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Nom du site : Risques sanitaires des champs électromagnétiques
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05°) Radioastronomie, radar bi-statique ou passif
pour détecter, les risques de collision avec un astéroïde 2011 AG5,
une comète, la chute d'un bolide, météore, géocroiseur.

En France dès que vous parlez de bases souterraines ou de sujets qui sortent de l'ordinaire, comme les effets des champs électromagnétiques sur la santé, vous êtes tout de suite traités par quelques individus, ou par des dirigeants, de conspirationnistes et de paranoïaques ou encore de farfelus ou d'escrocs. La presse amuse beaucoup la population avec le réchauffement du climat, en oubliant de parler des autres menaces. Cette presse est beaucoup moins loquace pour parler des menaces qui viennent de l'espace, et qui sont pourtant réelles elles aussi. L'avantage du radar passif ou bi-statique, c'est qu'il permet de faire de la réception ou détection, sur un lieu différent d'une source d'émission radio HF ou VHF de très forte puissance.

Base souterraine.
"L'Arche de Noé verte" a été inaugurée le mardi 26 février 2008 en Norvège, en présence de Wangari Maathai, écologiste kényan et prix Nobel de la paix, et de Jens Stoltenberg,  Premier ministre norvégien, avec quelques personnalités de l'ONU. José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a déclaré "C'est un jardin d'Eden glacial". Ce grenier à grain souterrain est destiné à conserver des semences du monde entier. Il peut abriter 4,5 millions d'échantillons, soit deux fois plus que le nombre de variétés qui existent dans le monde. Les semences sont stockées à -18°C, répartis entre 1.400 banques de gènes existantes. Il existe actuellement plus de 200.000 variétés de riz ou de blé, mais cette diversité disparaît rapidement sous l'effet des diverses pollutions humaines, des maladies, du changement climatique.

 
L'arche de Noé végétale de Spitzberg en Norvège, 
(vidéo de 3 minutes), 26 février 2008.
Archipel des Spitzberg, en Norvège. Congélateur de 
4,5 millions d'espèces végétales, 1mn, 01 mars 2008

Alors qu'en France on ne fait strictement rien, dans d'autres pays au contraire on a construit des installations souterraines bétonnés. Pendant ce temps en France des élus font sauter les bunkers, et ils ont détruit des portions du mur de l'Atlantique de plus d'un mètre d'épaisseur qui faisaient barrages contre les éléments comme en Bretagne, en échange d'un cortège de pots de vin à la clef bien évidemment. C'est bien connu nous avons une élite de super-dipômés, des énarques et autres polytechniciens, sans foi ni loi, raison pour laquelle nous sommes les derniers de la classe européenne dans toutes les catégories. En revanche pour la corruption, nous sommes champions toutes catégories, nous pourrions remporter la palme à Canne.

CONFIDENTIEL.
Le 12 février 2008, un groupe de travail secret s'est réuni pour une réunion pas moins secrète, qui se déroulait au bureau des Nations-Unies de New York,  avec des membres du corps diplomatique. On ne sait rien du contenu de cette réunion, mais juste que cela avait un rapport avec l'espace.

Bouclier NEOShield.
Le 24 janvier 2012, un petit groupes de 13 scientifiques internationaux dont 4 français, se sont réunis à Berlin. Patrick Michel, directeur de recherche au CNRS, spécialiste des astéroïdes à l'Observatoire de la Côte d'Azur à Nice, déclarait : « Nous allons étudier en détail les trois méthodes les plus prometteuses pour dévier la trajectoire des objets dangereux, » comme les astéroïdes qui menaceraient de s'écraser sur notre planète. L'Union européenne finance le programme NEOShield (bouclier anti-géocroiseurs) à hauteur de 4 millions d'euros sur une durée de trois ans, un budget ridicule. Sauf qu'à l'heure actuelle, les moyens militaires actuels de la France ne permettraient même pas l'interception d'un simple missile balistique qui serait lancé par exemple par l'Iran. Les accords SALT ont en effet bloqué toute possibilité de réaliser et déployer des moyens anti-missiles dans nos pays occidentaux. 8.000 astéroïdes et comètes qui passent à régulièrement à côté de la terre ont été répertoriés, sauf que les plus dangereux sont ceux qui n'ont pas encore été détectés, ou qui ne sont pas visibles sous un certain angle. Ces derniers ne permettent donc pas la moindre réaction. Les trois solutions sont :

1°) Une sonde spatiale est envoyée percuter à toute vitesse l'astéroïde. L'Agence spatiale européenne (ESA) étudie la possibilité d'une mission appelée Don Quichotte mettre en oeuvre la faisabilité technique d'une telle opération, déjà le choix du nom en dit long. Un inconvénient, un astéroïde tourne sur lui-même, sa trajectoire est donc imprévisible, et tout dépendra de sa composition.

2°) La deuxième solution repose sur la méthode de tracteur gravitationnel, qui ne nécessite aucun contact avec l'astéroïde. La solution consiste à maintenir une sonde spatiale immobile le plus près possible de l'astéroïde pendant plusieurs années. La masse de l'engin doit attiré le corps céleste pour modifier sa trajectoire. Sauf que cette solution serait inutilisable contre un corps céleste qui serait détecté quelques mois ou quelques jours avant l'impact avec la terre. En plus ce principe est inutilisable contre un objet de masse élevée à forte densité.

3) La troisième solution repose sur l'utilisation d'une charge nucléaire à proximité du géocroiseur en dernier recours. Sauf que l'espace deviendrait inutilisable, et de nombreux satellites civils et militaires seraient automatiquement détruit par la projection des débris mais aussi l'impulsion électromagnétique nucléaire. Pire la pollution de l'espace, neutraliserait la possibilité de détection d'autres débris majeurs en approche.
 

Note de Marc Filterman.
Deux ou trois autres possibilité n'ont pas été évoquées. Il s'agit de :

4°) La possibilité de se faire  poser sur la surface de l'astéroïde un engin doté moteur à propulsion ionique. Il y a cependant un problème, ces astéroïdes ont l'habitude de tourner sur eux-mêmes. Il faudrait donc les stabiliser, ou alors on déclenche la poussée des moteurs, que si ils sont orientés dans le bon sens, pour faire éloigner ce gros caillou de la terre. Cela implique que les moteurs soient orientés du côté opposé au sol.

5+6°) Il y a deux autres possibilités, que j'étudie en ce moment avec des logiciels de simulation. Mais dans tous les cas, une intervention nécessitera l'utilisation de lanceurs spatiaux. S'il est facile d'avoir une voiture ou un taxi à la demande, il est beaucoup plus difficile de disposer de fusées prêtes seulement quelques jours ou semaines à l'avance.

Reste plusieurs incertitudes.
- La présence possible de pluie de météorites, ou débris spatiaux, qui pourraient neutraliser les lanceurs.

- Autre problème, des astéroïde ne sont que visible ou détectable parfois que quelques emaines à l'avance, parfois même quelques jours. La détection actuelle ne repose que sur des moyens spatiaux,  militaires, et gouvernementaux. Ensuite les radioastronomes professionnels et amateurs viennent compléter ce dispositif, et il est nécessaire de rappeler que ces derniers avec un matériel beaucoup moins sophistiqué et coûteux, ont aussi apporté leur pierre à cet édifice. Ce qui pose un problème, c'est une détection précoce de tous les corps célestes, avant qu'ils ne croisent notre orbite.

- Et pour finir, reste le coup de billard à trois bandes, où un astéroïde entre en collision avec un autre corps céleste, ou entre en collision avec la lune, et rebondit en direction de la terre. Ce type d'hypothèse et ses conséquences sont totalement imprévisibles, mais cela peut se produire. On a bien deux satellites il y a quelques années qui sont entrées en  collision, un satellite de communication Iridium, et un vieux satellite russe Cosmos.


Détection d'astéroïdes.
Ce qui est aberrant, c'est qu'on étudie la possibilité de dévier un astéroïde, avant de parler des moyens de détection, ce qui pose un sérieux problème. Il y a au moins 8750 astéroïdes répertoriés à ce jour. Si on est incapable de faire cette détection, à quoi cela sert-il d'étudier la possibilité de les dévier. Le dernier astéroïde 2011 AG5 de 140 mètres et estimé à 4 millions de tonnes, n'a été découvert que le 8 janvier 2011, mais il ne devrait passer à 1,6 millions de kilomètres de la terre en 2023. En réalité sa dimension est trop modeste pour qu'il provoque beaucoup de dégât, à moins de tomber au beau milieu d'une ville. Lors de séminaires en astronomie, à plusieurs reprises les chutes de météores sur terre ont été abordées. Jusqu'à présent, il n'y a eu que quelques blessés à travers le monde avec des météorites. Les plus grosses ont eu la bonne idée de tomber en mer ou au fin fond de la Sibérie. Si l'une d'elles il y a quelques années en 2002 était tombée sur une grande ville, celle-ci aurait fait des dégâts sur quelques centaines de mètres à la ronde (Accès au tableau avec quelques calculs, cliquez ici). Pour ne pas affoler les populations, ce type d'événement n'est jamais dévoilé par la presse. On peut se demander si l'apparition de certaines vagues scélérates, ou tsunami n'est pas liée parfois à des chutes de météores dans la mer.

En utilisant un simulateur de collision avec la terre pour l'astéroïde 2011 AG5, j'obtiens les résultats ci-dessous en prenant les paramètres les plus défavorables :
 
Distance d'impact:  500.00 km
Diamètre du projectile:  147 mètres
Densité du projectile:  3000 kg/m3
Vitesse d'impact: 40,00 km / seconde
Angle d'impact:  45 degrés
Densité cible:  2500 kg/m3
Type de cible:  roche sédimentaire
Intervalle moyen entre les impacts de cette taille
sur Terre lors des derniers 4 milliards d'années:
est de 2,2 x 104 années
. .
Energie avant rentrée atmosphérique: 3,99 x 1018 joules = 9,54 x 102 mégatonnes de TNT
Anomalies terrestres: La Terre n'est pas fortement perturbé par l'impact
Pas de modification sur l'inclinaison de l'axe terrestre.
Pas de modification de l'orbite terrestre.
Altitude de dégradation de l'astéroïde à partir 67,70 km
L'astéroïde atteint la surface de la terre à la vitesse de 28.7 km/s
L'énergie d'impact sur terre de l'astéroïde est de 2,06 x 4,92 = 1018 joules x 102 Mégatonnes.
Les fragments de l'astéroïde provoque cratère elliptique de 0.84 km par 0.594 km
Diamètre du cratère transitoire:  2.99 km
Profondeur du cratère transitoire:  1.06 km
Diamètre du cratère final: 3.46 km
Profondeur du cratère final: 430 mètres 
type de cratère formé: cratère complexe
Le volume de la cible fondu ou vaporisé est de 0,013 km3 la moitié de la masse fondue reste dans le cratère
Rayonnement thermique: Boule de feu sous l'horizon, pas de rayonnement thermique.
. .
Délai pour la secousse sismique majeure: 1,67 minutes après l'impact
Magnitude sur l'échelle de Richter: 6,4
Intensité sur l'échelle de Mercalli à 500 km: - Ressenti que par un très petit nombre dans
des conditions particulièrement défavorables.
- Ressenti seulement par quelques personnes, 
en particulier dans les étages supérieurs des bâtiments.
Délai d'éjection de matière 5.57 minutes après l'impact
Air Blast, délai d'arrivée de l'onde de choc: 25,3 minutes après l'impact.
Surpression crête: 905 Pa = 0.00905 bars = 0,129 psi
Vitesse de l'onde de choc: 2,13 m / s = 4.76 mph
Intensité sonore: 59 dB

Alors, qu'il ne s'agit que d'un petit caillou qui ne fera que des dégâts limités à la zone d'impact, il est évident que nous avons une certaines presse qui pour vendre du papier, va venir nous inventer une autre fin du monde, on peut le parier.

J'avais pris contact avec quelques politiques et proposé une étude pour réutiliser les anciennes antennes de Ploeumeur-Bodou qui disposaient d'un gain très élevé, pour faire de la détection passive ou de l'astronomie. Sauf que pour certains élus il était visiblement plus intéressant de les détruire, et de mettre fin à une autre partie de notre patrimoine historique. Pour faire de la détection, il n'est pas obligatoire d'émettre, comme nous le verrons ci-dessous. Sauf qu'en France, nous préférons détruire pour mieux gaspiller l'argent, car cela permet au passage de dégager des commissions à des fins de corruption politique. Le CNRS et les spécialistes en astéroïdes, auraient pu récupérer ces antennes et les réutiliser pour faire de la radioastronomie, mais là une fois de plus, on a préféré laisser pourrir ces installations. De telles antennes couplées à des récepteurs ultra-sensibles auraient permis des interceptions et le suivi de météores et débris satellitaires, et autres objets célestes. Au final, il n'y a que les USA et l'ex-Union Soviétique, la Chine, qui disposent de réels moyens de détection spatiaux. Nous, nous sommes loin derrière. Nous  n'avons même pas eu l'intelligence d'utiliser les capacités d'un lycée technique en mécanique, pour faire l'entretien de ces antennes. Cela en dit long sur notre capacité, et sur notre prétendue puissance, oui mais aux pieds d'argile. Cela fait longtemps que la France n'est plus une grande puissance. La France est à l'image de l'antenne ci-dessous, en friche et en dépôt de bilan.

gaspillage, destruction du patrimoine historique des antennes de Pleumeur Bodou, qui aurait pu être réutilisé en radioastronomie

Pourquoi ne pas avoir reconverti les antennes de Pleumeur Bodou pour faire de la radioastronomie ou un radar passif, et la détection d'astéroïde ou de météore ?

Technique.
Par exemple, combien savent que nous recevons quotidiennement des pluies météorites sporadiques plus ou moins importantes sur terre. Les pluies de météorites sont définies par un radiant qui donne la direction et la hauteur sur l'horizon d'où vient un essaim météorique.

- Les vitesses pour une rentrée atmosphérique se situe entre 10 et 80 km/s selon la densité du corps.
- La combustion du météore commence avec la pénétration de notre atmosphère. Ce n'est qu'une fois qu'il est arrivé sur terre, qu'on utilise le terme de météorite, du mois pour ce qui a réussi à atteindre le sol.
- Le frottement de l'air, génère un canal de gaz ionisé ou une traînée de plasma dans la couche E de l'atmosphère :
           - Leur énergie cinétique est transformée en chaleur.
           - Cette énergie est suffisante pour ioniser la haute atmosphère.
           - Cette ionisation abouti à la formation d'un plasma qui s'accompagne d'un flux d'électrons et d'ions positifs.
- Ces formations de météores deviennent des canaux conducteurs, ou réflecteurs pour les signaux radios.

Le procédé ci-dessous permet de détecter les rentrées atmosphériques, mais il ne permet pas évidemment de faire une détection plusieurs jours ou semaines à l'avance, sauf si on dispose d'antennes comme celle de Pleumeur-Bodou. Il est évident que le bruit terrestre local et la faible altitude pose un problème, même elles ont l'avantage d'être là.

 
radar bistatique, detection asteroides meteores meteorites comete, radioscatter HF VHF UHF radioastronomie Les traînées générées par les météorites peuvent se comporter et sont comparables à des dipôles.
Si l'émetteur situé à gauche émet sur une longueur d'onde équivalente à la longueur de la traînée, la résonance sera d'autant plus élevée, et le signal sera encore mieux capté par une radio située de l'autre côté de l'Atlantique. S'il y a plusieurs traînées, on retrouvera le même principe que sur les antennes Yagi, le signal reçu sera encore plus puissant.
Les radars conventionnelles en bande X ne sont pas adaptés pour une détection lointaines à plusieurs milliers de kilomètres, en raison de la forte atténuation du 10 GHz. Lorsqu'on utilise un analyseur de spectre ou un récepteur de signaux radio, on constate de plus en plus souvent la présence de sifflements en onde courte.  L'analyse du signal permet de visualiser des traînées, et l'effet Doppler. Ces traînées ou perturbations des signaux radios peuvent venir du passage des avions, d'un satellite en basse altitude en orbite héliosynchrone, de météores ou des débris des satellites, de diverses tailles. On constate à travers les années que les chutes semblent augmenter. Ce qui peut vouloir dire que le bouclier magnétique terrestre s'affaiblit, ou que notre atmosphère terrestre est de moins en moins résistante, ou que la terre rencontre de plus en plus souvent des débris spatiaux, ou encore que nous subissons les trois phénomènes à la fois.

Contrairement à une antenne radar conventionnelle qui émet, reçoit, et tourne sur 360°, nos antennes dans ce cas précis sont dirigées dans une seule et unique direction où se trouve une balise ou un émetteur radio, et le récepteur est réglée sur sa fréquence. Il est possible de faire de la détection circulaire, mais cela implique à chaque fois de pointer l'antenne dans une direction différente ou d'en avoir plusieurs, et de régler le récepteur sur une fréquence différente pour chaque azimut. Voici quelques procédés que j'ai utilisé par le passé, et que j'utilise encore aujourd'hui.

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La résolution des images a été volontairement dégradée.

Cette ancienne installation que j'utilise encore partiellement est équipée de :
- 4 récepteurs radio HF et VHF,
- 1 rack de pilotage d'une antenne motorisée,
- 1 rack de commutation d'antennes avec amplificateur,
- 1 rack ordinateur avec des processeurs AMD, et 16 voies d'entrée d'analyse des signaux.

Aujourd'hui avec la miniaturisation, une dizaine de récepteurs HF/VHF tiennent dans un seul rack (tiroir). Un des ordinateurs gère à lui seul 16 voies d'entrée, et peut stocker 100 gigaoctets de données par voie. Le plus souvent ceux qui font de la détection de météores, utilisent les émissions :

- des émetteurs horaires qui émettent sur une fréquence inférieure à 1 MHz,
- des émetteurs grandes ondes, ils autorisent une grande portée de détection,
- des balises qui émettent sur les bandes radioamateurs en HF, comme le 50 MHz,
- des radios FM en 88 / 108 MHz, ça marche aussi,
- des balises radios VHF en  144 MHz, mais la portée est plus courte,
- des balises radios UHF en  440 MHz, mais la portée est aussi réduite,
- des émetteur des antenne relais GSM ou UMTS, autorisant une localisation précise, mais à portée réduite
- des émissions des radars en bande L ou X.
- des radar OTH qui émettent HF.

 La portée de détection dépend de la fréquence utilisée et aussi du type d'antenne et du gain. Les fréquences radios les plus adaptées sont celles en HF ou VHF. A partir de 400 MHz, les détections de météores deviennent plus médiocres. Il est possible de coupler plusieurs antennes pour augmenter le gain et donc la puissance du signal reçu. Avec une simple antenne Yagi de 4 dB en bande VHF, il est possible de détecter des météores à partir d'une distance de 400 km, et avec plusieurs antennes couplées permettant d'obtenir 14 dB, la portée de détection peut monter jusqu'à 2500 km. On peut imaginer la portée avec une antenne de 30 mètres de diamètre comme celle de Pleumeur-Bodou, dont le gain est plus proche des 40 dB selon la fréquence utilisée. Il existe une autre astuce, qui permet de détecter les rentrées atmosphériques de météores jusqu'à plusieurs milliers ou dizaines de milliers de kilomètres, mais je ne rentrerai pas ici dans les détail.
 

Exemple de détection ci-dessous par ondes radio.
 
Début mars, c'est l'époque des pluies de météorites Virginides et Leonides.
1 = rentrée atmosphérique d'un météore
2 = rentrée atmosphérique d'un météore ou d'un débris de satellite
3 = passage d'un avion
4 = passage d'un avion ou satellite en orbite basse
radar bistatique de detection passive de meteores, asteroides, satellites, débris satellitaires
.

On perçoit d'ailleurs le signal plus longtemps dès qu'on descend en fréquence. La problématique réside dans les choix des paramètres ci-dessous :
   - Quel type de récepteur utiliser, HF, VHF ou UHF ?
   - Quel type de modulation utiliser, AM, BLU, CW, FM, ou autre ?
   - Quelle largeur de bande passante utiliser, 1, 5, 10, 20, 40, 80 ?
   - Quelle fréquence utiliser pour détecter ces échos, 1, 10, 30, 50, 144, 440, 900, 1000, 2000, 5000, 10000 ?
   - Quel type d'antenne utiliser ? Des filaires ou des antennes rateau Yagi comme celles similaires à la télé.
   - Quelle direction (azimut du radiant) et élévation utiliser pour ses antennes ?
   - Quelles dates et horaires ?

Ce procédé permet de faire de la détection passive, contrairement à un radar marine ou aérien qui émet en hyperfréquence, et reçoit ensuite le signal réfléchis par les cibles. A la fin des années 70, pour faire de la détection aérienne, j'avais utilisé des radars dont j'avais coupé l'émission (cliquez ici ou sur la photo ci-dessous).
 
radar bistatique, detection radioscatter HF VHF UHF asteroides meteores meteorites comete radioastronomie, modification radar marine en detection aerienne Une de mes anciennes installations,
était équipée d'une  dizaine  de radars,
dont  deux  armoires d'une tonne,
qui avaient une puissance chacune 
de 400 à 500 KW.
(cliquez sur la photo)

J'interceptais les signaux émis par les radars des navires qui passaient en face en mer. Ce procédé intéresse les militaires, puisque dans le cas présent, il n'y a pas d'émission, donc un missile anti-radar (ou anti-radiation) ne peut se verrouiller sur la source d'émission qui est détectée automatiquement par le capteur ou l'autodirecteur du missile.

radar bistatique, detection radioscatter HF VHF UHF asteroides meteores meteorites comete radioastronomie

Par le biais de quelques astuces, il est possible de déterminée la distance, la direction, let la vitesse d'une cible située à plusieurs centaines ou milliers de kilomètre. Il n'est pas utile de disposer de matériel hypersophistiqué de plusieurs millions d'euros, mais il est quand même nécessaire d'y mettre quelques centaines, ou milliers d'euros pour arriver à de bons résultats.
Par le passé des agents de services de renseignement isolés en zone hostile pouvaient aussi utiliser les pluies de météorites, pour augmenter la portée de leur émetteurs portables de faible dimension, mais aussi de faible puissance pour éviter de se faire repérer. Pendant la guerre froide, des agents dormants disposaient de valises enterrées dans des endroits discrets avec leur "équipement standard". Ces procédures sont ignorées du grand public, mais il reste ici et là certainement encore des "valises" de ce type. Si un agent avait des compétences en astronomie pour calculer les coordonnées et heures de passage des pluies de météorites, même si elles sont aléatoires, il suffisait de rester en veille pour attendre le moment propice. L'augmentation brutale d'un bruit de fond devenait le signal pour émettre. Plus le météore est gros, plus la propagation augmente, sauf que là on ne peut déterminer sa taille à l'avance et son heure de passage, c'est donc une inconnue à plusieurs incertitudes.

Un autre procédé est aussi utilisé. Il consiste à utiliser la lune comme réflecteur. Sauf que dans le cas présent, le système est beaucoup plus encombrant, surtout au niveau des antennes qui sont encombrantes et couplées pour augmenter le gain. Le principe consiste à émettre un signal en direction de la lune, et une autre installation située à plusieurs milliers de kilomètres, l'intercepte avec des antennes du même type, et un récepteur réglé évidemment sur la même fréquence que l'émetteur. La lune devient dans ce cas un satellite relais passif. Ce genre de procédé est surtout connu de quelques radioamateurs, de radioastronomes, et aussi des experts en guerre électronique.

Il est évident que cela fait rire certains, quand on voit des grandes sociétés aujourd'hui venir vendre des systèmes à coup de millions d'euros en prétendant que c'est le fin du fin de la recherche et de la technologie, que c'est un procédé ultra-secret, alors que les premiers systèmes de détection dans les années 30 reposaient sur ce principe. D'ailleurs quand vous le rappelez à certains de nos grands ingénieurs qui vendent ces systèmes lors d'expositions militaires de ventes d'armes, ils semblent tomber de la dernière averse, surtout quand vous expliquez que ces principes sont utilisés en radioastronomie amateur et professionnelle depuis des dizaines d'années.

Radar russe.
Certains vieux radars russes de poursuite comme pour les missiles SAM, même s'ils datent des années 60, sont adaptés pour faire de la détection et suivre une cible jusqu'à plus de 400 km, comme celui du système SA-5, qui est toujours en service dans plusieurs pays. En plus en détection panoramique ils utilisent des radars VHF P-18 ou P-19 qui ont une atténuation beaucoup moins faible que les radars en 10 GHz. Ils peuvent détecter les cibles sur de longue distance. En plus ils détectent les avions "invisibles" qui ont coûté une fortune aux contribuables de certains pays. Les radars russes sont peut être archaïques et rouillés, mais les principes de base utilisés sont les mêmes pratiquement pour tous les systèmes. Ils sont en plus capables de fonctionner par tous les temps, même par -40C°. Ils sont moins coûteux que les systèmes occidentaux, et surtout en cas de panne ou de court-circuit, on peut les réparer avec des composants conventionnels. Par contre sur les systèmes occidentaux, on est obligé de remplacer la carte ou le module par un autre, et encore faut-il que la pièce soit disponible.

NOM Début Maximum Fin
11 canis Minor. 04/12 10/12 15/12
Alp. Pisc. Austr. 16/07 30/07 13/08
Alp. Ursa Majorides 09/08 13/08 30/08
Alpha Aurigides 25/08 01/09 06/09
Alpha Capricornides 15/07 01/08 11/09
Alpha Centaurides 02/02 08/02 25/02
Alpha Hydrides 15/01 20/01 30/01
Alpha Leonides 13/01 27/01 13/02
Alpha Lyrides 09/07 14/07 20/07
Alpha Monocerotides 13/11 21/11 02/12
Alpha Pegasides 29/10 10/11 17/11
Alpha Puppides 17/11 02/12 09/12
Alpha Virginides 10/03 07/04 06/05
Andromedides 25/09 14/11 06/12
Aquarides de mars 02/01 15/03 07/01
Aquilides de juin 02/06 16/06 02/07
Aries-Triangulides 05/09 11/09 15/09
Arietides 22/05 07/06 02/07
Arietides d'automne 07/09 08/10 27/10
Arietides de mai 04/05 16/05 06/06
Aurigides 31/01 06/02 23/02
Beta Centaurides 02/02 08/02 25/02
Beta Leonides 14/02 20/03 25/04
Beta Taurides 05/05 29/06 18/07
Bootides de janvier 09/01 17/01 18/01
Bootides de juin 27/06 28/06 05/07
Canes Venaticides 13/01 24/01 30/01
Capricorne-Sagittarides 13/01 01/02 28/02
Cetides d'octobre 08/09 05/10 30/10
Chi Capricornides 29/01 13/02 28/02
Chi Orionides nord 16/11 10/12 16/12
Chi Orionides sud 02/12 10/12 18/12
Chi Scorpiides 06/05 28/05 02/07
Coma Berenicides 08/12 20/12 23/01
Corvides 25/06 27/06 03/07
Cygnides d'octobre 11/09 04/10 22/09
Delta Aquarides nord 16/07 13/08 10/09
Delta Aquarides sud 14/07 28/07 18/08
Delta Arietides 08/12 08/12 02/01
Delta Aurigides 22/09 06/10 23/10
Delta Cancrides 12/01 17/01 14/02
Delta Leonides 05/02 22/02 19/03
Delta Mensis 14/03 18/03 21/03
Draconides 06/10 09/10 10/10
Draconides de janvier 10/01 15/01 24/01
Epsilon Aquilides 17/05 17/05 27/05
Epsilon Arietides 25/04 09/05 27/05
Epsilon Geminides 10/10 18/10 27/10
Eridanides d'août 02/08 11/08 27/08
Eta Aquarides 21/04 05/05 12/05
Eta Carinides 14/01 22/01 27/01
Eta Cetides 20/09 01/10 02/11
Eta Draconides 23/09 12/09 28/09
Eta Draconides 22/03 29/03 08/04
Eta Viginides 24/02 18/03 27/03
Gamma Aquarides 01/09 07/09 14/09
Gamma Normides 11/03 16/03 21/03
Gamma Piscides 26/08 23/09 22/10
Gamma Velides 11/01 07/01 17/01
Geminides 06/12 13/12 19/12
Iota Aquarides nord 11/08 25/08 10/09
Iota Aquarides sud 01/07 06/08 18/09
Kappa Cygnides 26/07 18/08 01/09
Leonides 14/11 17/11 20/11
Leonides-Ursides 18/03 10/03 07/04
Lyrides 16/04 22/04 25/04
Lyrides de mai 01/05 06/05 09/05
Lyrides Juin 10/06 15/06 21/06
Monocerotides de Dec 09/11 11/12 18/12
Omega Scorpiides 19/05 03/06 11/07
Omicron Cetides 07/05 14/05 09/06
Omicron Draconides 06/07 17/07 28/07
Ophiuchides 19/05 20/06 02/07
Ophiuchides Nord de mai 08/04 18/05 16/06
Ophiuchides Sud de mai 21/04 13/05 04/06
Orionides 15/10 21/10 29/10
Pegasides 07/07 10/07 13/07
Perséïdes 23/07 12/08 22/08
Phi Sagittariides 01/06 18/06 15/07
Phoenicides 29/11 05/12 09/12
Phoenicides de juin 09/07 14/07 17/07
Pi Puppides 15/04 23/04 28/04
Pisces Austrinides 15/07 28/07 10/08
Piscides de mai 04/05 12/05 27/05
Piscides nord 05/10 12/10 16/10
Piscides sud 12/08 20/09 07/10
Pi Virginides 13/02 05/03 08/04
Quadrantides 28/12 03/01 07/01
Rho Geminides 28/12 08/01 28/01
Rho leonides 13/02 02/03 13/03
Sagittarides 15/04 20/05 15/07
Sextantides 24/09 01/10 09/10
Sigma Capricornides 18/06 15/07 30/07
Sigma Hydrides 04/12 12/12 15/12
Sigma Leonides 09/02 25/02 13/03
Tau Capricornides 02/06 12/07 29/07
Tau Herculides 19/05 09/06 19/06
Taurides nord 12/10 05/11 02/11
Taurides sud 17/09 30/10 27/11
Theta Ophiuchides 21/05 10/06 16/06
Theta Virginides 10/03 20/03 21/04
Upsilon Pegasides 25/07 08/08 19/09
Ursides 17/12 22/12 25/12
Zeta Aurigides 11/12 01/01 21/01
Zeta Perseides 20/05 13/06 05/07



 
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