude, comme bien d’autres dans le même domaine, et les faiblesses méthodologiques qui en découlent démontrent la nécessité de disposer d’une évaluation plus pertinente de l’exposition des sujets comme des témoins à l’occasion d’études épidémiologiques et même d’une meilleure connaissance de l’exposition réelle de la population de manière générale. Si des travaux visant à connaître de manière plus pertinente les niveaux d’exposition, ont été réalisés à l’occasion d’études épidémiologique dans d’autres pays, il n’existe en France qu’une étude partielle dans le département de la Côte d’Or, non représentative de la population générale.

Néanmoins, imaginons que l’on retienne l’hypothèse d’une augmentation du risque de leucémie de l’enfant lors d’exposition à des niveaux de champs magnétiques ELF en permanence supérieurs à 0,4 ?T et en extrapolant à la France les données de mesures britanniques (soit 0,5% de 400 cas annuels), le calcul montre que le nombre attendu de cas annuels supplémentaires de leucémies en France serait de 2, dont moins de 1 tous les 2 ans lié aux lignes à haute tension, ce qui entraînerait un décès tous les 10 ans (on sait que les expositions élevées ne sont liées que pour 20 % des cas à l’exposition aux lignes HT, le reste relevant de l’exposition aux équipements domestiques et que l’on guérit 80 % des leucémies de l’enfant). Il est probable que le niveau moyen d’exposition en France est plutôt inférieur au niveau en Grande Bretagne en raison de modes de câblage différents, alors qu’il est considérablement supérieur dans les pays alimentés en 110 Volts, la France étant en 220 Volts. On est là très loin des chiffres annoncés dans votre article, à ce sujet, il convient de noter également que Monsieur le Ruz qui avance ces nombres très élevés est présenté comme expert judiciaire, alors qu’il ne figure sur les listes d’experts d’aucune cour d’appel. Il est présenté également comme un...

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27-31, avenue du Général Leclerc – 94704 MAISONS-ALFORT CEDEX
Tél. 01 56 29 19 30 Fax : 01.43 96 37 67
Mel. : afsse@afsse.fr – http://www.afsse.fr


 
 
...spécialiste de mesures de champs électromagnétiques, mais ne dispose pas de l’accréditation prévue à l’article L.34 -9-1 de la loi 2004-669 du 9 juillet 2004 obligatoire pour l’exécution de mesures de champs électromagnétiques, ce qui fait que ses mesures ne peuvent être prises en compte. Je vous conseille donc une très grande prudence sur ces affirmations. Votre article affirme qu’il n’existe pas en France de zone d’exclusion pour la construction a proximité de lignes de transport de l’électricité, ce qui est inexact. En effet si la loi du 15 juin 1906 sur le transport de l’électricité avait déjà introduit depuis près d’un siècle dans son article 12 bis le principe de servitudes à proximité des lignes de transport électrique, le décret n° 2004-835 a précisé les distances de ces servitudes par rapport aux lignes et aux supports, à l’intérieur desquelles toute construction à usage d’habitation ou d’établissement recevant du public est interdite. Si ces règles d’interdiction ne sont pas fondées sur des risques liés à des niveaux de champs électromagnétiques, mais sur des considérations de sécurité elles existent tout de même.

J’ajouterai que contrairement à ce qui est affirmé dans votre article, la fréquence de stimulation nerveuse et musculaire chez l’homme n’est pas proche de 50 Hz, mais qu’elle est très variable, c’est en effet la variation de fréquence qui module entièrement l’intensité de la stimulation nerveuse ou musculaire. En ce qui concerne le domaine de la compatibilité électromagnétique, le texte de référence est la directive de l’Union Européenne n° 89-336. Cette directive a été transposée en droit français par le décret n° 92 587 modifié plusieurs fois. Dans la mesure où cette directive est une directive de type « nouvelle approche », elle fixe une obligation de résultats. En conséquence de quoi ni la directive, ni ses décrets de transposition ne fixent la valeur limite d’exposition de 3 µT que vous annoncez et dont j’aimerais connaître la source, mais fixent une obligation de respect de compatibilité électromagnétique des équipements électriques et électroniques. En outre en matière de compatibilité électromagnétique, on raisonne en termes de seuil d’immunité des appareils et non en termes de valeurs limites d’exposition des appareils.

Enfin, il convient de rappeler que les stations émettrices dont la puissance est inférieure à 5 watts ne font pas l’objet d’une autorisation, mais d’une simple déclaration (cas des stations microcellulaires, seules les stations fixes et mobiles de puissance inférieure à 1 watt ne sont ni déclarées ni autorisées. Ce cadre représente les stations pico cellulaires, mais aussi probablement en France plusieurs centaines de millions d’émetteurs de très faible puissance dans lesquels on trouve les stations de base de téléphone sans fil et leurs téléphones, les télécommandes d’ouverture de portes de parkings ou de véhicules ou télécommandes de jouets, beaucoup d’équipements automobiles notamment dans les systèmes antivols, les systèmes Vigik d’ouvertures de portes d’immeubles, les systèmes Wifi et bluetooth et bien d’autres. La caractéristique générale de la plupart de ces émetteurs est qu’en pratique les niveaux de champs ne deviennent plus mesurables au-delà de quelques centimètres ou décimètres.(*)

Il me parait très utile qu’un journal tel que 60 millions puisse avertir le public dans un langage accessible. Néanmoins, le devoir d’un établissement public tel que le vôtre se doit d’abord de vérifier les sources auprès d’experts, et les établissements scientifiques publics – dont l’AFSSET- sont à même de vous fournir les éléments permettant une argumentation et une information objective et précise.

Je vous prie d’agréer, Madame la Rédactrice en chef, l’expression de ma considération distinguée.
 
 

P.S : Compte tenu de l’importance de votre publication et de sa notoriété, nous rendrons publique cette réponse sur le site de l’AFSSE : www.afsse.fr
 


 
Déclaration et intimidation de Mme 
Védrine à la revue "60 millions de 
consommateurs":

"Je vous conseille donc une très 
grande prudence sur ces affirmations.
Votre article affirme qu’il n’existe pas
en France de zone d’exclusion pour 
la construction à proximité de lignes
de transport de l’électricité, ce qui est 
inexact."

Chacun appréciera la mise en garde 
de Mme Védrine à sa juste valeur.
Ces deux photos ont été prises à 
Chevilly La Rue, et démontrent bien
comment la loi du 15 juin 1906 est
respectée par EDF et les élus. Sur la 
photo de gauche on voit des habita-
tions récentes sous les lignes THT, et
à droite, on voit un foyer pour handi-
capés sous ces mêmes lignes THT.

L'AFSSE peu rendre sa réponse publique, elle ne fera que déclencher autant de protestations, son intervention ne reposant elle-même sur aucun argument scientifique, et discréditant encore un peu plus l'AFSSE. Cette agence n'a aucune crédibilité sur les CEM. On peutconseiller donc une très grande prudence sur ces affirmationsà Mme Védrine, puisque les Déclarations Publiques d'Intérêts sur l'indépendance de ses experts spécialisés sur les effets nocifs de la pollution électromagnétique, ne sont toujours pas publiés, ce qui constitue une violation de l'article L-794-5 du code de la santé. Dans le cadre de prise illégale d'intérêts, ces experts peuvent d'ailleurs être condamnés d'après les textes du code pénal. Attention à ne pas faire de confusion avec d'autres entités, qui publient les DPI, mais ici les experts spécialisés sur les CEM ne se sont pas pliés à cette règle. Ils ont des recherches financées par le lobby des télécoms, donc les rapports et avis rendus par l'AFSSE devraient être juridiquement entachés de nullité.

100 µT est une valeur instantanée qui fait référence à l’induction de courants dans la tête et le tronc. Avec des niveaux supérieurs à 10 µT, et des champs électriques d'un certain type à certaines fréquences que je ne donnerais pas, vous n'avez même plus besoin de vous shooter ni à la cocaïne, car vous serez éblouis pendant toute la durée de votre exposition et même après, mais visiblement des neurologues ignorent les effets de ces types de CEM, mais j'y reviendrai un jour sur une autre page.
0,4 µT (4 mG) est une valeur moyennée sur 24 heures. Quand la Suède fixe sa norme à 0,2 µT (2 mG), c'est en réalité pour une durée de 8 heures. Avec un téléphone portable, le niveau de champ magnétique dépasse par exemple 1,5 µT soit 15 mG. Dans de mauvaise condition de réception, les niveaux de champs électriques peuvent dépasser les 200 V/m, des mesures faites en Allemagne signalent que des portables peuvent même atteindre des pics jusqu'à 800 V/m, BONJOUR LES DÉGÂTS POUR VOS NEURONES. Même les équipements avioniques n'ont pas de normes pour les protéger contre de tels niveaux, et je déconseille fortement à nos experts officiels de venir me contredire.


72-2°) Lettre de Marc Filterman du 22 octobre à la rédactrice en chef de 60 millions de consommateur.
Certains propos sont vrais concernant un manque de précision sur certains aspects, mais l'AFSSE évite de les mettre en évidence dans sa lettre. J'ai donc jugé utile de les mentionner dans ma lettre similaire à celle de l'AFSSE, que j'ai adressée à la rédactrice en chef de 60 millions de consommateurs. Pourquoi me fatiguer, puisque je disposais d'un modèle de base, que j'ai recomplété avec les données manquantes.
 
 
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Marc Filterman

Suite à la lettre de l'AFSSE du 14 octobre,.................
Réf : MFV/GD/ABa 2005 –

Email: marcfilterman@hotmail.com........

Madame Marie-Jeanne HUSSET
Rédactrice en chef
60 millions de consommateurs
80 rue Lecourbe
75732 PARIS Cedex 15
Dossier suivi par : Filterman.....

Paris, le 19 octobre 2005

Objet : Numéro hors série de 60 Millions de Consommateurs octobre 2005, consacré à l’environnement.
 

                    Madame la Rédactrice en chef

La revue 60 millions de consommateurs, vient de publier un numéro spécial consacré aux effets de l’environnement sur la santé, ce document d’information et de vulgarisation me semble très utile et apportant de nombreuses informations sur ce vaste sujet. Cependant le chapitre consacré aux champs magnétiques appelle de ma part quelques réactions. En effet outre le fait que le radon et les conséquences de l’accident de Tchernobyl sont classés dans le chapitre champs magnétiques, ce qui est particulièrement (mal) fondé et ne risque pas de créer un amalgame entre rayonnements ionisants et champs électromagnétiques car ils ont les mêmes effets sur l'ADN,ce chapitre ne comportedonc pas moins  d'inexactitudes scientifiques et méthodologiques qu'à l'AFSSE.

L’argumentation de l’article consacré aux champs électromagnétiques d’extrêmement basses fréquences, notamment liés aux lignes à haute tension est fondée essentiellement sur les résultats de plusieurs études épidémiologiques de plusieurs équipes, celle de Gérard Drapper publiée dans le British Medical Journal du 4 juin 2005 (BMJ 2005 ;330: 1290), étude qui souffre debeaucoup moins lourdes insuffisances méthodologiques que celles qui règnent à l'AFSSE,et dont les résultats ne sont pas interprétés par ses propres auteurs dans le sens de votre article, mais  vont dans le sens des études de  "Nancy Wertheimer en 1982, qui s'est intéressée aux travaux du Dr Milham et qui a mis en évidence dès 1982 des liens entre les lignes THT et les cancers infantiles.

Selon l'AFSSE dans les résultats de cette étude, il existerait une faible augmentation du risque de leucémies infantiles chez les enfants dont le domicile, (enregistré à la date de naissance), était situé à proximité de lignes à haute tension en Angleterre et Pays de Galles. Cette étude de type cas-témoins est fondée sur une cohorte de plus de 29000 enfants de moins de 15 ans nés en Grande-Bretagne entre 1962 et 1995, dont 9700 atteints de leucémie, soit 9 cas sur 29, ce qui donne 1/3 atteint de leucémie, sans parler de ceux qui ne sont pas pris en compte parce qu'ils ont déménagé. Les résultats font apparaître un risque relatif d’incidence de leucémie plus important pour les enfants habitant à des distances de 100 à 600 mètres de la ligne HT : entre 0 et 50 m, il n’y a pas d’excès de risque significatif ; le risque n’apparaît augmenté et à la limite de la significativité entre 100 et 200 mètres ,ce qui est normal puisqu'un relais micro-ondes ne sera jamais installé sous ou à côté d'une ligne THT : il est toujours à la limite de la significativité pour les enfants dont le domicile de naissance se situe entre 200 et 600 m des lignes. Une première lecture de ces résultats permettrait de penser que vivre à proximité très immédiate d’une ligne à haute tension aurait un effet protecteur contre la leucémie, alors que Lennart Tomenius, officier de santé à Stockholm qui ne pourra d'ailleurs pas démentir les résultats de Wertheimer, ne fera que confirmer un taux plus élevé de cancer deux fois plus élevé à côté de lignes de 200 kV. Une étude préliminaire sera diffusée en juin 1982 au "congrès international de médecine professionnels des mineurs et tunneliers". Cette étude compromettante pour le lobby industriel ne sera pas publiée avant 1986 dans Bioelectromagnetics. Les prétendus experts officiels tous liés aux lobbies industriels, tenteront de discréditer ces deux études. A signaler que les experts français ne publient pas leurs déclarations d'intérêts publics, comme l'exige de le code de la Santé.

Cette étude souffre cependant de certaines limitations méthodologiques. En effet l’estimation de l’exposition aux champs magnétiques est uniquement fondée sur une estimation de distance du domicile à la date de naissance par rapport à une ligne de transport électrique mais ne tient pas compte de la présence d'un réseau de communication, car il n'a pas été mentionné si les enfants éloignés des lignes à haute tension étaient proches d'antennes relais GSM, Boucles locales radio ce qui déclencha le scandale de Valladolid avec l'apparition de leucémies et cancers en moins de 2 ans (17 cas sur 450 élèves) alors qu'il n'y en avait jamais eu en 30 ans avant cette installation, ou encore à côté d'un système Tetra, encore plus nocif que le reste, ce qui a d'ailleurs conduit des officiers (200 au moins) de la police britannique à se constituer en association et à déposer une plainte suite à des problèmes de santé. Cette adresse n’est plus valide dans la moitié des cas lors de l’apparition de la pathologie chez le groupe de patients sur une période supérieure à 10 ans, mais comme nous l'avons vu, certains cancers et leucémies peuvent apparaître et être mortels en 2 ou 3 ans si on est à proximité de boucles locales radios. Pour les témoins, aucune information n’est disponible en ce qui concerne la mobilité des sujets, donc globalement on ne peut pas dire où ces sujets ont résidé, à côté d'une ligne THT ou d'un système de communication micro-ondes. Ils ont peut être résidé dans la même zone que ceux qui sont atteints. A aucun moment des mesures de champs magnétiques ne sont venues corroborer le lien entre distance à la ligne et niveau réel d’exposition, lequel varie sensiblement pour un sujet donné dans la journée en fonction des activités, et des appels de courant effectués sur les lignes en période de pic de consommation.
 
 

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Marc Filterman
Site : http://membres.lycos.fr/filterman/
E-mail : marcfilterman@hotmail.com


 
 
Les résultats de cette étude demandent donc à être interprétés avec beaucoup de prudence, comme les affirmations de l'AFSSE :

• Les résultats ne montrent pas d’association claire entre la distance à la ligne électrique et le risque relatif de leucémie qui évolue de façon irrégulière. On pourrait même observer une tendance à l’augmentation du risque relatif avec l’augmentation de la distance  (tout simplement parce que la présence des antennes relais micro-ondes n'a pas été intégrée dans cette étude), ce qui ne relève d’aucune logique de lien entre l’exposition au champ magnétique et le risque de leucémie et semble en contradiction avec des études antérieures qui ont motivé le classement des champs ELF en catégorie 2B (catégorie ) par le CIRC. Aucun lien n’a été retrouvé pour les autres formes de cancers, ( Sauf que les responsables de l'AFSSE ont oublié de préciser que le registre du cancer français ne couvre en réalité que 13% de la population française, voir rapport du sénat N°52, page 129, des sénateurs Raoult et Lorrain).

• L’étude montre une augmentation significative du risque de leucémie jusqu’à une distance de 600 mètres des lignes alors qu’à cette distance, les champs calculés dus aux lignes sont inférieurs à 0,1 µT et souvent à 0,01 µT, ce qui est très inférieur au niveau moyen de champ magnétique à domicile provenant d’autres sources que les lignes à haute tension, notamment les équipements domestiques ( Sauf qu'il n'est pas mentionné en dehors de la bande des 200 m s'il y avait des antennes relais micro-ondes).

• Il n’y a pas eu de mesure de champ magnétique, donc de l’exposition individuelle des enfants, ni de leur durée d’exposition.  ( Il n'y a nullement besoin de mesure individuelle pour constater un doublement des leucémies infantiles à partir de 2 µT mais pour huit heures d'exposition par jour (enfin quand on a un registre à jour), norme ou préconisation appliquée en Suède, ce qui veut dire que pour 24 heures d'exposition, on doit encore abaisser ce seuil en réalité à 0,5 µT).

• L’étude étant fondée uniquement sur le lieu du domicile à la naissance, on ne sait ce que sont devenus les enfants sur le plan géographique et en particulier si leur lieu d’habitation effectif était proche d’une ligne à haute tension ou pas sans même tenir compte de la distance. Les auteurs de l’étude n’ont pris aucun contact avec les sujets ni avec les témoins afin de s’assurer qu’ils résidaient toujours à leur domicile de naissance et qu’ils y avaient résidé à un moment ou un autre. Il n’est même pas certain que les mères, au moment de leur grossesse, résidaient à cette adresse. Les auteurs restent très prudents quant à l’interprétation de leurs résultats, reconnaissant l’incertitude et l’absence d’explication satisfaisante reliant les résultats constatés à l’exposition aux champs magnétiques des lignes à haute tension. Ils admettent l’hypothèse que le résultat pourrait être dû au hasard ou à un facteur de confusion. Ce qui est très bien connu des spécialistes de la statistique et de l’épidémiologie (surtout chez ceux qui ont leurs études payées par les lobbies industriels), et dont il doit toujours être tenu compte lors de l’examen des résultats, notamment lorsqu’ils paraissent illogiques, ce qui est le cas ici. Ils émettent notamment l’hypothèse que cette augmentation du risque relatif pourrait être liée à un autre facteur lié lui-même à la présence d’une ligne de transport électrique (comme la proximité du trafic routier par exemple) (ou comme la présence d'antennes relais micro-ondes à 200 ou 800 mètres des lignes THT). Cette hypothèse, de même que la possibilité de biais de recrutement dans de telles études avait déjà été soulevée par d’autres auteurs.

Cette étude de grande ampleur montre des insuffisances méthodologiques manifestes, essentiellement en raison de l’absence de mesures de champs magnétiques micro-ondes d'antennes relais qui ne sont d'ailleurs plus mesurés au-delà de 1200 MHz, ce qui est un tort. Elle ne permet donc pas d’établir un lien de causalité entre la proximité des lignes à haute tension et des boucles locales radios et des antennes relais micro-ondes et l’apparition de leucémies chez l’enfant en raison d’une exposition à un niveau élevé de champ magnétique. Ce type d’étude, comme bien d’autres dans le même domaine, et les faiblesses méthodologiques qui en découlent démontrent la nécessité de disposer d’une évaluation plus pertinente de l’exposition des sujets comme des témoins à l’occasion d’études épidémiologiques et même d’une meilleure connaissance de l’exposition réelle de la population de manière générale face à toutes les sources de pollution électromagnétique. Si des travaux visant à connaître de manière plus pertinente les niveaux d’exposition, ont été réalisés à l’occasion d’études épidémiologique dans d’autres pays, il n’existe en France qu’une étude partielle dans le département de la Côte d’Or, non représentative de la population générale.

Néanmoins, imaginons que l’on retienne l’hypothèse d’une augmentation du risque de leucémie de l’enfant lors d’exposition à des niveaux de champs magnétiques ELF en permanence supérieurs à 0,4 µT et en extrapolant à la France les données de mesures britanniques (soit 0,5% de 400 cas annuels), le calcul montre que le nombre attendu de cas annuels supplémentaires de leucémies en France serait de 2, dont moins de 1 tous les 2 ans lié aux lignes à haute tension, ce qui entraînerait un décès tous les 10 ans (on sait que les expositions élevées ne sont liées que pour 20 % des cas à l’exposition aux lignes HT, le reste relevant de l’exposition aux équipements domestiques et que l’on guérit 80 % des leucémies de l’enfant) (évaluation totalement aléatoire et spéculation non scientifique de l'AFSSE qui ne repose sur aucune base légale et aucun registre, sinon qu'elle communique ses sources statistiques annuelles sur les leucémies et cancers du cerveau). Il est probable que le niveau moyen d’exposition en France est plutôt inférieur au niveau en Grande Bretagne en raison de modes de câblage différents, alors qu’il est considérablement supérieur dans les pays alimentés en 110 Volts, la France étant en 220 Volts (sauf que la réalité doit être opposée aux affirmations et désinformation de l'AFSSE puisqu'en effet en France nous trouvons des lieux d'habitation sous les lignes THT, voir la Haye aux Roses, Wissou, etc...). On est là très loin des chiffres annoncés dans votre article (et de ceux très rassurants de l'AFSEE), à ce sujet, il convient de noter également que Monsieur le Ruz qui avance ces nombres très élevés est présenté comme expert judiciaire (et qui est en mesure de prouver les résultats de ses expertises acceptées en tribunaux pour la THT), alors qu’il ne figure sur les listes d’experts d’aucune cour d’appel (l'habilitation COFRAC concerne des organismes de contrôle comme l'APAVE, le CEP et autres). Il est présenté également comme un........

(M. Pierre Le Ruz a qui j'ai communiqué le 22/09 la lettre de Mme Védrine et M. Dixsaut qui viennent de le mettre en cause, fera sa réponse d'ici quelques jours à 60 millions de consommateurs, que je répercuterai aussi sur cette page).

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Marc Filterman
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E-mail : marcfilterman@hotmail.com


 
 
....spécialiste de mesures de champs électromagnétiques (ce qui est vrai, et un des meilleurs, puisqu'il a aussi été amené à participer à des études avec l'armée, contrairement à Mme Védrine qui lors d'une conférence à l'Assemblée Nationale en 2000 en présence du Pr Hyland, du Dr Carlo, de Roger Santini, nous a vanté par trois fois en public son incompétence dans le domaine des CEM, propos enregistrés à l'époque), mais ne dispose pas de l’accréditation prévue à l’article L.34 -9-1 de la loi 2004-669 du 9 juillet 2004 obligatoire pour l’exécution de mesures de champs électromagnétiques (loi non rétroactive et qui ne peut donc annuler aucune des expertises effectuées et rendues avant cette date, et qui ne s'applique pas dans ce cadre à M. Le Ruz, qui fera une réponse plus précise d'ici peu, et plus complète), ce qui fait que ses mesures (ne) peuvent être prises en compte. Je vous conseille donc une très grande prudence sur les affirmations venant de l'AFSSE qui n'a toujours pas communiqué les Déclarations d'Intérêts Publics de tous les responsables et experts de son agence, ce qui est une violation de l'article 794-5 du code de la santé . Votre article affirme qu’il n’existe pas en France de zone d’exclusion pour la construction a proximité de lignes de transport de l’électricité. En effet si la loi du 15 juin 1906 sur le transport de l’électricité avait déjà introduit depuis près d’un siècle dans son article 12 bis le principe de servitudes à proximité des lignes de transport électrique, le décret n° 2004-835 a précisé les distances de ces servitudes par rapport aux lignes et aux supports, à l’intérieur desquelles toute construction à usage d’habitation ou d’établissement recevant du public est interdite, ce qui est vrai mais Mme Védrine et M. Dixsaut oublient de préciser dans leur lettre, que des élus y compris de la gauche sociale (sic) violent régulièrement les lois en vigueur puisque ces mêmes élus de gauche autorisent la construction de lieux de vie sous les lignes THT, comme vous pourrez le constater si vous allez sur Wissou ou même à la Haye aux Roses. Si ces règles d’interdiction ne sont pas fondées sur des risques liés à des niveaux de champs électromagnétiques, mais sur des considérations de sécurité elles existent tout de même mais ne sont pas du tout appliquées, ce qui explique les fortes progressions des cancers et leucémies en France, le cycle de la mélatonine (inhibiteur des radicaux libres carcinogènes) étant perturbé par les CEM.

J’ajouterai que contrairement à ce qui est affirmé dans votre article, la fréquence de stimulation nerveuse et musculaire chez l’homme n’est pas proche de 50 Hz, mais qu’elle est très variable, c’est en effet la variation de fréquence qui module entièrement l’intensité de la stimulation nerveuse ou musculaire, mais je rajouterai que l'ion de calcium tourne dans le sens du champ magnétique terrestre, mais si des champs magnétiques électriques perturbateurs modifient cette rotation, les liens avec la calmoduline se font et défont, et dérèglent le métabolisme secondaire comme la phosphorylation qui intervient sur le plan musculaire et les hormones, mais aussi sur la synthèse de l'ADN et donc la transcription de l'ARN. Si on soumet par exemple des globules blancs leucémiques à une onde ou un champ modulé en ELF de 100 Hz, la production d'ARN messager est multipliée par 2 ou 3 accélérant la production des protéines de ces cellules permettant ainsi à la maladie de se développer encore plus vite... En ce qui concerne le domaine de la compatibilité électromagnétique, le texte de référence est la directive de l’Union Européenne n° 89-336. Cette directive a été transposée en droit français par le décret n° 92 587 modifié plusieurs fois. Dans la mesure où cette directive est une directive de type « nouvelle approche », elle fixe une obligation de résultats. En conséquence de quoi ni la directive, ni ses décrets de transposition ne fixent la valeurlimite d’exposition de 3 µT, que vous annoncez et dont j’aimerais connaître la source, mais fixent une obligation de respect de compatibilité électromagnétique des équipements électriques et électroniques. En outre en matière de compatibilité électromagnétique, on raisonne en termes de seuil d’immunité des appareils et non en termes de valeurs limites d’exposition des appareils, ce qui revient à jouer sur les mots, parce que de toute façon à un niveau élevé les ordinateurs vont se planter comme le savent les vrais spécialistes et experts. Même avec des téléphones portables qui ne sont pas des lignes THT, il est possible de perturber les systèmes de bord sur les avions, comme le souligne plusieurs rapports de la Nasa et de la FAA, dont je viens de communiquer les références à Matignon.

Enfin, il convient de rappeler que les stations émettrices dont la puissance est inférieure à 5 watts ne font pas l’objet d’une autorisation ce qui est un tort quand elles rayonnent de façon permanente notamment dans des lieux de vie ou de travail, mais d’une simple déclaration (cas des stations microcellulaires), seules les stations fixes et mobiles de puissance inférieure à 1 watt ne sont ni déclarées mais utilisées sans tenir compte des durées d'exposition, et " des effets cumulatifs" sur la santé, ce que M. Bernard Veyret citait dans la conclusion de l'une de ses étude de 1991 que j'ai communiquée au Cabinet du Premier Ministre le 22 septembre. Ce cadre représente les stations pico cellulaires, mais aussi probablement en France plusieurs centaines de millions d’émetteurs de très faible puissance dans lesquels on trouve les stations de base de téléphone sans fil et leurs téléphones, les télécommandes d’ouverture de portes de parkings ou de véhicules ou télécommandes de jouets, beaucoup d’équipements automobiles notamment dans les systèmes antivols, les systèmes Vigik d’ouvertures de portes d’immeubles, les systèmes Wifi (qui fonctionne sur la même fréquence que les fours à micro-ondes, rarement à plus d'un mètre d'un utilisateur) et bluetooth et bien d’autres.  La caractéristique générale de la plupart de ces émetteurs est qu’en pratique si les niveaux de champs ne deviennent plus mesurables au-delà de quelques centimètres ou décimètres, ils ne peuvent communiquer, affirmer le contraire est une ânerie, car les niveaux de champs sont toujours mesurables au-delà de quelques centimètres ou décimètres, et présentent aussi des risques à très long terme, raison pour laquelle Santé Canada abandonnera la possibilité de mettre en oeuvre une norme sur le seuil des rayonnements des micro-ondes pour éviter les cataractes, car cela revenait à supprimer la téléphonie mobile et autres systèmes. On comprend mieux pourquoi les cataractes et stimulateurs cardiaques n'échappent pas à la nouvelle loi du forfait des 18 euros, sur les actes médicaux de plus de 91 euros, annoncé par le gouvernement le 25 octobre 2005.

Il me parait très utile qu’un journal tel que 60 millions puisse avertir le public dans un langage accessible. Néanmoins, le devoir d’un établissement public tel que le vôtre se doit d’abord de vérifier les sources auprès d'experts réellement indépendants de tous lobbies industriels, et doit éviter les établissements scientifiques publics – dont l’AFSSET- qui ne sont à même pas capables de vous fournir les éléments permettant une argumentation et une information objective et précise, et surtout impartiale, et pour cause, leurs experts officiels n'ont même pas communiqué leurs déclaration d'intérêt public comme l'exige le code de la santé, pour les périodes où ils ont émis des avis officiels et expertises.
 

Je vous prie d’agréer, Madame la Rédactrice en chef, l’expression de ma considération distinguée.
 

...............................................................................           .........Marc FILTERMAN
 
 
 

P.S : Compte tenu de l’importance de votre publication et de sa notoriété, je rendrai cette lettre publique sur le site de http://membres.lycos.fr/filterman/gsm.htm
 

Sources :
Perry F.S.et al. « Champs magnétiques environnementaux dus au réseau électrique et suicides. », Health Physics, 41, pp.267-277 (1981).

-Savitz, D.A. and Calle, E.E. « Leucémie et exposition professionnelle aux champs électromagnétiques, revue des constatations épidémiologiques. », J. Occ. Med., 29, pp.47-51(1987).

-Tomenius, L. « L’environnement électromagnétique 50 Hz et l’incidence de tumeurs infantiles dans le comté de Stockholm. », Bioelectromagnetics, 7, pp.191-207 (1986).

-Wertheimer, N. and Leeper, E. « Configuration des fils électriques et cancers infantiles. » Am. J. Epidemiol., 109, pp. 273-284 (1979).

-Wertheimer, N. and Leeper, E. « Cancers chez les adultes en relation avec les câblages électriques à proximité de l’habitation. » Intern. J. Epidemiol., 11(4), pp. 345-355 (1982).
 

Pièces jointes :
Commentaires de Roger Santini et Pierre Le Ruz.
 
 

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Marc Filterman
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E-mail : marcfilterman@hotmail.com

Il faut rappeler les actions de Nancy Wertheimer en 1982, qui s'est intéressée aux travaux du Dr Milham et qui a aussi enquêté sur le terrain, sur les liens entre les lignes THT et les cancers infantiles. Lennart Tomenius, officier de santé à Stockholm ne pourra d'ailleurs pas démentir les résultats de Wertheimer, et ne fera que confirmer un taux plus élevé de cancer jusqu'à 150 m. Il tiendra compte de l'âge, du sexe, de l'origine, et de la présence des lignes ferroviaires, transformateurs et autres. Il découvrira que le taux de cancer était deux fois plus élevé à côté de lignes de 200 kV. Une étude préliminaire sera diffusée en juin 1982 au "congrès international de médecine professionnels des mineurs et tunneliers". Cette étude compromettante pour le lobby industriel ne sera pas publiée avant 1986 dans Bioelectromagnetics. Cette étude ne fera que confirmer les recherches de Wertheimer/Milham. Les prétendus experts officiels, tous liés au lobby, tenteront de discréditer ces deux études.

"les niveaux de champs ne deviennent plus mesurables au-delà de quelques centimètres ou décimètres.(*)"
C'est absolument incroyable de lire une telle connerie, chez de prétendus scientifiques et experts officiels de l'AFSSE, parce que s'il n'y a pas de niveau mesurable, cela veut dire qu'un tel dispositif de communication radio ne peut pas fonctionner.

Pour ce qui est des cataractes, vous comprenez pourquoi la décision a été prise le gouvernement le 24/10/2005;


72-3°) Commentaires argumentés de Roger Santini et Pierre Le Ruz.
 
 
 
From : Roger Santini 
To : xxxxxxxxxxxxxxxxxxx
Date : 17/10/2005
Sujet :

Chers Amis,
J'apprend (article Le Parisien du 14 octobre 2005), qu'une enquête conjointe de l'Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) et de l'Inspection Générale de l'Environnement (IGE) va intéresser l'Agence Française de Sécurité Sanitaire Environmentale (AFSSE) pour ses Rapports et en particulier celui de 2003, sur l'expertise des risques sanitaires liés à la téléphonie mobile.

Je vous prie de trouver ci-joint un texte critique sur ce rapport de l'AFSSE de 2003, que j'avais rédigé en avril 2003 pour sa diffusion sur le site www.csif-cem.org . Ce texte est reproduit pour l'essentiel, dans le livre "Votre GSM Votre Santé On vous ment" - Editions Marco Pietteur. 2004 (pages 44 à 52).

Il est heureux que des organismes officiels se penchent enfin, sur les conditions de l'expertise au sein de cette Agence. Je pense que cette prise de conscience par les autorités, de la qualité et de l'indépendance de l'expertise scientifique, résulte en particulier, des actions soutenues et motivées des différentes associations de défense. 

Il conviendrait maintenant d'alerter sur le Rapport du 8 novembre 2004 à la DGS, émanant du "groupe d'experts rattaché au Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France" sur les extrêmement basses fréquences. Ci-joint, pour mémoire, les commentaires que j'ai rédigés avec Pierre Le Ruz en mai 2005, pour dénoncer les imperfections de ce Rapport officiel.

Très cordialement.
Roger.


 
 

REACTIONS DES SCIENTIFIQUES DU CSIF/CERN
AU RAPPORT DE L'AFSSE

Après les rapports Zmirou en 2001, Lorrain et Raoul en 2002, voici pour 2003 le rapport de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement (AFSSE), qui comme les précédents, a pour auteurs quasiment les mêmes experts cooptés entre eux. Nous présentons ci-après quelques réflexions non exhaustives sur ce document.

1) Utilisateurs de téléphones portables.
Pour ce qui est des risques du portable, la volonté de minimiser les effets biologiques est manifeste. C'est ainsi que les résultats d'une étude réalisée dans le cadre de COMOBIO (2001) sur la barrière hémato-encéphalique du rat sont réduits lors de conférences devant les médias, à de simples dilatations des vaisseaux du cerveau. Les experts précisent à ce propos, page 45 :
" les résultats du groupe d'Aubineau n'ont pas encore été soumis pour publication, alors qu'ils ont été présentés dans un congrès internationale européen en 2002 (page 84, Tôre et coll.). De même page 38, les travaux de Mausset et coll. sur le cerveau du rat sont cités mais sans faire état de leurs autres résultats qui montrent une augmentation du nombre d'astrocytes, traduisant une inflammation signe d'une souffrance neuronale (Comobio, 2001).

Nous estimons que les experts n'ont pas suffisamment pris en compte dans leur appréciation du risque les études sur les effets avérés des micro-ondes sur la barrière hématoencéphalique, les neurotransmetteurs (GABA Dopamine, Glutamate, Sérotonine...) et les récepteurs cérébraux (Muscariniques, Opioïdes, Benzodiazépine-Gabaergiques...). De même les risques biologiques des ertrêmement basses fréquences présentes dans le signal du téléphone portable ne sont pas abordés malgré leurs effets cancérigènes officiellement reconnus (OMS, CIRC).

2) Riverains de stations relais.
Pour les risques encourus par les riverains de stations relais, les experts citent et critiquent la première partie d'une étude française (Santini et coll. 2002) et oublient :

a) La seconde partie (sous presse) qui a été cornmuniquée à l'un d'entre eux, suite à sa demande. Dans ce texte figurent des résultats complémentaires sur la santé des riverains liés à I'incidence de l'âge des sujets et de leur position par rapport aux antennes.

b) Les résultats de deux autres études européennes qui alertent aussi sur la santé des riverains d'antennes (Navarro et coll., 2002- Hutter et coll.. 2002). Pour critiquer l'étude française les experts reprennent les allégations du rapport Lorrain et Raoul selon lesquelles la distance où la densité de puissance micro-ondes est maximale se situe "à 200 mètres environ" des antennes alors que pour le rapport de l'AFSSE page 30, elle est entre "150 et 300 m" et page 85 à "environ 200 m". Rappelons que dans le rapport Zmirou. Le chiffre avancé pour la protection "des sites sensibles" était de 100 mètres*. La question qui se pose est de savoirs sur quelles données scientifiques les experts se basent pour avancer de tels chilfres ? Il faut savoir que le maximum de puissance micro-ondes générées par les antennes ne se situe pas systématiquement à ces distances, d'autres valeurs (20 m, 60 m, 80 m ...) sont rapportées (Petersen et coll., 1992 - N{ann et coll. 2000). En fait l'argumentation des experts est spécieuse car les distances qu'ils avancent comme zones d'exposition maximale des riverains ("150 et 300 m" et "à environ 200 m") ne sont valables que dans des cas très particuliers d'expositions : par exemple, au 2ème étage d'un immeuble ou au sommet d'une colline (Moulder, 2003) !

Page 75- "le groupe d'experts ne retient donc pas la notion de site sensible en rapport avec les stations de base". De ce fait, le seul élément positif du rapport Zmirou est ainsi dénigré par le groupe d'experts. Nous pensons au contraire, que tous les lieux habités sont des sites sensibles du fait de la présence possible dans les habitations illuminées par le signal micro-ondes d'enfants, de personnes âgées, de malades, de sujets électro-sensibles. Les riverains de stations relais sont en droit au regard des chifires figurant dans le rapport de I'AFSSE et des résultats de l'étude française, d'exiger 300 mètres de distance entre leurs habitations et les antennes.

3) Riverains d'émetteurs de radio et (ou) de télévision.
Les experts après avoir analysé de façon négative une seule et unique publication, celle de Michelozzi et coll.. (2002) paru dans la prestigieuse revue Scientifique American, Journal of Epidemiology, concluent page 29 :
"il n'existe pas d'élément convaincant de l'existence d'un risque de leucérnie autour des émetteurs de radiodiffusion". Cette assertion paraît très réductrice car outre le risque de leucémie rapporté par Michelozzi et coll., (1998 et 2002)"
Dolk et coll.. (i997), Hocking et coll.. (1996), les experts ne mentionnent pas I'existence d'efïèts biologiqueste tels que :

a) Baisse de la mémoire, de l'attention, des performances musculaires et des réflexes chez les enfants exposés à un émetteur radio (Kolodynski et coll., 1996).

b) Réduction significative des défenses immunitaires chez les femmes exposées à un émetteur de radiotélévision (Boscolo et coll., 2001). Rappelons que suite aux résultats des études de Michelozzi et coll. rapportant une augmentation du risque de leucémie dans l'environnement de Radio Vatican (cliquez ici), les niveaux de champs électromagnétiques générés par cet émetteur ont été très nettement réduits !

4) Certains propos tenus par les experts ne sont pas admissibles. C'est ainsi que page 45 on peut lire :
"Il faut également reconnaître que la qualité scientifique des revues dans lesquelles publie le groupe de Salford depuis de nombreuses années ne constitue pas une garantie "... Nous estimons que les revues internationales (Microscopy Research and Technic Environmental Health Perspectives...) dans lesquelles le Professeur Salford présente ses résultats sur la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique sont bien plus prestigieuses que la plaquette publicitaire (sponsorisée par un operateur français de téléphonie mobile) du journal Impact Médecine de décembre 2002, dans laquelle certains experts des rapports Zmirou et de I'AFSSE ont publié !

5) La conclusion page 65, laisse perplexe. Ecrire que "la relation dose-réponse n'est pas connue" dans le but d'écarter le risque sanitaire est pour le moins surprenant. Les experts semblent ignorer que les effets biologiques des radiations non-ionisantes n'obéissent pas à une relation de type dose-réponse, ces effets dépendent de fenêtres de fréquence et de fenêtres d'intensité en l'état actuel des connaissance scientifiques et même si pour les experts "les dangers n'ont pas été établis" il convient :

a) D'appliquer le principe de précaution et l'évitement prudent du risque pour les riverains de stations relais et les utilisateurs de portables.

b) De refuser en accord avec le principe A.L.A.R.A. (As Low As Reasonably Achievable), l'exposition des riverains à une densité de puissance micro-ondes supérieure à 0,1 microWatts/cm² (0,6 Volts/m de champ électrique).

6) Nous regrettons que les experts n'aient pas référencé les articles sur les risques biologiques de la télephonie mobile, publiés par des scientifiques de renommée internationale, comme Henri Lai, Neil Cherry et Gérar Hyland.

www.csif-cern.org
Le 24 avril 2003

*. Il est écrit très précisément dans le rapport de la DGS du 16/01/2001.
"le groupe d'experts estime nécessaire que l'axe des faisceaux principaux des antennes ne soit pas orienté directement vers les lieux de vie à courte distance (moins de 100 mètres), même si les niveaux de champ mesurés sont très faibles et indiscernables du 'bruit de fond' RF, notamment des bandes FM et radio..."
Les experts de l'AFSSE ont en effet oublié de référencer les études qui démontrent des effets sanitaires sur la santé, et même nocifs pour le cerveau.
 
 

@ - Roger Santini - / - Pierre Le Ruz
- 2l mai 2005 -

Roger SANTINI
Docteur d'Etat ès-sciences.
Membre Emérite de la
Bioelectromagnetics Society (USA). 
Pierre Le RUZ
Docteur en Physiologie.
Directeur scientifique de l'Association
Biologie Prospective Environnement.

EXTREMEMENT BASSES FREOUENCES :

COMMENTAIRES SUR LE RAPPORT A LA DGS
D'UN GROUPE D'EXPERTS RATTACHE AU CONSEIL SUPERIETTR
D'HYGIENE PUBLIQUE DE FRANCE *







Le rapport d'un groupe d'experts rattaché au Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France* sur les extrêmement basses fréquences (EBF) a été remis le 8 novembre 2004 à la Direction Générale de la Santé (DGS). Ce rapport appelle un certain nombre de remarques.

1. Champs électriques EBF.
L'implication des champs électriques EBF dans le risque de cancer a été écartée car selon les auteurs du rapport à la DGS, page 10 : "Les champs électriques sont atténués par les parois des habitations et par la peau. Ils ont été peu étudiés. La quasi totalité des études les concernant, sont négatives." 

Les auteurs ont omis de rapporter que :

a) Les enfants sont exposés à des sources de champs électriques EBF autres que celles venant de l'extérieur et qui sont présentes dans leur environnement comme par exemple, l'électroménager, les appareils électriques... Ces sources de champs électriques EBF sont responsables, chez l'enfant, d'augmentation significative du risque de leucémie, soit par effet sur la mère exposée durant la grossesses, soit par exposition de l'enfant après sa naissance (E.E. Hatch, 1).

b) Des études scientifiques montrent que :
significativement le risque de leucémie chez l'enfant (R.V/. Coghill, 2).
le risque de leucémie, dès une moyenne annuelle, de 345 V/m (A.B. Miller, 3) et
le risque de tumeurs du cerveau chez les travailleurs d'EDF, 
dès une moyenne annuelle, de 387 V/m (P. Guenel,4).

* Rapport à la DGS: A. Aurengo, J. Clavel, R. de Sèze, P. Guénel, J. Joussot-Dubien, B. Veyret. 
- "Champs magnétiques d'extrêmement basse fréquence et santé " - 1 novembre 2004. 61 pages.

N.B. Le groupe d'experts, auteur du rapport à la DGS, a été rattaché au Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France (section radioprotection puis milieux de vie), par arrêté du 18 janvier 2002 ( NOR: MESP0220382A-) C.F. page 5 du rapport à la DGS.


Dans les 3 études citées ci-dessus, l'existence d'une relation de type dose-effet, établie ou probable, est rapportée pour le champ électrique EBF. 

N.B. L'un des co-auteurs du rapport à la DGS a publié en 1996, des résultats probants sur les effets cancérogènes des champé électrique EBF (P. Guenel,4 ).

2. Mélatonine.
Au sujet de la mélatonine, on peut lire, page 26 du rapport à la DGS :
"Chez l'homme aucun effet n'a été observé". 
Cela est une contre vérité. En effet, une diminution de la mélatonine chez l'homme, sous l'influence d'un champ magnétique EBF, a été rapportée dans de nombreuse publication, comme celles de A.W. Wood (5), B.W. Wilson (6), M.Karasek (7), J.B. Burch (8), D.H. Pfluger (9).

N.B. Cette question de la diminution de la mélatonine chez l'homme sous l'influence des champs magnétique EBF a déjà fait l'objet d'une polémique en 1998-1999 avec le Docteur J. Lambrozo d'EDF (R. Santini 10).

3. Mécanismes.
Pour ce qui est des mécanismes permettant d'expliquer les effets biologiques des champs magnétiques EBF, les auteurs du rapport à la DGS affirment, page 8 :
"A ce jour, il n'existe donc pas de mécanisme établis responsable des effets biologiques"

Sont ainsi écartés sans explications valables les résultats scientifiques qui soulignent :

a) Le rôle joué par la mélatonine dont l'action anticancéreuse et les effets anti-radicaux libres sont établis en particulier par les résultats de J.C. Scaiano(11), R.J. Reiter (12, 13). 
En outre, l'action anticancéreuse de la mélatonine est diminuée en présence d'un champ magnétique EBF (R.P. Liburdy,1 4).

b) Les effets du champ magnétique EBF sur I'ADN (ruptures) et sur ses mécanisme de réparation, rapportés en particulier par H. Lai, sur des cellules de cerveaux de rats (15, 16).
Ces ruptures de l'ADN sont observées avec une relation de type dose-effet pour le champ magnétique EBF (H. Lai, 16).

N.B. Les effets génotoxiques des champs électromagnétiques sur l'ADN ont été confirmés en 2004 lors d'expérience réalisée en double aveugle sur des cellules humaines et animales, par l'étude européenne REFLEX : 
" Risk evaluation of potential environmental hazards from low frequency electromagnetic field exposure using sensitivity in vitro methods "
(www.powerwatch.org.uk/news/20041222_refelex.asp)

c) L'affaiblissement du système immunitaire lors d'expositions aux EBF comme : Tremblay (17) et chez l'homme, par le Pr L. Bonhomme-Faivre (18) pour le champ magnétique EBF.

La diminution de la capacité des lymphocites T à détruire les cellules cancéreuses lorsqu'ils ont été soumis au préalable à un champ électrique EBF (D.B. Lyle, 19).


La baisse de mélatonine sous l'action du champ magnétique EBF (CF. Paragraphe 2 : Mélatonine), va contribuer à réduire ses effets anticancéreux et à affaiblir son rôle de bloqueur de radicaux libres ("scavenger") et donc, augmenter les effets néfastes de ces derniers sur les cellules.

La diminution de la mélatonine
(qui affecte ses effets anticancéreux et anti-radicalaires),
associée aux effets sur l'ADN et à l'affaiblissement des défenses immunitaires,
constituent les bases du mécanisme capable d 'expliquer
les effets cancérogène de ses extrêmement basses fréquences.








4. Promotion de tumeurs mammaires chez l'animal.
On peut lire, page 25 du rapport à la DGS, pour l'animal : 
"Pourtant un effet sur la promotion de tumeurs mammaires de champs magnétiques EBF ne peut être exclu. Les conséquences d'un tel effet en termes de santé humaine sont impossibles à prévoir actuellemenent en l'attente de données complémentaires, sachant qu'un mécanisme intervenant sur une espèce animale peut n'avoir aucun effet chez l'homme."

Les auteurs du rapport à la DGS ne font pas de corrélation entre les résultats qu'ils mentionnent chez l'animal et l'augmentation significative du risque de cancers du sein chez la femme et chez l'homme, exposés aux EBF, alors que ce thème de recherche a fait l'objet de nombreuses publications (C.F. N.B. - Cancers du sein ci-dessous).

C'est ainsi que des augmentations significatives du risque de cancers du sein sont observées lors d'expositions EBF :

a) Chez la femme, par D .P. Loomis (20), P.F. Coogan (21), M . Feychting (22)...
L'étude de M Feychting (22) souligne pour le cancer du sein chez les femmes de moins de 50 ans, un risque 7,4 fois plus élevé dès que le champ magnétique EBF atteint 0,1 microTesla (1 milliGauss).

b) Chez l'homme, par T. Tynes (23), P.A. Demers (24), G.M. Matanoski (25)...
Les résultats obtenus par P.A. Demers( 24) et G.M. Matanoski (25) rapportent pour le cancer du sein chez l'homme, un risque 6 fois plus élevé.
N.B. - Cancers du sein : Une méta-analyse parue en 2001, présente 48 publications sur le cancer du sein chez l'homme (23 études) et chez la femme (25 études), en relation avec une exposition aux champs électriques et (ou) magnétiques EBF (T.C. Enen. "A Meta-Analysis of epidemiologic studies of Electric and Magnetic Fields and Breast Cancer in woman and men." - Bioelectromagnetic 2001- Suppl"ément 5 : S105- S119).

5. Recommandations pour la recherche.
"Deux laboratoires spécialisés" sur les champs électromagnétiques sont cités pour la France, page 49 du rapport à la DGS. Les responsables de ces deux laboratoires sont aussi coauteurs du rapport à la DGS dans lequel il est précisé également que l'effort de recherche français sur les effets biologiques des EBF, est soutenu pour l'essentiel, par EDF et RTE à hauteur de 1,2 millions d'euros par an, depuis 10 ans.


Pourtant et malgré les sommes importantes investies depuis 10 ans, l'examen de la bibliographie qui figure dans le rapport à la DGS ne fait apparaître que deux publications sur ce sujet, attribuable à l'un de ces "deux laboratoires spécialisés" : Une communication de J. Espinosa et coll., dans un meeting en 2004 et une étude de F. Madec et coll., dans la revue Bioelectromagnetics en 2003.

N.B. Sur le plan de l'éthique, on peut regretter la démarche qui a consisté en France, à faire financer pendant des années les études sur les EBF, par des entreprises susceptible d'être juges et parties.

6. Quantification du risque de leucémie chez l'enfant.
Pour quantifier le risque de leucémie chez l'enfant et déterminer le nombre de cas imputables aux champs magnétiques EBF, les auteurs du rapport à la DGS se sont basés exlusivement page 34, sur deux méta-analyses, celles de S. Greenland et de A. Ahlbom, publiées en 2000. En se réferant à ces 2 études, ils ont conclu page 39, pour la leucémie de l'enfant : "que 2 à 12 cas pourraient être imputables chaque année en France aux champs magnétiques EBF quelle qu'en soit l'origine".

On peut se demander pourquoi les résultats d'une autre méta-analyse, celle de D. Wartenberg (26) parue en 2001, n'ont pas été pris en considération par les auteurs du rapport à la DGS. Pourtant, l'étude de D. Wartenberg est plus importante que les deux précédentes, car elle porte sur l'analyse de 19 publications, contre seulement 9 et 15 publications analysées respectivement pour les méta-analyses de A. Ahlbom et S. Greenland.

Dans son étude, D. Wartenberg (26) considère que sur les 2200 cas annuels de leucémies d'enfants (moins de 15 ans) recensés aux USA, 175 à 240 (ce qui représente 8 à 11% des cas) seraient attribuables à une exposition résidentielle au champ magnétique 60 Hertz. Si on admet avec les auteurs du rapport à la DGS page 52, que : "La France compte
chaque année environ 450 nouveaux cas de leucémie chez l'enfant de moins de 15 ans." L'exirapolation pour la France des résultats de l'étude de D. Wartenberg conduit à un nombre de cas de leucémies d'enfants imputables aux seuls champs magnétiques EBF, de : 
 
 

36 à 50 cas par an.







Ces chiffres pourraient être encore plus élevés dans la mesure où les effets cancérogènes des champs électriques EBF ne sont pas pris en considération dans ces évaluations (CF. Paragraphe 1 : Champs électriques EBF).
En fait, les travaux de D. Wartenberg sont cités page 12 du rapport à la DGS. Mais ils le sont uniquement pour une remarque sur les codes de câblage ("wire codes") dans la phrase suivante :
"C'est pourquoi les "wire codes" ne peuvent être que des indicateurs grossiers des champs magnétique l'intérieur d'une habitation proche - 3."

Le chiffre 3 à la fin de cette phrase renvoie aux publications de D. Wartenberg : 2001.a / - 200l.b et à un erratum (CF. Pages 12 et 59 du rapport à la DGS). 

On découvre alors, que la référence D. Wartenberg (26) qui figure dans ce texte de commentaires es t la même, que la référence D. Wartenberg 2001.b /, qui est citée pages 12 et 59 du rapport à la DGS.


Ainsi les résultats de la méta-analyse de D. Wartenberg (26) traitant des cas de leucémies d'enfants recensés aux USA en relation avec le champ magnétique EBF, n'ont pas été pris en considération alors que les auteurs du rapport à la DGS avaient connaissance de l'existence de cette étude.

Conclusions.
Ces quelques commentaires non exhaustifs sur le fond, soulignent l'existence d'incohérences d'insuffisances et d'omissions dans le rapport à la DGS (8 novembre 2004), du groupe d'experts rattaché au Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France. 

Les auteurs du rapport à la DGS se sont contentés de passer en revue quelques études traitant de la leucémie de l'enfant en relation avec le seul champ magnétique EBF, refusant sans raison scientifique ni discussion valables, de considérer les effets cancérogènes du champ électrique EBF, effets pourtant connus chez l'enfant et chez l'adulte. Les auteurs du rapport à la DGS ont examiné le risque de leucémies d'enfants à partir des résultats de 2 méta-analyses parues en 2000. Mais ils ont omis de prendre en considération, l'étude de D. Wartenberg parue en 2001, dont ils avaient pourtant connaissance. Par rapport aux données chiffrées de leucémies d'enfants qui figurent dans le rapport à la DGS (2 à 12 cas annuels), les conclusions de l'étude de D. Wartenberg conduisent à des chiffres plus élevés de 36 à 50 cas annuels de leucémies d'enfants, attribuables en France aux seuls champs magnétiques EBF.

De plus et alors que le risque cancérogène de ses champs magnétiques EBF est reconnu par différentes instances internationales dont le Centre Intemational de Recherche sur le Cancer* (CIRC) en 2002, mais aussi et dès 1998 par le National Institute of Environmental Health Sciences NIEHS) américain, ou en 2001 par le National Radiation Protection Board (NRPB) anglais, les auteurs du rapport se contentent de demander de nouveaux crédits qui seraient fournis, pour l'essentiel par des organismes susceptibles d'être juges et parties.

N.B. Il faut rappeler que depuis 1992, nous alertons avec d'autres scientifiques, sur la dangerosité des EBF en insistant plus particulièrement sur l'augmentation du risque de leucémie chez l'enfant exposé à un champ magnétique EBF, dès un seuil de 0,2 à 0,4 microTesla. Nos information ont pris différentes formes, dont : 

* L'envoi de courriers officiels aux élus dès 1992 (Premiers Ministres, Ministres, Députés...) et à I'INSERM, organisme de santé publique en 1993.

* Des communications, dans des Colloques internationaux, au Parlement Européen en 1993, à l'Assemblé Nationale en 1999,... 

Au regard de ce qui précède, il convient d'appliquer le principe constitutionnel de précaution. C'est pourquoi et afin de protéger les enfants et les adultes exposés aux lignes et transformateurs électriques, ainsi qu'aux nuisances électromagnétiques d'origine domestique, il est urgent et comme nous le demandons depuis plusieurs années:
celles déjà adoptées par differents Etats européens : Danemark, Suède, Italie, Grand Duché du Luxembourg (R. Santini, 27).


N.B. La publication de R. Santini (27) a également fait l'objet en 2000, d'une polémique avec la Société Française de Radioprotection (SFRP) - Section Rayonnement non ionisants.

De prendre enfin en considération la résolution numéro A3.0238/1994 du Parlement Européen, qui demande en particulier, d'adopter des mesures visant à exclure toute activité permanente et toute habitation à proximité des lignes électriques. EBF au plus bas niveau possible (principe ALARA) :

* En ne délivrant plus de permis de construire sous les lignes électriques,
* En élargissant les emprises de lignes électriques (ouloirs de lignes),
* En blindant ou en éloignant des lieux de vie les transformateurs électriques qui y sont implantés et qui soumettent les riverains à des niveaux élevés de champs magnétique EBF (plusieurs microTesla - R. Santini, 28),
* En encourageant les techniques de construction qui favorisent la réduction des champs électriques et magnétiques à l'intérieur des logements, comme le câblage en épis, l'emploi de fils blindés, des bio-rupteurs,... (R. Santini, 29).

Il n'est plus acceptable
que des enfants et des adultes continuent d'être exposés
à des champs électriques EBF supérieurs à 10V/m et (ou)
à des champs d'induction magnétique EBF supérieurs à 0,2 microTesla.


Références Bibliographiques.


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 Lambrozo replies to Santini Bioelectromagnetic Newsletter. 1999. 146 : 3.
 Santini responds to Lambrozo Bioelectromagnetic Newsletter. 1999. 146 : 6-7.
 
 


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20. D.P. Loomis et coll. Breast cancer mortality among female electrical workers in the United States. J.Natl. Cancer Inst. 1994. 86 : 921-925.

21. P.F. Coogan et coll. Occupational exposure to 60 Hertz magnetic fields and risk of breast cancer in women. Epidemiology. 1996. 7 : 459-464.

22. M. Feychting et coll. Magnetic fields and breast cancer in Sweedish adults residing near high voltage power lines. Epidemiology. 1998. 9 : 392-397.

23. T. Tynes et coll. Electromagnetic fields and male breast cancer. The Lancet. 1990. 336 : 1596.

24. P.A. Demers et coll. Occupational exposure to electromagnetic fields and breast cancer in men, Am. J. Epidemiol. 1991. 134 : 340-347.

25. G.M. Matanoski et coll. Electromagnetic field exposure and male breast cancer. The Lancet. 1991. 337-737.

26. D. Wartenberg Residential EMF exposure and childhood leukemia : meta-analysis and population attribuable risk. Bioelectromagnetics. 2000l. suppl. 5 : S 86-104.

27. R. Santini. Champs électriques et magnétiques de 50/60 Hertz : Un réel risque cancérogène ? La Revue du Praticien. 2000. 14: 633-636.
+ Société Française de Radioprotection - Section rayonnements non ionisants.
Champs électriques et magnétiques de 50/60 Hertz et risque cancérogène :
La polémique, La Revue du Praticien. 2000. 14: l717-1721.
+ R. Santini, la réponse de l'auteur, La Revue du Praticien. 2000. 14 : 1722.

28. R. Santini. "Notre santé face aux champs électriques et magnétiques - Des faits scientifiques aux conseils pratiques". Editions Sully. 1995 - 159 pages.

29. R. Santini et coll. "Guide pratique européen des pollutions électromagnétiques de l'environnemen". Editions Marco Pietteur. 2000. 239 pages.
 
 

Le 21 mai 2005

Docteur Roger SANTINI................
roger.santini@free.fr
Docteur Pierre Le RUZ
ABPE : 26, Square Marcel Bouget-
35700 RENNES
Tél/Fax: 0 2.99.38.62.03

Diffusion et reproduction autorisée

Note :
1 mG = 1 milligaus = 0,1 µT = 0,1 microtesla = 80 mA/m = 80 milliampères par mètre.
Valeur du champ magnétique terrestre Nord Sud, 400 à 700 mG soit 40 à 70 µT.
Valeur du champ magnétique terrestre, de 0,13 à 0,18 mG.
Valeur du champ admis en Suède - 0,2 µT (2 mG)



 
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