© Protected by Copyright - Reproduction interdite.
Adresse du site
sites de secours
Nom du site   Nautisme, yachts, navigation de plaisance
Auteur du site   Marc FILTERMAN
Adresse e-mail   marcfilterman@hotmail.com
  TRANSLATE - TRADUIRE
  Retour au Sommaire du site
  Retour au chapitre sur les radars
(Rappel : Reproduction des articles et photos interdites sur les sites, forums/groupes, blogs, sans autorisation)
Cette interdiction a été mise pour contrer les abus, y compris de certaines personnes précises liées à des partis politiques, qui se permettent de reproduire sans se fatiguer les articles des autres sur leur blog, groupe de discussion, site, etc... 


France, Le Monge, navire de la Marine Nationale,
Bâtiment d'essais et de trajectographie radar de missiles.


11°) Radar bi-statique ou passif.

Le Monge est comparable en plus à un centre spatial, dont les radars permettent de suivre n'importe quelle cible dans le ciel ou l'espace, ou même des astéroïdes, pour peu qu'on lui dise dans quelle direction orienter ses oreilles. En effet, le Monge n'est plus doté de radar bi-statique du type Stratus, ce qu'on peut regretter, car dans ce cas il devient dépendant de sources d'information terrestres. Les systèmes de détection bi-statique ont un avantage, c'est qu'ils permettent de faire de la détection de cibles jusqu'à plusieurs milliers de kilomètres, mais il ne faut pas compter sur ce procédé, pour avoir une position précise de la cible au kilomètre près, car ce n'est pas son but, mais le rôle des systèmes de poursuite. Avec quelques astuces, on peut aussi faire de la détection jusqu'à plusieurs dizaines de milliers de kilomètres, et cela sans se ruiner, procédé que j'utilise depuis les années 90 pour suivre les pluies de météorites ou passages d'astéroïdes. Avec du matériel bas de gamme, et quelques ordinateurs, il m'a été possible de suivre les pluies de météorites d'un astéroide qui ont fait de sérieux dégâts et plusieurs milliers de blessés dans la zone nucléaire de Tcheliabinsk, dès le 15 février 2013. Cet incident a inquiété la Russie qui étudie les actions possibles à mettre en oeuvre contre ce type de menace spatiale (Voir les signatures des signaux et trajectoires). Il faut savoir que des météorites se désagrègent dans l'atmosphère ou tombent sur terre toutes les heures à travers le monde. Certains outils logiciels permettent de le quantifier, couplés à des systèmes radios.

© Copyright - Reproduction interdite.
radar bi-statique ou passif de détection longue distance, chute de pluies de météorites, bolides, astéroïde, débris spatiaux satellites

J'ai commencé à utiliser la détection passive/bi-statique dès le milieu des années 70 (voir lien radar 1), en coupant l'émission et en conservant la réception sur les premiers radars que je m'étais procuré. J'utilisais les émissions générées par les radars des navires qui passaient à l'époque en face de chez moi. Les signaux analogiques étaient prélevés au niveau des scopes radars pour être convertis en signaux numériques et renvoyés vers un ordinateur Bull GE58C (lien radar-1). Aujourd'hui la marine russe utilisent des radars passifs sur ses navires, et aussi sur des véhicules terrestre. Si on utilise plusieurs points de réceptions simultanément séparés de plusieurs milles, on peut alors obtenir précisément la localisation d'une cible qui émet, comme on le ferait avec des systèmes de radiogoniométrie. Ce genre de système intéresse les militaires, car il rend indétactable un ennemi situé au-delà de l'horizon et inutilisable les missiles anti-radar, qui comme son nom l'indique se dirige vers toutes les cibles qui émettent des signaux micro-ondes. Inconvénient, mieux vaut habiter sur une colline, éloignée de la ville et de tout aéroport pour faire des détections correctes de pluies de météorites.

Dans les années 80, les paraboles satellites coûtaient plusieurs milliers ou dizaines de milliers de francs dès qu'on dépassait un mètre de diamètre. Nous avions résolu le problème en utilisant des parasols qui faisaient ou dépassaient 2 m de diamètre, et en mettant à l'intérieur du papier Albal ou plutôt du grillage métallique de 5x5 mm. On enduisait le tout recto verso avec de la résine à bateau. Sauf que quand on expliquait comment on fabriquait nos antennes satellite à l'époque et même encore aujourd'hui à un polytechnicien ou à un haut technocrate, inutile de préciser que nous sommes plutôt mal vu. Sauf que nous on s'en fout, car les résultats étaient là, et cette technique marche encore aujourd'hui, et n'importe qui peut faire l'expérience. Sauf qu'aujourd'hui il devient impossible de faire quoi que ce soit, car on est cerné par une dictature administrative et des normes, qui bloquent toute initiative et projet de recherche indépendant dans tous les domaines.

Un de mes ordinateurs a été remis à niveau avec les éléments ci-dessous :
- 1 carte mère Military class 3, double BIOS,
- 1 processeur INTEL I7 overclockable,
- 1 refroidisseur du processeur type Antec + double ventilation,
- 1 carte graphique overclockable, boostée et refroidie,
- 2 écrans plats,
- 1 carte d'acquisition vidéo avec caméra pour télescope,
- 32 Mo de mémoire vive DDR3,
- 10 disques durs SATA 2/3 de 4000 gigaoctets chacun, soit une capacité totale de 40 Téraoctet,
- + 1 disque dur de 2 To dédié au système d'exploitation et logiciels de traitement des signaux,
- 1 graveur de DVD,
- 1 carte de commande moteur pour une antenne parabolique,
- 1 liaison USB pour la commande moteur par logiciel d'un télescope,
- 1 clef TV/TNT, avec pilote spécifique pour utilisation en analyseur de spectre jusqu'à 3 GHz.
- couplage à plusieurs récepteurs I/Q locaux ou distants couplé à un système d'antenne quadruple,
- couplage à plusieurs récepteurs I/Q locaux à une antenne omnidirectionnelle.

Au final un ordinateur de ce genre va revenir à 4000 euros tout complet, sauf si vous passez par un intégrateur, là vous pouvez déjà multiplier le tarif par 10 pour la version civile. Pour la partie réception, avec des composants de récupération et de quoi réaliser les circuits imprimés et antennes, cela ne vous coûtera pas plus 1000 ou 2000 euros. En gros pour moins de 8000/10.000 euros, vous pouvez faire un systèmes détection sophistiqué avec des logiciels open source, alors que le même systèmes réalisé par un intégrateur reviendrait lui, on peut estimer à 200.000 euros au moins. Il faut aussi rajouter 5000 ou 10.000 euros pas brique logicielle, dont certains morceaux de programmation ont été piqués en réalité à des radioamateurs ou radioastronomes amateurs, il faut quand même le préciser.

Les antennes radar du système Stratus ayant été démontées du Monge, le support avant étant toujours disponible, il serait aujourd'hui très simple d'installer un pylône conique pour supporter un radôme contenant un ensemble d'antennes, pour faire de la détection bi-statique longue portée sur plusieurs milliers de kilomètres, pour un coût relativement modéré, sauf si évidemment on passe par des intégrateurs très coûteux. Il est intéressant de constater que les navires chinois sont dotés de certains types d'antennes dont on peut supposer qu'elles sont utilisées pour détecter des rentrées atmosphériques, ou même des passages de satellites espions.

le radar bi-statique Stratus du navire le Monge BEM, a été démonté mais peut être remplacé par un radar bi-statique ou passif de détection longue portée, pour détecter les chutes de pluies de météorites, bolides, astéroïdes, débris spatiaux satellites...

De façon surprenante, cette année, aucun avion ou hélicoptère radar n'était présenté au salon du Bourget, contrairement aux précédentes années. Au salon du Bourget 2013 en revanche, les spécialistes on pu voir de loin un seul système de radar passif, qu'il était impossible d'approcher, et qui était en service. Il permet de localiser la position des radars, de déterminer leurs fréquences de fonctionnement, et d'analyser leur signal/modulation, pour déterminer la portée. Ce matériel est rarement présenté lors des expositions, car il rentre dans la catégorie du matériel de guerre électronique. Il fonctionne exactement comme un système :
    - de radio-interception,
    - d'analyse du spectre radio,
    - de radiogoniométrie.
radar passif Selex de détection des radars ennemis, avions, aviation, chute de pluies de météorites, bolides, astéroïde, débris spatiaux satellites

Les pays de l'Est ont vendu plusieurs radars passifs à des pays du golfe, ce qui modifie les stratégies des combats conventionnels. Les russes ont depuis plusieurs années des radars passifs ou bi-statiques.
 
Bloc antenne d'un radar passif  présenté par un pays de l'Est, lors du salon militaire EUROSATORY. Ce système est installé au sommet d'un pylône sur un camion. Ci-dessous deux des antennes de Pleumeur-Bodou à côté de Lannion, hors service depuis 2001. Certaines ont été détruites très rapidement, suite aux recommandations d'un cabinet conseil américain, qui avait été retenu par les élus locaux dans le but de les conseiller sur l'avenir du site. 
radar passif bi-statique On peut affirmer que cela a été une splendide réussite de reconversion, ou plutôt un vaste gaspillage et un sabotage du patrimoine national français. On comprend aussi mieux pourquoi la classe politique doit faire face au désaveu de l'opinion française avec des exemples de ce genre.
les antennes de Pleumeur-Bodou détruites au lieu d'être réutilisée pour la recherche spatiale, contre les débris spatiaux et risques de collision avec les astéroïdes
Ces antennes pouvaient pourtant être réutilisées pour le suivi des des débris spatiaux et les risques de collision avec des astéroïdes, qui sont maintenant reconnus, suite à plusieurs incidents, dont un en 2013 en Sibérie.

Aujourd'hui, les états, les USA, l'Europe, la Russie cherche à renforcer les moyens face aux risques spatiaux. J'avais proposé en 2005 à des politiques de réutiliser les moyens disponibles à Pleumeur-Bodou. En Février 2008, le Président Nicolas Sarkozy parlait de résoudre les problèmes spatiaux devant les ministres et les commissaires européens à Kourou (Guyane française) et déclarait :
"L'augmentation du nombre des débris spatiaux et des véhicules spatiaux est telle qu'une connaissance suffisante de l'environnement de l'espace est devenu obligatoire... L'Europe doit renforcer sa propre capacité de connaissance de la situation spatiale.../... qui repose sur trois principes:
- Un accès gratuit à l'espace pour une utilisation pacifique;
- Une pleine sécurité et l'intégrité des satellites en orbite;
- Le droit pour un État d'assurer son auto-défense".

Sauf que M. Sarkozy n'a rien fait pour la conservation de ce patrimoine historique qui pouvait être réutilisé, alors qu'il avait été informé de la destruction programmée de ces antennes. C'est pour cette raison que les autorités locales, nationales, y compris le résident de l'Elysée ont préféré permettre dès 2005 la destruction des antennes satellites de Ploeumeur-Bodou près de Lannion, un des derniers symbole nationale de l'ère du Gaullisme, inauguré dans les années 60 par le Général de Gaulle, alors qu'elles auraient pu être réutilisées dans le cadre de la poursuite des débris spatiaux, et de la détection des astéroïdes. J'avais à l'époque proposé à travers une étude de 69 pages de réutiliser ces moyens, et de les mettre à la disposition des universités, de la recherche et autres institutions liées à la radioastronomie. Le radar de surveillance spatial bi-statique GRAVE qui émet en VHF, ne peut en effet surveiller que les objets qui tourne en orbite que jusqu'à 1000 km d'altitude. Les antennes ci-dessus et dessous étaient en mesure de permettre une surveillance jusqu'à plusieurs milliers de kilomètres et cela sans émetteur. Ils suffisait de les coupler à des récepteurs haute sensiblité, en utilisant  un mode de fonctionnement bi-statique. Le procédé était pourtant simple à mettre en oeuvre, et en plus peu coûteux.

L'antenne PB-01 cornet sous radôme  avait un gain Rx de 57 dB, mais elle a été démotorisée.
L'antenne PB-02 de 28 m de diamètre avait un gain Rx de 29 dB.
L'antenne PB-03 de 30 m de diamètre avait un gain Rx de 61 dB.
L'antenne PB-04 de 32 m de diamètre avait un gain Rx de 61 dB.
L'antenne PB-05 de 16 m de diamètre avait un gain Rx de 54 dB.
L'antenne PB-06 de 30 m de diamètre avait un gain Rx de 61 dB.

les antennes de Pleumeur-Bodou détruites au lieu d'être réutilisée pour la recherche spatiale, contre les débris spatiaux et riques de collision avec les astéroïdes
gaspillage, destruction du patrimoine historique des antennes de Pleumeur Bodou, qui aurait pu être réutilisé en radioastronomie
On se pose des questions sur les motivations qui ont abouti à la décision de la destruction des antennes satellites de Pleumeur-Bodou, surtout quand ont sait que les élus locaux avaient retenu un cabinet de conseil américain pour les conseiller sur l'avenir du site. Ce dernier leur a recommandé de détruire les antennes, celle qui avait comme  le plus grand diamètre et le gain le plus élevé comme par hasard. On peut penser que ce choix de ce cabinet américain a été guidé sans doute par une volonté d'empêcher la France de surveiller les satellites espions américains qui passent régulièrement au-dessus de nos têtes, alors que l'Europe, les USA, et la Russie, sont à la recherche de moyens pour suivre les débris spatiaux, et aussi détecter les risques de collision entre la terre et les astéroïdes. C'est un symbole de plus de la réussite française qui a été détruit pour satisfaire des intérêts obscurs, au même titre que la destruction de la Samaritaine et ses immeubles Hausmanien, avec la bénédiction de la mairie de Paris et surtout le silence surprenant de la presse télé. En clair, nos élus toutes tendances politiques confondues ont participé à la destruction des derniers symboles nationaux français, ce qui est un signe qui en dit long sur l'avenir industriel, technologique de la France, sans parler de son indépendance vis à vis de certains états. Les journalistes critiquent la corruption dans les autres pays, mais en oubliant de parler de la bêtise de nos élus politique, pour ne pas parler de leur haut degré de corruption, qui ne connaît plus aucune limite en France.

Aujourd'hui pour retrouver des antennes de ce diamètre ou supérieure, il faut aller en Allemagne, avec le radar TIRA (F-Gan) de 34 m de diamètre en bande L et Ku, qui est capable de détecter des cibles de 4 cm² à 1000 km. Il faut savoir qu'une simple écaille de peinture peut endommager des panneaux solaires ou autre sur les satellites. Dans notre pays on serait incapable de reconstruire aujourd'hui de telles antennes avec des gains aussi élevés, car en France il y a trop de corruption politique sur les grands projets. Depuis 2000, date de l'abandon de ces moyens près de Lannion, il aurait pourtant été possible de réutiliser ces antennes et de mettre des moyens radioélectroniques simplifiés pour faire de la détection de débris spatiaux ou passages d'astéroïdes, ou chutes de météores. Ce qui fait limportance des systèmes de radio-détection, c'est l'antenne, et non pas l'appareil de réception lui-même. Vous pouvez avoir un matériel très sophistiqué, si vous mettez une mauvaise antenne de réception derrière, vous n'aurez que de piètres résultats.


07°) Navire radar de tracking de missiles et autres de la Marine Nationale, le "Monge".
07-01°) Introduction.
        07-01A°) Risques Sanitaires des micro-ondes radar.
        07-01B°) Risques Avioniques.
07-02°) Caractéristiques techniques du Monge.
07-03°) La passerelle du Monge.
07-04°) RADAR ARMOR.
07-05°) RADAR GASCOGNE. 
07-06°) RADAR NORMANDIE de THALES.
07-07°) Antennes de télémétrie Antarès.
07-08°) Météo, Cabine LASER LIDAR.
07-09°) RADAR SAVOIE.
07-10°) RADAR STRATUS, BI-STATIQUE.
07-11°) RADAR PASSIF et BI-STATIQUE.
07-12°) Navires de poursuite chinois.
07-13°) Navires de poursuite russe.


 
  Retour au chapitre sur les radars
  Retour au SOMMAIRE du SITE.
  TRANSLATE - TRADUIRE.
Nom du site   Nautisme, yachts, navigation de plaisance
Adresse du site
Auteur du site  Marc FILTERMAN
Adresse e-mail : marcfilterman@hotmail.com
© Protected by Copyright - Reproduction interdite.